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De Gaulle victime de l'humour

Publié le par Carlus

 

De Gaulle est connu pour ses mots souvent cruels pour ses interlocuteurs. Il existe cependant quelques rares cas où c'est lui qui a été la victime de bons mots. Trois exemples connus et "sourcés" (comme on dit aujourd'hui)


 

De Gaulle  rencontre le général  Massu  en pleine guerre d'Algérie. On sait que Massu hésitait à l'époque entre De Gaulle et les factieux.

De Gaulle : - Alors, Massu, toujours aussi con ?

Massu :  - Toujours gaulliste, mon général


 

Gisèle Halimi est reçue par de Gaulle pour demander la grâce présidentielle de deux de ses clients. De Gaulle la salue d'un "Bonjour madame", puis marque un temps de pause et lui pose  la question perfide que l'on posait à l'époque aux femmes non mariées qu'on voulait humilier:

- Madame ou Mademoiselle ? demande-t-il.

- Appelez-moi Maître, Monsieur le Président !'" répond l'avocate

Ses clients seront graciés deux jours plus tard.


 

De Gaulle a eu parfois des moments de tension avec certains des barons du gaullisme. Etait-ce le cas ce jour-là avec Couve de Murville ?

Lors d'une réception diplomatique, De Gaulle oublie le nom de son interlocuteur. Il se penche discrètement vers Maurice Couve de Murville, et lui demande .

_ Vous connaissez son nom ?

_ Oui.

_ Oui, mais qui ?

_ Oui, mon Général !


 

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Etait-ce vraiment mieux avant ?

Publié le par Carlus

On a tous tendance à penser qu'en politique, c'était mieux avant. Ben oui, il n'y avait pas les réseaux sociaux, les fake news, les attaques contre les premières dames, les accusations de trahison, les détournements de fonds ! 

Hé bien, pas du tout. Je vous raconte cela sur la "musique" (très très approximative) de la "Ballade des dames du temps jadis" de François Villon. Et cela évoque, bien entendu, des anecdotes que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaitre.


 

Dites-moi où, en quel pays,
Fut élu le grand Général
Qui fut par deux fois dans sa vie
Déclaré traitre à sa patrie
Une première fois par Pétain
Une deuxième fois en Algérie
Etait-ce vraiment bien mieux avant ?

Ensuite il y eu Pompidou
Ancien ministre du général
élu malgré le scandale
Fomenté par quelques voyous
Des proxénètes et des ministres
Des hommes de main, des journalistes, 
Etait-ce vraiment bien mieux avant ?


Et puis Giscard son successeur
(Celui de l'avion renifleur
Et des diners chez l'habitant)
Accusé bien injustement
-On le reconnait maintenant-
Dans l'affaire des diamants.
Etait-ce vraiment bien mieux avant ?

Souvenons-nous du Florentin
Celui qu'on nommait Mitterand
Et des suicides et des maitresses
Qui jalonnèrent sa vie d'Altesse
Ses vieilles amitiés pétainistes
Son respect pour des terroristes
Etait-ce vraiment bien mieux avant ?

 


Bon, si vous n'avez pas aimé (ce que je peux -difficilement- comprendre) , je vous offre comme lot de consolation, le beau poème de François Villon qui évoque non pas les femmes de sa vie, mais les héroïnes de la littérature, de l'histoire et de la mythologie

Dites-moi où, en quel pays,
Est Flora, la belle Romaine ;
Archipiades ne Thaïs,
Qui fut sa cousine germaine ;
Écho, parlant quand bruit on mène
Dessus rivière ou sur étang,
Qui beauté eut trop plus qu’humaine ?
Mais où sont les neiges d’antan !

Où est la très sage Héloïse,
Pour qui fut châtré et puis moine
Pierre Esbaillart à Saint-Denis ?
Pour son amour eut cette peine.
Semblablement, où est la reine
Qui commanda que Buridan
Fût jeté en un sac en Seine ?
Mais où sont les neiges d’antan !

La reine Blanche comme un lis,
Qui chantait à voix de sirène,
Berthe au grand pied, Bietris,
Allys, Harembourgis, qui tint le Maine,
Et Jeanne, la bonne Lorraine,
Qu’Anglais brûlèrent à Rouen ;
Où sont-ils, Vierge souveraine ? ….
Mais où sont les neiges d’antan !

Prince, ne cherchez pas cette semaine
Où elles sont, ni de cet an,
Que ce refrain ne vous ramène :
Mais où sont les neiges d’antan

 Et en bonus , le poème chanté par Brassens, en précisant que je trouve que la musique de Brassens ne colle pas vraiment avec la tonalité du poème . Mais bon, ça n'engage que moi.

 

 

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Imagine-t-on De Gaulle...?

Publié le par Carlus

ou Petites manœuvres électoralistes minables  de la campagne électorale actuelle (sans parler du fond)


 

Imagine-t-on De Gaulle...?

... en train de flatter bassement le responsable d'un autre parti qui pourtant ne le rejoint pas ? (comme Zemmour avec Ciotti) ?

... décidant, après s'être déclaré candidat, d'offrir sa candidature à qui veut bien se déclarer preneur (comme Hidalgo et Montebourg) ?

... déclarant comme préalable au renouvellement de sa candidature "J’ai acquis beaucoup plus de respect pour chacun" (comme Macron) ?

... proposant de quitter l'OTAN pour adhérer à l'ALBA ( ALliance Bolivarienne pour notre Amérique) aux côtés de Cuba, du Vénézuela, du Nicaragua... (comme Mélenchon en 2017) ?

... envisageant de ne se présenter que si les autres candidats veulent bien se désister (comme Taubira) ?

 

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De Gaulle, un mec chanceux

Publié le par Carlus

A l'occasion du 80e anniversaire du débarquement, quelques anecdotes peu connues à propos d'un type que j’aime bien : le Général de Gaulle !

Pour résumer, je dirais que pour moi, de Gaulle c’est le type qui a eu tout au long de sa vie  une chance de cocu ( pardon, tante Yvonne) !

Vous voulez quelques exemples ?

- Son mariage
Né d’une famille de vieille noblesse plutôt désargentée, il fait la connaissance d’une jeune et jolie fille nommée Yvonne Vendroux. (En fait, la rencontre semble avoir été arrangée en secret par la famille Vendroux, mais c’était fréquent à l’époque). Il tombe amoureux d’elle et décide de l’épouser.
Ah, quelle chance, la jolie fille en question appartient à une famille de riches industriels !
Voilà le jeune aristocrate désargenté à l’abri du besoin ! Quel bol ! C’est pas à moi que cela arriverait, ce genre de truc !

Pardon ? Non, non, pas de mauvais esprit, s’il vous plaît. Non seulement ce sont eux qui sont venus le chercher, mais en plus, tous ses biographes le disent, c’était un mariage d’amour et il a manifesté toute sa vie une grande tendresse pour Tante Yvonne !

Sa maison, la Boisserie
- Le 9 juin 1934, le lieutenant-colonel Charles de Gaulle et son épouse Yvonne achètent en viager une petite gentilhommière de quatorze pièces entourée d’un terrain de deux hectares et demi dans la charmante bourgade de Colombey-les-Deux-Eglises.

Oui, vous avez bien lu : Ils achètent EN VIAGER le domaine de la Brasserie (qu’ils rebaptiseront plus tard "la Boisserie" pour faire plus classe). Hé bien figurez-vous qu’un an à peine après la signature du contrat, la vieille dame propriétaire crédirentière meurt noyée dans sa baignoire. Les de Gaulle n’auront donc payé qu’une ou deux annuités pour acquérir la Boisserie.
C’est vraiment ce que qui s’appelle avoir du bol, avouez !

Comment ? Ah oui, je vous vois venir… ! Non, non, personne n’a jamais fait d’hypothèses crapuleuses sur la mort de la vieille dame ! Même ses pires ennemis, et il en avait, des ennemis, le bougre ! Et de ceux qui (à l’extrême droite, par exemple) n’auraient pas hésité une seule seconde à utiliser le moindre doute sur cette affaire !


Le chef de la France libre
- Le général Darlan, après avoir été un dignitaire du régime de Vichy, prend ses distances avec Pétain et entre en contact avec les Alliés. L’entrée en guerre en novembre 1942 des Forces Françaises d’Afrique du Nord aux côtés des Alliés est la conséquence majeure de son revirement.
Du coup, ce Darlan commence à intéresser Roosevelt et Churchill qui n’apprécient pas trop le caractère imprévisible et arrogant de de Gaulle.
Un peu plus d’un mois plus tard, en décembre 1942, Le général Darlan est assassiné. Par qui ? Par un jeune étudiant manipulé par un gourou royaliste qui voulait rétablir sur le trône de France (en pleine guerre mondiale !!!) le Comte de Paris.
C’est vraiment pas de bol pour Darlan. Entrer en guerre contre Hitler et se faire tuer par un gros couillon !

Par contre, pour de Gaulle, c’est tout bénef ! Il reste le seul représentant de la France libre (et c’est tant mieux !) .

 

L’attentat du Petit-Clamart
- Le 22 août 1962 à Clamart, un commando OAS organise un attentat contre de Gaulle pour lui faire payer, entre autres, le lâchage de l’Algérie. Le commando est composé de douze hommes, tous de formation militaire, répartis dans quatre véhicules et équipés d’armes automatiques, de pistolets-mitrailleurs et d’explosifs.
187 balles seront tirées par le commando, des dizaines d’impacts seront relevées sur la DS présidentielle dont plusieurs à hauteur des visages de Mme de Gaulle et du général (qui s’étaient baissés).
Bilan : Pas un seul mort, pas un seul blessé ! 187 balles tirées dans leur direction par des paramilitaires et pas un seul blessé !

Ah non, pardon, je dis une bêtise : le conducteur d’un véhicule qui arrivait en sens inverse, Monsieur Fillon (oui, oui, Fillon, ça ne s'invente pas !) a été légèrement blessé à la main.

Vous admettrez avec moi que la chance que ce mec a eue tout au long de sa vie est à peine croyable !

 

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De Gaulle vu par un racialiste

Publié le par Carlus

 

On se souvient tous du type qui, lors des dernières manifestations "Traoré",  déclarait à la foule que " La France, c'est-à-dire l'Etat français est un état totalitaire, terroriste, esclavagiste, colonialiste !"

Cet homme est le leader de Ligue de Défense Noire Africaine et il n'est pas seulement un orateur hors pair subtil et intelligent, il est aussi apparemment ... un historien de haut vol ! Mais oui mais oui ! 

Sur Twitter , il analyse le rôle du général De Gaulle pendant la dernière guerre mondiale et dévoile (quel scoop  !) quelles sont les forces qui ont libéré la France.  Ca vaut le détour ! 

Attention toutefois : Gaullistes cardiaques s'abstenir 


 
"Si Charles De Gaulle était un grand criminel, il fut aussi un fugitif de la seconde guerre dite mondiale, comme le dit si bien le savant Coovi Rekhmire (1) . Face à la débâcle française durant la guerre, De Gaulle prend la décision de fuir plutôt que défendre son territoire.

Ainsi, tel un fuyard incapable de mourir pour sa patrie, le 17 juin de Gaulle part aussitôt pour Londres afin de poursuivre soi-disant la guerre. Avec l’accord de Churchill et après l’annonce de l’armistice faite par le maréchal Pétain, il lance, de l’extérieur, un appel à la résistance sur les ondes de la BBC, le 18 juin. De Gaulle était incapable d’assumer ses responsabilités de général qu’il ne méritait manifestement pas.

Il ne reviendra qu’après la libération de la France par les Africains, bravoure africaine qu’il effacera des tablettes de l’histoire pour créer de toute pièce son mythe de résistant."


 

 

(1) j'ai cherché sur internet qui était ce "savant". Il semble avoir écrit un seul ouvrage intitulé "Les relations entre les Noirs et les Juifs de l'antiquité à l'époque contemporaine" . Ouvrage qui, selon la fiche de présentation, étudie "la question du prétendu "esclavage" des juifs en Egypte et  la question du rôle des banquiers juifs actionnaires et bénéficiaires de la Traite négrière".

 

 

De Gaulle vu par un racialiste

 

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César, De Gaulle et le djihad

Publié le par Carlus

La guerre commence par des émotions mais se gagne par la réflexion. Et si c'est souvent le plus fanatique, le plus énervé, le plus belliqueux qui gagne dans un premier temps, c'est le plus intelligent,  le plus stratège qui finit par l'emporter.


Dans les moments où l'Histoire semble s'accélérer, je pense souvent, je ne sais pas pourquoi, à deux généraux : César et de Gaulle.

Enfin si, je sais pourquoi !
Les Gaulois (enfin… plus exactement les différents peuples qui constituaient la Gaule) n'avaient pas de traditions écrites. Résultat : pendant longtemps, la seule source de connaissance des historiens sur cette civilisation, sur la "vie quotidienne des Gaulois au temps de Vercingétorix" fut un ouvrage écrit pour sa propre gloire par un général romain qui leur faisait la guerre : Jules César. Il leur faisait la guerre et pourtant les historiens d'aujourd'hui considèrent que, à part quelques points de détails destinés à forger sa légende, il n'y a rien de fondamentalement faux dans la description que César fait de la Gaule.

Les grands hommes d'état ne sont pas des gens ordinaires. Ils savent qu'ils travaillent (et qu'ils écrivent) pour l'Histoire et ne sont donc pas tentés par les techniques de propagande médiocres de leurs contemporains faites de mensonges, de mépris et de dénis de réalité. César a voulu comprendre la Gaule et les Gaulois avant de leur livrer bataille.

De Gaulle m'a toujours fait penser à César : L'un et l'autre étaient des généraux qui avaient de grands projets politiques pour leurs pays qui ne se réduisaient pas à "mater la rébellion" et maintenir le statu quo. Encore moins à retourner en arrière. Les deux ont étudié leur époque avant d'agir. Les deux avaient une vision globale de ce qu'ils voulaient faire de leurs pays. Les deux étaient des aristocrates pétris de culture classique, maniant parfaitement leur langue et qui, sans être des écrivains au sens propre du terme, ont laissé dans la littérature des œuvres de grande qualité. Le premier a "romanisé" la Gaule après l'avoir vaincu. Construire des routes et des aqueducs, moderniser l'administration, assurer la sécurité sur le territoire conquis, ce n'était pas banal à cette époque. Mais le résultat fut que les "guerres des Gaules" ancestrales se sont définitivement terminées et qu'aucun Brennus n'est venue par la suite dire aux romains "Malheur aux vaincus".

De Gaulle, lui, a pris en charge une décolonisation qui était inévitable, mais que seule la gauche communiste revendiquait. Sa vision de l'avenir,  il l'avait déjà exprimé dans plusieurs ouvrages écrits avant de rencontrer l'Histoire. Il a dit d'ailleurs quelque part que la meilleure école de commandement était la culture générale. Il fit l'analyse, en pleine guerre d'Algérie, au milieu des cris de haine et des passions, que l'intérêt de son pays n'était pas de "mater la rébellion", au prix fort de surcroît et de maintenir le statu quo. Partant de l'analyse que, d'une part, les colonisés deviendraient un jour majoritaire et d'autre part, qu'on ne pourrait pas éternellement les exclure du corps électoral, il fit le choix, contre la majorité des Français qui l'avait élu, de signer l'indépendance de l'Algérie et de proposer aux autres colonies des formes d'indépendance-association plus ou moins souples. 

Peut-être qu'un jour pas si lointain, viendra un grand homme d'Etat qui, comme César, comprendra que la pauvreté mène à la guerre et que aider les autres peuples à se développer économiquement et à rester chez eux est dans notre propre intérêt, et qui, comme de Gaulle, aura l'intuition que notre pays n'a pas une capacité illimitée à absorber massivement des populations ayant des cultures trop différentes de la nôtre.

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