Eklablog Tous les blogs Top blogs Humour
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Russie : bilan d'étape de la guerre

Publié le par Carlus

A Davos, Alexander Stubb, le président finlandais a livré une analyse de la guerre en Ukraine. En distinguant trois niveaux : les objectifs politiques, la réalité militaire, et surtout la logique économique.

Pas de révélation choc, pas d'information inédite,  juste une analyse intelligente de choses que nous savons tous.

Résumé : 

Vladimir Poutine avait trois objectifs clairs en lançant cette guerre :  annexer l’Ukraine,  bloquer l’élargissement de l’OTAN,  affaiblir l’Europe.

Annexer l’Ukraine ?  Échec. 
L’Ukraine n’a jamais été aussi arrimée à l’Occident et avance désormais vers une adhésion à l’Union européenne. Et on n’imagine pas dans l’avenir, un président ukrainien élu préconisant un rapprochement plus étroit avec la Russie ( comme ce fut le cas parfois avant la guerre)

Bloquer l’élargissement de l’OTAN ? Échec. 
C’est l’inverse qui s’est produit. Dès le début de la guerre, La Finlande et la Suède ont précipitamment rejoint l’OTAN, malgré les menaces de représailles de la Russie Concrètement, avec ces deux pays, la frontière directe entre la Russie et l’OTAN a doublé de taille. 

Affaiblir l’Union Européenne ?  Echec.
On assiste aujourd’hui exactement au contraire. Le continent se réarme à une vitesse inédite depuis des décennies, avec des budgets de défense qui atteignent parfois près de 4 % du PIB dans les pays les plus exposés, et dépassent partout les niveaux d’avant-guerre d'Ukraine

Et la guerre elle-même ?

Une avancée russe irrésistible comme l’affirme les autorités russes ? la réalité est beaucoup plus prosaïque. Depuis deux ans, les gains territoriaux russes représentent moins de UN POUR CENT du territoire ukrainien.  A quel prix humain ? Selon des estimations de l’OTAN, évoquées à Davos, la Russie aurait perdu plus de TRENTE MILLE (30 000 !) soldats pour le seul mois de décembre. Pour quels résultats ? La prise revendiquée sans preuves irréfutables de localités secondaires.

Et l’économie russe ?  

L’économie russe est désormais structurée autour de la guerre. Inflation élevée, productivité en berne, dépendance massive à la dépense militaire et à un État qui irrigue en priorité les secteurs liés au conflit. En clair : l’économie tient parce que la guerre continue.  Hors du complexe militaro-industriel, la croissance est quasi nulle . La guerre est devenue trop importante pour l’économie russe. 

Conclusion du président finlandais 

l’Europe n’est pas aussi faible qu’elle le croit. Face à une puissance qui joue sa survie interne, notre principal atout reste la durée, la cohésion et le soutien à l’Ukraine. La vraie question est peut-être celle-ci : en Europe, ne surestimons-nous pas la Russie par pessimisme, au point d’affaiblir nous-mêmes notre position stratégique ?

Russie : bilan d'étape de la guerre

Voir les commentaires

Le déçu du Nobel

Publié le par Carlus

Dans une lettre envoyée au Premier ministre norvégien, Donald TRUMP écrit (entre autres) : 

"Cher Jonas, considérant que votre pays a décidé de ne pas me décerner le prix Nobel de la paix pour avoir empêché plus de huit guerres, je ne me sens plus tenu de penser uniquement à la paix, même si elle restera toujours ma priorité."

Chaque jour, sans aucune exception, ce type franchit les limites de la connerie, de la vulgarité, du manque de savoir-vivre, de l'absence totale de classe, de la puérilité et de la bêtise. 

 

Le déçu du Nobel

Voir les commentaires

L'Iran, notre avenir ?

Publié le par Carlus

Qu'un pays comme l'Afghanistan peuplé de paysans et de bergers montagnards vivant depuis toujours selon des rites ancestraux et des croyances millénaires soit sous la coupe de dirigeants religieux sauvages et obscurantistes, nous attriste, pour les femmes surtout, mais on finit par se dire que c'est, hélas, une situation  inévitable, presque normale et qu'on ne peut rien y faire, que le progrès et la démocratie ne peuvent pas s'imposer par la force aux peuples.

Mais qu'un pays de grande culture et de glorieuse histoire pluri millénaires comme la Perse puisse tomber dans les griffes répugnantes de dirigeants parmi les plus bornés, les plus incultes, les plus fanatiques, les plus imbéciles et les plus cruels que la Terre ait portés, nous laisse un sentiment d'infini tristesse, de révolte et de dégoût. 

Révolte accentuée par le constat que, dans le monde entier, sur tous les continents, les extrémistes obscurantistes de tous bords sont à l'assaut de la civilisation et par la crainte qu'ils finiront peut-être un jour par avoir le dernier mot et que l'avenir de l'humanité sera tôt ou tard  caractérisé  par la régression intellectuelle et culturelle, par la répression sauvage  de tous ceux et celles qui pensent et qui rêvent et par la victoire mondiale et trimphante de la barbarie.

L'Iran, notre avenir ?

Voir les commentaires

Il neige sur Paris

Publié le par Carlus

Et puis vinrent les neiges, 
les premières neiges de l'absence,
Et ce fut au matin, 
sous le sel gris de l'aube, 
un peu avant la sixième heure, 
comme en un havre de fortune, 
un lieu de grâce et de merci

Saint John Perse - Neiges

Il neige sur Paris

Voir les commentaires

Les ennemis de mes ennemis...

Publié le par Carlus

...ne sont pas forcément mes amis.

Bachar El Assad était un dictateur féroce et inhumain, MAIS il avait chez lui les mêmes ennemis que nous : les terroristes islamistes sunnites. 
Les chrétiens syriens soutenaient donc Bachar, puisqu'il les épargnait. Quand le dictateur est tombé, ils n'ont pas voulu le défendre. Normal, il était indéfendable. 
Mais aujourd'hui, comme les 12 autres minorités religieuses de Syrie, ils sont à nouveau l'objet d'humiliations, de harcèlements, de provocations et de violences. 

Quelques décennies à peine après la première guerre mondiale, deux monstres belliqueux ont pris le pouvoir dans deux grands pays d'Europe: Staline et Hitler. Ces deux-là détestaient les démocraties. Mais ils se détestaient aussi entre eux.  Les démocraties ont été forcé de passer une alliance objective avec l'un pour abattre l'autre. Que pouvaient-ils faire d'autre ? 
 
Trump est un connard qui n'a aucune sympathie ni aucun respect pour la démocratie, l'état de droit, la séparation des pouvoirs, la liberté de la presse, mais il déteste les mêmes gens que nous : tous ces assassins tortionnaires qui, sous la promesse de réduire les injustices, tuent, torturent et emprisonnent leurs adversaires. Certes, il les déteste juste parce que ces gens-là gênent le business. 
Mais j'ai envie de dire, qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse. Trop réjouissant de voir arriver à New-York un mec qui a forcé des dizaines de milliers de ses concitoyens à fuir le pays pour trouver refuge dans les pays voisins, trop agréable de savoir en prison un dictateur qui a emprisonné des dizaines de milliers d'opposants.
 

La Russie dénonce une agression armée. Sans aucune honte et sans peur du ridicule. Mais de leur point de vue, c'est normal, c'est eux qui ont été agressés ! D'ailleurs demandez à n'importe quel connard d'extrême droite, il vous le confirmera.
Mais au fond les connards d'extrême droite doivent se réjouir. Désormais, quand on dénoncera l'agression russe, ils pourront répondre "ah oui ? quand c'est l'Amérique, c'est une bonne chose et quand c'est la Russie, ça devient une mauvaise ? "

Dans  les quatre objectifs de "l'opération spéciale" Poutine avait mentionné la capture de Zelenski pour le traduire devant un second "Tribunal de Nuremberg".  Et d'ailleurs, il était dit partout que les troupes russes faisaient la guerre mais que la milice Wagner et les troupes tchétchènes avaient comme objectif principal de capturer ou de tuer Zelenski ou des membres importants du gouvernement ukrainien. 
Il a du regarder le succès de cet enlèvement de type mafieux avec la rage au ventre. Car déjà, son ami Trump, en recevant à plusieurs reprise Zelenski (même lorsqu'il tentait de l'humilier) lui a donné le statut d'interlocuteur incontournable. Et aujourd'hui, il fait la démonstration qu'il est toujours possible, en utilisant la surprise et des troupes d'élite, de capturer et d'exfiltrer un dirigeant ennemi. Ce que lui, Poutine, n'a pas su faire en quatre ans de guerre.

Les ennemis de mes ennemis...

Voir les commentaires

Que la paix soit sur la Terre ! Oui, mais...

Publié le par Carlus

Ceux-là même qui, pour un contrôle d'identité qu'ils estiment injustifié,  hurlent  à la stigmatisation et dénoncent une islamophobie généralisée en France, considèrent aujourd'hui le coiffeur juif de Sarcelles comme personnellement responsable de ce qui se passe à Gaza !

Mais ils maîtrisent parfaitement les règles qui régissent les opinions publiques occidentales : devant les caméras, ils dénoncent un "génocide" (et pourquoi pas ?), le racisme  ( ah oui, ça, ça  marche toujours avec les Français !)  et la mort d'enfants palestiniens ! Trois thèmes très consensuels en  Europe et aux Etats-Unis !
Par contre, on ne les verra jamais protester contre les massacres du même ordre commis par Boko Haram ou les milices du califat instauré en Irak et en Syrie !  


En face d'eux, Israël n'a pas encore trouvé son De Gaulle, ce mec qui arrivera au pouvoir avec mandat de mater la rébellion en sachant déjà qu'il signera la paix !
Ils en sont encore au stade où étaient les crétins de l'OAS, persuadés qu'on peut, avec la seule force militaire,  "mater la rébellion" et "pacifier" définitivement un pays contre la volonté de la totalité de ses habitants ! Et ils ont pour les soutenir dans cette analyse l'appui du dirigeant américain le plus con et le plus simpliste de l'histoire des Etats-Unis, un type qui a des propos et des analyses du niveau de ceux d'un Idi Amin Dada, d'un Bokassa ou d'un Kadhafi de tristes mémoires. 

Le malheur, c'est qu'en Israël, les chances que ce mec arrive  au pouvoir sont de plus en plus faibles ! Il faudrait déjà qu'il possède, comme tous ceux qui ont signé un accord de paix en Israël, l'aura et le charisme d'un fondateur ou d'un Général qui a fait la guerre victorieusement, pour ne pas être soupçonné de faiblesse voire de trahison. Mais les Généraux israéliens qui ont fait une guerre, une vraie,  sont vieux maintenant. Et la génération d'après n'a connu que des poseurs de bombes contre des civils ou des lanceurs de cailloux, ce qui leur a certainement mis dans la tête que le problème palestinien n'est rien d'autre qu'un problème de maintien de l'ordre et de comblement de tunnels.  Rien de plus !

Que la paix soit sur la Terre ! Oui, mais...

Voir les commentaires