• Omar, le converti


    La femme d'Omar Sharif est morte, nous apprend la presse.

    Omar Sharif ! Une bouffée de souvenirs m'envahit ! Dans ma famille paternelle, dans mon enfance, j'ai souvent entendu parler de lui. Parce qu'il était un de ces libanais chrétiens  qui étaient connus dans le monde entier. Et aussi parce qu'il s'était converti à l'Islam pour épouser la femme qu'il aimait.

    Il fut une époque où on se convertissait à l'islam essentiellement... par amour d'une femme. Les journaux ont beau raconter que Churchill était attiré par la spiritualité de l'Islam au point que sa soeur a cru qu'il pourrait se convertir, je n'en crois pas un mot !  
    Pour un chrétien d'Orient, la spiritualité de l'Islam se résume à une multitude invraisemblable d'interdits et d'obligations religieuses et à un rapport complètement névrosé envers les femmes.

    Interdiction de manger du porc, interdiction de boire de l'alcool, obligation du voile pour les femmes, obligation de faire cinq prières par jour, obligation de faire un pèlerinage à La Mecque (si on en a les moyens), obligation de faire ses ablutions avant la prière, obligation d'enlever ses chaussures à l'entrée de la mosquée,  obligation de prier en direction de la Mecque, interdiction d'épouser un non-musulman, interdiction de changer de religion sous peine de mort... pour ne citer que les plus connues !  Même aux toilettes, les interdits subsistent encore : on ne doit pas déféquer en faisant face à la Mecque et on doit s'essuyer d'une certaine façon ! Vérifiez si vous ne me croyez pas !


     L'islam c'est aussi, pour un chrétien d'Orient,  un rapport complètement névrosé avec les femmes, comme si les tenants de cette religion en avaient une peur panique. Vous savez, comme dans ces films où non seulement on enchaîne le héros mais on double la garde devant sa cellule et on met toute la garnison en état d'alerte ! Dans l'islam le plus pur, celui de l'Arabie Saoudite et de l'Afghanistan des Talibans, les femmes n'ont pas le droit de sortir pour aller faire des courses sans être accompagnées d'un homme de leur famille, n'ont pas le droit de conduire une voiture. Elles n'ont pas le même droit à l'éducation que les hommes.  Elles sont mineures juridiquement  et leur témoignage en justice vaut la moitié de celui d'un homme. Les femmes dans ces deux pays ne sont pas normalement consultées au sujet du mari que leur père a choisi pour elle. Une fois mariées, elles pourront voir leurs maris épouser trois autres femmes sans pouvoir s'y opposer.  Les hommes peuvent mettre fin à tout moment au mariage juste en répétant trois fois devant témoins "je te répudie".  C'est elles qui sont coupables  et sévèrement punie lorsqu'elles sont violées. Et c'est le plus souvent à elles que l'on applique la plus horrible des peines de mort que l'homme ait inventée : la lapidation.

    Non vraiment, à ma connaissance, les cas de conversion à la spiritualité de l'Islam ont toujours été extrêmement rares au Moyen-Orient. Celles qui me sont venues à l'oreille étaient essentiellement dues… à l'amour ! Ah l'amour, toujours l'amour ! Vous voyez de quoi je parle ? Le truc qui vous rend aveugle et complètement con ! Mais si, voyons,  ce sentiment  merveilleux qui fait descendre le siège de la pensée directement de la boîte crânienne à la bourse testiculaire !  Mais enfin voyons, vous vous souvenez, ce sentiment qui faisait dire à  Edith Piaf dans  "Hymne à l'amour" :
    Je renierais ma patrie
    Je renierais mes amis
    Si tu me le demandais

    Hé bien, voilà ! Notre Omar (de son vrai prénom Michel), répondant à l'appel de l'amour (ou peut-être simplement de ses couilles )  s'est converti à l'Islam pour épouser la belle Hamama. Je ne suis pas certain que le pilier de casino qu'il était ait suivi un seul des préceptes de sa religion d'adoption, mais  c'est bien un musulman qui a joué le rôle du riche et séduisant homme d'affaire américain Nicky Arnstein dans Funny Girl, d'un médecin et poète russe chrétien orthodoxe dans Docteur Jivago,  et  de l'archiduc héritier de la couronne d'Autriche dans Mayerling. Trois films que j'ai adoré ! 

    Sincères condoléances, Omar !





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