AG houleuse contre les discriminations
Dans le but de ne pas désigner au regard de leurs camarades de classe les jeunes collégiens et lycéens homosexuels (ou perçus comme tels) lors des journées contre l'homophobie, une association a proposé que la lutte contre l'homophobie à l'école soit intégrée à la lutte contre toutes les formes de discrimination et de racisme visant les juifs, les musulmans, les noirs, les homosexuels, les bis et les trans, les personnes handicapées, les femmes, les jeunes et les personnes du troisième âge.
Cette proposition n'a, évidemment, reçu aucun écho. Et pour cause !
Essayons d'imaginer ce qu'aurait été l'assemblée générale inter associations qui aurait été convoquée à cet effet.
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Procès-verbal de l'assemblée générale du 31/02/2025 (extraits)
Le représentant de l'association cultuelle "Salafistes, sunnites, chiites et alaouites de France" demande la parole la parole pour préciser aux délégués présents que, s'ils veulent bien être associés aux noirs, aux jeunes et aux vieux pour dénoncer les discriminations dont ils sont victimes, il est par contre hors de question pour eux qu'on les mette dans le même panier que les homosexuels et les juifs. Il rappelle également qu'en cas de manifestation commune, les femmes, pour des raisons de sécurité évidentes, devront défiler séparément et, pour des raisons tenant à la plus élémentaire décence, se couvrir la tête, la manifestation étant publique.
Le représentant de l'association pour la réconciliation des Ashkénazes, des Séfarades, des Samaritains et des Falachas regrettent que le conflit israélo-palestinien soit trop souvent importé en France alors qu'il n'a rien à y faire. Il souligne qu'il faut en finir au plus vite avec cette situation et demande donc à l'assemblée de voter une motion demandant au gouvernement français de faire pression sur les autorités palestiniennes pour qu'elles interdisent les manifestations d'hostilité et de racisme constatées dans les territoires occupés à chaque fois que des colons se mettent à créer, avec pourtant toutes les autorisations nécessaires, des villages en Judée-Samarie.
Puis c'est c'est au tour du représentant des gays, lesbiennes, bis et Trans de prendre la parole pour souligner qu'il acceptait volontiers de mettre en commun sa lutte contre les discriminations à celles menées par les les femmes et les jeunes ! Concernant les noirs et les arabes, il précise que bien que ces communautés soient plutôt homophobes en général, il serait d'accord pour manifester avec eux mais à la condition que les gays, lesbiennes, bis et Trans défilent en tête du cortège sous la bannière "Oui au mariage et à l'adoption pour tous, oui à la multiparentalité" ! Il propose également de confier l'organisation et le service d'ordre de la manif aux organisateurs de la Gay-pride en mettant en avant la grande expérience qu'ils ont acquise dans ce domaine.
Le représentant de la jeunesse, président de l'association "Nous sommes tous des Robin des bois" prend alors la parole pour demander que la question de la dépénalisation du cannabis soit inscrite comme une priorité par tous les délégués présents. Il rappelle à l'assemblée qu'une dépénalisation du cannabis serait profitable à toutes les catégories représentées dans cette assemblée, donc une manière de lutter contre les discriminations, ce qui n'est pas le cas des revendications exprimées par les autres intervenants, qui lui ont paru plutôt catégorielles.
Le représentant de l'association "troisième, quatrième et demain cinquième âge" prend la parole et demande à l'assemblée que les représentants de son associations soient placés en tête de cortège, car sinon ils n'arrivent pas à suivre le rythme imposé par les p'tits cons... pardon par les Robin des bois. Il demande aussi que l'on prévoit une pause de 20 minutes toutes les demi-heures pour permettre aux membres de son associations de se vider la vessie.
Le président de séance reprend la parole, constate que les participants sont aussi épuisés que l'ordre du jour, promet aux intervenants d'examiner avec la plus grande attention leurs propositions aussitôt qu'il trouvera un moment de libre dans la vie de dingue qu'il mène en ce moment, et lève illico la séance en demandant aux participants de bien vouloir évacuer la salle dans le calme.
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