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Quel dommage, vraiment !

Publié le par Carlus

 

Quel dommage vraiment ! A peine la défenseure des droits avait-elle émis l’idée géniale qu’on pourrait dispenser certains quartiers de la présence des forces de l’ordre – ou tout au moins, des contrôles de police — qu’une série de violences urbaines venait démontrer que les quartiers en question ne sont  pas des endroits paisibles troublés juste par la présence des forces de l’ordre, mais au contraire des jungles sans foi ni loi où même les ados se promènent avec des armes à feu et où règnent la violence, le racket et le trafic de drogue. 

                                             ° ° ° °
Quel dommage, vraiment ! A peine Pascal Praud avait-il fini de dire, pour justifier de l’inutilité des mesures prises par les pouvoirs publics, "Regardez,  le Portugal a laissé tous ses commerces, ses restaurants et ses musées ouverts et il ne s’est rien passé !" qu’on apprenait que le Portugal prenait une mesure de confinement en raison de l'explosion de l'épidémie.

A peine avait-il fini de dire, pour justifier de l’inutilité des mesures prises par les pouvoirs publics, "regardez ! La Guadeloupe a fait son carnaval et il ne s’est rien passé !" qu’on apprenait qu’une troisième vague de l’épidémie menaçait l’île.

Cette épidémie fait rien qu'embêter Praud et ses chroniqueurs !

                                             ° ° ° °

Quel dommage, vraiment ! Ce regain de l'épidémie en Guadeloupe est d’autant plus regrettable qu’un pharmacien guadeloupéen annonçait la semaine dernière une nouvelle qu’il qualifiait lui-même de "mondiale" : la découverte d’un traitement curatif contre la Covid. Le traitement en question étant un sirop à base de plantes locales (herbe à pic) utilisée (depuis 170 ans, dixit le site dédié) pour soigner les refroidissements la fièvre, le rhume et la toux. Le pharmacien qui présentait son produit  comme efficace à 100 % (mais sans se prévaloir de l’avis d’aucune autorité de santé) a tenu à la fin de l’interview à remercier, avec beaucoup d'émotion dans la voix, ses ancêtres pour lui avoir transmis leur pharmacopée traditionnelle qui va aujourd’hui sauver l’humanité.

                                             ° ° ° °

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La langue doit-elle évoluer ?

Publié le par Carlus

 

    Le temps a laissié son manteau
    De vent, de froidure et de pluye,
    Et s'est vestu de brouderie,
    De soleil luyant, cler et beau.

    Il n'y a beste ne oyseau,
    Qu'en son jargon ne chante ou crie ;
    Le temps a laissié son manteau
    De vent, de froidure et de pluye.

    Rivière, fontaine et ruisseau
    Portent, en livree jolie,
    Gouttes d'argent d'orfaverie,
    Chascun s'abille de nouveau:
    Le temps a laissié son manteau.

     Charles d'ORLÉANS

 


Carlus, avez-vous appris votre récitation ? Allez, on va vérifier cela, au tableau !

Le temps a laissé son manteau
"Laissié", mon garçon pas "laissé" ! laissié ! Articule, s'il te plaît !

De vent, de froidure et de pluie,
De pluye ! plu-ye ! Il faut articuler mon garçon ! Fais un effort enfin ! si tout le monde se met à avaler la dernière syllabe des mots, on ne se comprendra plus dans ce pays !

Et s'est vêtu de broderie,
Mais enfin tu le fais exprès ou quoi ? PAS broderie! brouderie ! brou brou ! pas bro ! Attend écoute-moi bien, là je dis BRO B-R-O et là je dis BROU B-R-O-U ! Tu n'entends aucune différence ? Si ? bon alors continuons !
 
De soleil luisant, clair et beau.
Ecoute-moi, bien Carlus, le mot juste est "luyant" et ça a un sens bien précis en français! Ca veut dire éclairé, brillant, qui répand de la lumière et la langue française est si bien faite que la sonorité du mot luyant reflète cette lumière, cette brillance ! Tu la vois, cette lumière ? Oui ? Alors tu vois bien que ce n'est pas du tout le cas du mot luisant que tu as utilisé ! Ca ça ressemble à... à quoi ? à  nuisant, tiens  ! tu le trouves nuisant, le soleil ?  non mais répond-moi ! tu estimes que le soleil est une nuisance pour l'homme et la nature ? Non ? ALORS EMPLOIE le mot "luyant", tonnerre de Brest ! Allez, on continue !

Il n'y a bête ni oiseau
Petite question Carlus : pourquoi tu ne prononces pas le S de beste, mon petit ? C'est très difficile pour toi ? C'est une énorme corvée de dire beste ? D'où te vient cette habitude de ne pas prononcer les S de beste, de hospital et de baston ? I Il faudra donc que je te bastonne pour te faire entrer le satané S dans la teste ?
 
Qu'en son jargon ne chante ou crie :
" Le temps a laissé son manteau
De vent, de froidure et de pluie. "
Bon je vais laisser tomber ! je comprends que je suis en train de prêcher dans le désert ! Autant pisser dans un violon ! C'est très bien, la langue évolue sous la pression de Môssieur Carlus et les mots "laisser" et "pluie" seront bientôt acceptés par les grammairiens ! Allez, on termine ce poème dans la joie et dans la bonne humeur!

Rivière, fontaine et ruisseau
Portent en livrée jolie
Goutte d'argent d'orfèvrerie ;
Chacun s'habille de nouveau :
Le temps a laissé son manteau.
Et voilà "l'orfaverie" qui devient "orfèvrerie" sous l'action conjuguée de la volonté de môssieur Carlus et de la démission générale des adultes de ce pays ! Moi je dis bravo  et j'applaudis des deux mains !

Je vais quand même te mettre un deux ! Pourquoi ? Pour récompenser ta bonne volonté ! Tu l'as quand même appris ce poème ! Ah oui, avant d'en faire une œuvre personnelle et de l'ânonner avec des mots bien à toi, on voit bien que tu as fait un effort ! Et pour cet effort, je te mets la note de DEUX, mon petit Carlus !  Allez, va t'asseoir, maintenant !  Au suivant!

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Roméo et Juliette 2009

Publié le par Carlus

JULIETTE. - N’es-tu pas Roméo et un Montaigu ?

- Tu es là ? au fait Carlus, ça signifie quoi ? Charles ?

ROMÉO. - Ni l’un ni l’autre, belle vierge, si tu détestes l’un et l’autre.

- Oui, mais j’ai un deuxième prénom, si tu n’aimes pas celui-là

JULIETTE. - Comment es-tu venu ici, dis-moi ? et dans quel but ? Les murs du jardin sont hauts et difficiles à gravir. Considère qui tu es : ce lieu est ta mort, si quelqu’un de mes parents te trouve ici.

- Je peux te poser une question : Tu m’as dit que tes filles s’amusaient sur ce genre de site, tu n’as pas peur que ce soit pour t'espionner ?

ROMÉO. - J’ai escaladé ces murs sur les ailes légères de l’amour : car les limites de pierre ne sauraient arrêter l’amour, et ce que l’amour peut faire, l’amour ose le tenter ; voilà pourquoi tes parents ne sont pas un obstacle pour moi.

- Si c'est le prix à payer pour te rencontrer, je veux bien prendre le risque de me faire espionner par ces deux chipies !

JULIETTE. - S’ils te voient, ils te tueront.

- Que diraient-elles si elles apprenaient que leur papa "drague" (oouh, quel vilain mot)  sur Meetic ?

ROMÉO. - Hélas ! il y a plus de péril pour moi dans ton regard que dans vingt de leurs épées : que ton oeil me soit doux, et je suis à l’épreuve de leur inimitié.

Ben, elles  diront ce qu'elles voudront,  je n'ai pas peur d'elles.  De toute façon tôt ou tard il faudra bien qu'elles se fassent à l'idée  ! 

JULIETTE. - Je ne voudrais pas pour le monde entier qu’ils te vissent ici.

- En tout cas ça m’embêterait beaucoup pour toi si elles ont eu connaissance de notre séance cam d'hier ! lol

ROMÉO. - J’ai le manteau de la nuit pour me soustraire à leur vue. D’ailleurs, si tu ne m’aimes pas, qu’ils me trouvent ici ! J’aime mieux ma vie finie par leur haine que ma mort différée sans ton amour.

- Je suis caché derrière mon pseudo ! Je pourrais nier qu’il s’agit de moi !

JULIETTE. - Quel guide as-tu donc eu pour arriver jusqu’ici ?

- A propos (excuse-moi si je suis indiscrète) qu'est-ce qui t'a  amené sur ce site ? pas de rencontres dans le monde réel ?

ROMÉO. - L’amour, qui le premier m’a suggéré d’y venir : il m’a prêté son esprit et je lui ai prêté mes yeux. Je ne suis pas un pilote ; mais, quand tu serais à la même distance que la vaste plage baignée par la mer la plus lointaine, je risquerais la traversée.

- Le hasard ! La déesse Fortuna qui est si souvent la complice de Cupidon ! Et puis, non, pas trop de rencontres dans le "monde réel"  : trop vieux pour aller en boîte, trop fainéant pour le club de sport, trop mauvais pour la chorale et j'ai cherché en vain à bousculer au coin de ma rue une jolie  femme avec des dossiers sur les bras,  comme dans les films romantiques...

JULIETTE. - Le masque de la nuit est sur mon visage ; sans cela, tu verrais une virginale couleur colorer ma joue, quand je songe aux paroles que tu m’as entendue dire cette nuit. Ah ! je voudrais rester dans les convenances ; je voudrais, je voudrais nier ce que j’ai dit. (...) ; mais crois-moi, gentilhomme, je me montrerai plus fidèle que celles qui savent mieux affecter la réserve. J’aurais été plus réservée, il faut que je l’avoue, si tu n’avais pas surpris, à mon insu, l’aveu passionné de mon amour : pardonne-moi donc et n’impute pas à une légèreté d’amour cette faiblesse que la nuit noire t'a permis de découvrir

- Hier, je suppose que tu m’as trouvé trop… entreprenante ? je ne suis pas comme ça d’habitude...

ROMÉO. - Madame, je jure par cette lune sacrée qui argente toutes ces cimes chargées de fruits !….

- Non, pas du tout, je te le jure ! j'ai beaucoup apprécié qu'on se laisse comme ça emporter par l’ambiance !

JULIETTE. - Oh ! ne jure pas par la lune, l’inconstante lune dont le disque change chaque mois, de peur que ton amour ne devienne aussi variable !

- Lol ! on dira ça comme ça ! En fait tu avais déjà une idée précise derrière la tête en me proposant de brancher ma cam

ROMÉO. - Par quoi dois-je jurer ?

- Non, vraiment... je te jure…

JULIETTE. - Ne jure pas du tout ; ou, si tu le veux, jure par ta gracieuse personne,  qui est le dieu de mon idolâtrie, et je te croirai

- lol ! bon, alors c’est bien ce que je disais : c’est moi ! ma réputation de femme sérieuse va en prendre un sacré coup ! lol


ROMÉO. - Si l’amour profond de mon coeur..

Et la mienne alors ?! je ne suis pas un homme facile lol ! je ne me laisse pas faire d’habitude ! lol

JULIETTE. - Ah ! ne jure pas ! Quoique tu fasses ma joie, je ne puis goûter cette nuit toutes les joies de notre rapprochement ; il est trop brusque, trop imprévu, trop subit, trop semblable à l’éclair qui a cessé d’être avant qu’on ait pu dire : il brille !…. Doux ami, bonne nuit ! (...)… Bonne nuit, bonne nuit ! Puisse le repos, puisse le calme délicieux qui est dans mon sein, arriver à ton coeur !

- Bon, il est tard ! je tombe de sommeil ! Je te souhaite une douce nuit, mon amour (je peux ?)

ROMÉO. - Oh ! vas-tu donc me laisser si peu satisfait ?

Oui tu peux, ma chérie ! :-) tu t'en vas déjà ? tu n’aurais pas envie de brancher ta web cam juste quelques minutes ?

JULIETTE. - Quelle satisfaction veux tu obtenir cette nuit ?

- Ecoute, je suis certaine que si on recommence ce soir, ce sera moins naturel, moins spontané qu’hier…

ROMÉO. - Le solennel échange de ton amour contre le mien.

- Alors, fais moi la promesse que tu la branches dès le début, la prochaine fois

JULIETTE. - Mon amour ! je te l’ai donné avant que tu l’aies demandé. Et pourtant je voudrais qu’il fut encore à donner.

- Promis ! D'ailleurs hier c'est moi qui ai pris l'initiative...! je veux juste ne pas gacher ce petit moment magique de perte de contrôle… dans les bras d’une web cam ! loool !

- Rire ! Ok alors je te souhaite une bonne nuit pleine de rêves érotiques

- Merci, une douce nuit à toi ! à demain

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Le jeu des différences

Publié le par Carlus

 

Quelle différence y a-t-il entre celui qui dit que la Shoah est une pure invention, qu’aucun juif n’a été tué en tant que tel pendant la guerre ET celui qui dit que des millions de juifs ont bien été tués mais qu’ils l’ont bien cherché et que c’est une juste punition divine ?

Réponse : Aucune différence. Ils disent apparemment le contraire, mais ils ont le sentiment de dire la même chose : leur haine des Juifs. Faurisson dit l’exact contraire de ce que dit Dieudonné, mais ils sont copains comme cochons, s’invitent, se congratulent et savent que ce qui les réunit au fond, ce n’est pas ce qu’on a fait subir ou pas aux Juifs, mais leur belle haine commune, viscérale et irrationnelle.

                                                   °  °  ° 
Quelle différence y a-t-il entre celui qui dit que la Covid est une pure invention de Big pharma, que personne n’est mort de ce virus, que le masque et le confinement ne servent à rien et qui refuse de se faire vacciner ET celui qui dit que des centaines de milliers voire des millions de gens sont morts ou vont mourir de la Covid parce que le gouvernement a refusé de prendre les mesures nécessaires, a détruit volontairement des masques, n'a pas commandé assez de vaccins, etc... ?

Réponse : Aucune différence. Ils disent le contraire mais ils sont tous les deux dans le même film Hold-up en train de dénoncer un complot, soit de Big Pharma soit de forces hostiles travaillant dans l’ombre, les deux entités ayant le même objectif : tuer le maximum de gens soit par le virus soit par le vaccin. 

                                              °  °  ° 

Quelle différence y a-t-il entre celui qui dit que port du voile est une liberté qu’il convient de respecter et celui qui dit que le port du voile est une obligation qu’il convient de respecter ?

Aucune. D’ailleurs c’est la même personne, quand il est dans son pays d’adoption dans le premier cas, quand il est dans son pays d’origine, dans le second cas.

                                                          °  °  ° 

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Ils sont venus, ils sont tous là

Publié le par Carlus

A chanter sur un air célèbre


 

Ils sont venus, ils sont tous là
Dès qu’ils ont entendu ce cri
Ils s'en sont pris à la charia-a-a-a

Ils sont venus, ya même Hamon
Le grand chef de Génération-s
Avec Ali, maire de l'endroit
Ils ont des tracts plein les bra-a-as
Ils les distribuent en silence
Dans la grande cour sous le préau
C’est de la plus haute importance
Le cadeau des utiles idiots
A la charia-a-a

Ils cherchent à tout minimiser
Ils veulent tout relativiser
Ils veulent défendre la charia-a-a-a
Sainte Maryam pleine de grâces
Dont la statue est sur la place
Dis-leur que dans notre paradis
Y a beaucoup de vierges comme toi-a-a-a

Salamou aléïkoum
On peut se plaindre puis menacer
On peut tuer pour la charia
On peut mentir et se cacher
C’est halal, c'est la Taqiya

Tous les martyrs seront bénis
Ils iront tous au paradis
S’ils ont bien servi la charia-a-a-a
Qu’ils boivent frais le vin nouveau
Le bon vin frais qui coule à flots
Bientôt les vierges à tout de rôle
Passeront toutes à la casserole

Ce n’est pas une chose angoissante
De devoir toutes les honorer
Car si l’une d’elles n’est pas contente
Elle sera vite lapidé-é-é-ée

Salamou aléïkoum
On peut se plaindre puis menacer
On peut tuer pour la charia
Puis se plaindre d'être discriminés
C’est halal, c'est la Taqiya

 

 

 

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Dis, quand partiras-tu ?

Publié le par Carlus

 

Quelques états d'âme sur l'air de Quand reviendras-tu ? de Barbara


 

Voilà plus d'une année que cette satanée
Covid, en grandes pompes,  un jour est arrivée
On s’est dit au début que c'était une gripette,
Qui ferait peu de morts, moins que les trottinettes,
Quand l’été arriverait, elle serait déjà partie,
Et nous reprendrions, tous, nos anciennes vies
Mais elle a décidé, en perverse narcissique
De rester avec nous, de créer la panique.

Dis, quand partiras-tu,
Dis, au moins le sais-tu,
Que ces gens qu'on enterre
Dans cette drôle de guerre,
Que toutes ces vies perdues
Nous ne les verrons  plus,


Mais l'été s’est enfui depuis longtemps déjà,
Malgré tous nos efforts, tu es encore bien là
Dans ma ville désertée je me sens un peu las,
Je consacre ma vie à chercher un médecin
Un centre qui voudra m’injecter le vaccin
Peu importe Biotech Astra ou Zeneca
Tout ce qui me mettra bien à l’abri de toi
Mais c’est sans rendez-vous que je rentre chez moi

Dis, quand partiras-tu,
Dis, au moins le sais-tu,
Que ces gens qu'on enterre
Dans cette drôle de guerre,
Que toutes ces vies perdues
Nous ne les verrons  plus,

 


 Bon, pour les rares lecteurs qui continueraient à penser que le texte de Barbara est plus beau que le mien, voici un petit cadeau :

 

 

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Dictée inclusive

Publié le par Carlus

L'écriture inclusive, c'est l'avenir, mes amis. Il faut s'y mettre.  Dictée !

Ce matin, nous nous sommes rendu.es à la manif pour réclamer la reconnaissance des genres non-binaire et genderqueer. Arrivé.e.s au point de rdv, nous avons été contrôlé.e.s par des policier.e.s très agressi.f.ve.s qui étaient posté.e.s au début du boulevard. Nous avons tous été palpé.e.s et fouillé.e.s un peu comme si il.elle.s  pensaient que nous étions armé.e.s et/ou malintentioné.e.s  et/ou dangereu.x.ses. Bien décidé.e.s à ne pas nous laisser faire, nous nous sommes réuni.e.s sur place en assemblée générale pour voter une motion affirmant  que nous étions des citoyen.ne.s français.e.s .s majeur.e.s et vaccinné.e.s et que nous exigions d'être traité.e.s comme tel.le.s.   Cel.ui.le qui semblait être l.e.a chef.fe des policier.e.s s'est approché.e et nous a alors répondu qu'il.elle n'en avait rien à foutre et, que quand bien même nous serions Nicaraguayen.ne.s, Zimbabwéen.ne.s ou Pétaouchnokien.ne.s, il.elle ne nous laisserait pas passer. Face à l'attitude de ce.tte conna.rd.sse nous étions tou.te.s bien énervé.e.s et nous nous sommes tou.te.s mis.e.s à crier "POLICIER.E.S  S.S". Mais il.elle.s. sont resté.e.s intransigeant.e.s. et nous avons été obligé.e.s de rebrousser chemin. 

 

 

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Jalousie féline

Publié le par Carlus

Parfois un tout petit détail peut vous gâcher une soirée de rêve.  Une chatte jalouse, par exemple… !

Avec Cynthia, j’avais eu l’honneur d’être présenté à Princesse dès le début de nos échanges webcam ! Elle tchatait avec sa chatte sur ses genoux, lui demandait régulièrement son avis et me faisait part de ses réactions et parfois de ses réserves. Princesse, par exemple, n’était pas d’accord pour que les choses aillent trop vite entre nous. C’était une façon de me dire des choses avec humour ! Quoique…

J’ai pu vérifier le jour où, après deux semaines d’échanges virtuels, elle m’a invité à passer le week-end chez elle. Enfin… invité ! On se rencontrait depuis une quinzaine de jours après le boulot et on se faisait des petits bisous à la terrasse des cafés. De tout petits bisous car elle était pudique et n’aimait pas "s’exhiber en public", disait-elle. Ceci dit, moi non plus, je ne suis pas amateur de baisers fougueux dans la rue. Il fallait donc trouver quatre murs disponibles pour aller plus loin, sinon on en serait encore aux bisous furtifs dans six mois. Chez moi, pas possible à cause de mes ados. L’hôtel, pour elle, même pas en rêve ! Ca ne pourrait être que chez elle, quand ses enfants ne seraient pas là.

L’occasion se présenta la semaine suivante : Ce week-end là,  ses enfants seraient chez leur père. Je lui propose donc qu’on en profite pour passer le week-end ensemble chez elle. Mais elle trouve que c’est trop tôt. Ohlala ! Il faut savoir que le père, habitant en province, ne prend les enfants qu’un week-end PAR MOIS ! Je me vois donc obligé de sortir ma botte secrète : promis-juré, ce sera un week-end de bisous et de caresses avec promesse sur l’honneur que ça n’ira pas plus loin. Je dormirai dans la chambre d'amis, promis-juré sur la tête de mes enfants. (Non, non, rassurez-vous, mes amis, ma botte secrète ne consiste pas à commettre un parjure ! Elle consiste à faire l’analyse qu’un engagement réciproque peut être levé à tout moment avec l’accord des deux parties.)

 Elle n’avait donc pas ses enfants mais… elle avait Princesse.

Samedi après-midi, un petit tour au musée pour admirer une exposition d’Arcimboldi, (histoire de se cultiver un peu et de bien lui montrer que pour moi, il n’y a pas que le cul dans la vie) et on rentre chez elle pour dîner. Elle me fait faire un tour rapide du propriétaire puis m’installe sur le canapé pendant qu’elle va dans la cuisine américaine, ouverte sur salon, préparer l’apéro.

Arrive alors Princesse la démarche prudente, le regard fixé sur moi, se demandant manifestement ce que je fous là !  Cynthia la voit passer et l’interpelle :

"Ah te voilà, ma Princesse ! Tu connais déjà Carlus, je crois, pas besoin de faire les présentations !"

puis elle tourne le dos pour passer le bac à glaçons sous le robinet.

Princesse continue à avancer lentement vers moi, s’arrêtant net à chaque fois que je fais le plus petit mouvement, le regard toujours fixé sur moi.

Je continue à parler à Cynthia sans quitter la chatte du regard, pour le cas où elle me bondirait dessus… on ne sait jamais !

Cynthia jette un coup d’oeil dans le salon.

- Mais ne fais pas ta timide, enfin, Princesse ! C’est le monsieur que tu as vu sur l’écran de l’ordinateur l’autre jour… mais si, souviens-toi… !"

puis elle retourne vaquer à ses occupations.

Arrivée à l’autre extrémité du canapé, Princesse fait un petit bond (très gracieux !) et s’y installe, recroquevillée sur elle-même.  Bon, je me détend un peu,  il y a bien… quoi ? un mètre cinquante qui nous sépare, tout va bien !

Mais le temps que j’évalue la distance, Princesse a changé d’avis. Elle se redresse et s’avance lentement vers moi. Arrivée à côté de moi, elle vient se frotter la tête et le flanc doucement sur mon bras. Cynthia est toujours en train de me parler, le dos tourné, et je n’ose pas lui dire de rappeler sa chatte. Après avoir vérifié l’absence d’hostilité de ma part, et m’avoir marqué comme faisant partie de son territoire, la chatte s’installe tranquillement sur mes genoux, sa queue autour du corps, les yeux mi-clos. Je vais pour me lever afin de l’obliger à dégager mais, évidemment, Cynthia arrive avec son plateau dans les mains juste à ce moment-là.

"Oh tu vas vu ? Elle t’a déjà adopté !"

Oui, j’avais vu !

Elle dépose le plateau sur la table du salon, vient s’asseoir à côté de moi, caresse ma nuque d’une main et Princesse de l’autre main. Comme pour l’encourager à rester sur moi.

Je me sens mal à l’aise, il faut que je lui dise que je n’aime pas beaucoup avoir les poils d’animaux, aussi propre soient-ils, sur mes vêtements. Mais en même temps je n’ai pas envie non plus de gâcher une nuit d’amour annoncée, par une maladresse. C’est qu’elles ont l’air d’être bonnes copines, ces deux-là ! Je lui dis :

"Oui, c’est curieux, d’habitude, entre les chats et moi, le courant ne passe pas trop".

Elle me répond :

" Aaahh mais là, c’est différent ! C’est qu’elle a senti le mâââle ! Hein ma coquine, que tu fais ta câline avec Carlus, hein, dis moi ?"

Mon malaise augmente de cinq degrés sur l’échelle du stress qui en compte six ! J’ai une sainte horreur de l’humour zoophile, même bon enfant, comme c’est le cas, là !

Merde, merde, il faut que je prenne sur moi ! Surtout, ne pas tout gâcher, là, juste au début d'une nuit prometteuse, mais pas garantie !

Bon, Ok, va pour l’humour zoophile ! Je lui dis :

"Mais… Il y a un gros malentendu, là ! Je pensais que c’était avec toi que je devais passer le week-end !"

Elle me gratifie de son beau sourire et se penche sur moi pour m’embrasser, juste au-dessus du dos de Princesse toujours impassible.

" Mais c’est bien avec moi, Monsieur ! Et je ne suis pas prête à partager ! Je suis très jalouse"

Hmmm ! L’affaire s’annonce bien et je sens que l’engagement de s’en tenir aux bisous n'est pas loin de devenir ridiculement caduque !

Mais ce chat m’énerve, il faut que je m’en débarrasse ! Je lui dis :

" Attend, je vais faire le service"

et je me lève sans attendre sa réponse. Elle prend sa chatte sur elle et la caresse. Je lui sers un verre et sous prétexte d’admirer les tableaux accrochés aux murs, je prends de la distance pendant un moment, histoire de me décrisper un peu.

Au bout d’un moment, je retourne m’asseoir à côté d’elle et aussitôt Princesse se lève et s’installe à nouveau sur moi. Avec bien entendu la bénédiction de sa maîtresse. Je réagis en me penchant pour embrasser Cynthia et, en passant ma cuisse opposée sur la sienne, je force Princesse à aller voir ailleurs si j’y suis. Après un long baiser, je lui murmure à l’oreille :

" Mais dis-moi, tu ne m’as pas encore fait visiter ta chambre, il me semble…!"

Elle me répond :

"C’est là, là-haut, juste devant toi" en me montrant la mezzanine.

Ah merde ! Evidemment pas de porte à la chambre ! Pftt… Quelque chose me dit que ça va être compliqué !

 

Et de fait, ce fut compliqué ! Après un diner léger arrosé d'un excellent Sancerre (qui l'a rendu, me dit-elle, "pompette") elle me fait visiter sa mezzanine. Je la prends dans mes bras, l’allonge sur le lit et commence à l’embrasser quand Princesse saute sur le lit pour nous rendre visite. Par deux fois, elle lui dit gentiment

" Allez ouste, Princesse, va-t’en, il n’y a rien à voir pour toi ici"

mais Princesse s’en fout, évidemment ! A deux reprises encore, elle quitte mes bras pour aller la prendre et la descendre au salon. La troisième fois, j’étais à moitié allongé sur elle, sous la couette (tout habillé, car même si je la sentais prête à le faire, elle ne m’avait pas encore formellement libéré de ma promesse !)  lorsque je sentis un poids s’affaisser sur mes cuisses ! Là je dois avouer que j’ai perdu mon self-control :

" Ah non, merde,  là je ne peux pas, vraiment désolé, mais je ne peux pas.." 

Cynthia me dit :

"Calme-toi, attends, je vais la mettre dans la chambre des enfants" !

Mais le problème ne fut pas réglé pour autant ! Princesse se mit à gratter la porte et à émettre des miaulements de désespoir.  Et cette fois c’était Cynthia qui était dans l’embarras et qui fit vingt pauses dans nos étreintes pour lui hurler:

"J’arrive dans un moment, ma Princesse, arrête de faire ta capricieuse…"

Au bout d’un moment, ayant bien compris que Princesse n’était pas prête à céder, et que ma belle ne serait pas détendue tant que sa copine serait enfermée, je décidai de faire contre mauvaise fortune bon cœur et lui demandai moi-même de libérer Princesse.

Mais ne pouvant me résoudre à dormir avec la possibilité qu’un chat vienne me bondir dessus pendant mon sommeil, je passai la nuit dans la chambre des enfants, porte close. 

Avec comme motif affiché que je devais respecter la promesse (sur la tête de mes enfants, quand même, ce n’est pas rien !) de passer avec elle un week-end chaste.

 

 

 

 

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