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Ukraine : les visionnaires

Publié le par Carlus

Ca fait un an déjà !  Poutine, avec l'approbation unanime de ses ministres, de ses conseillers, de son Etat-Major, des services secrets, du parlement, de la milice Wagner et du petit-fils de Tolstoï, décidait d'annexer l'Ukraine par une  guerre-éclair brève opération spéciale qui ne devait pas durer plus d'une semaine, promis-juré, lui avait-on promis ! 

Et chez nous, les habituels frères (soi-disant) ennemis mais d'accord à peu près sur tout, se bousculaient sur les plateaux télé pour étaler leurs talents de visionnaires et nous promettre que jamais, au grand jamais Poutine n'envahirait l'Ukraine ! 

Trouvé sur le Net, un modeste hommage à leur talent de visionnaire et à leur stature de chef d'Etat.

 

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Requiescat in pace, Sapiens

Publié le par Carlus

Au commencement, la Terre était peuplée de bactéries, d’amibes et d'autres  petites formes primaires de vie qui vivaient au fond des océans dans une biodiversité plutôt harmonieuse. Jusqu’au jour où l’une d’elles trouva par hasard un moyen original de se nourrir en utilisant l’énergie du soleil et en relâchant parallèlement un gaz mortel pour toutes les autres espèces : l’oxygène. Ce fut une énorme catastrophe écologique qui dura plusieurs millions d’années et fit disparaître de la surface de la Terre la plus grande partie des espèces vivantes bientôt remplacées par des organismes apparentés aux meurtriers qui savaient s’accommoder de l’oxygène et même en tirer profit.
Nous faisons partie de la longue lignée de ces génocidaires.


Beaucoup plus tard, mais il y a quand même fort longtemps, la Terre se peupla de ce qu’il convient d’appeler aujourd’hui les Dinosaures. Herbivores gargantuesques, carnivores insatiables, prédateurs redoutables, ils envahirent la totalité de la surface de la Terre qu’ils dominèrent sans partage pendant des millions d’années. Jusqu’au jour où un météorite un peu plus gros que les autres heurta la Terre, soulevant un nuage de poussière qui plongea la planète bleue dans une nuit  de plusieurs années. Les maîtres de la Terre disparurent alors, faute de proies pour le uns, de végétation pour les autres.

Alors et alors seulement, des formes de vie mineures purent sortir des terriers qui les avaient protégés de la catastrophe et purent à leur tour vivre au grand jour et se perpétuer en nombre.
Nous descendons de ces formes de vie fragiles qui ne durent leur place dans l'évolution qu’à une terrible catastrophe qui fit des milliards de victimes.


Eh quoi ? Il faudrait que la série s’arrête là ? Que l’histoire de l'évolution  prenne fin parce que cela ne nous arrange pas ? Il serait écrit quelque part dans le Livre d’Or de l’Univers que les catastrophes, moteur de l'évolution des espèces, arrêteraient de se produire à l’arrivée de l’homo sapiens sapiens ?

Allons, allons, mes amis, d’autres espèces, que nous ne soupçonnons pas, attendent leur tour pour se développer et dominer à leur tour la planète. Alors, je vous en conjure, soyons fair-play : respectons le cycle naturel de la vie et dépêchons-nous de disparaître afin de leur laisser la place.

Aussi, je vous en conjure, Poutine et Kadyrov, allez jusqu'au bout de votre détestation de l'Occident et déclenchez la guerre nucléaire; Courage, Kim Jong-un, lance tes missiles intercontinentaux, tues-les tous, tu deviendras le roi d'un monde dépeuplé;   Allez Khamenei, le 13e prophète arrive bientôt, offre-lui une planète vide d'humains afin que le jugement dernier puisse commencer sans tarder !

Allez, dépêchez-vous, acteurs inconscients et misérables, de jouer le rôle grandiose que les Forces de l'Univers vous ont confié ! Détruisez tout ! Le temps qui nous était imparti est écoulé ! Demain sera un autre jour mais pour d’autres espèces ! Pour nous il n’y a pas de futur ! 

 

 Carlus, prophète apocalyptique

 

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Marx, le camarade Valentin

Publié le par Carlus

 "La bourgeoisie se souviendra longtemps de mes furoncles" (Karl Marx)


 

Marx était marié à la baronne Jenny von Westphalen qui, en militante et femme amoureuse du grand homme, a longtemps vécu dans un relatif dénuement avec lui. Mais à l'époque de leur vie où ils étaient entretenus par l'ami et admirateur de Marx, l'industriel Engels, leur vie devint plus confortable et  ils eurent même droit à une bonne tous frais payés.

Oui, oui, une bonne, une servante, une bonniche, du genre qui dort à la maison pour pouvoir travailler 18 heures par jour, s'occuper des enfants, préparer les repas, faire la vaisselle, passer le balai, repasser les vêtements, vider le pot de chambre, etc... Tout ça offert par le richissime Engels pour permettre à Monsieur et Madame Marx de militer efficacement pour l'émancipation  de la classe ouvrière.

Mais avec une bonne en permanence à la maison et madame la baronne partie distribuer des tracts sur les marchés, que croyez-vous qu'il arriva ? Hé bien, notre bon Monsieur Marx, Karl de son prénom, engrossa la bonne !

Et quand la baronne Jenny Marx vit que sa petite bonne était enceinte, elle insista pour connaitre le nom du père, dans la mesure où la brave fille ne quittait pour ainsi dire jamais la maison. Quelle catastrophe pour le couple Marx, pensez-vous !

Mais non, voyons, réfléchissez une seconde ! Un type qui a la solution à tous les problèmes de l'humanité a également la solution pour régler ses propres problèmes.

Karl Marx alla donc quérir son ami, admirateur, protecteur et mécène Friedrich Engels, pour solliciter une fois de plus son aide. Il lui demanda  de déclarer  à son épouse Jenny que c'était lui, Friedrich, le responsable de cette grossesse inconvenante.

Ce qui fut fait. Engels assuma cette paternité et reconnut l'enfant.

On raconte que Jenny ne fut pas dupe de la manœuvre et que sa déception fut immense. Mais elle fit semblant d'y croire.

Comment Friedrich a-t-il présenté cela à  Jenny Marx ?  Personne ne le saura jamais évidemment. Mais on peut faire des hypothèses plausibles.

On sait que Jenny et Friedrich ne s'appréciaient pas beaucoup. J'aime à  penser que Engels a fait une menace à peine voilée à la baronne en lui disant qu'il regrettait d'avoir ainsi souillé sa maison et que si elle et son mari voulaient couper les ponts avec lui et ne plus le revoir, il comprendrait et s'exécuterait et disparaitrait de leur vie. Et j'imagine que la gentille baronne a dû réfléchir une demi-seconde à ce que lui coûterait en terme de train de vie de se fâcher avec le riche et généreux ami et mécène de son mari et lui a donc peut-être répondu avec une ironie cruelle "Mais non, voyons, la chair est faible ! C'est cette petite putain la seule responsable. Vous, nous n'y êtes pour rien, enfin voyons !"

Je pense aussi que c'est en remerciement de tout cela ( le soutien financier, le confort matériel ET la paternité) que le brave et richissime capitaine d'industrie Friedrich Engels a obtenu, éperdu de reconnaissance, l'insigne, l'immense, l'incroyable honneur de cosigner avec son ami Karl Marx Le Manifeste du parti Communiste, ouvrage qui, il en était convaincu, ouvrait les portes de l'avenir radieux  de l'humanité.

 


 

Un spectre hante l'Europe : le spectre du communisme. Toutes les puissances de la vieille Europe se sont unies en une Sainte-Alliance pour traquer ce spectre : le pape et le tsar, Metternich et Guizot, les radicaux de France et les policiers d'Allemagne.

Il en résulte un double enseignement. Déjà le communisme est reconnu comme une puissance par toutes les puissances d'Europe.

( Manifeste du Parti Communiste)

 

 

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Moi, Carlus, slameur

Publié le par Carlus

 

Après avoir essayé sans succès la poésie romantique, puis le haïku, voilà que j'attaque le Slam ! Peut-être est-ce dans ce style que mes mérites seront, enfin, reconnus !

Le slam peut se définir comme un poème protestataire sans forme précise composé de phrases très courtes et de rimes ridicules. Ca tombe bien, je suis assez doué pour la rime ridicule.

Le slam ne parle pas d'amour, ni du ciel, ni du printemps, ni de la rosée du matin sur les fleurs des champs. Il faut bien avoir ce point à l'esprit  pour apprécier mon premier jet !


 

Moi, quand j'étais petit 
Ma mère m'a souvent dit
Que j'étais une bandit
Mais voilà aujourd'hui
Maintenant j'ai grandi
J'ai beaucoup réfléchi.

C'est vrai c'est dur la vie
Ca peut vous rendre aigri
Mais avec un fusil
Et une machette aussi
Certains s'en sont sortis
Pourquoi pas moi hein, dis ? 

On me dit incivique
Quand je fous la panique
On me traite de cynique
Quand j'exhibe le fric
Tiré de mon trafic.
C'est une question d'optique
Pourquoi m' chercher des tics ?
Ah merde, voilà les flics
Ils sont vraiment sadiques

Ils me prennent par l'épaule
Et ils me foutent en taule
Pour des petites babioles
Comme tentative de viol
Ou incendie d' bagnole.
Dix-huit mois dans cette geôle
Je ne trouve pas ça drôle
Cette société m' désole !

Mais quand je sortirai
tu verras, j'écrirai
un bouquin à succès
où je dénoncerai
cette merde de société
qui punit à l'excès
les braves garçon comme moué !

Carlus, slameur 

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Amis de la poésie, bonsoir !

Publié le par Carlus

Discussions de poètes en 1928

Quand André Breton, Aragon, Desnos, Prévert,  Eluard, Queneau et quelques autres se rencontraient, de quoi parlaient-ils, à votre avis ?  de sexe, entre autres ! Et d'homosexualité aussi !

En 1928, les surréalistes organisent des séances publiques de "Recherches sur la sexualité" qui dureront jusqu'en 1932.  Quatre de ces séances - les première, deuxième, neuvième et quatrième- sont restées célèbres pour avoir permis de connaître  l’avis de certains surréalistes sur l’homosexualité ( et notamment celui, virulent, d'André Breton)

Séances de Recherches sur la sexualité  (27 et 31 janvier 1928)
Breton, Aragon, Desnos, Naville, Prévert, Morise, Eluart, Queneau et  d'autres



Paul Eluard - Que penses-tu de la pédérastie ?
 
Queneau - A quel point de vue ? Moral ?
 
Paul Eluard - Soit.
 
Queneau - Du moment que deux hommes s’aiment, je n’ai à faire aucune objection morale à leurs rapports physiologiques.

Protestations de Breton et de Péret
 
[...]
 
Prévert - Je suis d’accord avec Queneau.
 
Queneau - Je constate qu’il existe chez les surréalistes un singulier préjugé contre la pédérastie.
 
André Breton- J’accuse les pédérastes de proposer à la tolérance humaine un déficit mental et moral qui tend à s’ériger en système et à paralyser toutes les entreprises que je respecte.

Extraits la deuxième soirée :

Aragon - La pédérastie me paraît, au même titre que les autres habitudes sexuelles, une habitude sexuelle. Ceci ne comporte de ma part aucune condamnation morale, et je ne trouve pas que ce soit le moment de faire sur certains pédérastes les restrictions que je fais également sur les hommes à femmes.

BA.- Je suis de cet avis.
 
Desnos- Je ne crois pas que le point de vue moral ait à intervenir dans cette question. Je suis en général gêné par les affectations extérieures et les gestes efféminés des pédérastes. Néanmoins il m’est arrivé d’envisager sans répugnance, pendant un laps de temps très court, le fait de coucher avec un jeune homme que j’aurais trouvé particulièrement beau.
 
[...]
 
André Breton- Je m’oppose absolument à ce que la discussion se poursuive sur ce sujet. Si elle doit tourner à la réclame pédérastique, je l’abandonne immédiatement.
 
Aragon - Il n’a jamais été question de faire de la réclame à la pédérastie. La discussion prend ici un tour réactionnel. [...]
 
André Breton- Veut-on que j’abandonne la discussion ? Je veux bien faire acte d’obscurantisme en pareil domaine.

Extraits de la neuvième soirée, sur le même sujet :

SCHNITZLER.- J’accepte tout. Pour moi, c’est le même acte, la même chose. Je m’y suis livré trois fois.
 
[...]
 
Paul Eluard - La plus grande haine pour les lesbiennes mâles, la plus grande faiblesse pour les lesbiennes qui restent femmes. J’exècre les rapports ente hommes, à cause de la déformation mentale qu’ils causent. Jamais livré !
 
[...]
 
BRETON.- [...]. Les lesbiennes me paraissent très intéressantes.
 
[...]
 
Pierre Unik - Comment vous représentez-vous les rapports entre deux femmes et entre deux hommes ?
 
[...]
 
André Breton - Pour les femmes : rapports érotico-buccaux. Pour les hommes : sodomie intégrale. Cela me dégoûte complètement et je tiens les enculeurs mêmes pour des enculables, des défoncés.
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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