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Black list politique

Publié le par Carlus

 Ceci est un article d'humour. Mais pas que...

Après un (mini) clash (que j'espère sans conséquence) avec un vieux copain cette semaine et une sérieuse dispute avec ma chérie (qui s'est réglée, je ne vous dirai pas où) je me suis décidé à mettre en œuvre un projet que j'ai à cœur depuis longtemps : faire la liste des opinions qui me fâchent et me mettent hors de moi afin de les communiquer préalablement à toute personne qui désirerait avoir une discussion politique avec moi. Je vous soumets en avant-première l'avant-projet.


 

Ma Blacklist politique

Cher(s) ami(s),

Je suis heureux de savoir que vous envisagez d'avoir une discussion politique avec moi. Je tiens toutefois, par courtoisie, à vous prévenir que mon taux d'adrénaline peut augmenter très rapidement et mes réactions devenir imprévisibles, si :

 

- si pour vous, Cuba est un pays où il fait bon vivre ("Le multipartisme est une multicochonnerie" - Fidel Castro)

 

 - si pour vous, Chavez et Maduro n'ont aucune responsabilité dans le fait que  le Venezuela soit passé en quelques décennies sous leur gouvernance, du stade de riche pays exportateur de pétrole à celui de pays parmi les plus pauvres d'Amérique latine.  ("Cuba est une mer de félicité qui s'étend jusqu'au Venezuela." Hugo Chavez 8/03/2000))

 

- si pour vous, les pédo-sataniques ont volé l'élection gagnée par Donald Trump (gagnée "by a lot" de surcroit !)

 

- si pour vous, dans la guerre qui se déroule sur le territoire ukrainien, c'est l'Ukraine l'agresseur et Poutine la pauvre victime (les miliciens Wagner et les tchétchènes de Kadyrov étant ses "aidants" bénévoles)

 

- si pour vous, l'Occident devrait cesser d'aider l'Ukraine (puis la Pologne, puis la Tchéquie, puis l'Allemagne, puis... puis l'Occident , en fait)

 

- si vous n'avancez aucune opinion franche et clairement exprimée mais procédez par allusions, sous-entendus, questions ambigües suggérant qu'entre l'Ukraine et la Russie, entre Trump et Biden, entre De Gaulle et Pétain, entre les juifs et Hitler, on ne sait pas qui a commencé les hostilités (mais qu'on sent bien que, comme Dieudonné, vous avez  quand même votre petite idée...)

 

- si vous avez honte de citer vos sources et vos modèles, si vous considérez tout historien reconnu, et même, d'une façon générale tout intellectuel connu, comme étant un menteur au service du "système" (et si vous leur préférez les "lanceurs d'alerte" de Twitter)

 

- si dans une conversation de politique intérieure française, vous introduisez systématiquement des allusions aux juifs, ou à la famille Rothschild, ou à Israël, ou à Roland Dumas ou à Dieudonné...

 

- si vous reprochez à la France de violer ses principes en matière de liberté, de droits de l'homme, de droits des femmes, de violences policières, de droit des sans-papiers, alors que dans les pays que vous aimez (pays de naissance, "de cœur" ou que vous soutenez politiquement) ces principes sont systématiquement violés, et parfois même inexistants sans que cela vous ne vous procure le moindre état d'âme.

 

- si quand vous n'aimez pas un politique, tous les moyens vous semblent bons et légitimes y compris les plus crapuleux (insultes, calomnies, fake news, légitimation de la haine et de la violence étendues à la famille et aux enfants...)

 

Donc, voilà ! En résumé, mes amis, mes frères, compagnons de route de ma vie, ex-collègues, inconnus que je vais continuer à croiser dans une soirée de mariage ou sur un blog, sachez, mes amis, que si l'une de ces opinions est exprimée par vous, je ne peux pas vous garantir de réussir à garder mon calme.

Mais  bon, je peux quand même vous garantir qu'il n'y aura pas mort d'homme.

Sauf cas de légitime défense, bien évidemment.

 


 

 

 

 

 

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Les déboires judiciaires du douanier Rousseau

Publié le par Carlus

 

Une anecdote (authentique) sur les déboires du Douanier Henri Rousseau, peintre du dimanche !

En 1909, un commis de deuxième classe à l’Octroi de Paris, (organisme chargé de toucher les taxes sur les marchandises entrant dans la capitale, d'où lui vient le surnom Douanier) âgé de âgé de 65 ans et nommé Henri Rousseau a des ennuis avec la justice. En effet, un de ses amis, Louis Sauvaget,  a profité de sa naïveté bien connue pour l'entrainer et le mettre en avant dans une affaire d'escroquerie bancaire. Ils ont été tous les deux pris la main dans le sac et jetés en prison en attendant le procès.

Henri Rousseau n'apprécie pas du tout l'univers carcéral et est prêt à tout pour en sortir. Mais, difficile d'envisager l'acquittement ou le non-lieu, lui explique son avocat, car il a été pris en flagrant délit. Son avocat lui propose plutôt de plaider la débilité mentale pour obtenir l'indulgence du jury. Rousseau accepte mais, étant de fait un peu simplet, il joue très mal son rôle et s'emporte à plusieurs reprises sur son avocat à haute voix dans le prétoire : "Bon, maintenant, c'est fini ? je peux partir ? ".

 

Les choses paraissaient mal plutôt mal parties pour lui, quand son avocat eu l'idée de la dernière chance. Il demanda qu'un des tableaux que son client peignait pendant ses loisirs soit accepté comme pièce à conviction de sa faiblesse mentale. La demande acceptée, il fit apporter un tableau de Henri Rousseau (on ne sait pas lequel) et le montra aux jurés en leur expliquant que ce  tableau éclatant de couleur, plein de singes et d'oiseaux exotiques, ignorant la perspective et les règles académiques en vigueur dans l'art pictural était bien la preuve irréfutable de la santé mentale défaillante de son client.

Le jury compatira et condamnera le douanier Rousseau à 1000 francs d'amende et deux ans de prison AVEC SURSIS. Notre homme ressortit donc libre du Tribunal et, éperdu de reconnaissance, remercia chaleureusement son avocat et le Président du Tribunal : "Merci bien, Monsieur le Président ! Merci ! Merci ! je ferai le portrait de votre dame !"

L'histoire ne dit pas si le Président a accepté son offre. 

 

Les déboires judiciaires du douanier Rousseau

 

 

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"Mon" chère Jane B.

Publié le par Carlus

Quelle unanimité dans les hommages à Jane Birkin ! Moi aussi je l'aimais bien. Surtout sa jolie façon de confondre (volontairement ? on ne saura jamais) les articles masculins et féminins. Mais quand j'apprends qu'elle n'était pas qu'une jolie femme chantant de jolies chansons, mais qu'elle était aussi connue pour ses prises de position en faveur des... comment pourrait-on appeler cela...? disons en faveur des droits civiques, je suis un peu surpris.

En gros, la presse nous apprend qu'elle a activement milité pour quatre combats qui lui tenaient à cœur
- la lutte contre la peine de mort
- la lutte pour le droit à l'avortement
- son soutien aux sans-papiers
- son engagement féministe

Bien, alors prenons ses points un à un, dans le désordre:

- Son engagement féministe.

Toutes les femmes sont féministes. Ca dépend de ce qu'on met derrière ce  mot. Ma mère était féministe. Sandrine Rousseau aussi est féministe quand elle défend le voile islamiste et moi-même je pense être féministe quand je suis hostile au port du voile (tout en étant sceptique sur les moyens de l'interdire).

Mais, s'agissant de ma chère Jane, le problème est plus complexe : Est-ce qu'une femme qui s'est cantonnée toute sa vie dans un rôle de femme-enfant, une femme qui gardé toute sa vie le délicieux accent d'une jeune anglaise au pair, une femme qui a été toute sa vie une Galatée follement éprise de son vieux Pygmalion libidineux (dont j'aime les chansons, ne confondons pas tout), est-ce donc qu'une femme avec ce profil peut être considérée comme une féministe ? Peut-être que Oui, je ne suis pas arbitre en la matière, mais qu'on me laisse exprimer une certaine incompréhension sur ce qu'était le féminisme de ma chère Jane.


- Sa lutte contre la peine de mort

Elle était contre la peine de mort, Jane ? C'est pas vrai !!! Ohlala...!!! Quel courage, quelle abnégation ! Mais elle n'a pas eu peur de se faire des ennemis, la Jane ?  Je suppose que cette position courageuse lui a fermé bien des portes dans le monde de la musique, du cinéma et de la télévision bien connu pour être un repaire d'obsédés de la guillotine ! Bon, vous aurez compris, rien à ajouter sur ce point sinon redire mon immense admiration pour son courage extraordinaire !

 


- la lutte pour le droit à l'avortement

Jane militait pour le droit à l'avortement. Bravo ! Mais force est de constater que, à part quelques cathos intégristes (qui de toute façon, iront faire avorter leurs filles de 16 ans si elles tombent enceintes...) il n'y a pas beaucoup de femmes en France qui sont contre. Mais bon, c'est un combat de notre siècle, et même s'il n'est pas très original ni spécialement courageux, je respecte l'engagement de ma chère Jane. Moi, j'aime bien quand même quand on rappelle que, même autorisé, l'avortement est un drame. Mais bon, ça c'est une option facultative. Et puis si ça se trouve, elle l'a dit, "mon" chère Jane.


- Son soutien aux sans-papiers

Militer pour la dignité des damnés de la Terre, privés de tout (y compris du droit d'être présent sur notre sol) est un combat individuel noble et généreux. C'est le message du Christ dans la parabole du bon Samaritain, c'est l'idéal humaniste des gens pour qui tous les hommes sont frères... Bref, un bel idéal.
Mais quand un People confond aider un être humain dans la détresse et promouvoir (activement ou pas) l'immigration unilatéral et sans contrôle, c'est très énervant. Tout échange entre nations fait l'objet d'un contrat, toute alliance politique, militaire ou économique fait l'objet d'une convention écrite. Les échanges de populations doivent aussi être contractuels et réglementés. Laissons à Dieu (et à ses disciples) ce qui est à Dieu (partager son manteau, sa maison, son compte banque, n'est-ce pas, ma chère Jane ?) et à César ce qui est à César (passer des accords diplomatiques, économiques, militaires ET démographiques ET les moyens de les faire respecter)

Ne confondons pas tout, ma chère Jane, aider un frère humain dans la détresse, l'accueillir chez soi, lui offrir le gîte et le couvert est une preuve de bonté, mais se donner un vernis de générosité en réclamant, de fait, le droit à l'immigration sans règle et  sans contrôle pour des millions de gens en est une autre, totalement différente.

Et finalement une chose pas si généreuse que ça puisque, en tout état de cause, la grande majorité des peoples qui "soutiennent", comme toi, les sans-papiers ne vivent PAS dans les quartiers investis par leurs protégés.

 

 

 

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Les p'tits papiers

Publié le par Carlus

(Je vous promets que c'est beaucoup mieux en le chantant) 

Laissez passer
Les sans-papiers
C'est leur façon
Papier Canson
de remercier
Papier gaufré
l'amphitryon

Laisser piller
Les émeutiers
Bus et boutiques
Papier musique
Juste un bémol
Papier et colle
Pas les écoles

Laissez pleurer
Papier glacé
Les mécréants
Papier collant
Tous ceux qui doutent
Papier tue-mouches
Sont condamnés


Et toi tu pleures
Papier à fleurs
Et tu paniques
Papier musique
C'est ton destin
Papier vélin
Et ton chagrin

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Je suis urbain

Publié le par Carlus

 

Je suis urbain.
J'aime bien la foule des fins de journées,
Les cinémas jusqu'à minuit
Et les taxis au coin des rues.
J'aime bien aussi les petits bistrots,
Les grands boulevards, les petites rues.

Je suis urbain,
j'aime bien toutes les cuisines du monde,
L'arrabiata et la pizza,
Le taboulé, la crèpe au sucre,
Et les sushis, et les accras
Tout cela à portée de main.

Je suis urbain.
J'aime bien avoir tout près de moi
un kiosque avec plein de journaux,
des librairies remplies de livres
où je trouverai celui que je cherche
mais surtout ceux que je ne cherche pas.

Je suis urbain.
J'aime bien la ville l'après-midi,
les bancs publics des amoureux,
la promenade des petits vieux
les discussions de jeunes mamans,
les tobogans de leurs enfants.

Je suis urbain.
J'aime les théâtres inconfortables
J'aime bien aussi les p'tits musées,
En compagnie d'une érudite,
Ou bien avec mes petits-enfants
Pour voir leurs grands yeux étonnés

Je suis urbain.
J'aime bien les crépuscules blafards
J'aime bien les néons dans la nuit,
J'aime bien les rues après la pluie,
Et les rues vides au petit matin.

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De Gaulle victime de l'humour

Publié le par Carlus

 

De Gaulle est connu pour ses mots souvent cruels pour ses interlocuteurs. Il existe cependant quelques rares cas où c'est lui qui a été la victime de bons mots. Trois exemples connus et "sourcés" (comme on dit aujourd'hui)


 

De Gaulle  rencontre le général  Massu  en pleine guerre d'Algérie. On sait que Massu hésitait à l'époque entre De Gaulle et les factieux.

De Gaulle : - Alors, Massu, toujours aussi con ?

Massu :  - Toujours gaulliste, mon général


 

Gisèle Halimi est reçue par de Gaulle pour demander la grâce présidentielle de deux de ses clients. De Gaulle la salue d'un "Bonjour madame", puis marque un temps de pause et lui pose  la question perfide que l'on posait à l'époque aux femmes non mariées qu'on voulait humilier:

- Madame ou Mademoiselle ? demande-t-il.

- Appelez-moi Maître, Monsieur le Président !'" répond l'avocate

Ses clients seront graciés deux jours plus tard.


 

De Gaulle a eu parfois des moments de tension avec certains des barons du gaullisme. Etait-ce le cas ce jour-là avec Couve de Murville ?

Lors d'une réception diplomatique, De Gaulle oublie le nom de son interlocuteur. Il se penche discrètement vers Maurice Couve de Murville, et lui demande .

_ Vous connaissez son nom ?

_ Oui.

_ Oui, mais qui ?

_ Oui, mon Général !


 

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La calomnie, Monsieur !

Publié le par Carlus

Comment ? On me dit que Beaumarchais aurait dénoncé la rumeur calomnieuse (celle qu'on appelle rumeur complotiste, en Français moderne) ???

Il nierait donc, s'il était encore là, que les médecins du monde se sont ligués pour injecter un poison létal à des milliards de gens ? Il contesterait que des pédophiles sataniques nous gouvernent et que la première dame de France n'en serait pas une ?

Où a-t-il dit cela, dites-moi, je vous prie ? Dans Le barbier de Séville Acte II scène 8 ?  Je vais de ce pas, vérifier !


 Basile :

La calomnie, Monsieur !
J'ai vu les plus honnêtes gens près d'en être accablés.
Croyez qu'il n'y a pas de méchanceté, pas d'horreurs, pas de conte absurde, qu'on ne fasse adopter aux oisifs d'une grande ville en s'y prenant bien ;  Et nous avons ici des gens d'une adresse !

D'abord un bruit léger, rasant le sol comme l'hirondelle avant l'orage pianissimo, murmure et file, et sème, en courant, le trait empoisonné.
Telle bouche le recueille, et piano, piano, vous le glisse en l'oreille adroitement.
Le mal est fait ; il germe, il rampe, il chemine, et rinforzando de bouche en bouche il va le diable !

Puis, tout à coup, je ne sais comment, vous voyez la calomnie se dresser, siffler, s'enfler, grandir à vue d'œil. Elle s'élance, étend son vol, tourbillonne, enveloppe, arrache, entraîne, éclate et tonne, et devient, grâce au ciel, un cri général, un crescendo public, un chorus universel de haine et de proscription.
Qui diable y résisterait ?

Le barbier de Séville ou la Précaution inutile

Acte II scène 8

 

 


 

 

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Les bons mots de Talleyrand par Sacha Guitry

Publié le par Carlus

Vu récemment sur une chaine Cinéma le film "Le Diable boiteux" de Sacha Guitry sur la vie de Talleyrand. Sacha Guitry y joue le rôle de Talleyrand et le but du film semble être surtout de nous montrer l'admiration sans borne qu'éprouve l'auteur de bons mots préféré  des Grosses têtes de Ruquier pour le diplomate auteur lui aussi de nombreux bons mots.

Une grande partie du film comporte un bon mot toutes les 30 secondes. Je pense qu'ils sont tous authentiques et que Guitry n'aurait pas eu l'audace de mettre dans la bouche de Talleyrand des mots qu'il aurait lui même inventés.

J'en ai noté quelques uns qui m'ont amusés (mais peut-être est-ce leur fréquence qui provoque l'amusement)


 

La fiancée de Talleyrand lui demande
- Comment dois-je vous appeler devant les autres?
- Monseigneur
- Et dans l'intimité ?
- Mon Seigneur, mais en deux mots

 

Toujours pendant l'engagement, il demande à sa fiancée
- Avez-vous des défauts, Madame ?
- je crois que je n'en ai point, Monseigneur
- Hé bien, je vous en donnerai, j'en ai à revendre.

 

A ses 4 domestiques
- Messieurs, j'ai pris la décision de vous augmenter à la fin du mois
- Merci monseigneur
- Il n'y a pas de quoi. Vous êtes quatre, vous serez désormais cinq.

 

Napoléon lui demande pourquoi il a épousé une femme réputée sotte.
-Sire, les sottises d'une femme intelligente compromettent son mari. Les bévues d'une sotte ne compromettent qu'elle.

 

Napoléon lui dit :
- Vous vous en tirez toujours par de bons mots.
- Sire, je n'ai jamais dit un bon mot de ma vie. Je ne dis que des mots justes.

 

Napoléon lui demande son avis sur le nouveau Grand Chambellan
- Sire, je vous déconseille Monsieur de Barante pour le poste de Grand Chambellan. Je ne le crois pas capable de se faire des ennemis.

 

A Napoléon (sur la chance qui s'est toujours penchée sur sa destinée)
- Et qu'on m'explique encore pourquoi le roi Louis XV s'est tellement hâté d'acquérir la Corse en 1768. Sire, 6 mois plus tard vous naissiez italien.

 

A un ami qui demande :
- Que pensez-vous de Rémusat
- je l'aime beaucoup et pourtant c'est un vieil ami.

 

A propose de Chateaubriand
- Chateaubriand a demandé de mes nouvelles ? Quelqu'un lui aura dit que j'étais en bonne santé alors il s'inquiète !
Et lui comment va-t-il ?
- Il croit qu'il devient sourd
- C'est parce qu'il n'entend plus parler de lui


 

 

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Soyez bénis, gens de la...

Publié le par Carlus

On trouve tout sur Internet, devenu une énorme de base de données de toute l'histoire humaine (et de toute la connerie aussi, oui, je sais !)

Le preuve, en ce début Juillet, je pense à mes premières colonies de vacances et un air me revient en mémoire : "Soyez bénis, gens de la cuisine". Non...!!! je ne vais quant même pas trouver ça sur le Net ?! Hé bien si, je l'ai retrouvé sur Daily Motion. Un petit hommage quotidien tout simple que nous devions adresser avant chaque repas aux cuisinières sous le regard amusé des adultes.

Soyez bénis, gens de la cuisine,
Nous vous devons de grands bonheurs.
Et si jamais l'amour me taquine,
Un cordon bleu aura mon cœur

 


 

 

Mais pourquoi remercier seulement les gens de la cuisine ? Aujourd'hui, il y a beaucoup d'autres personnes qui méritent d'être remerciées et bénies


 

Les médecins, par exemple

Soyez bénis, gens de la médecine
De vous occuper de nos corps.
Et si jamais l'amour me taquine
Une médecin aura mon cœur


 

Les policiers, bien sûr

Soyez bénis, gens de la police
Vous nous protégez à toute heure
Et si un jour l'amour me taquine
Une policière aura mon cœur


 

Les Iraniennes,  aussi

Soyez bénies, fières Iraniennes
Qui chaque jour surmontez la peur
Et si jamais l'amour me taquine
Un Iranienne aura mon cœur


 

Les Ukrainiens, j' y tiens absolument

Soyez bénis, combattants d'Ukraine
Vous vous battez avec honneur.
Et si jamais l'amour me taquine
Une Ukrainienne aura mon cœur


 

 

 

 

 

 

 

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Notre éternité perdue

Publié le par Carlus

Mesdames et Messieurs,  écoutez l'histoire très triste et très pitoyable de la déchéance du clan des machos (mon clan, ma tribu, ma famille !) et du très cruel et  très misérable sort qui lui a été infligé.

- Au début, au tout début, on avait beau vivre en clan, on ne savait pas qu’on était papa. On pensait que les femmes faisaient les enfants toutes seules. C’est vrai que le rapport entre un coup furtif datant de neuf mois et la naissance d’un petit n’était pas évident !
Nous avons la mémoire courte, c’est ballot, hein !

- Mais très vite, elles nous ont fait remarquer que les enfants, en grandissant, ressemblaient furieusement à certains membres du clan. On leur a répondu "mais c’est une coïncidence, nous n’y sommes pour rien !"
Non mais ! On veut bien vous aider, mais collectivement !

- Alors, elles nous ont fait remarquer que les petits ressemblaient aussi beaucoup à des membres morts depuis quelque temps. Et même qu'ils avaient les mêmes taches de vin, le même strabisme, les mêmes maladies rares. De là à imaginer que les ancêtres se réincarnaient dans les petits qui naissaient, il n’y avait qu’un pas ! 
Un pas que nous avons franchi allégrement ! C'était tentant, avouez !

- Nous nous sommes mis alors à creuser et à développer cette idée : Nous sommes immortels car chacun de nous retrouve la vie après la mort dans le corps d'un bébé, et ce indéfiniment. Nous avons donc créé des cérémonies funéraires de plus en plus solennelles et grandioses qui sont devenues des cultes aux ancêtres.
Puis des cultes aux ancêtres des ancêtres des ancêtres jusqu'à l'Ancêtre Premier.

- Et  du coup, nous avons découvert, parce que cela nous arrangeait désormais, qu’il y avait un rapport entre la naissance des bébés et le coït furtif neuf mois auparavant ! Les petits avaient donc désormais un papa et une maman
Non, non, calmez-vous, chers amis ! C'était plutôt progressiste à l'époque ! 

- Oui mais, nous avons rapidement (en à peine quelques centaines de milliers d’années) été pris d’un doute : je vais me réincarner dans les enfants des enfants que MOI j’ai faits ! Mais si l'enfant n'est pas de moi, son fils et le fils de son fils  n'auront pas mes gènes et là, je l'aurai dans le baba ! Il est vrai que dans ces temps reculés, nous coïtions (et même violions)  un peu à la va comme je te pousse !
D'où la question qui tue : comment assurer ma réincarnation à MOI et pas celle du voisin de la yourte d'à-côté ?

- Pour lever ce doute, pour être certains que nos enfants (et leurs enfants, et les enfants de leurs enfants dans lesquels nous sommes censés nous réincarner) seraient bien de nous, nous avons un peu modifié les règles cultuelles ! Oh des petits détails techniques de rien du tout : culte de la virginité, fidélité féminine requise sous peine de mort et cantonnement aux tâches domestiques à l’intérieur du foyer pour éviter toute tentation !
Voilà, le tour est joué, les enfants seront de MOI et c'est bien moi qui serai réincarné !

 

- Oui mais voilà, c'était trop beau pour durer. Quelques dizaines de milliers d’années après, elles ont repris leur liberté, conquis le droit de disposer de leur corps comme elles l’entendent, exigé une stricte égalité avec les hommes, décidé de faire des enfants toutes seules.
Ah les garces ! Jouez comme ça avec nos gènes et nos vies futures !

- Pauvres de nous, qui avons perdu successivement notre insouciance sexuelle, notre réincarnation pour les siècles des siècles et notre statut de mâle dominant et de père tout-puissant, tout ça parce que des hordes de garces et de furies ont décidé de se venger de nous !
Priez pour nous, pauvres machos, maintenant et à l'heure de notre mort (définitive et sans réincarnation) !

 

 

 

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