• La démocratie est le pire des systèmes politiques. A l’exception de tous les autres. C’est Churchill qui le dit. Bon oui je sais, vous me direz que personne ne se réclame de Churchill aujourd’hui. Eh bien moi si ! Je suis un Churchiliste ! Ne riez pas, c’est infiniment moins con que fasciste, communiste, islamiste, trotskiste, maoïste, Lepéniste, Mariniste, j’en passe et des pires !

    Churchilien et norvégien, tant que j’y suis !
    Quand on analyse le drame norvégien et les réactions qu’il suscite, on voit bien que cette démocratie "à l’occidentale" est bien le pire des systèmes.

    Un système qui ne flique pas les gens de façon systématique et méthodique, c’est pas bien normal, tout ça ! Un système dans lequel un fou furieux peut exposer avec force détail ses délires débilo-paranoiaque sur Facebook sans être inquiété, c’est même de la provoc ! C’est pas dans les paradis Chinois ou Cubain qu’on verrait ça, hein, amis communistes et Mélenchonistes ! Dans ces pays, il suffit de manifester une légère, très légère réserve sur le système pour perdre son boulot et ensuite être arrêté et condamné pour parasitisme social !

    Un système qui permet aux représentants d’une religion particulièrement réactionnaire ET prosélyte de réclamer que soient respectés dans la vie sociale du pays d’accueil leurs rites, fêtes, interdictions alimentaires et leurs mépris des femmes, n’est pas un système sérieux ! N’est-ce-pas, amis musulmans ? Dans les pays se réclamant de l’Islam, les chrétiens, juifs, et autres sont tenus à la plus grande discrétion dans la pratique de leur foi, n’ont pas accès à certaines fonctions et sont parfois même condamnés à des peines de prison pour n’avoir pas respecté le ramadan qui pourtant ne les concerne pas !

    Un système dont la police et l’armée ne sont pas "les fers de lance" et un modèle d’organisation hiérarchique dont toute la société devrait s’inspirer, c’est pas très sérieux, hein amis fachos !
    C’est vrai que la "naïveté" de ce système est déroutante ! Il ne se referme pas sur lui-même,  il ne construit pas de remparts fortifiés contre les barbares, il ne désigne pas des groupes humains comme inférieurs et il est totalement opposé à l’extermination systématique d’une "race"!

    Mais, malgré tout cela, de vos sociétés idéales, on n’en veut pas, amis fascistes, communistes, islamistes, trotskistes, maoïstes, Lepénistes, Marinistes ! C’est fini, et depuis longtemps, pour vous ! L’Histoire, nous, on la connaît et on s’en souvient ! Vous pouvez toujours continuer à vous agiter (à vous branler ?) dans les espaces de liberté que cette démocratie bon enfant vous garantit, mais n’espérez pas que ces peuples naïfs et optimistes scandent un jour derrière vous "Allah Ou akbar" ou "Heil Le Pen" ou "longue vie au tribun petit père des peuples" !

     


  • Un phénomène d’une importance considérable dont on mesure encore mal les énormes conséquences sur l’avenir de l’humanité est en train de s’installer dans nos sociétés : la plainte de la famille contre l’Etat et l’armée.

     

    Le principe de la plainte contre les institutions s’était déjà généralisé, de façon tout à fait légitime, dans des situations "civiles" : accidents médicaux ou chirurgicaux, accidents d’avion, attentats terroristes, etc.

    Voilà maintenant qu’elle s’étend au domaine militaire et aux décès et préjudices provoqués par les conflits mondiaux !

    Ces derniers temps, par exemple, il y a eu :

    - La plainte contre l'armée française déposée par la famille d’un soldat français tué en Afghanistan,  demandant à juge d’instruction de vérifier s’il n’y avait pas eu des maladresses ou des erreurs dans la chaîne de commandement !

    - La plainte en France du père d’un soldat franco israélien venu demander à un juge français de poursuivre le Hamas devant les tribunaux français pour séquestration !

    - La plainte déposée par le père d'un assassin terroriste contre la police et l'armée française pour l'assassinat de son fils.

     

    Qui contestera encore que nous vivons dans ses sociétés parfaitement idylliques où le plus modeste d’entre nous, le plus humble des citoyens a le droit de porter contre les terribles institutions que sont l’Etat et l’armée ?

     

    Je ne peux pas m’empêcher de penser avec regret à ce qu’aurait été notre Histoire si ce phénomène était apparu plus tôt :

    - Une plainte des familles aurait peut-être permis de déterminer dans quelle mesure l’homo sapiens sapiens a contribué à la disparition des cro-magnons. Y a-t-il eu massacre ? ou seulement accaparement de tous les territoires de chasse ? Y a-t-il lieu à réparation ?

    - A quoi aurait abouti la plainte de la famille de Vercingétorix contre César pour acte de torture et de barbarie et crime de guerre ? Je ne peux m’empêcher de rêver à un tel procès !

    - Et la plainte de famille de Jacques de Molay, Grand Maître de l’Ordre des Templiers, contre Philippe le bel pour détournement de fonds et escroquerie, propagation de rumeurs et assassinats ! Je n’ose l’imaginer !

    - Et le pauvre Ravaillac ? Si ça se trouve, après un procès équitable engagé sur plainte de sa famille après son arrestation, et avec un bon avocat, il aurait peut-être été déclaré irresponsable et aurait échappé à la torture et à la mort par écartèlement !

    - Peut-être qu’une plainte de la famille de l'homme au masque de fer aurait permis à un juge d’instruction indépendant de révéler aux Français sa véritable identité et peut-être même son visage ! Quelle révélation, mes amis !

    - Et les plaintes qui se seraient accumulées contre Robespierre ! Avec peut-être extension de l’action contre Monsieur Guillotin ! Et Saint Just qui serait venu déclarer à la barre qu’il n’était pas au courant des pratiques du sieur Fouquier-Tinville ? ahlala, quel bonheur ça aurait été !

    - Et la famille de Charlotte Corday portant plainte contre Marat pour délation, appel au meurtre et complicité de crime contre l'humanité ?

    Bon je m'arrête là ! Mais je suis convaincu que si une telle pratique était apparue plus tôt, l'histoire de France eut été très différente de celle que nous connaissons !

     


  • Partageons les richesses ! C'est un des slogans du Front de Gauche

    Je lis ça et, de façon un peu pavlovienne, je repense à mon père et à ses innombrables blagues anti-communistes primaires :

    - Si je suis élu, nous partagerons les richesses ! promet le candidat

    - Et quand elles seront épuisées, les richesses, que ferons-nous ? demande un type dans la foule

    - Eh bien... Eh bien, nous voterons à nouveau pour ceux d'en face ! répond le candidat.

     

    A part Jean de La Fontaine et mon père, je n'ai pas connu beaucoup de gens qui faisaient l'éloge de l'épargne. Dans notre inconscient collectif, le type "classe" c'est le type sympa qui dépense sans compter, c'est le type qui, de façon un peu aristocratique, n'aime pas travailler, mais aime claquer le fric, c'est l'aventurier qu'on va chercher dans un bar glauque parce qu'il a claqué le trésor qu'il a découvert dans l'épisode précédent ! Vous imaginez ce qu'on penserait de Tintin si on apprenait qu'il avait pris rendez-vous avec son banquier pour placer le trésor de Rackham le rouge?

     

    Le héros des temps modernes ne veut pas être riche au sens patrimonial du terme, il veut gagner facilement de l'argent et le dépenser tout aussi facilement. Ce sont les Rolling Stones qui, fauchés tous les dix ans, font une tournée mondiale pour "se refaire". C'est le jeune André Malraux qui méprise le travail et décide qu'il s'enrichira en volant des oeuvres d'art de par le monde.

     

    Les gens comme mon père sont nombreux pourtant ! Ils ne sont pas riches, ils sont juste économes et ont toujours un petit magot disponible quelque part, dans un bas de laine ou sur un compte en banque. Leurs enfants et leurs petits-enfants s'en souviennent d'ailleurs, à chaque fois qu'ils ont besoin de refaire la salle de bain !

    Mais il n'y a pas que leurs enfants ! Ils seront les premiers à qui les banquiers proposeront des actions Eurotunnel, et les premiers à se voir piquer une partie de leur économie par le fisc sous couvert de mesures fiscales destinées à combattre la spéculation financière internationale !

     

    Non, vraiment, le "petit épargnant", le "petit porteur" (comme on dit quand on a réussi à lui fourguer des titres Euro-tunnel ou assimilés) ne correspond pas du tout à l'image du héros des temps modernes ! Il a fait des boulots ingrats, souvent ! Vous savez ? du genre de ceux qu'on méprise dans la conversations : charcutier, garagiste, comptable, prothésiste dentaire...

     

    Il a beaucoup cotisé aux caisses d'assurance-maladie et aux caisses de retraite. D'ailleurs, sa caisse est excédentaire et on utilisera le surplus pour compenser la caisse des intermittents du spectacle ! Lesquels intermittents diront de temps en temps à la radio " pourquoi ne pas me proposer un boulot de comptable ou de charcutier, pendant qu'on y est ?" Non, rassure-toi l'artiste, on ne te proposera jamais ça, ce serait trop dur !

     

    Il y a quand même un moment où l'on apprécie beaucoup le petit épargnant : c'est quand il meurt. Quelques mois après plus exactement. La tristesse s'est estompée et, ce jour-là, on est assis dans le bureau du notaire et on l'écoute recenser les biens que l'épargnant compulsif a laissés derrière lui, le fameux "pain blanc pour les jours noirs" de mon père, et on se dit que ça tombe bien, que ça va mettre du beurre dans les épinards, que ça permettra d'embellir notre vie et celles de nos enfants. Et dans ces moments-là, on pense à eux avec tendresse et on se promet de laisser, à notre tour, quelque chose à nos enfants.

     

    Ce sont les seuls moments où l'on pense à eux comme modèle à suivre.


  •  

    Un de mes blogopotes qualifie dans un de ces brillants articles Valérie Trierweiller de "maîtresse" de François Hollande. Comme je lui fais remarquer que compagne serait un mot plus juste, il m'envoie une fin de non-recevoir en précisant que le mot "maîtresse" (très beau mot selon lui) désigne la même chose que le mot "compagne", la seule différence étant que ce dernier mot est plus moderne.

     

    Les mots, comme les lois, ont un esprit ! On peut toujours leur demander de garder le sens qu'ils avaient sous François Villon,  c'est peine perdue !

    Quoi qu'on en dise, qualifier aujourd'hui  une femme de "maîtresse" a un sens haineux que tout le monde comprend parfaitement.

     

    Moi le premier. Et pour cause.

    Ma mère n'a pas toujours été une épouse. Mais non ! Elle a vécu avec mon père "dans le péché" et a mis du temps à le convaincre des bienfaits du mariage.  Mais après tout, dans un premier temps, cela n'avait pas une grande importance ! Ils avaient repris un petit commerce dans un coin où personne ne les connaissait et ma mère parlait de mon père en disant "mon mari" et mon père, quant à lui, disait "ma femme" ! Seul le curé était au courant, je ne sais pas comment, puisqu'il refusait la communion à ma mère ! Mais cela n'avait aucune importance puisque ma mère et mon père ouvraient boutique le dimanche matin et que c'était un excellent prétexte pour ne pas se rendre à l'église.

    Donc jusque-là , pas de problème ! Elle était sa "femme", son "épouse" d'autant plus respectée qu'elle était de surcroît la mère de son enfant (votre humble serviteur) !

     

    Les choses commencèrent à se gâter avec l'arrivée de mon oncle, le frère cadet de mon père ! Il ne faisait rien dans la vie, contrairement à mon père qui croulait sous le boulot. A la demande de la famille, mon père accepta de le prendre comme assistant. Il débarqua donc un jour dans notre vie avec... son épouse !

     

    Ben oui, lui, il n'avait pas de boulot, mais il avait une épouse légitime certifiée en grande pompe par un curé et par un troisième ou quatrième adjoint au maire !

     Inutile de vous dire que très rapidement la perfide épouse, qui ne portait pas ma mère dans son coeur, ne me demandez pas pourquoi,  se chargea de faire savoir à toutes les commères du quartier, à toutes les commerçantes et à toutes les grenouilles de bénitier que, contrairement à ce qu'elle laissait entendre, ma mère n'était pas une "épouse" mais une maîtresse, une concubine, une conjointe, bref, une femme de seconde zone, et certainement, peut-être qui sait, une femme intéressée et même selon toute vraisemblance, une putain !

     

    J'étais petit, et je n'ai pas beaucoup de souvenir de ces disputes de "grandes personnes". Je suppose qu'au plus fort de la crise, l'épouse a qualifié ma mère de putain et son fils (votre dévoué serviteur) de bâtard ! Je pense que ma mère a pleuré. Peut-être. Pas sûr. J'espère alors qu'elle l'a giflé!

     

    Peut-être qu'à un autre moment, l'épouse a choisi la perfidie haineuse et lui a dit que le mot "maîtresse" était un très beau mot et qu'il était le mot juste pour désigner une femme qui partage la vie d'un homme sans avoir reçu la bénédiction du curé et du maire. J'espère, dans ce cas, que ma mère lui a craché à la gueule!  Et qu'elle lui a expliqué ensuite que le mot crachat était un très beau mot et qu'il désignait quelque chose qui allait à ravir sur le visage des salopes !

     

    Quoi qu'il en soit, ma mère a ensuite pris le raccourci facile, celui de convaincre mon père de se marier ! Et vous savez ce qu'on dit "ce que femme veut..."

     Un quart de siècle après,  je me suis marié AVANT de faire des enfants. Parce que je n'avais pas envie que la mère de mes enfants soit traitée de maîtresse.

     

    Mais à la mairie seulement, car je déteste non seulement les curés et leur morale mais aussi les gens qui utilisent la morale des curés pour humilier les femmes.

     

     

     






    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires