• Quelques réflexions à propos du Brexit

    Réflexions...?  "Brèves de comptoir",  tout au plus !  

     

    - Je crois que le principal problème des Britaniques est que ceux-là même qui veulent quitter l'Union Européenne ne veulent pas être gouvernés par les politiciens anti-européens.

    Quel pourcentage de votants "leave" voudrait confier le destin de la Grande Bretagne à un politicien comme Farage ?

     

    - Les politiciens anti-européens sont en France pour deux tiers à l’extrême droite et pour un tiers à l’extrême gauche.

    Qu’est-ce qu’on fait avec ça, en cas de Frexit ? On met dans un même gouvernement Jean-Luc Mélenchon  chargé de favoriser l'accueil des migrants et Marine Le Pen chargée de les expulser ? 

     

    - Je sais, depuis De Gaulle et son référendum sur le Sénat (mais les historiens remonteront certainement plus loin dans le temps) que la réponse à un référendum est toujours : "Non, j’aime pas voir ta gueule. C’est quoi, la question, déjà ? "

    Autant poser la bonne question : "est-ce que vous aimez voir ma gueule de politicien démago ?"

     

    - Les anti européens britaniques ont beaucoup parlé des sommes versées par leur pays à l’Europe, jamais de celles reçues de l’Europe. Les Britanniques découvrent aujourd’hui que leur agriculture est aussi subventionnée que les autres.

    Et donc que les économies promises seront beaucoup moins substantielles !

     

    - Tous les politiciens pro européens qui tentent de manipuler à leur profit et avec démagogie les sentiments anti européens d’une partie de leur peuple finissent d’une façon ou d’une autre, cocus et ridicules.

     Tsipras, Hollande, Cameron... j'en passe et des plus cons.

     

    - Une des leçons du Brexit (et pas des moindres) est que plus tu cèdes face à un interlocuteur, plus il en redemande et plus il a envie de s'en aller. Autant ne rien céder dès le départ, ça coûte moins cher et en plus il te respecte.

    Quand de Gaulle disait Non, la Grande Bretagne insistait pour entrer dans  l'Union.

     

    - La principale raison du Brexit (et du sentiment anti-UE des peuples européens en général) est, on le sait bien, les flux migratoires et les négociations pour faire entrer à terme la Turquie dans l'UE.

    Pour l’instant on a un peu l’impression qu'au parlement européen, on veut rendre l’Europe attractive pour le monde entier… sauf pour les Européens.

     

    - L’intérêt fondamental de l’Europe est à long terme, et ne sera vraiment évident que lorsque l’économie mondiale sera dominée par quelques puissances continentales extra européennes.

    Mais ça, la majorité des pro-Brexit s'en foutent car ils seront morts depuis longtemps (et moi aussi, soit dit en passant)

     

    Et puis… merde !

    L’Europe, on l’aime ou on la quitte ! L’Europe n’est pas une prison !

     

    « Allez, on se dépêche, amis britanniques !Les poules apeurées »