Eklablog Tous les blogs Top blogs Humour
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Crevette sauce piquante

Publié le par Carlus

J'ai fait l'objet d'une tentative de chantage  ! C'était il y a bien longtemps. On payait encore en francs, c'est dire ! 


 

Restaurant chinois Le New Pekin

-  Bonjour Lisa, tu m'inquiètes un peu... c'est quoi, ce truc super important que tu as à me dire ?

-  Je vais te le dire, mon pote ! Assied-toi pour bien m'écouter !

-  Ok ! voilà, je t'écoute ! Je suis toute ouïe 

-  Eh bien, voilà ! je voulais te dire que tu m'as traitée comme une pute ! Eh bien tu vas payer le prix d'une pute !

-  Mais...??!!! Ca veut dire quoi, ça ? Je ne comprends rien à ce que tu racontes !

-  Tu comprends très bien, mon vieux !!! Pendant trois mois, tu as couché avec moi quand tu en avais envie et quand tu en as eu marre tu as cessé purement et simplement de m'appeler !

-  Mais... Lisa... ! Le boulot... la famille...

-  Ta gueule ! écoute-moi ! Je me suis renseignée : une pute de luxe pour l'après-midi c'est 2 000 francs et on a couché 12 fois ensemble ! Tu me donnes 24 000 balles ou je raconte tout à ta femme !

-  Mais enfin Lisa... ! Tu deviens folle ? Tu es mariée toi aussi, je te signale. Et tu as deux enfants...!

-  J'en ai rien à foutre ! Tu vas casquer ou je dis tout à ta femme !

-  Lisa...! Lisa... écoute-moi !  Je ne t'ai jamais prise pour une pute, enfin ! Nous sommes mariés tous les deux ! Nous avons eu une aventure ! Tout ça c'était des moments de bonheur volés à nos vies bien réglées, c'est tout ! Des souvenirs pour plus tard ! Et je t'assure que j'ai beaucoup de respect et de tendresse pour toi !

-  Arrête avec ton boniment, mon bonhomme, ça ne marche plus ! Pas avec moi, en tout cas ! Moi, j'en ai marre d'être toujours le dindon de la farce ! Je vais gâcher ton petit bonheur tranquille ! Je vais faire exploser ton petit couple idéal, ta petite famille parfaite ! Hhhmmm, je m'en réjouis d'avance !

-  Lisa, essaie de te calmer et écoute-moi...

-  Aaahhh! Il chie dans son froc, le petit monsieur...! il a peur, le baratineur...! Mais je suis très calme, détrompe-toi ! Je n'ai même jamais été aussi calme depuis longtemps, je crois...!

-  Lisa, c'est ta vie que tu vas gâcher, pas la mienne... Ton mari est...?

-  J'en ai rien à foutre, je t'ai dit ! Tu vas payer, mon gars, ou je balance tout à ta femme !

-  Lisa, ça fait plus d'un an que je suis séparé de ma femme ! Ca fait deux ans qu'on se déchire ! Ca fait très longtemps que ma vie de famille n'a plus rien à voir avec "la petite maison dans la prairie" !

-  Va te faire foutre ! Je n'en crois pas un mot ! Quand j'ai téléphoné chez toi, c'est elle qui m'a répondu  ! Tu me prends pour une conne ou quoi ?

-  Lisa, calme-toi ! On habite encore ensemble pour les enfants mais on n'est plus ensemble ! Si tu veux je l'appelle tout de suite, je lui explique la situation et je te la passe ! Tu veux que je le fasse ?

- Arrête...c'est du bluff, je le sais ! Ca ne marche plus avec moi !

- Ok , fais le numéro et passe la moi. Je lui explique et je te la repasse ensuite

-  C'est pas vrai...?! Tu es vraiment un salopard de première...! Pourquoi tu ne me l'aurais pas dit... ?

-  Ben, je sais pas, moi... j'avais pas envie de parler de ça...  peut-être aussi en pensant à toi : mariée,  des enfants, pas envie de tout changer ... Je ne pensais pas que avais envie de quitter ton mari, non plus ! Tu sais ? sans cette légèreté, il n'y aurait jamais eu cette complicité, cette amitié entre nous !

-  Cette amitié...?!  En fait, tu ne m'as jamais aimé... C'est ce que je disais, tu m'as prise pour une pute...

-  Mais toi non plus Lisa, tu ne m'as jamais aimé ! Tu as passé ton temps à me parler de ton grand amour de jeunesse ! C'est ça, aimer quelqu'un ?

-  Ben toi aussi, tu me parlais de ta pouffiasse

- Oui mais pour moi, c'était juste des souvenirs ! Toi, tu as payé un détective pour retrouver son adresse ! 

-  Non, j'ai fini avec ça ! C’était bidon tout ça !

-  Tu as bien fait car ça n’aurait abouti qu'à... attends...! Oh c'est pas possible...! Tu l'as retrouvé, c'est ça, hein...? Tu as eu son adresse et tu as repris contact avec lui ?

-  Fous moi la paix ! C’est pas de ça qu'on parle !

-  Ah, salooope ! Tu as repris contact avec lui, ça n'a pas marché et tu viens te faire les nerfs sur moi... !!! Alors là j'en reviens pas...! Tu as couché avec lui ?

-  Fous-moi la paix, merde ! Qu'est-ce que t'en a à foutre ? Tu es mon mec ? J'ai des comptes à te rendre ?

- Ben, je suis un minimum concerné quand même, puisque tu voulais me faire payer pour lui !

-  En fait, tu sais quoi ?

-  Dis-moi

-  Je crois que, toi aussi, comme mon mari, tu es trop couille molle, trop bisounours pour moi ! Si on m'avait fait un chantage comme le mien, ça fait longtemps que j'aurais balancé le plat de crevettes sauce piquante à la gueule du maître-chanteur !

-  Ben, il n'est pas trop tard pour moi.  Mon assiette est encore  pleine !

-  Essaie un peu,  tu verras ! Tu ne veux plus de tes crevettes ? Je peux te les piquer ?

- Oui oui, vas-y... Tout cela m'a coupé l'appétit...!

-  Hé bien, tu vois, moi ça m'a donné une faim d'ogre au contraire ! Cool, man,  relax ! Y a pas mort d'homme !
 

 

 

Voir les commentaires

L'infidélité féminine

Publié le par Carlus

 Acte unique, scène unique

Lieu : Commission d'orientation des âmes - Séance plénière

Personnages (par ordre d'apparition) 
- le greffier, personnage insignifiant

- Méphisto, Maître des lieux et odieux personnage
- Thérèse de Lisieux, sainte 
- Christine Boutentrin, presque sainte

- Lucifer, Gardien - réceptionniste de l'Enfer
- Carlus, pauvre hère

Le greffier: La commission, réunie ce jour en séance plénière, présidée par le sieur Méphistophélès dit Méphisto, a pour objet d'examiner le recours en appel du sieur Carlus contre la décision n°666 de ladite commission de l'orienter vers l'Enfer aux fins d'expier les fautes impardonnables qu'il a commises de son vivant. En conséquence de quoi...

Méphisto : Bon, ça va, ta gueule, greffier de mes fesses! J'ai une soirée poker dans une heure, alors tu te magnes le cul, s'il te plaît ! Donne-nous les noms des membres de la commission et leur accréditation qu'on puisse commencer ! 

Le greffier : Pardon, Monseigneur... eeuuhh...Président! La commission est composée de Mesdames Thérèse de Lisieux et Christine Boutin accréditées par le très haut et très grand ci-devant...

Méphisto : et par Messaline et moi-même pour représenter les Forces du mal ! La séance est ouverte et présidée par moi-même : alors, au sujet de quoi est-ce à propos ce dont il s'agit?

Le greffier : Le sieur Carlus voudrait contester une décision de la commission, Monseigneur ! 


Méphisto : Ah oui, je sais, un chieur de première, celui-là ! Mais il me plaît bien depuis qu'il a énervé les deux poufs représentant le très honoré, très puissant et très haut branleur de l'univers ! 

Thérèse et Christine (se levant) : Oh! c'est un scandale ! Nous exigeons des excuses immédiates sinon nous quittons la commission !

Méphisto : Ok,Ok je vous présente mes excuses, Mesdames et je vous demande de vous rasseoir... lentement s'il vous plaît, car j'entends d'ici le bruit de grelot de vos boules de geisha !

Christine : ooohhh... Monsieur Méphisto... je suis outrée par votre grossièreté!

Méphisto: Bon, continuons ! je lis que le sieur Carlus a choisi de présenter lui-même sa requête en se faisant assister, au besoin, du sieur Lucifer ! Salut, Lucif ! ça boume ? la petite vierge que tu devais me préparer est prête ?  

Lucifer : Elle se languit déjà de toi, Méphi ! 

Méphisto : Parfait ! Bon, Carlus, tu as la parole et nous te serions infiniment reconnaissants de nous la faire brève, s'il te plaît !

Carlus : Merci Monsieur le président. Mesdames et Messieurs les membres de cette honorable commission, je viens aujourd'hui devant vous pour demander réparation d'une horrible injustice commise à mon endroit. Votre commission, à la suite de ce qui ne peut être qu'un terrible malentendu, a interprété un de mes propos dans un sens contraire à celui que je voulais lui donner et je...

Méphisto : Bon, c'est bien ce que je craignais, Carlus, tu ne sais pas faire court ! alors je vais le faire à ta place ! Tu as dit en gros qu'une femme qui trompe son mari est une salope alors qu' un mec qui trompe sa femme n'a rien fait de grave ! Bon, je crois que c'est une vérité de bon sens et je demande aux membres de cette vénérable commission de voter l'acquittement.

Thérèse : Oh c'est un scandale !

Christine : les flammes éternelles de l'enfer, voilà le châtiment que cela mérite !


Carlus : Non, non ! s'il vous plaît ! Je n'ai jamais dit cela ! Ce que j'ai dit est totalement différent : j'ai dit que la charge affective mise dans une relation amoureuse n'était pas toujours aussi importante chez les hommes que chez les femmes et qu'en conséquence...

Méphisto : Excuse-moi, Carlus! C'est quoi, cette histoire de charge affective ?

Carlus : Euuhh... comment dire...? C'est, en quelque sorte...

Méphisto : (se tournant vers Lucifer) Dis-moi, Lucif, la petite possède une charge affective ?

Lucifer : Mieux que ça, Méphi ! Une charge explosive ! Elle n'attend que ta mèche...!

Méphisto : Parfait ! Allez, on t'écoute, Carlus !

Carlus : Je voudrais dire au préalable que je crois que les femmes sont les égales des hommes. Je le précise notamment à l'attention des membres féminins de la commission et...

Méphisto : C'est ça ! Passe-leur de la pommade, Carlus! A leur âge, c'est indiqué !

Carlus : ...et je suis prêt, sur ce point, à passer mon âme au détecteur de mensonges!

Méphisto : C'est déjà fait, Carlus, continue !

Carlus : Mais égales ne veut pas dire identiques! Il y a un certain nombre de domaines où nos sensibilités diffèrent ! Pour prendre l'exemple de l'amour...

Méphisto : Sois clair, Carlus, c'est bien la baise que tu appelles amour, là ? Appelons une chatte une chatte !

Carlus : Euuhh... oui, si on veut ! Donc pour prendre l'exemple du sexe, les  femmes mettent souvent beaucoup de sentiment, d'affection dans une relation sexuelle même illégitime, même de courte durée.

Méphisto : OK ! Il te reste deux minutes pour présenter tes conclusions

Carlus : C'est donc pour cela, Monsieur le président, mesdames et messieurs de cette honorable commission, que j'en arrivais à la conclusion que lorsqu'une femme trompe son mari, il y a beaucoup de chances pour qu'elle ne soit plus amoureuse de lui ! Alors qu'une telle conclusion est beaucoup moins évidente pour les hommes.

Méphisto : Une minute

Carlus : Il ne s'agit pas de morale ! L'homme et la femme adultères sont aussi fautifs l'un que l'autre! je dis seulement qu'il y a plus des chances que l'une soit amoureuse de son amant que l'autre de sa maîtresse. Je ne dis donc pas qu'elles sont des salopes, ni qu'elles sont plus fautives que les hommes, je dis au contraire que la femme adultère est une femme amoureuse... amoureuse de son amant ! Et donc que l'infidélité féminine est plus fatale pour le couple légitime que celle des hommes. 

Méphisto : Merci, mon cher Carlus! Lucifer, tu as vérifié le scanner cérébral ? Il a été sincère ?

Lucifer : parfaitement sincère, Président Méphisto !

Méphisto : des remarques, Mesdames ? 

Thérèse : je voudrais dire qu’il est trop facile de trouver des différences entre les hommes et les femmes qui sont toujours à l'avantage des hommes...

Méphisto : Eh oh ! On fait la guerre, nous, pendant que vous restez planquées dans vos chaumières! Faut pas pousser, quand même ! En plus il paraît que vous jouissez dix à quinze fois plus intensément que nous !

Thérèse : ah oui, Monsieur Méphisto, la guerre, le sexe! vous ne savez faire que ça...!

Carlus : je voudrais dire, Mesdames, que je n'approuve pas cette remarque du Président...

Méphisto : Bref ! Christine, un mot avant de passer au vote? 

Christine : Non, Monsieur Méphisto, rien à ajouter à ce qu'a dit Thérèse !

Méphisto : Messaline, ton verdict ? Où est-elle, encore ? Elle dort ? Pffttt... C'est vrai qu'elle a passé sa nuit dans une orgie monstrueuse hier soir ! Si je vous disais qui j'ai vu là...! Ah ça, mon brave Carlus, elle, on ne peut pas dire qu'elle mette beaucoup de sentiments dans ses partouzes, la Messaline! 

Carlus : Les femmes comme Messaline sont rares, Président

Méphisto : Allez on vote à mains levées! Qui est d'accord pour envoyer Carlus au paradis ? Deux voix contre: celles du paradis, deux voix pour: celles de l'enfer! En cas d'égalité, la voix du président est prépondérante! Mon cher Carlus, tu vas au paradis!

Carlus : Ouf ! Merci Président

Méphisto : Oh et puis...je vais même faire mieux ! Pourquoi tu irais te faire chier là-bas, alors qu'ils ne veulent pas de toi ? Allez je suis dans un bon jour! En vertu des pouvoirs que je me suis conférés, je te renvoie sur Terre! En échange, tu m'expliqueras, avant de t'en aller, cette histoire de charge affective ! Je crois que j'ai jamais essayé ça avec une meuf !

 

Voir les commentaires

La chute de l'Empire Gaulois

Publié le par Carlus

C’est curieux quand même : il y avait sur ce territoire un peuple gaulois et il a disparu ! Je ne sais pas si ses habitants s’appelaient eux-mêmes comme ça, mais ils existaient bel et bien. Ils étaient dispersés sur un vaste  territoire, certes ! Ils passaient leurs temps à se faire la guerre, certes ! Mais ils  avaient la même langue, les mêmes dieux,  les mêmes rites religieux, les mêmes traditions culinaires,  la même façon de s’habiller, de se marier, de s’enterrer, d'agencer l'intérieur de leurs maisons… D’une façon ou  d’une autre, ils avaient conscience de constituer une entité. Ils se sont même réunis une fois pour  lutter contre l'ennemi commun.

Et puis, un jour, ils ont fini par s'unir, par devenir un seul peuple.  Sous tutelle étrangère, comme c'est souvent le cas. Ils sont devenus Gallo-Romains. Plus ou moins volontairement.  Plutôt plus que moins d'ailleurs, après avoir perdu leur guerre de libération nationale. Je ne pense pas qu’ils se  soient jamais appelés Gallo-Romains d’ailleurs. Une chose est sûre: ils ont fini par disparaître. Culturellement, je veux dire.  Les Romains n’ont pourtant jamais interdit leur  religion, n’ont jamais persécuté leurs druides, ne leur ont pas demandé de changer de nourriture, ni  interdit leurs habits. Mais ils ont disparu quand même. Pas  physiquement, non ! Disparu en tant que peuple gaulois de culture celtique, en peu de temps.  D’autres peuples sont venus plus tard  sur leur territoire. Ils se sont mélangés. Ils sont devenus Francs, du nom des nouveaux vainqueurs, puis Français. Il n’y a pas eu de  massacres de Gaulois, mais les Gaulois ont disparu. Ou plus exactement, leur âme a disparu : langue,  religions, coutumes, habillements, traditions, druides, tout a disparu en quelques siècles comme par enchantement ! Il n'en reste pour ainsi dire rien !

Dans une autre région du monde, un peuple, pas plus nombreux que les Gaulois, certainement moins d'ailleurs, avait déjà été chassé  de son territoire et s’était déjà dispersé à la surface de la terre : le peuple juif. Pendant des  millénaires, ils ont été persécutés, chassés de certains pays, cantonnés dans des ghettos. Leur religion a été interdite, leurs  pratiques culturelles stigmatisées, certaines communautés massacrées… ! Et pourtant (ou peut-être à cause de cela), eux, ils ont  continué à se sentir peuple. Aux quatre coins du monde, ils ont continué à prier, à se baptiser, à se  marier, à danser, à chanter comme des juifs parce qu’ils se sentaient juifs ! Et ils ont même fini  par retourner dans  le pays d’où ils avaient été chassés plusieurs millénaires auparavant par…  je ne sais plus… des Babyloniens, des Mésopotamiens ou des Assyriens, bref, par des peuples qui n’existent plus aujourd'hui. Qui n’existent  plus culturellement, je veux dire ! remplacés ou noyés, comme les Gaulois, dans les grands bouleversements historiques,  culturels et migratoires  qui ont eu lieu au cours des siècles.

Quelles leçons tirer de cela ? Je vais vous le dire: je n’en sais fichtrement rien !  Mais j'ai des questions, si vous voulez  :

-  Lequel de ces deux peuples a eu le plus de chance ? Lequel a le mieux vécu ? Le malheur des juifs est-il compensé par la création de l'Etat d'Israël ? Autrement dit,  être (ou rester) peuple est-il un objectif absolu ? 

- Les Gaulois ont-ils gagné ou perdu au change en décidant de ne remplacer qu'un druide sur deux partant à la retraite ? Si ça se trouve, l'exception culturelle est une foutaise et il faut abandonner sa propre culture pour aller de l'avant, qui sait ?

- Et puis qui sait de quoi sera fait demain ?

- Quel Gaulois aurait osé prédire, après la victoire de César, que  l'immense Empire Romain serait battu quelques siècles plus tard par quelques hordes de barbares incultes ?

- Quel Romain  aurait osé parier, au début de notre ère, que la religion des esclaves de Rome deviendrait, quelques siècles plus tard,  celle des grands Empires d'Europe ?

Le paradoxe suprême étant qu'aujourd'hui, les nations pratiquant la religion des esclaves romains sont dans la situation de Rome à son apogée : puissantes, cultivées, arrogantes et blasées ; alors que  la foi inébranlable qui déplace les montagnes a le visage hideux de barbus sanguinaires qui rétablissent immédiatement l'esclavage dans les territoires qu'ils contrôlent.

 

Voir les commentaires

Chrétiens d'Orient

Publié le par Carlus

Ils habitent des petits villages perchés aux flancs de montagnes abruptes avec vue panoramique sur les plaines environnantes.  Question de survie, expliquent-ils. Depuis longtemps.

Ils déclarent à tout le monde qu’ils étaient là avant les autres. Mais tout le monde s’en fout. C’est vrai, quelle importance, maintenant ?

Les intellectuels issus de leur rang ont été de tous les combats contre la colonisation, contre le sionisme, pour la démocratie et pour le socialisme. Ils étaient membres fondateurs et idéologues du parti Baas, premier ministre de Sadam Hussein, grand argentier d’Hafez El Assad, chef de la diplomatie d’Hosni Moubarak.
Mais ils restent profondément méfiants envers le pouvoir politique qui les a toujours désignés comme boucs émissaires en temps de crise. 

Au Liban et en Syrie, ils se revendiquent descendants des Phéniciens, peuple de navigateurs qui parcourut le monde non pas pour le soumettre ou le coloniser mais pour y établir des comptoirs commerciaux.
Et de fait, quand ils émigrent, c’est souvent pour faire du commerce et pas pour vendre leur force de travail.

Ils ont souvent de la famille à l’étranger. Des hommes partis par vagues successives vers l'Amérique, ou le Brésil ou l'Argentine, ou le Mexique ou les îles de la Caraïbe, parfois vers l'Europe, pour fuir les persécutions religieuses… ou pour chercher fortune. L’un n’empêchant pas l’autre.

Ils ont vécu le génocide arménien comme une blessure intime et aujourd'hui encore un arménien, où qu'il soit dans le monde, est d'office leur frère.

Ils se disent plus modernes que leurs compatriotes musulmans. Et la preuve qu'ils apportent est que leurs femmes ne se cachent pas les cheveux sous un voile, sauf à l'intérieur d'une église ! Et de fait, la chevelure abondante des chrétiennes orientales est un vrai régal de beauté et de sensualité !

Ils aiment la France qui les a traités avec bienveillance pendant la colonisation, et la Russie qui a menacé à plusieurs reprises au fil des siècles d’intervenir en Turquie pour empêcher des massacres de chrétiens orthodoxes.

Ils ont le sens de la famille et aiment les beaux mariages mais sont souvent, sur la durée, des maris exécrables, autoritaires et jaloux et des épouses acariâtres et vindicatives.

Ce sont les Chrétiens d'Orient. Les miens. Si lointains et si proches à la fois.



Voir les commentaires