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Les poules apeurées

Publié le par Carlus

 

Après avoir crié leur joie le jour de la victoire, les eurosceptiques se sont tus. En Grande Bretagne, personne ne réclame rapidement de nouvelles élections législatives. Elles auront lieu quand même, tôt ou tard, mais personne n’est pressée et surtout pas les vainqueurs. En France, Mélenchon et Le Pen sont passés à autre chose.  

Les blogueurs pro Brexit ont abandonné le ton hargneux pour un ton plus conciliant et revendiquent seulement que l’Europe ne soit pas trop Britannophobe (alors qu’eux ne cachent pas leur Europhobie) et aussi, le droit, en quelque sorte, pour la Grande Bretagne de se tromper.

Tout le monde commence à comprendre une chose. Dans la vie privée comme dans la vie publique, tout a un coût, tout avantage a sa contrepartie.

Celui qui quitte l’Europe n’a plus accès automatiquement et de plein droit au marché européen. C’est la moindre des choses. On ne peut pas crier au scandale. Il y a des règles internationales qui régissent tout ça.

Or le problème de tous les pays aujourd’hui est d’avoir un accès (plus ou moins ouvert) à cet immense marché de consommateurs compulsifs que nous sommes devenus. C’est valable pour la Chine et les Etats-Unis, c’est valable pour la Pologne et la Lituanie.

 

Boris Johnson, le démago, promet déjà que la Grande-Bretagne bâtira avec l’Union une "relation fondée sur le libre-échange et un partenariat économique". C’est vrai, il a raison, il y a aura partenariat. Mais il oublie de parler des contreparties. Il fait croire que son pays pourrait refuser que les Européens (les Polonais par exemple) s’installent en Grande Bretagne, et obtenir malgré tout un libre accès au marché polonais à travers l’UE.

 

C’est un peu comme la promesse électorale de Nigel Farage (le Le Pen britannique) d’affecter les sommes allouées à l’Union Européenne à l’assurance santé. Ne parlons pas du montant qui était exagéré, mais du principe.

Bien sûr, en quittant l'Europe, on se retrouve en possession du joli magot constitué de la contribution qu’on versait à l’Europe. Mais on se retrouve aussi à prendre en charge les innombrables dépenses qui étaient couvertes par l’Europe (financement de nombreux projets -aéroports, routes-  subventions à l’agriculture...)

Cette promesse démagogique (et pour tout dire crapuleuse) que l’on entend aussi en France suppose que la contribution versée à l’Europe n’a aucune contrepartie et qu’en quittant l’Europe on se retrouve immédiatement en possession du pactole NET.

 

C’est ce qui, depuis des années, me déplaît le plus chez les eurosceptiques : tromper leur monde en faisant croire qu’en quittant l’Europe on pourrait être libéré de ses défauts et contraintes tout en gardant ses avantages.

 

En faisant croire que nous pourrions continuer à être riche en évitant la grande compétition mondiale et en nous rabattant, comme au bon vieux temps de notre gloire passée, sur l’industrie houillère, sur la sidérurgie et la métallurgie.

 

En faisant croire que nous pourrions régler seuls, entre nous, enfermés dans l’enclos de nos frontières comme des poules apeurées, les grands défis du monde.

 

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Quelques réflexions à propos du Brexit

Publié le par Carlus

Réflexions...?  "Brèves de comptoir",  tout au plus !  

 

- Je crois que le principal problème des Britaniques est que ceux-là même qui veulent quitter l'Union Européenne ne veulent pas être gouvernés par les politiciens anti-européens.

Quel pourcentage de votants "leave" voudrait confier le destin de la Grande Bretagne à un politicien comme Farage ?

 

- Les politiciens anti-européens sont en France pour deux tiers à l’extrême droite et pour un tiers à l’extrême gauche.

Qu’est-ce qu’on fait avec ça, en cas de Frexit ? On met dans un même gouvernement Jean-Luc Mélenchon  chargé de favoriser l'accueil des migrants et Marine Le Pen chargée de les expulser ? 

 

- Je sais, depuis De Gaulle et son référendum sur le Sénat (mais les historiens remonteront certainement plus loin dans le temps) que la réponse à un référendum est toujours : "Non, j’aime pas voir ta gueule. C’est quoi, la question, déjà ? "

Autant poser la bonne question : "est-ce que vous aimez voir ma gueule de politicien démago ?"

 

- Les anti européens britaniques ont beaucoup parlé des sommes versées par leur pays à l’Europe, jamais de celles reçues de l’Europe. Les Britanniques découvrent aujourd’hui que leur agriculture est aussi subventionnée que les autres.

Et donc que les économies promises seront beaucoup moins substantielles !

 

- Tous les politiciens pro européens qui tentent de manipuler à leur profit et avec démagogie les sentiments anti européens d’une partie de leur peuple finissent d’une façon ou d’une autre, cocus et ridicules.

 Tsipras, Hollande, Cameron... j'en passe et des plus cons.

 

- Une des leçons du Brexit (et pas des moindres) est que plus tu cèdes face à un interlocuteur, plus il en redemande et plus il a envie de s'en aller. Autant ne rien céder dès le départ, ça coûte moins cher et en plus il te respecte.

Quand de Gaulle disait Non, la Grande Bretagne insistait pour entrer dans  l'Union.

 

- La principale raison du Brexit (et du sentiment anti-UE des peuples européens en général) est, on le sait bien, les flux migratoires et les négociations pour faire entrer à terme la Turquie dans l'UE.

Pour l’instant on a un peu l’impression qu'au parlement européen, on veut rendre l’Europe attractive pour le monde entier… sauf pour les Européens.

 

- L’intérêt fondamental de l’Europe est à long terme, et ne sera vraiment évident que lorsque l’économie mondiale sera dominée par quelques puissances continentales extra européennes.

Mais ça, la majorité des pro-Brexit s'en foutent car ils seront morts depuis longtemps (et moi aussi, soit dit en passant)

 

Et puis… merde !

L’Europe, on l’aime ou on la quitte ! L’Europe n’est pas une prison !

 

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Allez, on se dépêche, amis britanniques !

Publié le par Carlus

Ne soyez pas inquiets, les journalistes sont des cons quand ils prédisent que la peste, le choléra, le virus ebola et un énorme météorite vont vous tomber dessus !

Non, rien de tout cela n’arrivera ! Vous allez quitter l’Europe dans laquelle vous étiez de toute façon si peu (ni Euro, ni Shengen,), vous allez reprendre le contrôle de votre destinée, vous allez définir ce qui est le mieux pour vous sans être obligé de négocier avec qui que ce soit.

Quel bonheur ! Vous allez pouvoir mettre des taxes douanières pour protéger vos produits sans en discuter avec qui que ce soit ! Vous n’oublierez pas, bien sûr, dans le même temps, de voter une loi prévoyant que les pays concernés par votre protectionnisme n’auront pas le droit de vous rendre la pareille et seront tenus de continuer à acheter vos produits !

C’est le protectionnisme intelligent (une formule de Marine Le Pen, une Française heureuse de votre victoire) ça devrait marcher !

Quel bonheur ! Vous pourrez (comme le préconise Mélenchon, un politicien français) jouer enfin avec l’instrument monétaire. Par exemple, dévaluer votre monnaie mardi pour faciliter vos exportations et la réévaluer le lendemain mercredi pour payer vos importations ! C’est pas une idée de génie, ça ?

Vous pourrez, comme avaient voulu le faire les Grecs, décider démocratiquement de ne pas rembourser vos dettes. Mais oui, la souveraineté du peuple ça fonctionne comme ça, vous auriez tort de vous en priver !

Mais pourquoi, une fois cette magnifique victoire obtenue, Boris Johnson, votre probable futur Premier ministre, déclare-t-il que cette heureuse reprise en main de vos destinées doit se faire "sans précipitation" ?

Vous avez voté le divorce au motif que la vie commune vous était devenue insupportable, que vous ne pouviez décider de rien, et maintenant que la séparation de corps est actée vous voudriez attendre plusieurs mois, voire plusieurs années avant de reprendre le contrôle de vos destinées ? Curieux !

 

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Le mouton enragé

Publié le par Carlus

C’est marrant, je trouve !

Quand des djihadistes musulmans refusent l’occidentalisation de leurs sociétés, ils déposent leurs bombes en Occident.

Quand des extrémistes d’extrême droite refusent l’islamisation de leurs sociétés, ils déposent des bombes en… Occident !

Dans les deux cas, la cible est la même ! C’est marrant, non ? On dirait un troupeau de moutons sur lequel on tire à vue pour dire sa révolte, quelle qu’elle soit.

Et dans les deux cas, les responsables des tueries sont plutôt contents d’eux-mêmes. Ils ont même souvent hâte d’avoir un procès pour expliquer à leurs amis et à leurs ennemis les raisons de leurs gestes "cruels mais nécessaires" sans se soucier le moins du monde des moutons qui ont perdu la vie dans l'affaire .

Qu’ils en profitent, ça ne va pas durer, je pense ! La masse silencieuse des moutons (à laquelle j’ai l’honneur d’appartenir) va bien finir par réagir un jour !

Vous savez ? La masse des braves gens sommés de prendre position entre la peste et le choléra, entre le fanatisme musulman et le fanatisme d’extrême-droite, entre l’imbécillité des racistes et les leçons de morale des bien-pensants patentés, la masse des braves gens, je disais donc, va finir par se lasser, vous verrez !

Non, croyez-moi, ils vont finir par se lasser, ces cons-là !

 

Vous savez ? Les cons qui ne veulent ni du  beurre ni de l’argent du beurre !

Les cons qui ne veulent ni d’une société haineuse basée sur la suprématie de la race blanche mais qui ne veulent pas non plus d’une société basée sur la repentance tous azimuts, comme si le racisme n’existait que chez nous.

Les cons qui refusent d’établir une hiérarchie entre les "civilisations" mais qui refusent aussi de tolérer chez eux des principes "spirituels" issus de sociétés féodales et obscurantistes.

Ceux qui refusent de considérer l'étranger comme un ennemi, mais aussi  comme une "chance pour la France".

Ceux qui considèrent que notre culture et nos principes n’ont pas à être imposés ailleurs par la force mais que chez nous, ils doivent impérativement être respectés.

Ceux qui refusent d’assimiler tolérance et faiblesse,

Ceux qui refusent de se laisser dicter ce qui doit figurer dans les livres d’histoires,

Ceux qui considèrent que l’admiration pour Hitler et la nostalgie de Pétain ne sont pas des signes de patriotisme mais tout au contraire, aujourd’hui comme hier, une prédisposition à la trahison et à la collaboration avec l’ennemi.

Ceux qui considèrent que la lapidation, l’amputation, le fouet, l’asservissement des femmes, sont des manifestations barbares et obscurantistes et des signes d' d’infantilisme intellectuel et non pas des signes de spiritualité.

 

Ils sont nombreux ceux-là, et ils vont finir un jour ou l’autre par ouvrir leurs gueules et demander aux frères ennemis de tous bords, aux patriotes autoproclamés, aux religieux nommés de l'extérieur, aux professeurs de morale indignés, aux repentants inconsolables et à leurs amis ceinturés de bombes, d’aller se faire foutre à grands coups de pompes dans le cul !

 

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Monochromes

Publié le par Carlus

Réparons une injustice ! On oublie trop souvent qu'avant Pierre Soulages et ses célèbres monochromes noirs qui font l'émerveillement des vrais amateurs d'art, sans voix devant tant de créativité et d'imagination, il y eut ... Alphonse ALLAIS !

Mais oui, chers amis, Alphonse Allais s'est lancé un temps dans la peinture monochrome et le résultat est... bouleversifiant !

 

Monochromes

 

Monochromes

 

Monochromes

Monochromes

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