• Il y a des périodes dans la vie où rien ne va. Ou plus exactement où tout m’ennuie.

    En politique tout va mal. Le pays dirigé par un type tellement médiocre que même quand il séduit une actrice, ça a l’air d’être une minable histoire de fesses. (En face, de l’autre côté de l’Atlantique, Obama dépose ses mains sur les fesses de Madame et toutes les femmes fondent devant cette belle manifestation de tendresse et d’amour.)

    Politiquement, même quand il prend les bonnes décisions, il tarde à les mettre en oeuvre, les promet pour l’année prochaine et annonce que les résultats devraient se faire sentir l'année d'après, c'est à dire… au cours de la dernière année de son mandat.

    Son impopularité est telle qu’il entraîne dans le gouffre toute la gauche modérée, les élus de son camp souhaitant se démarquer de lui ne pouvant le faire  que par la gauche.

     

    A droite, l’autre grand parti démocratique est dirigé depuis des années par des aventuriers persuadés que la présidence de la République est une aventure individuelle, une preuve de réussite personnelle et que le secret de cette réussite est que c’est celui qui a le plus de fric à mettre sur la table qui l’emporte, "y a pas à chier" ! Les plus modérés, les plus intellectuels, les plus économistes ont laissé les premières places à des personnalités assez médiocres attirées les uns par l’argent, les autres par l’extrême-droite.

     

    En embuscade (et encore… plus maintenant !) apparaît comme un recours possible, un parti politique créé et longtemps dirigé par un homme qui n’a jamais vraiment caché son admiration pour Hitler, qui a nié l’existence des chambres à gaz, qui était un défenseur affiché de l’Apartheid, qui parsème ses discours de jeux de mots et de sous-entendus racistes et antisémites, un homme que même les autres partis d’extrême-droite européens considèrent comme infréquentable ! 

     

    Franchement, tout cela me fait profondément chier et je vais arrêter de m’intéresser à la politique. En fait, je suis comme beaucoup de gens, je ne m’intéresse de façon passionnée à la politique que quand je me fais chier dans ma vie personnelle.

    D’ailleurs, tiens, je me demande si, au niveau collectif, ce ne serait pas un petit peu le cas aussi : c’est peut-être parce que les Français se font chier dans leurs vies quotidiennes qu'ils ont décidé de mettre un peu le foutoir dans la vie politique !  histoire de rigoler.un bon coup ! Ou alors.. de faire monter leur taux d'adrénaline en jouant à la roulette russe !

     


  • Il y a une semaine encore, il se disait beaucoup  que la seule chance qu'avait Hollande d'être réélu était de se retrouver face à Marine Le Pen au deuxième tour de la présidentielle.

    Aujourd'hui, on commence à penser que la seule chance qu'a Marine Le Pen d'être élue est de se retrouver face à Hollande au deuxième tour de la présidentielle.

     

     


  • Voici les résultats ventilés par parti :

    FN  25%              UMP 20%            UDI 10%

    PS  14%                EELV 9%             FDG  6%

      

    - Le FN a fait campagne contre  "le système" 

    FN  :   25%

    LE SYSTEME :  75%

     

    - Parfois c'était juste contre l'UMPS

    FN 25%

    UMPS 34%

     

    - Parfois, c'était contre  droite et gauche réunies

    FN 25%

    DROITE+GAUCHE+EELV+FDG :  59%

     

    Non, vraiment, je ne vois pas où est cette victoire dont on nous rebat les oreilles depuis hier !

    _________________________________________________ __

     

    PS : non, je déconne ! je la vois bien cette victoire ! mais on a encore le droit de plaisanter, non ?

     

     

     

     

     

     

     


  • Laissons les gagnants savourer leur victoire et pleurons dans notre coin. La vie politique, la vie tout court, est faite aussi de défaite qu'il faut savoir reconnaître, assumer et analyser.

     


  • Aujourd'hui il n'y a plus d'eurosceptique. Depuis le temps que l'Europe est en marche, tout le monde s'est fait une idée. On le voit bien, qu'il y a ceux qui sont hostiles à l'Europe et ceux qui y sont favorables.

    Le plus curieux c'est que ceux qui sont les plus hostiles à l'idée européenne sont ceux qui prônent la suprématie de la race blanche, le refus de l'immigration maghrébine et africaine. Ils pourraient tenir le raisonnement contraire : nous, représentants de la race blanche, regroupons-nous pour faire face aux périls jaune, noir, basané ! Eh bien non !

    Curieux aussi la gauche  de la gauche. Normalement ses tenants sont internationalistes et pourraient se dire "on va mener une lutte commune à l'intérieur de l'Europe libérale". Non, pour eux, c'est l'Europe des travailleurs ou rien. Si elle n'est pas "des travailleurs", 'ils n'en veulent pas et se replient sur leurs pays respectifs! 

    Je vois quand même un point commun à tous ces gens : ils ont des manières violentes dans leurs gènes, des massacres de masse dans leurs curriculum vitae. Les admirateurs avoués ou inavoués de Staline et de Hitler n'aiment pas les open spaces, la liberté de circuler et les journalistes fouineurs.  Leur refus de l'Europe c'est un peu le refus du tortionnaire de torturer en public, le refus du génocidaire de massacrer devant les caméras.  Il y a des choses qui se font portes closes et frontières fermées. Des choses qui nécessitent la pénombre d'un sous-sol et une grosse serrure fermée à double tour.

    L'idée fondamentale qui sous-tend l'Europe est que les problèmes entre les nations européennes peuvent se régler non plus par la guerre, mais par la discussion, par la négociation, par le compromis. L'anti-union européenne n'aime pas ça ! Il vous prend le premier accord venu et vous explique qu'il n'est pas exclusivement dans l'intérêt de son pays et donc qu'il n'en veut pas !  Il ne refuse pas  l'Europe mais il la voudrait à sa botte,  à la botte de son pays à lui, sans négociation et sans compromis. Un rêve (un cauchemar) qui ressemble  aux idéaux hégémoniques et sanguinaires des siècles passés : la France de Dunkerque à Tamanrasset, l’Anschluss,  la grande Russie, la grande Turquie... 

    Une victoire des listes anti-européennes, et en particulier celle du Front National, ajoutée au soutien apporté par ces gens à la politique expansionniste de Poutine, assombrirait durablement notre horizon. 

    Mais bon, pas de catastrophisme ! Nous aurions perdu une bataille, pas la guerre.

     


  • Au tribunal de l'Histoire, Carlus, avocat du Diable, prend la parole et dit:

    Monsieur le président, Mesdames et Messieurs du jury

    Si j’ai accepté de prendre aujourd’hui la défense de mon client Jean-Luc Mélenchon, ce n’est pas  parce que ce tribun hors pair ne pourrait pas assurer lui-même sa défense, bien sûr que non !  

    Si j’ai décidé de prendre la parole, Mesdames et Messieurs, c'est parce que l'homme se laisse trop facilement griser par son propre verbe et devient rapidement incohérent,  parfois tellement modeste que cela en devient ridicule, parfois tellement vantard que même ses adversaires éprouvent de la gêne pour lui. 

    Mais si je parle en son nom, Mesdames et Messieurs du jury, c’est surtout pour le saluer bien bas et lui dire avec admiration : CHAPEAU L’ARTISTE !

    Chapeau l’artiste parce que décider un jour de se lancer dans la course pour le pouvoir en s’enchaînant à la cheville le plus lourd des boulets, je veux parler de l’alliance avec un parti communiste vomi par l’histoire, est une démarche qui ne peut susciter que de la curiosité et de l’admiration!

    Chapeau l’artiste, parce que définir une tactique politique consistant à flatter de jeunes maoïstes et trotskistes électoralement et intellectuellement insignifiants  qui , en plus, répondent avec mépris à ses propositions d'alliance est une attitude qui relève de la forme la plus achevée du stoïcisme !

    Chapeau l’artiste parce que prendre fait et cause pour le régime chinois dans l’entreprise de colonisation à outrance qu’il mène au Tibet, présenter Hugo Chavez comme un démocrate intransigeant et  Jérôme Kerviel comme une innocente victime, c'est faire preuve d’une audace intellectuelle extrêmement poussée !

    Chapeau l’artiste, parce que répondre à un étudiant journaliste "Pouet Pouet camembert, petite cervelle" et ajouter tout de suite après, avec le plus grand sérieux, "DIGNITAS ET GRAVITAS" est un propos digne de figurer dans le dictionnaire des citations les plus remarquables  des hommes célèbres.

    Chapeau l’artiste, parce qu’ajouter le lendemain de cette histoire que, s’il était élu, il créerait une commission de "déontologie journalistique" chargée de veiller à ce que les journalistes posent les bonnes questions aux hommes politiques est un propos qui montre que l’homme a de la suite dans les idées et une grande constance dans la vision de la société qu’il nous propose !

    Monsieur le président, Mesdames et Messieurs du jury, l’histoire fourmille de Robespierre, de Staline, de Castro, de Pol Pot, de Kim Il sung qui, après avoir juré qu’ils seraient les défenseurs intransigeants du petit peuple, les garants des libertés civiques et de la démocratie se sont révélés des dictateurs aux mains pleines du sang de ceux-là même qu'ils prétendaient défendre et représenter.

    Se placer résolument dans la lignée de ces gens relève non pas de l’inconscience, non pas de la sincérité, mais bien de la bravoure et du panache !

    Et moi je dis CHAPEAU L’ARTISTE !

     


  • Oui , oui, je sais ! Avec Marine Le Pen,  l'extrême droite n'a plus d'histoire ! Elle n'a rien contre les Juifs , elle n'a rien contre les Arabes  et elle s'est ralliée à la démocratie parlementaire. 

    Si on veut savoir si l'extrême droite a changé, ce n'est pas à cette femme extrêmement habile qu'il faut poser la question. Il y a deux autres moyens de le vérifier :

    - La première méthode consiste à lire les commentaires d'articles de journaux ou de blogs pour entendre les sympathisants de la dame regretter qu'il y ait trop de juifs dans les médias ou parler des musulmans comme s'ils étaient tous des adeptes de Boko Haram ou traiter tous les hommes politiques de pourris ou de pédophiles (sauf ceux du Front National, évidemment !)!

    - La deuxième méthode consiste à aller dans les livres d'histoire (aujourd'hui dans les blogs d'Histoire) et de se demander si demain, avec un front National suffisamment puissant pour se dévoiler, on serait certain de ne pas ré-entendre  ça  : 

    Petit florilège des insultes adressées à Léon Blum 

    (Je ne cite pas les auteurs, quand ils sont inconnus de nous aujourd'hui, mais ce sont des "copier"  qu'il suffit juste de "coller" dans Google pour avoir les sources)  

    - Léon Blum incarne tout ce qui me révulse le sang et me donne la chair de poule. Il est le mal, il est la mort.

    - Le Führer est chez lui et maître chez lui, tandis que M. Blum n’est pas de chez nous et, ce qui est le plus fort, M. Blum est maître chez moi et nul Européen ne saura jamais ce que pense un Asiatique.

    - Afin de ne pas devenir le dépotoir des juifs de Palestine, la France doit être conduite  par des fils de ces paysans qui depuis deux mille ans cultivent notre terre et la défendent

    - D'abord, il est laid. Sur un corps de pantin désarticulé, il promène la tête triste d'une jument palestinienne.

    - Le juif névropathe

    - La dormeuse parfumée du quai de Bourbon

    - Blum est « grand maigre, un peu voûté, les yeux vifs regardant volontiers par-dessus son lorgnon, avec le nez busqué et les pommettes de sa race ». 

    -  l’Action Française du 5 juin 1936 titrait : « La France sous le Juif. »

    - Un  député d’Action française en 1936, signalait qu’il était impossible pour « un vieux pays gallo-romain comme la France d’être gouverné par un juif »

    « Léon  Blum, le socialiste pour salonnards (1) , a un physique qui tient de la chèvre et du lévrier »

     « douze Hitler plutôt qu’un Blum » (Louis Ferdinand Céline)

    Mention spéciale à Charles Maurras: 

    Et c’est un hircocerf (2) de la dialectique heimatlos (3). Détritus humain à traiter comme tel. L’heure est assez tragique pour comporter la réunion d’une cour martiale qui ne saurait fléchir. M. Reibel demande la peine de mort pour les espions. Est-elle imméritée pour les traîtres ? Vous me direz qu’un traître doit être de notre pays : M. Blum en est-il ? Il suffit qu’il ait usurpé notre nationalité pour la décomposer et la démembrer. Cet acte de volonté, pire qu’un acte de naissance, aggrave son cas. C’est un homme à fusiller, mais dans le dos.  

     

    ____________________________________________________

    PS :  

    (1) salonnards : on dirait aujourd'hui : "enculés mondains"

    (2) hircocerf :  Animal fabuleux moitié bouc, moitié cerf.

    (3)  heimatlos  : apatride, dépourvu de nationalité légale

     


  •  

    Jules César   

    Il aurait confié à des proches son intention de répudier son épouse pour s'afficher avec la reine d'Egypte, une jeune femme ambitieuse et sans scrupule qui n'a pas encore 20 ans (rappelons que lui, par contre, est proche de la cinquantaine).

    Il nourrirait même le projet de la faire venir à Rome en grande pompe. La presse parle déjà d'un cléopatra-gate. 

     

    Clovis

    Selon l'entourage,  ce serait son épouse, femme discrète et soumise en apparence, qui porte la culotte  puisque c'est elle qui l’a convaincu d'embrasser une religion venue du Levant qui exige de ses membres des comportements masochistes puisque  l'un des credo de cette secte est que celui qui a reçu une gifle doit tendre l'autre joue pour en recevoir une deuxième !!!

    Avec les centaines de Dieux dont nous disposions déjà pour toutes les occasions de la vie, était-il vraiment nécessaire d'aller en chercher un autre dans une région éloignée  et de surcroît  si peu conforme à nos traditions guerrières ? 

     

    François 1er

    Une source anonyme mais généralement bien informée laisse entendre que le chef de l'Etat serait atteint d'une grave maladie vénérienne  qui lui aurait été refilée par une des nombreuses catins aux moeurs dissolues et à l'hygiène douteuse qu'il a l'habitude d'honorer (si on peut encore  employer ce terme à cette occasion).  

    Le chargé de pouvoir de l'ambassadeur d'un pays voisin croit savoir que ce serait  la Syphilis, une maladie  incurable qui peut provoquer des crises de démence.  Le problème se pose donc encore une fois  : doit-on laisser gouverner un chef d'état malade ? 

     

    Henri III

    Il se dit à la ville que notre bon roi cherche encore son penchant naturel et que la vue des fessiers bien musclés des mignons de sa cour lui procure autant de désir que ceux, plus rebondis, de la gent féminine. 

    Le bruit a même couru que notre monarque pourrait apposer sur sa correspondance un sceau royal représentant une paire de fesses viriles. Interrogé sur ce point, le chargé de communication du roi a affirmé qu'il n'en était pas question.  "Pour l'instant, en tout cas ! Un jour, peut-être..." a-t-il ajouté sur un ton énigmatique.

     

    Napoléon

    Des rumeurs insistantes prétendent que plusieurs maréchaux de France seraient devenus les amants suppléants de l'Impératrice en l'absence du malheureux titulaire retenu sur les champs de bataille.  

    Il est vrai que la galante a la réputation de recevoir sans culotte, ni jarretière...!

    "Ils sont plus nombreux à passer dans sa couche qu'au siège de l'Etat-Major" soupire le majordome qui a noté secrètement, à toutes fins utiles, le nom des visiteurs.

     

     


  • Une averse tropicale c'est grandiose !  Une sorte de déluge violent et fugace !

    Et toi, tu es là, abrité sous un auvent avec ton petit garçon, et tu lui dis pour le rassurer un peu  :  "Regarde par terre, on dirait des petites flèches qui tombent du ciel. Une armée de petits elfes qui se battent dans les nuages et leurs flèches tombent sur la Terre ! "

    Ca c'est ta poésie à toi.  De la poésie que l'on pourrait qualifier de parentale, en quelque sorte. 

    Et le vrai poète devant le même spectacle, qu'est-ce qu'il dit ? 

    Il dit ça, et c'est beau : 

     

    Guerrières, ô guerrières, par la lance et le trait jusqu'à nous aiguisés !

    Danseuses, ô danseuses, par la danse et l'attrait au sol multipliés !

    Ce sont des armes à brassées

    Ce sont des filles par charretées

    Une distribution d'aigles aux légions

    Un soulèvement de piques aux faubourgs 

     

    Saint John Perse - Pluies

     

     


  • Pauvre Europe

    Ron Muek 

    Le monde l'a longtemps considéré comme étant agressif et violent. Et c'est vrai que c'était encore le cas il n'y a pas si longtemps que cela. Guère plus que les autres, certes, mais il l'a été ! On dit aussi qu'il pourrait bien avoir changé. Ca se vérifie depuis quelque temps. Il aimerait bien qu'on lui accorde le bénéfice du doute.

    On l'accuse d'avoir utilisé sa force pour dominer, exploiter et finalement nier l'humanité des autres.  Il y a du vrai dans tout cela, oui c'est vrai. Mais le doute et la contestation l'ont toujours habité. Et dans les pires moments de son existence, ceux où il avait le rôle du bourreau, le salut est venu de l'intérieur et a contribué à libérer  la victime et aussi lui-même, le bourreau. 

    On lui reproche son matérialisme effréné, son manque de spiritualité et son individualisme excessif. Mais seuls ceux qui confondent religiosité et spiritualité peuvent lui reprocher cela. Sa contribution à la pensée universelle est énorme et il n'a jamais refusé les apports extérieurs dans aucun domaine.  Et l'individualisme qu'on lui reproche tant fait de lui un rebelle toujours en quête de sens ! 

    Aujourd'hui, il doute et se pose des questions. Comme toujours. Il est un peu honteux des reproches qu'on lui fait. Il est parfois tenté de rester dans son coin, de se replier sur lui-même, de laisser la  recherche et la découverte aux autres et de retourner à la vie bucolique qui était la sienne à une époque où... c'était quand déjà ? il ne s'en souvient plus... à une époque qui n'a peut-être jamais existé que dans ses rêves !

     

     






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