• Charles de Gaulle, un mec chanceux

    Après Vercingétorix, attaquons-nous à un autre type que j'aime bien : le Général de Gaulle !

    De Gaulle, pour moi, c'est le type a toujours eu une chance de cocu !

    Vous voulez quelques exemples ? 

    - Son mariage
    Né d'une famille de vieille noblesse plutôt désargentée, il fait la connaissance d'une jeune et jolie fille nommée Yvonne Vendroux. (En fait, la rencontre semble avoir été arrangée en secret par la famille Vendroux, mais c'était fréquent à l'époque). Il tombe amoureux d'elle et décide de l'épouser.
    Ah, quelle chance, la jolie fille en question appartient à une famille de riches industriels !
    Le voilà, en plus, à l'abri du besoin ! Quel bol ! C'est pas à moi que cela arriverait, ce genre de truc !
    Non, non pas de mauvais esprit, s'il vous plaît. Non seulement c'est eux qui sont venus le chercher, mais en plus, tous ses biographes le disent,  c'était un mariage d'amour et il a manifesté toute sa vie une grande tendresse pour Tante Yvonne !

    Sa maison
    - Le 9 juin 1934, le lieutenant-colonel Charles de Gaulle et son épouse Yvonne achètent en viager une petite gentilhommière de quatorze pièces entourée d'un terrain de deux hectares et demi dans la charmante bourgade  de Colombey-les-Deux-Eglises.

    Oui, vous avez bien lu : Ils achètent EN VIAGER le domaine de la Brasserie (qu'ils rebaptiseront plus tard "la Boisserie" pour faire plus classe). Hé bien figurez-vous qu'un an à peine après la signature du contrat, la vieille dame propriétaire crédirentière meurt noyée dans sa baignoire. Les de Gaulle n'auront donc payé qu'une ou deux annuités pour acquérir la Boisserie.
    C'est vraiment ce que qui s'appelle avoir du bol, avouez !

    Comment ? Ah oui, je vous vois venir...!  Non, non, personne n'a jamais fait d'hypothèses crapuleuses sur la mort de la vieille dame ! Même ses pires ennemis, et il en avait, des ennemis,  le bougre ! Et de ceux qui ( à l'extrême-droite, par exemple) n'auraient pas hésité une seule seconde à utiliser le moindre doute sur cette affaire ! 
     
     
    Le chef de guerre
    - Le général Darlan, après avoir été un dignitaire du régime de Vichy, prend ses distances avec Pétain et entre en contact avec les Alliés.  L'entrée en guerre en novembre 1942 des Forces Françaises d'Afrique du Nord aux côtés des Alliés est la conséquence majeure de son revirement.
    Du coup, ce Darlan commence à intéresser Roosevelt et Churchill qui n'apprécient pas trop le caractère imprévisible et le côté arrogant de Gaulle.
    Un peu plus d'un mois plus tard, en décembre 1942, Le général Darlan est assassiné. Par qui ? Par un jeune étudiant manipulé par un gourou royaliste qui voulait rétablir sur le trône de France (en pleine guerre mondiale !!!) le Comte de Paris.
    C'est vraiment pas de bol pour Darlan. Entrer en guerre contre Hitler et se faire tuer par un simple couillon  !

    Par contre, pour de gaulle, c'est tout bénef !  Il reste le seul représentant de la France libre (et c'est tant mieux !) .  

     

    L' attentat du Petit-Clamart
    - Le 22 août 1962 à Clamart, un commando OAS organise un attentat contre de Gaulle pour lui faire payer, entre autres, le lâchage de l'Algérie. Le commando est composé de douze hommes, tous de formation militaire, répartis dans quatre véhicules et équipés d'armes automatiques, de pistolets-mitrailleurs et d'explosifs.
    187 balles seront tirées par le commando, des dizaines d'impacts seront relevées sur la DS présidentielle dont  plusieurs à hauteur des visages de Mme de Gaulle et du général (qui s'étaient baissés).
    Bilan  : Pas un seul mort, pas un seul blessé ! 187 balles tirées dans leur direction et pas un seul blessé !

    Ah non, pardon, je dis une bêtise : le conducteur d'un véhicule qui arrivait en sens inverse, Monsieur Fillon (oui, oui, Fillon !) a été légèrement blessé à la main.

    Vous reconnaitrez avec moi que la chance que ce mec a eu tout au long de sa vie est à peine croyable !

     

     

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