Eric Zemmour : j’avais parié avec des copains qu’il finirait à 8 %. Après une période de doute, je ne désespère pas gagner ce dîner au Violon d’Ingres, 135, rue Saint-Dominique à Paris.
J’adorais le détester, je suivais donc toutes ses interventions à la télé. Aujourd’hui, il m’ennuie. Je suppose qu’il en est de même pour ceux qui l’appréciaient.
Marine Le Pen : Elle n’aura pas démérité. Elle a fait fructifier la PME Le Pen. Mais voilà, elle va devoir maintenant passer la main et c’est là que le bât blesse. Le consortium Zemmour, Marion & Cie est déjà candidat à la reprise, mais les tenants du Canal historique seront-ils prêts à passer la main ?
Valérie Pécresse : Celle sur qui j’avais jeté mon dévolu ! Hélas, hélas, hélas, trois fois hélas, il faut bien reconnaître qu’elle n’a ni cette présence, ni cette intransigeance politique, ni cette autorité sur les seconds couteaux, qui caractérisent les leaders.
Ch. Taubira : l’équipe qui la soutenait avait tenté de bloquer les parrainages au profit des autres candidats de gauche pour faire pression sur eux. Elle est aujourd’hui celle qui en a le moins. A malin, malin et demi. Tel est pris qui croyait prendre.
Y. Jadot : les Français sont conscients des dangers qui menacent la planète mais semblent penser, et moi aussi, que l’écologie est une chose trop grave pour être confiée à des écologistes
J-L. Mélenchon : Dans sa chanson "Il suffirait de presque rien" Serge Reggiani dit à sa jeune amante pour la quitter :
Je ne veux pas que tu sois triste.
Imagine ta vie demain
Tout à côté d’un clown en train
De faire son dernier tour de piste.
Mélenchon n’a pas cette lucidité.
A. Hidalgo : elle est bien partie pour entrer dans l’histoire du parti socialiste en battant le record du plus mauvais score aux élections présidentielles détenu jusqu’ici par Gaston Deferre en 1969 avec 5.1 %
E. Macron : les planètes continuent à s'aligner pour cet opportuniste chanceux. Le seul danger pour lui, le danger Pécresse, semble aujourd'hui écarté. Il va se retrouver face à sa concurrente favorite, qui plus est affaiblie par des dissensions internes et des défections en masse au sein de son parti.
Certains ont dit qu'il rêvait d'être réélu par tacite reconduction. C'est un peu ce qui s'annonce.