• C’est pour tout cela que je l’aimais

     

    C’est pour cela que je l’aimais

     

    Parce que lui, il était contre la guerre d’Algérie dès le début (Jean Marie Le Pen s’est chargé de le rappeler). Tout simplement parce qu’il a toujours été de gauche (ce qui n’était pas le cas de Mitterrand) et qu’il avait une vision et une culture historique supérieures à tous les politiciens de sa génération.

     

    Parce que c’était un "Européiste" convaincu et qu’il défendait l'Union avec des mots que j’aimais. La dernière fois que je l’ai entendu en parler c’était pour dire que, face aux géants asiatiques, (je cite de mémoire) l’Europe était le dernier rempart de notre culture (de notre culture, pas de notre puissance économique).

     

    Parce que c’était un homme d’une grande culture. Une culture multidisciplinaire, moderne et technique, comme celle que j’aurais aimé avoir.

    Joxe (je crois) disait que Mitterrand n’était pas vraiment un homme cultivé, mais un plutôt un lettré. Je pense qu’il disait vrai. J’ai toujours pensé (et parfois admiré) Mitterrand comme un monarque soucieux d’épater ses interlocuteurs par sa culture livresque et de s’entourer d’écrivains en se comportant comme s’il était des leurs.

    La culture de Rocard était moderne, tournée vers l’avenir, anticipatrice des tendances futures, désireuse de convaincre plus que d’épater.

     

    Parce que les gens les plus stupides, les plus incultes, les plus sectaires, les plus ringards du parti socialiste, bref ceux qu’on appelle aujourd’hui la gauche de la gauche (Emmanuelli, Hamont, etc.), l’ont toujours copieusement détesté et ont passé leurs vies à tenter de lui barrer la route.

    Et pour cause, il a été le premier à poser LA question qui donnait naissance à la gauche moderne : Quelles valeurs avons-nous en commun avec le parti communiste ?

     

    Parce qu’il a réglé d’une façon un peu miraculeuse et pour le moins surprenante la dernière guerre coloniale qui avait débuté en Nouvelle Calédonie et qui était bien partie pour durer et se durcir. (Tiens, Le Pen a oublié ce point)

     

     

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