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La nature se cherche

Publié le par Carlus

La coordination lycéenne avait choisi une petite rue comme  lieu de rassemblement pour le départ de la  manif. Tout le lycée était là et nous nous sommes rapidement laissés porter par l’ambiance joyeuse propre aux manifestations lycéennes. L’après-midi s’est passé à draguer et à rire, à scander "Chile, Chile, Chile, solidarité !" au milieu de drapeaux rouges, des photos géantes de Salvador Allende et de Che Guevara et à écouter parler ces prestigieux orateurs qu’on ne voit d’habitude qu’à la télé. A la nuit tombée, la foule était toujours aussi dense mais il ne restait plus beaucoup de jeunes du lycée, en tout cas pas de filles, et j'ai décidé de rentrer.

Au moment où je traversais la foule, quelqu’un m’a tapoté l’épaule. Un homme de quarante/cinquante ans, un bellâtre aux cheveux gominés habillé d’un costume de lin clair qui me demandait du feu. Un prétexte puisque je ne fumais pas à ce moment-là. Il enchaîna tout de suite "C’est formidable, ce qui se passe ici ! Les gens là-bas seront très touchés du soutien des Français". Nous sommes restés là à discuter un moment. Il n’y avait pas de malentendu de mon côté. Malgré mon jeune âge je savais faire la différence entre un propos amical et militant et les propos d’un "vieux pédé" en train de draguer. Mais je suis quand même resté là à me dire "pourquoi pas, au fond? ". Je ne sais pas pourquoi. Marie venait de me plaquer et avait embrassé son nouveau copain en sortant du lycée devant moi, est-ce pour cela ?


Je me mis à discuter avec le bellâtre lubrique et il me parla de sa vie : il était français mais vivait en Patagonie où il exploitait une ferme d’élevage de moutons. Dès qu’il retournerait là-bas, il ferait "savoir aux Chiliens que les Français soutenaient leur lutte pour la démocratie et le socialisme". Je me mis à lui poser des questions plus personnelles sur sa vie. Il finit par me dire qu’il recevait dans sa ferme des "jeunes gens" en précisant tout de suite que ceux-ci lui étaient "reconnaissants de leur faire découvrir des choses". Quand je lui fis savoir que j’aurais bien aimé moi aussi "découvrir des choses", sa joie fut telle qu’il en était presque touchant ! Il n’en revenait pas que cela ait été si facile ! Ses yeux se mirent à briller comme embués de larmes, et c’est avec de l’émotion dans la voix qu’il m’invita à prendre un verre dans un bistrot des alentours. Je lui répondis que je ne pouvais pas rentrer trop tard chez moi et qu’on avait deux heures maxi devant nous. Il m’invita alors à prendre le verre chez lui. Nous prîmes le métro et vingt minutes plus tard, me voilà assis sur le canapé de son salon le cœur battant prêt à me livrer à une grande expérience.


Il me propose un petit alcool ce que, prudent, je refuse. Il m’apporte alors un Coca-Cola puis vient s’asseoir près de moi et passe sa main dans mes cheveux.
- "Tu es un très beau garçon, tu sais ? Tu fais du théâtre au lycée ? Non ? Oh, tu devrais, je t’assure ! Je vais te dire quelque chose : les beaux garçons sont plus rares que les jolies filles mais quand c’est le cas…. Ohlala... elles peuvent aller se rhabiller les filles… ! hihihi !"

Il me drague comme si j’étais une fille ! Ah mais bien sûr, suis-je bête ? Pour lui j’en suis une ! Je commence à me sentir un peu mal dans ma peau quand même !
Il me sent réticent et ne veut pas tout gâcher par un excès de précipitation. Sa voix est suave et chaude. Il parle lentement en cherchant les mots justes. Je me laisse bercer… Je n’ai rien d’autre à faire qu’à me laisser faire… Il continue à parler tout en me passant légèrement la main sur les joues ou dans les cheveux.

-"Et tu sais ce que faisaient les héros grecs après les batailles ? Hé bien… Ils faisaient venir sous leur tente de jeunes éphèbes…. beaux comme toi… Ils dînaient de façon frugale puis ils prenaient tous ensemble un bain agrémenté de sels aux senteurs divines… puis ils s’enduisaient d’huiles parfumées et se massaient longuement le corps en se récitant des poèmes ou en se racontant les faits d’armes de leurs glorieux ancêtres…"
Il dépose la main sur mon genou. Je me crispe. Non, je ne suis plus du tout certain d’avoir envie de me livrer à cette expérience !
-"Tu es tendu ! Calme-toi ! Laisse-toi aller ! Tout se passera bien ! Tiens, tu aimes la poésie ? Non ? C’est dommage, mais je te la ferai découvrir, tu verras, c’est magique ! On réussira à faire quelque chose de toi, mon beau diamant brut. Je ferai de toi ma perle rare, mon joyau de lumière…"
Il parle bien, le bougre ! Il a l’air aussi cultivé que mon prof de français. Mais il me traite déjà comme son "mignon"… Je me sens de plus en plus mal à l’aise. Sa main est maintenant à mi-cuisses et remonte lentement… Il parle, parle sans arrêt ! Je décroche quelquefois et m’imagine à quatre pattes sur le canapé en train de me faire sodomiser par ce vieil esthète pédophile.

-" Tu m’écoutes ? C’est normal que tu sois troublé, tu sais… ! Laisse-toi aller, tout se passera bien, tu verras ! Tiens, écoute cela, c’est d’un grand poète romain, ça semble avoir été écrit pour toi… Oh, je sais , on ne vous apprend certainement pas cela au lycée !

"Dans leurs longs cheveux bouclés,
Dans leurs grands yeux étonnés
Dans leurs démarches chaloupées
La nature se cherche et ne se trouve pas.
Que l’on arrête la fuite du temps
Que l’on suspende le cours des ans
Qu’on nous accorde juste un moment
Pour ravir la virilité
De ces jeunes gens à peine formés."

Ses mains remontent encore le long de mes cuisses. Non ! Décidément non, je ne peux pas ! Je me lève brusquement sans un mot. Il paraît un peu décontenancé, l’amateur de poésie gréco-romaine. Mais il réagit vite. Il se lève à son tour et me dit "tu es tendu, laisse-toi aller, tout ira bien, je t’assure ! Tu n’as aucune raison d’avoir peur de moi"

Il s’approche de moi, m’enlace, colle ses joues aux miennes et commence à me faire des léchouilles dans le cou. Le frottement de cette joue hérissée d’une barbe de deux jours me fait tout drôle.  Ca me rappelle... ça me rappelle, oh mon Dieu,  la joue de mon père quand il me fait la bise le matin en arrivant dans la cuisine au petit-déjeuner !

Oh mon Dieu, Papa !!! S’il nous voyait là en ce moment, il ferait une crise cardiaque, c’est sûr ! Non, non ! Il nous tuerait d’abord tous les deux et ferait sa crise cardiaque APRES !


Je commence à paniquer. Je me libère de son étreinte et lui dis "il est tard ! Il faut que j’y aille !" en prenant la direction de la sortie. Mais il me rattrape par le bras, m’attire contre lui et me dit "attends, s’il te plaît ! Donne-moi une dernière chance ! Je vais te sucer comme on ne t’a jamais sucé" tout en se mettant à genoux devant moi. Sa promesse ne sera pas difficile à tenir, on ne m’a jamais sucé ! Cette garce de Marie n’a jamais voulu me le faire. Pourtant moi je le lui ai fait… ! Je me laisse faire. Sa fellation goulue est agréable mais le cœur n’y est pas. Et puis voir un homme comme lui s’humilier ainsi à genoux devant moi m’est insupportable. Et puis je pense à mon père ! Je me dégage de son étreinte et lui crie "ARRÊTE !!! il faut que j’y aille ! Mes parents vont s’inquiéter !"


Il me lâche, se lève lentement et me regarde fixement…
- "Tu connais mon adresse. Tu reviendras ?"
- "Je ne sais pas… Oui… Peut-être…"
- "Menteur ! Si c’est vrai, donne moi en gage ta gourmette, je te donne en gage un bijou de plus grande valeur".
- Non, je ne peux pas ! Mes parents vont le remarquer, si je ne l’ai pas !

Pendant quelques secondes il regarde le sol, l'air pensif puis il relève la tête et me dit, l'air agacé :
- Allez, va-t'en, dépêche-toi ! Va-t'en  avant que je change d'avis ! 

 

 

La nature se cherche

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La passionata-a-a-a !

Publié le par Carlus

Croisé la "Garce" cet été sur le Net à l'occasion de l'anniversaire d'un ami commun. Elle est en couple. Je lui demande "Réverbère ou étoile ?" Elle m'envoie un smiley sourire mais ne répond pas. 

La formule est d'elle. Il y a quelques années, pour m'expliquer pourquoi elle était toujours seule, elle m'avait dit : "je rencontre des gens bien, mais je sais faire la différence entre un réverbère et une étoile". Elle avait vécu dans sa jeunesse une histoire d'amour passionnée et passait sa vie à chercher une autre histoire d'amour passion (ou peut-être le retour du premier, qui sait?)

Mais les hommes n'aiment pas trop les femmes passionnées, exigeantes, jalouses, possessives. 

La preuve : écoutez Guy Marchand nous parler de sa chérie.

  

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Escapade pour un pleutre

Publié le par Carlus

Décor : une chambre d'hôtel dans les années 2000

Personnages (par ordre d'apparition) :
- Elle
- Lui


 Ils entrent dans la chambre

- Elle : TaDa !!! Ladies and Gentlemen, c'est ici que commence notre escapade parisienne en amoureux !

- Lui : Ouff...il était temps ! Huit heures de vol, une heure pour récupérer les valises, une heure de taxi... J'en peux plus, moi !

Elle : Pourquoi tu te plains tout le temps...? Tu regrettes d'avoir quitté l'ambiance du carnaval ?  

Lui : Ah non, merci beaucoup ! Non, je dis juste que je suis crevé, là, maintenant !

Elle : (elle défait ses valises) ... Tu as dormi pendant tout le vol, ne me dis pas que tu es fatigué ! Allez, du nerf,  on prend une douche, on se change et on part ...euhhh... diner sur un bateau-mouche. Qu'en penses-tu ?

Lui : Ok, ça me va. Mais... (il la regarde défaire ses valises) c'est quoi, ce truc que tu as dans la main ?

Elle : Ah ça ? C'est une crosse de fusil !

Lui : Et donc...? Qu'est-ce que tu fais avec une crosse de fusil dans ta valise ?

Elle : C'est rien ! C'est mon mari qui m'a demandé de profiter de mon passage à Paris pour passer chez un armurier pour rénover et recalibrer la crosse de sa carabine.

Lui :(inquiet) Qu'est-ce que ton mari fait avec un carabine ?

Elle : Il est chasseur, c'est son hobby. En plus, c'est un fusil qu'il tient de son parrain, un objet de collection, paraît-il

Lui (de plus en plus inquiet) : Attend, je ne comprends pas ! Tu dis à ton mari que tu pars une semaine en formation à Paris et il te donne une crosse de fusil à faire réparer ???

Elle : Oui, et alors, c'est quoi le problème ?

Lui : Mais tu ne comprends donc pas que c'est peut-être un message qu'il t'envoie ? Qu'il est au courant pour nous ? Que c'est c'est peut-être même une menace de mort ?

Elle : Ohlala, arrête de flipper pour rien, mon vieux ! S'il devait me tuer, ce serait fait depuis longtemps !

Lui : Aaah... Donc, tu confirmes qu'il pourrait te tuer s'il apprenait que tu le trompes ?

Elle : Mais non, c'est pas un violent ! J'ai dit ça juste pour répondre à ton délire !

Lui : (pensif, murmurant ) Ben voilà autre chose maintenant ! 

Elle : Mais arrête de flipper, enfin !!! Même s'il se doute de quelque chose, il n'en a rien à foutre ! Je t'ai déjà dit, on ne couche plus ensemble, je ne surveille pas ses sorties et réciproquement !

Lui : et réciproquement...??? C'est ce que tu crois ! Mais vous n'êtes PAS un couple libre ! il n'y a pas de couple libre par défaut ! un couple libre décide explicitement de l'être ! Et parce que, toi,  tu t'en fous, tu imagines qu'il s'en fout lui aussi ? Tu ne connais pas les hommes, Line !

Elle : Tu as peur de quoi ? Qu'il arrive avec sa carabine sans crosse et qu'il nous tue tous les deux dans le lit du péché ? Je te croyais plus courageux que ça...

Lui : Mais c'est pas une question de courage, merde ! c'est que... je n'aime pas les situations comme ça, ambigües, confuses, pas claires...

Elle : Ah oui ? Alors tu me diras à quel moment notre relation a été claire parce que ça m'intéresse ! Alors, qu'est-ce qu'on fait ?

Lui : Tu sais quoi ? appelle-le ! On saura déjà s'il est chez lui et à sa voix, je saurai s'il est au courant  pour nous

Elle : Que je téléphone à mon mari devant toi et que tu écoutes notre conversation ? Non, mais tu es fou ? il n'en est absolument pas question, mon vieux !! Mais alors, pas du tout !

Lui : Alors qu'est-ce qu'on fait ?

Elle : On téléphone à ta femme, si tu veux...

Lui : Ca va, ca va , j'ai compris... 

Elle : Allez, t'inquiète pas pour lui, va ! Il est en train de fêter le Carnaval avec sa bande de copains.

Lui : Ok  ok 

Elle : Allez, on fait ce qu'on a programmé : On se prend une petite semaine de détente parisienne, sans prise de tête

Lui : Oui, on va faire comme ça...

Elle (sur un ton moqueur) : Mais je te promets que je vais jeter de temps en temps des coups d'œil furtifs autour de nous pour savoir si le tueur à la carabine sans crosse ne nous suit pas !

 

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Pourquoi je me méfiais d'elles

Publié le par Carlus

 

Il y a bien longtemps 

Sganarelle :
Eh quoi, Don Carlus, Dame Cynthia me paraissait avoir toutes les vertus que l’on est en droit d’attendre d’une personne du beau sexe et son attachement pour vous ne faisait aucun doute !

Faut-il donc, dès lors qu’une personne de son sexe présente quelques dispositions à vous plaire, que vous vous empressiez de lui trouver quelques menus travers que vous présenterez aussitôt comme étant incompatibles avec vos penchants ?

Et ne seriez-vous pas plus avisé de vous interroger sur votre propre incapacité à vous attacher au cœur d’une belle qu’à disserter sans fin sur le caractère retors de la nature des femmes ?

Don Carlus :
Le diable est dans les détails, mon brave Sganarelle, et les bonnes dispositions qu’affichent ces perfides créatures ne viennent souvent que du désir d’oublier un amour déçu en se jetant dans les bras du premier prétendant venu, fût-il le dernier des gueux ! Dans la déraison de ces êtres étranges, un amour est d’autant plus beau qu’il est mort et l’amant qui les a quittées est paré de toutes les vertus !

N’aurais-tu donc rien de plus exaltant à me proposer, mon ami, que d’être dans le coeur d’une femme le masque derrière lequel elle cache son chagrin ou de me résigner à n’être qu’un gentil compagnon pour qui l’on éprouve des sentiments semblables à ceux qu’on a pour un animal de compagnie ?

Sganarelle :
Sachez, mon bon maître, qu’il n’est rien de plus préjudiciable à la justice que de prêter à tous des tares constatées chez un seul. Et tel qui croit comprendre l’âme féminine à partir d’un dépit provoqué par une seule femme, ne saurait prétendre au titre de sage ou de philosophe qu’auprès de ses congénères cornus et déçus, ce qui constitue, vous en conviendrez aisément, un bien mauvais public.

Manquez-vous donc à ce point de confiance en vous-même qu’il vous faille chercher à tout prix dans la tête des femmes à qui vous plaisez, des idées que vous n’avez trouvées que dans la tête d’une seule ? Et est-il de bon augure pour trouver l’âme sœur de se méfier de toutes les femmes en leur prêtant des pensées triviales dont elles ignorent tout ?

Don Carlus :
Tes propos illustrent bien, mon cher Sganarelle, la position des hommes d’aujourd’hui face à ces créatures machiavéliques ! A défaut de les comprendre, nous avons décidé de leur faire confiance et de tenir pour vérités les mensonges qu’elles profèrent impunément, y compris à elles-mêmes !

Telle qui prétend vous aimer vit encore dans le souvenir d’un amant idéalisé par le chagrin, et n’aura rien de plus pressé que de comparer ses qualités supposées à vos défauts bien réels pour en tirer la conclusion qu’elle l’aime encore davantage !
Et telle autre qui fait tout pour se faire aimer n’a comme but que de se rassurer sur son pouvoir de séduction et vous éconduira sans égards une fois votre cœur enflammé !

Pour ma part je refuse absolument que l’on me montre des vessies en me les présentant comme des lanternes ! Et je te le dis solennellement : pour moi ce sera l’Amour-Passion ou Rien ! Et par Rien, j’entends : tout le reste, qui est, ma foi, fort agréable et dont je me contente fort bien depuis de nombreuses années, comme tu peux en témoigner !

Si Cupidon, dans son aveuglement légendaire, estime m’avoir déjà suffisamment servi, eh bien, qu’il aille au Diable ! je saurai me passer de ses services ! Et je préfèrerais pactiser avec Belzébuth lui-même plutôt que de passer un compromis boiteux avec ce Dieu bouffi et stupide !

Sganarelle :
Belzébuth, mon maître, n’est peut-être pas si loin et il me semble qu’il a déjà pensé à vous il n’y a pas si longtemps, en vous envoyant une garce dont j’ai quelques souvenirs ! Et je ne saurais donc trop vous conseiller d’éviter d’avoir de nouveau affaire à lui.


Don Carlus :
Cessons de philosopher, mon ami, cela nous sied mal ! Et partons encore une fois à la conquête de ces étranges et sublimes créatures.

Le bonheur est sur le chemin du bonheur, dit-on. Explorons donc sans relâche les sentiers escarpés et tortueux du plaisir. Et puisque la vie est courte, multiplions les occasions d’en jouir. Profitons de leur beauté et de leurs lèvres et laissons leurs coeurs aux malheureux à qui elles ont décidé de les offrir !


Sganarelle (tout bas) :
Pfftt ! Il me faudra encore supporter à la prochaine rencontre le voir s’emballer plus que de raison et l’entendre ensuite pester contre la gent féminine ! La peste soit de ce fâcheux personnage qui se prend pour ce qu’il n’est pas !




 

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Mauvaise haleine et libido

Publié le par Carlus

Il y a des périodes comme ça où de petites choses désagréables vous  déprime plus que de raison.

Comme ce rendez-vous chez l'opticien le matin à l’ouverture. J'ai mal dormi. Je suis d'une humeur massacrante. En plus on me fait attendre. L’opticienne de service, une jeune femme banale, pas très avenante vient me contrôler la vue. Elle est un peu essoufflée. Ma tête posée sur l’appareil est à une vingtaine de centimètres de la sienne. Elle respire fort et je sens son haleine à travers son masque. C’est l’haleine d’une femme le matin dans son lit. Je fais l’hypothèse qu’elle était en retard et qu’elle a quittée chez elle précipitamment sans manger et sans se brosser les dents, ce qui explique qu'elle soit essoufflée. Et cette mauvaise haleine (pas si mauvaise que ça, en fait) déclenche curieusement dans ma mémoire des impressions agréables. Cette odeur qui me trouble c’est... l’haleine du matin d’une femme avec qui on a passé la nuit pour la première fois.

Quand la nuit s’est bien passée, la "mauvaise haleine" du matin est indissociable du plaisir que l’on a éprouvé durant la nuit.  C’est une ratification de la période d’essai, une attestation de compatibilité sexuelle, un certificat de complicité corporelle. Une odeur intime qui ravive le plaisir et donne envie de recommencer.

Mais bon, à part une envie -très théorique et très respectueuse !- d’embrasser cette jeune femme, c’est la nostalgie qui m’envahit. L’idée un peu triste que tous ces petits plaisirs de la vie -les premières fois, les sensations nouvelles, les découvertes- appartiennent désormais au passé et aux souvenirs. Il y a un temps pour tout. 

Ca faisait longtemps que je n'avais pas eu envie intime d'embrasser une femme. Ca me rassure un peu, mais je sens que ça va m'arriver de plus en plus rarement.

 

 

 

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Métamorphoses d'une mégère

Publié le par Carlus

 2006

"As-tu pensé à descendre la poubelle ? !"
La femme qui me parle ainsi sur un ton sec et autoritaire, cher lecteur, est la femme de ma vie. Je ne vis avec elle que depuis un an mais elle a envahi ma vie et effacé mon passé. Une petite brune austère dont la sévérité des traits est à peine atténuée par de grands yeux candides. 
Son caractère autoritaire et acariâtre et les nombreuses disputes qui occupent le plus clair du temps que nous passons ensemble auraient dû faire de ma vie un calvaire.
Mais il n’en est rien, mes amis. Cette femme est, en dépit de tout cela, l’amour de ma vie et je n’imagine pas une seconde pouvoir aimer une autre femme qu’elle. Car, voyez-vous, cher lecteur, cette femme, en apparence banale, a une particularité étonnante. Contrairement à toutes ces créatures étranges qui attendent la tombée de la nuit pour se transformer en créatures maléfiques, ma belle se métamorphose quand vient la nuit en un ange auréolée de lumière.
Le rituel est immuable : tous les soirs, après un bref passage dans la salle de bains, elle entre dans la chambre l’air grave, la tête penchée, affairée à enlever ses boucles d’oreilles. Puis elle les pose soigneusement dans un écrin de nacre, se place devant le miroir, défait son chignon austère et lâche ses longs cheveux noirs qu’elle brosse quelques secondes. Puis elle se tourne et avance vers moi.

Et c’est là, à ce moment précis, cher lecteur, que la première phase de la transmutation a lieu. La mégère acariâtre a disparu pour laisser place à un ange immaculé, virginal dans sa tunique blanche décorée de petites fleurs printanières, son abondante chevelure auréolée de lumière (est-ce le reflet de la lampe sur le miroir ? Je n'en sais rien et peu importe, cher lecteur incrédule). Son regard se remplit de douceur et ses gestes deviennent délicats et attentionnés. Et rien de ce qui faisait sa personnalité diurne ne subsiste. Il ne reste que la douceur de ses gestes, l’éclat de son regard et son sourire de madone.
Elle vient s’allonger contre moi quelques fois sans rien dire, d’autres fois en me susurrant des mots qui me troublent, des mots qui embrasent ma mémoire et chaque pore de ma peau. Et c’est là que survient la deuxième phase de la métamorphose, cher lecteur. L’ange immaculé et virginal devient une déesse de l'amour me faisant l’offrande sublime de sa sensualité.

" Mon bien-aimé parle et me dit : Lève-toi, mon amie, ma belle, et viens ! Mon bien-aimé est à moi, et je lui appartiens."

Une femme qui retrouve des attitudes ancestrales et des mots qui remontent à la nuit des temps.

"Je suis à mon bien-aimé et vers moi se porte son désir".

Des mots simples qui me transportent hors du temps et me projettent sur les remparts fortifiés de Jérusalem, dans les jardins suspendus de Babylone ou dans la tente dépouillée d’un conquérant mongol.

"Lève-toi, aquilon ! Souffle, vent d’autan ! Soufflez sur mon jardin, et que les parfums s’en exhalent ! Que mon bien-aimé entre dans son jardin et qu’il mange de ses fruits succulents !"

Des mots et des gestes qui dégagent tant de sensualité que l’univers tout entier ne suffirait pas à la contenir.

"Je me suis assise à l’ombre de mon bien-aimé et j’y ai pris plaisir et son fruit est doux à mon palais".

Des mots qu’elle murmure à mon oreille dans l’obscurité de la nuit qui se confondent avec les rêves immémoriaux de mes gènes.

Au petit matin, une fois retrouvées nos personnalités diurnes, je la regarde et je m’interroge… Ces mots que j’entends sont-ils bien ceux qu’elle prononce ou est-ce moi qui les imagine dans son regard et sur ses lèvres ?

Et dans nos petits matins blêmes, dans ce décor de formica, trivial et médiocre, juste avant la prochaine dispute, je m’approche d’elle et la prends dans mes bras. Je la regarde. Et elle lit dans mes yeux :

Toi qui apparais comme l’aurore,
Belle comme la lune, pure comme le soleil,
Mais terrible comme des troupes sous leurs bannières,
Tu m’as ravi le cœur, ma douce, ma bien-aimée.
Tu m’as ravi le cœur par ton regard.
Que de charme ont tes amours, ma femme, ma bien-aimée !
Ton odeur est plus douce que tous les parfums,
Plus exquis que tous les aromates !
Tes lèvres, ma bien-aimée, distillent le miel.
Et ton souffle a la fraîcheur des montagnes du Liban".

 



Ps : toutes les citations sont extraites du Cantique des cantiques de Salomon.

 

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Jalousie féline

Publié le par Carlus

Parfois un tout petit détail peut vous gâcher une soirée de rêve.  Une chatte jalouse, par exemple… !

Avec Cynthia, j’avais eu l’honneur d’être présenté à Princesse dès le début de nos échanges webcam ! Elle tchatait avec sa chatte sur ses genoux, lui demandait régulièrement son avis et me faisait part de ses réactions et parfois de ses réserves. Princesse, par exemple, n’était pas d’accord pour que les choses aillent trop vite entre nous. C’était une façon de me dire des choses avec humour ! Quoique…

J’ai pu vérifier le jour où, après deux semaines d’échanges virtuels, elle m’a invité à passer le week-end chez elle. Enfin… invité ! On se rencontrait depuis une quinzaine de jours après le boulot et on se faisait des petits bisous à la terrasse des cafés. De tout petits bisous car elle était pudique et n’aimait pas "s’exhiber en public", disait-elle. Ceci dit, moi non plus, je ne suis pas amateur de baisers fougueux dans la rue. Il fallait donc trouver quatre murs disponibles pour aller plus loin, sinon on en serait encore aux bisous furtifs dans six mois. Chez moi, pas possible à cause de mes ados. L’hôtel, pour elle, même pas en rêve ! Ca ne pourrait être que chez elle, quand ses enfants ne seraient pas là.

L’occasion se présenta la semaine suivante : Ce week-end là,  ses enfants seraient chez leur père. Je lui propose donc qu’on en profite pour passer le week-end ensemble chez elle. Mais elle trouve que c’est trop tôt. Ohlala ! Il faut savoir que le père, habitant en province, ne prend les enfants qu’un week-end PAR MOIS ! Je me vois donc obligé de sortir ma botte secrète : promis-juré, ce sera un week-end de bisous et de caresses avec promesse sur l’honneur que ça n’ira pas plus loin. Je dormirai dans la chambre d'amis, promis-juré sur la tête de mes enfants. (Non, non, rassurez-vous, mes amis, ma botte secrète ne consiste pas à commettre un parjure ! Elle consiste à faire l’analyse qu’un engagement réciproque peut être levé à tout moment avec l’accord des deux parties.)

 Elle n’avait donc pas ses enfants mais… elle avait Princesse.

Samedi après-midi, un petit tour au musée pour admirer une exposition d’Arcimboldi, (histoire de se cultiver un peu et de bien lui montrer que pour moi, il n’y a pas que le cul dans la vie) et on rentre chez elle pour dîner. Elle me fait faire un tour rapide du propriétaire puis m’installe sur le canapé pendant qu’elle va dans la cuisine américaine, ouverte sur salon, préparer l’apéro.

Arrive alors Princesse la démarche prudente, le regard fixé sur moi, se demandant manifestement ce que je fous là !  Cynthia la voit passer et l’interpelle :

"Ah te voilà, ma Princesse ! Tu connais déjà Carlus, je crois, pas besoin de faire les présentations !"

puis elle tourne le dos pour passer le bac à glaçons sous le robinet.

Princesse continue à avancer lentement vers moi, s’arrêtant net à chaque fois que je fais le plus petit mouvement, le regard toujours fixé sur moi.

Je continue à parler à Cynthia sans quitter la chatte du regard, pour le cas où elle me bondirait dessus… on ne sait jamais !

Cynthia jette un coup d’oeil dans le salon.

- Mais ne fais pas ta timide, enfin, Princesse ! C’est le monsieur que tu as vu sur l’écran de l’ordinateur l’autre jour… mais si, souviens-toi… !"

puis elle retourne vaquer à ses occupations.

Arrivée à l’autre extrémité du canapé, Princesse fait un petit bond (très gracieux !) et s’y installe, recroquevillée sur elle-même.  Bon, je me détend un peu,  il y a bien… quoi ? un mètre cinquante qui nous sépare, tout va bien !

Mais le temps que j’évalue la distance, Princesse a changé d’avis. Elle se redresse et s’avance lentement vers moi. Arrivée à côté de moi, elle vient se frotter la tête et le flanc doucement sur mon bras. Cynthia est toujours en train de me parler, le dos tourné, et je n’ose pas lui dire de rappeler sa chatte. Après avoir vérifié l’absence d’hostilité de ma part, et m’avoir marqué comme faisant partie de son territoire, la chatte s’installe tranquillement sur mes genoux, sa queue autour du corps, les yeux mi-clos. Je vais pour me lever afin de l’obliger à dégager mais, évidemment, Cynthia arrive avec son plateau dans les mains juste à ce moment-là.

"Oh tu vas vu ? Elle t’a déjà adopté !"

Oui, j’avais vu !

Elle dépose le plateau sur la table du salon, vient s’asseoir à côté de moi, caresse ma nuque d’une main et Princesse de l’autre main. Comme pour l’encourager à rester sur moi.

Je me sens mal à l’aise, il faut que je lui dise que je n’aime pas beaucoup avoir les poils d’animaux, aussi propre soient-ils, sur mes vêtements. Mais en même temps je n’ai pas envie non plus de gâcher une nuit d’amour annoncée, par une maladresse. C’est qu’elles ont l’air d’être bonnes copines, ces deux-là ! Je lui dis :

"Oui, c’est curieux, d’habitude, entre les chats et moi, le courant ne passe pas trop".

Elle me répond :

" Aaahh mais là, c’est différent ! C’est qu’elle a senti le mâââle ! Hein ma coquine, que tu fais ta câline avec Carlus, hein, dis moi ?"

Mon malaise augmente de cinq degrés sur l’échelle du stress qui en compte six ! J’ai une sainte horreur de l’humour zoophile, même bon enfant, comme c’est le cas, là !

Merde, merde, il faut que je prenne sur moi ! Surtout, ne pas tout gâcher, là, juste au début d'une nuit prometteuse, mais pas garantie !

Bon, Ok, va pour l’humour zoophile ! Je lui dis :

"Mais… Il y a un gros malentendu, là ! Je pensais que c’était avec toi que je devais passer le week-end !"

Elle me gratifie de son beau sourire et se penche sur moi pour m’embrasser, juste au-dessus du dos de Princesse toujours impassible.

" Mais c’est bien avec moi, Monsieur ! Et je ne suis pas prête à partager ! Je suis très jalouse"

Hmmm ! L’affaire s’annonce bien et je sens que l’engagement de s’en tenir aux bisous n'est pas loin de devenir ridiculement caduque !

Mais ce chat m’énerve, il faut que je m’en débarrasse ! Je lui dis :

" Attend, je vais faire le service"

et je me lève sans attendre sa réponse. Elle prend sa chatte sur elle et la caresse. Je lui sers un verre et sous prétexte d’admirer les tableaux accrochés aux murs, je prends de la distance pendant un moment, histoire de me décrisper un peu.

Au bout d’un moment, je retourne m’asseoir à côté d’elle et aussitôt Princesse se lève et s’installe à nouveau sur moi. Avec bien entendu la bénédiction de sa maîtresse. Je réagis en me penchant pour embrasser Cynthia et, en passant ma cuisse opposée sur la sienne, je force Princesse à aller voir ailleurs si j’y suis. Après un long baiser, je lui murmure à l’oreille :

" Mais dis-moi, tu ne m’as pas encore fait visiter ta chambre, il me semble…!"

Elle me répond :

"C’est là, là-haut, juste devant toi" en me montrant la mezzanine.

Ah merde ! Evidemment pas de porte à la chambre ! Pftt… Quelque chose me dit que ça va être compliqué !

 

Et de fait, ce fut compliqué ! Après un diner léger arrosé d'un excellent Sancerre (qui l'a rendu, me dit-elle, "pompette") elle me fait visiter sa mezzanine. Je la prends dans mes bras, l’allonge sur le lit et commence à l’embrasser quand Princesse saute sur le lit pour nous rendre visite. Par deux fois, elle lui dit gentiment

" Allez ouste, Princesse, va-t’en, il n’y a rien à voir pour toi ici"

mais Princesse s’en fout, évidemment ! A deux reprises encore, elle quitte mes bras pour aller la prendre et la descendre au salon. La troisième fois, j’étais à moitié allongé sur elle, sous la couette (tout habillé, car même si je la sentais prête à le faire, elle ne m’avait pas encore formellement libéré de ma promesse !)  lorsque je sentis un poids s’affaisser sur mes cuisses ! Là je dois avouer que j’ai perdu mon self-control :

" Ah non, merde,  là je ne peux pas, vraiment désolé, mais je ne peux pas.." 

Cynthia me dit :

"Calme-toi, attends, je vais la mettre dans la chambre des enfants" !

Mais le problème ne fut pas réglé pour autant ! Princesse se mit à gratter la porte et à émettre des miaulements de désespoir.  Et cette fois c’était Cynthia qui était dans l’embarras et qui fit vingt pauses dans nos étreintes pour lui hurler:

"J’arrive dans un moment, ma Princesse, arrête de faire ta capricieuse…"

Au bout d’un moment, ayant bien compris que Princesse n’était pas prête à céder, et que ma belle ne serait pas détendue tant que sa copine serait enfermée, je décidai de faire contre mauvaise fortune bon cœur et lui demandai moi-même de libérer Princesse.

Mais ne pouvant me résoudre à dormir avec la possibilité qu’un chat vienne me bondir dessus pendant mon sommeil, je passai la nuit dans la chambre des enfants, porte close. 

Avec comme motif affiché que je devais respecter la promesse (sur la tête de mes enfants, quand même, ce n’est pas rien !) de passer avec elle un week-end chaste.

 

 

 

 

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Maîtresse… d’elle-même

Publié le par Carlus

 

La première fois que j’ai succombé à la tentation délicieuse et coupable de l'aventure extra-conjugale, c’était avec Muriel, une femme pourtant plutôt froide et autoritaire. Ca m'est arrivé après dix ans de fidélité. Dix ans de mariage et pas une tromperie ! Que celui (ou celle) qui a fait mieux me jette la première pierre ! Le défi ne s’adresse, bien sûr, qu'aux personnes de la vraie vie, celles dont la chair est faible, celles qui ne savent pas résister à la tentation, celles qui n’ont qu’une vie et qui se demandent tout le temps si elles ne sont pas en train de la gâcher ! Et qui en se demandant cela, la gâche peut-être...!

Enfin, bref, c’était une "Supervisor Manager" d'un gros cabinet d'audit, détachée dans mon service pendant deux mois pour suivre et contrôler le respect des nouvelles procédures que nous étions en train de mettre en place.
36 ans, divorcée, pulpeuse, vêtements un peu austères mais moulants, le port un peu rigide, le regard assuré, la répartie un peu garce, ne baissant jamais les yeux devant un regard insistant, sachant évoluer en milieu hostile sans se laisser marcher sur les pieds, voilà l’impression toute professionnelle que j’eus d’elle après une semaine.

Elle restait au bureau relativement tard, autour de 20 heures parfois, ce qui fait que nous nous retrouvions tous les deux seuls au 4e étage et que nous discutions un peu avant de nous en aller. De boulot au début, puis de plus en plus de choses et d’autres, émission de télé, actualités…

Un jour, au cours d'une conversation banale, elle me dit qu’elle s’était acheté une console de jeux et qu’elle passait une grande partie de ces week-ends à y jouer. Cette petite confidence sans conséquence me troubla. J'étais troublé qu'elle me parle de sa vie personnelle, qu'elle dévoile une fragilité, qu'elle me fasse savoir indirectement qu'elle vivait seule... Etait-ce une ébauche d'esquisse d'autorisation de lui faire des avances ? Mais quoi ? peut-être aussi que je me trompais du tout au tout... Je décidai de me lancer prudemment en lui rappelant que j’étais marié (puisque de toute façon elle le savait ) et que j'étais un bon père de famille. Vous voyez le genre ? "Ah oui ? Une Game Gear ? C'est le cadeau à la mode. Ma femme envisage d’en offrir une à notre fille aînée pour la Noël ! Moi, je ne sais pas si c'est de son âge, je veux d'abord voir ce que c'est, je ne sais pas du tout de quoi ça parle, ces trucs !" 

J’obtins comme réponse : "Hé bien, passez chez moi un de ces jours, je vous ferai une démonstration et vous verrez que vos craintes ne sont pas du tout fondées."

Ô mon Dieu ! Elle n’avait pas terminé sa phrase que je compris que j’avais une énorme envie d’elle, une gigantesque envie de sexe avec elle, avec une autre femme que ma femme ! Je l’aimais pourtant, la mère de mes enfants, et je n’avais pas envie de lui faire de la peine, pas envie de l’humilier, pas envie de la tromper ! Mais il me venait comme une évidence que ce n’était pas possible que je n’ai de relations sexuelles qu’avec elle pour le reste de ma vie ! Il m’apparaissait que ce n’était pas dans l’ordre des choses qu’un homme, que moi en l’occurrence, je ne fasse plus désormais l’amour qu’à une seule et unique femme et de surcroît à une femme dont je connaissais tellement le corps, et dans ses moindres recoins, dont je connaissais tellement les réactions à chaque caresse, à chaque position que, paradoxalement, il n’y avait plus d’émotion possible avec elle !

Ne m’en veuillez pas, chères lectrices qui me faites la grâce de me lire, je sais bien que vous désapprouverez la suite de cette histoire et que vous penserez que les hommes sont des êtres frustes et grossiers, mais pour moi, ce soir-là, c’est l’amour conjugal qui me paraissait hygiénique et dénué de sentiments et l’amour extraconjugal qui me semblait porteur d’émotions, de douceurs sensuelles et de plaisirs divins.

Je pris quelques jours pour habituer ma femme à l’idée que je rentrerais tard les jours suivants en lui racontant que de gros clients nous avaient mis la pression pour avoir leur dossier avant la fin du mois sous peine de nous retirer la mission, que cela signifiait des réunions de travail très tard le soir à prévoir bientôt et que j’en avais marre et que j’envisageais sérieusement de démissionner ! La pauvre chérie m’apporta avec tendresse son soutien, m’assura qu’elle partageait mes soucis, m’encouragea à réfléchir avant de prendre une décision aussi grave.

Quelques jours après, je me retrouvai chez Muriel pour une démonstration de Game Gear ! Je me souviens d’une légère odeur de friture quand elle m’ouvrit sa porte. Elle commença par me faire la visite de son bel appartement, coquet et bien rangé : le salon, le coin cuisine, le petit balcon… Au moment où elle me montrait sa chambre, à la vue de son lit un peu défait, je n’ai pas pu résister à la tentation de la prendre dans mes bras. Elle s’est laissée faire avec passivité et sensualité.

Ah quel bonheur ! Quel bonheur de toucher une femme pour la première fois, de caresser un corps que vous n’aviez pas le droit de toucher quelques secondes auparavant ! Quel bonheur d’ouvrir le corsage d’une femme et de découvrir son ventre, de dégrafer son soutien et de voir ses seins lourds offerts à vos caresses, à vos baisers, à vos suçons. Quel bonheur de s’allonger sur le lit d’une femme tout en l’embrassant, de lui caresser le corps en se dirigeant lentement vers son sexe. Quel bonheur de lui toucher le sexe à travers la culotte et de palper la douce humidité de son désir. Quel bonheur d’enlever la culotte d’une femme en train de vous embrasser et qui ne fait rien pour vous aider, à part soulever légèrement le bassin pour rendre la chose possible. Aaah, Quel bonheur, quel plaisir de voir et de sentir une femme s’abandonner avec une sensualité lascive à votre désir impatient ! Quel plaisir de la voir réagir au moindre de vos gestes, de sentir ses cuisses s’écarter sur un simple effleurement de vos doigts, de la voir ouvrir la bouche pour vous offrir ses lèvres juste parce que vos lèvres sont à portée des siennes !

Je lui fis l’amour avec fougue et passion, désireux de profiter pleinement de ma vie sexuelle enfin retrouvée, mais aussi avec tendresse, soucieux de ne pas lui donner le plus petit motif de penser que je la traitais en "maîtresse d'un homme marié".

Elle me fit un ultime cadeau en me lançant une bordée de mots grossiers au moment où elle atteignait le summum de son plaisir. Un cadeau, non pas parce que j’aime entendre des grossièretés pendant l’amour, mais parce qu’il était évident que cela échappait à sa volonté et qu’elle les aurait volontiers contenus si elle avait eu le moindre contrôle sur elle-même. Un cadeau, parce qu’il était important pour moi, à ce moment-là, d’être certain que je pouvais faire jouir une autre femme que la mienne.

Une fois nos sens apaisés, je restai allongé un moment sur le lit, elle blottie contre moi, tous les deux en train de fumer. Il était déjà 23 heures passées, il allait falloir que je m’en aille… Mais le sentiment de mélancolie et de culpabilité post-coïtus propres aux grands naïfs (dont je suis) me paralysait un peu : n’y-avait-il pas là un énorme malentendu ? Peut-être était-elle amoureuse de moi ? peut-être pensait-elle que j’allais quitter ma femme pour elle ? Mon Dieu, dans quelle situation me suis-je mis ?  Pauvre petite, il allait falloir lui dire avec beaucoup de tact que ça avait été une belle aventure mais que la vie est quelque fois cruelle avec les gens qui s'aiment et que…

C’est elle qui me ramena à la raison : " Houla, il est déjà onze heures ! Il faut que tu y ailles, ta femme va s’inquiéter !"

- Euh... oui,  oui, je vais y aller ! On se revoit quand ?

- On ne se revoit pas. Ma mission se termine la semaine prochaine.

 

 

Maîtresse… d’elle-même

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Pour Cynthia, femme libérée, c’est pas si facile !

Publié le par Carlus

Septembre 2005

Le début

Cynthia, ce fut une rencontre Meetic : quelques mails, suivis de conversations webcam avant un rendez-vous. 44 ans, blonde, yeux bleus, plutôt jolie et bien gaulée. Dès la première rencontre, on discute deux ou trois heures de tout et de rien, tout naturellement, sans avoir à chercher un sujet de conversation. Je me demande même, à un moment, si ce n'est pas une affinité amicale. Elle téléphone à la nounou pour lui dire qu’elle aura une heure de retard. Non, Ok, ce ne sera pas une bonne copine.

Au moment de se quitter, en rejoignant sa voiture, elle sort de son sac un paquet de kiss cool et m’en offre un avant d’en prendre deux. Je vous vois sourire… Moi aussi, comme vous, j’aime bien le message que constitue une prise de kiss cool chez une femme juste avant le moment de se dire au revoir. Ca me rassure quelque part. C’est comme un bristol d’invitation validé par Nadine de Rotchild sur lequel serait noté : "Madame Cynthia ne serait pas hostile à l’idée de vous accorder un baiser avant que vous la quittiez à l’entrée du parking. Elle est plutôt émue à cette perspective et tient à mettre toutes les chances de son côté pour faire bonne impression et vous en laisser le meilleur souvenir." Donc acte.

La love story

A la troisième rencontre, on décide de passer le week-end ensemble et ça se fera chez elle puisqu’elle n’a pas ses enfants ce week-end ! Assez curieusement cependant, avant de commettre l’irréparable, elle me fait venir chez elle la veille pour me les présenter. Un garçon de 12 ans et une fille de 8 ans, tous deux d’origine roumaine qu’elle a adoptés avec son ex-mari il y a quelques années car ils ne pouvaient pas avoir d’enfants. La fille est un petit ange de douceur, le garçon un peu plus hostile ! Mais ça, je peux comprendre les réticences d’un garçon de son âge qui voit sa mère avec un autre homme que son père !

Ensuite, vient une période de deux ou trois mois où l’on sort ensemble, où on se découvre, où on savoure le plaisir d’être ensemble, de discuter, de faire l’amour, la période où quand on rencontre un problème, on s'accorde tout naturellement le bénéfice du doute. Avant que la vie ne se charge de tout balayer à coups de petits problèmes difficiles à régler et finalement insurmontables.

Les problèmes

-1) Ses relations avec son fils sont très difficiles et elle ne me dit pas si c’est dû à notre relation ou si c’était déjà le cas avant. Un jour il va jusqu’à la traiter de conne en ma présence (-non, je ne t’achèterai pas ce jeu, il est trop violent ! - Non, c'est pas vrai, il n’est pas violent, il n’y a que les connes qui disent ça !).
Elle a des larmes aux yeux. Je ne sais pas quoi faire. Plus tard dans la soirée, j’essaie de lui dire… quoi, au fait ? de ne pas s’en faire pour moi… que je sais ce que c’est… qu’elle est une bonne mère… que les ados à cet âge-là sont difficile mais qu’ils vous aiment quand même… mais je ne trouve peut-être pas les mots qu’il faut et de toute façon, dans ces cas-là, elle n’a pas envie d’en parler avec moi.

-2) Moins sérieux, mais très agaçant : Cynthia fait partie de cette catégorie de gens de gauche qui veulent être de gauche dans tous les compartiments de leurs vies ! Toute discussion, pas seulement avec moi mais également avec ses amis et voisins, ne se résume qu’à une question, quel que soit le sujet : de gauche ou de droite ? Les voisins ? il y a ceux qui sont de gauche et ceux qui sont de droite ! La peinture ? Elle aime Picasso parce qu’il est de gauche et n’aime pas Dali parce qu’il est de droite ! Une bonne comédie ce week-end ? Elle aime Arditi et Torreton, elle n’aime pas Weber et Palmade ! (une exception-ouf- : elle n’aime pas Balasko !) Un Spectacle ? Elle aime Cali et Benabar et n’aime pas Charlélie Couture et Julien Clerc ! Croyez-moi, si cela peut prêter à rire au début, cela devient vite insupportable !

-3)  Cynthia se veut intello et ne lâche jamais prise ! Un exemple ? Après une journée de boulot épuisante, un conflit avec son fils qui est finalement monté se coucher sans dîner, un mot du professeur de sa fille laissant entendre qu’elle aurait copié sur sa voisine (ce que la petite a reconnu, à son grand étonnement, d’où une très longue leçon de morale, les larmes aux yeux), et cerise sur le gâteau, la nounou qui se décommande au dernier moment, après tout cela donc, je lui propose une soirée détente façon légume devant la télé avec plateau fromage et vin de Cahors ( et plus si affinités). Elle est d’accord, se blottit contre moi, la tête au creux de mon épaule, épuisée nerveusement et fume une cigarette devant un reportage d'Arte sur la réunification de l’Allemagne avant de s’assoupir. Je zappe un peu et je tombe sur Astérix et Cléopâtre, version Alain Chabat ! Chouette, je ne l’ai pas encore vu ! Hé bien, à plusieurs reprises, elle émerge péniblement de son sommeil, juste pour me demander de lui remettre Arte avant de s’endormir à nouveau.

La fin

Cynthia au bout de quelques mois éprouve le besoin de clarifier notre relation. Sans me dire exactement ce qu’elle attend de moi, elle me demande à plusieurs reprises de lui dire comment je vois notre relation. La question me paraît curieuse car je dors déjà la moitié du temps chez elle, je passe la totalité de mes loisirs avec elle et elle le sait, je ne me présente pas comme un sex-friend puisqu’on a déjà passé le réveillon de Noël avec sa famille et celui du jour de l’An avec ses amis et voisins ! Que veut-elle au juste ? Pas le mariage quand même, trois mois après notre rencontre ! Mon hypothèse est que son ex-mari lui a proposé de remettre ça et qu’elle voulait être fixée sur notre avenir avant de prendre une décision… Mais bon, c’est juste une hypothèse !

Bref, aussi rapidement que cela avait commencé, l’envie de se voir diminue, nos rencontres deviennent de plus en plus espacées, le moindre problème professionnel ou familial est le prétexte d’annuler nos rendez-vous et puis les coups de fil eux-mêmes deviennent rares et puis…
La dernière fois qu'on s'est vu, la discussion a duré trois heures. C’était à sa demande "il faut qu’on se parle. Je ne te comprends pas. Tu ne te dévoiles jamais. Dis-moi comment tu vois notre relation" Je me suis prêté au jeu, j’ai parlé trois heures durant, sous le feu roulant de ses questions, avec un maximum de sincérité. A une heure du mat, elle avait l'air détendue et nous avons fait l’amour sur le canapé avant de monter nous coucher. Le lendemain, dans la journée je recevais un texto d’elle : " on a beaucoup parlé hier soir mais on ne s’est pas dit grand-chose"…!

Après un dernier coup de fil le jour de la Saint Valentin, j’ai cessé de l’appeler et elle non plus ne m’a pas rappelé.

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Premier baiser

Publié le par Carlus

Préambule
En visitant un blog de libertine, un détail me frappe. En faisant la longue liste de ses ex, notre libertine précise qu’avec certains des mecs qui figurent sur la liste, elle n’a pas eu de relations sexuelles !
S’il y a un truc qui distingue les femmes des hommes, c’est bien cela : les femmes intègrent dans leurs vies amoureuses des hommes avec qui il ne s’est rien passé de sexuel ! Quand elles racontent leurs vies amoureuses, elles commencent souvent par le premier baiser, le premier flirt, un type sur lequel elles ont fantasmé… ! Pour nous, les mecs, notre vie amoureuse commence avec le sexe ! Avant ce sont des amourettes insignifiantes. Après, si on n’a pas couché, on oublie ! 

Par association d’idées, mon premier baiser m’est venu à l’esprit ! En fait, mon deuxième. Le premier était un baiser furtif, une "grande" de deux ans plus âgée que moi et que je connaissais à peine, m’ayant, je ne sais plus dans quelles circonstances, enfoncé la langue dans la bouche. Elle a dû du vouloir s’entraîner sur un petit avant d’aller embrasser un grand. Je n’ai pas aimé, j’ai eu l’impression d’avoir un morceau de viande crue dans la bouche. Oublions donc.

Introduction
La partenaire du vrai premier baiser s’appelait Christine. On faisait partie d’une petite bande de bons élèves au collège et elle était éprise de moi. Bon, je ne sais pas si on dit "éprise" à 14 ans ! Disons, qu’elle m’avait déjà fait savoir à plusieurs reprises qu’elle me trouvait beau et que tout le monde au collège savait qu’elle était amoureuse de moi. Moi, malgré la fierté naturelle qu’a un garçon de savoir qu’il plaît à une fille, elle ne m’intéressait pas trop. D’une part, parce qu’elle était très surveillée par ses parents qui la déposaient devant le collège une minute avant la sonnerie et l’attendait à la sortie. Et d’autre part, parce qu’elle n’était pas spécialement jolie. Aujourd’hui encore quand je pense à elle, c’est l’image d’Olive, la fiancée de Popeye, qui me vient à l’esprit. Même silhouette, même coiffure, la jupe trop grande qui lui arrivait à mi-mollet.

Le décor
Un jour nous nous sommes retrouvés dans la kermesse d’une oeuvre catholique. Elle était avec sa petite soeur de 12 ans et deux cousines de 13-14 ans comme elle. Leurs parents étaient occupés dans les stands et elles étaient seules mais en contrepartie, elles avaient l’obligation absolue de rester ensemble toutes les quatre. Elle a tout pris en main, la Christine, du haut de ses 14 ans ! Elle est venue me saluer, m’a séparé de mes copains, m’a tenu la conversation sans discontinuer pendant une heure et m’a demandé de raccompagner son petit groupe chez elle au moment où la nuit commençait à tomber.

Ca va se faire, les gars
Sur le trajet, elle m’a pris la main, regardant droit devant elle, totalement indifférente aux ricanements de ses cousines et de sa soeur qui nous suivaient 10 mètres plus loin. Je me suis laissé faire. Un peu plus loin, elle s’est arrêtée dans le renfoncement d’une entrée de magasin et a pris mes deux mains dans les siennes pour que je sois en face d’elle. Quand ses cousines sont arrivées à notre niveau, elle leur a demandé de continuer et de l’attendre devant la pharmacie située deux rues plus loin. La petite soeur n’était pas d’accord pour transgresser l’interdiction parentale de rester ensemble, mais elle a fini par suivre les cousines qui s’éloignaient.

L’heure H
Voilà, j’allais avoir mon premier baiser ! Tranquille, zen, avec une fille qui me regardait avec des yeux de groupie admirative ! Vous savez, nous les garçons, nous sommes toujours inquiets devant les choses de l’amour et du sexe ! Comme c’est à nous qu’il revient de tout faire, on a toujours un peu peur de ne pas être à la hauteur, de dévoiler notre inexpérience, de se prendre un râteau, d’être l’objet de la risée générale le lendemain ! D’autant plus que les filles sont moqueuses et cruelles, en général ! Là, rien de tout cela ! Je savais déjà avant, et encore plus à la façon dont elle avait pris les choses en main, qu’elle était totalement conquise ! Elle n’avait pas pris le premier garçon qui passait par là pour tester ses baisers, elle n’avait pas déclenché un Plan B après s’être fait larguer par un autre, non ! Je savais que j’étais son plan A, son préféré de tous les garçons du collège, le garçon à qui elle pensait quand les filles se demandaient les unes aux autres "avec lequel tu aimerais sortir ?"…

Yepp ! C’est fait, les copains !
Une gamelle d’enfer, je lui ai roulé, les gars ! Ouais, hier soir ! Non, je ne peux pas dire qui, ça se fait pas ! Un indice ? Euuhhh… la présidente de mon fan-club, hihihi ! Vous voyez qui c’est ? Mais vous ne le dites pas aux autres, Ok ? Gentlemen, les gars… !
Ah oui, un vrai baiser ! Avec la langue et tout et tout…
Non, je ne lui ai pas touché le minou… ! On était en pleine rue, bande de nazes ! On est gentleman où on ne l’est pas, les gars !
Les nénés oui, j’ai un peu caressé, mais elle était pendue à mon cou et son corps était collé au mien, pas facile dans cette position…
Oh, ça a duré… je dirais… 20/25 minutes ! Ah oui non-stop, en apnée ! Ah j’ai assuré sur ce coup-là, je vous le dis !
Non, je lui ai pas mis la main dans la culotte, Ducon ! Je te l’ai déjà dit : ça s’est fait dans la rue, avec des gens qui passaient et qui nous regardaient ! T’es con ou quoi ?

Conclusion
Compte tenu de la surveillance stricte de ses parents, nous n’avons pas eu l’occasion d’échanger d’autres baisers. Non, non, en ce temps-là, on n’invitait pas les filles dans les chiottes pour les embrasser et on ne s’embrassait pas non plus dans la cour du collège ! Je suis seulement resté, jusqu’à la fin de l’année scolaire, son amoureux secret ! Celui à qui elle venait chuchoter "je crois que ma copine Estelle se doute de quelque chose" ! Heureusement qu’elle ne m’a pas demandé si mes copains "se doutaient de quelque chose", j’aurais été obligé de mentir !

Epilogue
Et voyez-vous, pendant que je raconte cela, plusieurs décennies plus tard, je suis pris de nostalgie. Je regrette le temps de l’innocence, le temps des confidences, le temps des baisers furtifs, des déclarations d'amour par copines interposées, la douceur des premiers baisers et les nuits à rêver des dessous des filles.

Enfin… je pense ça aujourd’hui ! Demain je penserai que tout ça, ce sont des gamineries !

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