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amour

Rebelle et soumise

Publié le par Carlus

Il y a des faux rebelles de merde et des insoumis qui donnent envie de vomir...

Et puis il y a des jolies fiancées "rebelles et soumises" qui nous font rêver et qui inspirent de belles chansons d'amour et d'érotisme.

L’amour est cerise
Chanson de Jean Ferrat

Rebelle et soumise
Paupières baissées
Quitte ta chemise
Belle fiancée
L'amour est cerise
Et le temps pressé
C'est partie remise
Pour aller danser


Autant qu'il nous semble
Raisonnable et fou
Nous irons ensemble
Au-delà de tout
Prête-moi ta bouche
Pour t'aimer un peu
Ouvre-moi ta couche
Pour l'amour de Dieu


Laisse-moi sans crainte
Venir à genoux
Goûter ton absinthe
Boire ton vin doux
Ô rires et plaintes
Ô mots insensés
La folle complainte
S'est vite élancée

Défions le monde
Et ses interdits
Ton plaisir inonde
Ma bouche ravie
Vertu ou licence
Par Dieu je m'en fous
Je perds ma semence
Dans ton sexe roux


Ô Pierrot de lune
Ô monts et merveilles
Voilà que ma plume
Tombe de sommeil
Et comme une louve
Aux enfants frileux
La nuit nous recouvre
De son manteau bleu

Rebelle et soumise
Paupières lassées
Remets ta chemise
Belle fiancée
L'amour est cerise
Et le temps passé
C'est partie remise
Pour aller danser

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La passionata-a-a-a !

Publié le par Carlus

Croisé la "Garce" cet été sur le Net à l'occasion de l'anniversaire d'un ami commun. Elle est en couple. Je lui demande "Réverbère ou étoile ?" Elle m'envoie un smiley sourire mais ne répond pas. 

La formule est d'elle. Il y a quelques années, pour m'expliquer pourquoi elle était toujours seule, elle m'avait dit : "je rencontre des gens bien, mais je sais faire la différence entre un réverbère et une étoile". Elle avait vécu dans sa jeunesse une histoire d'amour passionnée et passait sa vie à chercher une autre histoire d'amour passion (ou peut-être le retour du premier, qui sait?)

Mais les hommes n'aiment pas trop les femmes passionnées, exigeantes, jalouses, possessives. 

La preuve : écoutez Guy Marchand nous parler de sa chérie.

  

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Déclarations d'amour (adaptées pour ma chérie)

Publié le par Carlus

Je sens ma chérie distante depuis quelques temps. Il faut que je lui fasse une déclaration d'amour sublime pour ranimer la flamme. Mais comment faire ?

Je sais ! Je vais m'inspirer de grands auteurs.  A quoi servent la littérature et la poésie si ce n'est pour s'en inspirer ?


Tiens, Pourquoi pas Aragon ? Les yeux d'Elsa c'est quand même une référence absolue en matière de déclaration d'amour

Ma pupucema p'tite chatte, Ma chérie

Tes yeux sont si profonds qu'en me penchant pour boire
J'ai vu tous les soleils y venir se mirer
S'y jeter à mourir tous les désespérés
Tes yeux sont si profonds que j'y perds la mémoire

Euhh non ! Il faut quand même que je comprenne un peu le texte pour le reprendre à mon compte. Imaginons qu'elle me demande de lui expliquer comment et pourquoi des désespérées se sont jetés dans ses yeux pour mourir ?  je ne saurais pas quoi répondre.


 Peut-être Molière, c'est moins abscons

Ma pupuce, Mon chaton, Ma chérie,

De même que les naturalistes écologistes remarquent que la fleur nommée Héliotrope Tournesol se tourne sans cesse vers le soleil, de même mon cœur dorénavant se tournera toujours vers les étoiles resplendissants de vos tes yeux adorables. Accepte donc, ma chérie, que je soumette aujourd'hui à l'autel de tes charmes l'offrande de mon cœur qui n'aspire et n'ambitionne autre gloire que d'être toute sa vie, mademoiselle, ma chérie, votre ton très humble, très obéissant, et très fidèle serviteur et mari. 

Non, non, même actualisé, on sent que le texte est volontairement ridicule et elle croira que je me moque d'elle. Et puis franchement "très humble, très obéissant, et très fidèle serviteur et mari", ça fait quand même soumis de chez soumis, elle capable de le prendre à la lettre et me demander de signer un pacte de soumission, telle que je la connais !!! Non non, il faut autre chose.


Aaaahhh Victor Hugo !! Une valeur sûre, quand il s'adresse  à Juliette Drouet, son grand amour

Ma pupuce, Mon chaton, Ma chérie,

"Je t'aime jusqu'à mourir, jusqu'à te tuer. Ne te plains pas trop de cela, va. Il n y a rien de meilleur ni de plus beau sous le soleil que d'être aimée ainsi. Aime-moi de même, et le jour où tu prendras mon sang, je baiserai ta main qui m'aura frappé. "

Eeuuhh Non ! Ca, c'est un coup à me retrouver au commissariat avant d'avoir eu le temps de lui expliquer que c'était une licence poétique et que je n'ai jamais eu envie de la tuer avant de me tuer moi-même. 

Foutu Me_Too, qui fait que les femmes prennent aujourd'hui nos menaces de mort à la lettre et s'en inquiètent au lieu d'en être fières !


 

 

 

 

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Annonces mythiques

Publié le par Carlus

Avec les filles, j'ai beaucoup couché... à la belle étoile. (Woody Allen)


 

A l'époque, mon blog était un blog d'humour sur l'amour. 

 Cher membre mythique

Vous n'avez pas encore publié votre annonce. Sachez que les membres ayant une annonce sur leurs profils sont contactés 5 fois plus que les autres ! Multipliez vos chances de rencontres en publiant dès maintenant votre annonce texte.
En panne d'inspiration ? Pour mettre toutes les chances de votre côté, suivez les principes suivants : Présentez-vous, parlez de vos goûts et surtout expliquez ce que vous recherchez avec sincérité et précision en vous assurant d'être bien compris de tous (et de toutes!) N'hésitez pas à faire preuve de charme et d'humour et à renouveler votre annonce périodiquement pour susciter l'intérêt.
A titre d'exemple à ne PAS suivre, nous vous soumettons les différentes annonces publiées par un membre particulièrement actif dénommé Carlus.
Ne faites PAS comme lui ! la réussite ne sera pas au rendez-vous !


 

- Salut ! Tu as lu mon profil de la femme idéale et tu hésites encore un peu ? Allez rassure toi, je déconnais, la connaissance du tamoul n'est pas indispensable, pas plus que la pratique du badminton et le doctorat de physique quantique ! En fait si tu as des yeux, un nez et une bouche tu corresponds déjà aux trois quarts de ma recherche. Et si en plus tu possèdes des cheveux, alors là tu es exactement la femme de mes rêves.


 

- Homme 47 ans (en fait 48, mais je fais plus jeune que mon âge) cherche jeune femme entre 22 et 28 ans, désespérée, ou la recherche d'un père, ou en manque cruel de sexe, ou encore dépressive ou suicidaire, pour relations discrètes. Optimiste, raisonneuse et "bien-dans-ses-baskets" s'abstenir.


 

- Homme aux mœurs traditionnelles recherche gentille femme pour relation sérieuse, à l'ancienne, comme au bon vieux temps, quand les hommes étaient encore des hommes et les femmes des femmes.

Féministes, soixante-huitardes, cheveux rouge fluo et inconditionnelles du micro-ondes s'abstenir.


 

- Homme jeune (la jeunesse est un état d'esprit, dit-on) cherche femme jeune (30 ans maxi, condition impérative) pour relation suivie (suivie d'une rupture rapide... hahaha, nan, je déconne ! )


 

- L'amour, c'est d'abord et avant tout le partage. Je suis prêt à écouter le récit de tes plaintes à propos de ton ex, de tes petits malheurs, de tes migraines à répétition, de tes disputes avec tes collègues, de ton week-end chez ta tatie et même à te répéter inlassablement que tu est une femme formidable. En échange je demande juste deux fellations par semaine. Je ne me lasserai jamais de le répéter : l'amour c'est d'abord le partage dans le respect mutuel des désirs de chacun.


 

- La chanteuse Jeane Manson  le dit si bien : "Faisons l'amour avant de nous dire adieu, Faisons l'amour puisque c'est fini nous deux". C'est donc par cette étape indispensable aux belles histoires d'amour qu'est la rupture que je te propose de commencer la nôtre.


 

- A celle qui a répondu à ma dernière annonce, qui prend tout au premier degré, qui ne comprend rien à rien et à qui il faut tout expliquer, je précise que "épicurienne" veut dire " femme facile", que "libre affectivement" veut dire "marié mais disponible pour une aventure discrète" et que "bel homme" est une expression RELATIVE ! D'accord je ne suis pas Brad Pitt, mais toi , t'es pas Angelina Joly non plus ! Non mais...!
Pour les autres je réitère mon annonce : Bel homme libre affectivement cherche épicurienne désireuse de partager un bout ...de chemin (bien sûr! hahaha, je déconne!) dans le respect (de ma vie privée) et le partage (des notes d'hôtel).



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Pourquoi je me méfiais d'elles

Publié le par Carlus

 

Il y a bien longtemps 

Sganarelle :
Eh quoi, Don Carlus, Dame Cynthia me paraissait avoir toutes les vertus que l’on est en droit d’attendre d’une personne du beau sexe et son attachement pour vous ne faisait aucun doute !

Faut-il donc, dès lors qu’une personne de son sexe présente quelques dispositions à vous plaire, que vous vous empressiez de lui trouver quelques menus travers que vous présenterez aussitôt comme étant incompatibles avec vos penchants ?

Et ne seriez-vous pas plus avisé de vous interroger sur votre propre incapacité à vous attacher au cœur d’une belle qu’à disserter sans fin sur le caractère retors de la nature des femmes ?

Don Carlus :
Le diable est dans les détails, mon brave Sganarelle, et les bonnes dispositions qu’affichent ces perfides créatures ne viennent souvent que du désir d’oublier un amour déçu en se jetant dans les bras du premier prétendant venu, fût-il le dernier des gueux ! Dans la déraison de ces êtres étranges, un amour est d’autant plus beau qu’il est mort et l’amant qui les a quittées est paré de toutes les vertus !

N’aurais-tu donc rien de plus exaltant à me proposer, mon ami, que d’être dans le coeur d’une femme le masque derrière lequel elle cache son chagrin ou de me résigner à n’être qu’un gentil compagnon pour qui l’on éprouve des sentiments semblables à ceux qu’on a pour un animal de compagnie ?

Sganarelle :
Sachez, mon bon maître, qu’il n’est rien de plus préjudiciable à la justice que de prêter à tous des tares constatées chez un seul. Et tel qui croit comprendre l’âme féminine à partir d’un dépit provoqué par une seule femme, ne saurait prétendre au titre de sage ou de philosophe qu’auprès de ses congénères cornus et déçus, ce qui constitue, vous en conviendrez aisément, un bien mauvais public.

Manquez-vous donc à ce point de confiance en vous-même qu’il vous faille chercher à tout prix dans la tête des femmes à qui vous plaisez, des idées que vous n’avez trouvées que dans la tête d’une seule ? Et est-il de bon augure pour trouver l’âme sœur de se méfier de toutes les femmes en leur prêtant des pensées triviales dont elles ignorent tout ?

Don Carlus :
Tes propos illustrent bien, mon cher Sganarelle, la position des hommes d’aujourd’hui face à ces créatures machiavéliques ! A défaut de les comprendre, nous avons décidé de leur faire confiance et de tenir pour vérités les mensonges qu’elles profèrent impunément, y compris à elles-mêmes !

Telle qui prétend vous aimer vit encore dans le souvenir d’un amant idéalisé par le chagrin, et n’aura rien de plus pressé que de comparer ses qualités supposées à vos défauts bien réels pour en tirer la conclusion qu’elle l’aime encore davantage !
Et telle autre qui fait tout pour se faire aimer n’a comme but que de se rassurer sur son pouvoir de séduction et vous éconduira sans égards une fois votre cœur enflammé !

Pour ma part je refuse absolument que l’on me montre des vessies en me les présentant comme des lanternes ! Et je te le dis solennellement : pour moi ce sera l’Amour-Passion ou Rien ! Et par Rien, j’entends : tout le reste, qui est, ma foi, fort agréable et dont je me contente fort bien depuis de nombreuses années, comme tu peux en témoigner !

Si Cupidon, dans son aveuglement légendaire, estime m’avoir déjà suffisamment servi, eh bien, qu’il aille au Diable ! je saurai me passer de ses services ! Et je préfèrerais pactiser avec Belzébuth lui-même plutôt que de passer un compromis boiteux avec ce Dieu bouffi et stupide !

Sganarelle :
Belzébuth, mon maître, n’est peut-être pas si loin et il me semble qu’il a déjà pensé à vous il n’y a pas si longtemps, en vous envoyant une garce dont j’ai quelques souvenirs ! Et je ne saurais donc trop vous conseiller d’éviter d’avoir de nouveau affaire à lui.


Don Carlus :
Cessons de philosopher, mon ami, cela nous sied mal ! Et partons encore une fois à la conquête de ces étranges et sublimes créatures.

Le bonheur est sur le chemin du bonheur, dit-on. Explorons donc sans relâche les sentiers escarpés et tortueux du plaisir. Et puisque la vie est courte, multiplions les occasions d’en jouir. Profitons de leur beauté et de leurs lèvres et laissons leurs coeurs aux malheureux à qui elles ont décidé de les offrir !


Sganarelle (tout bas) :
Pfftt ! Il me faudra encore supporter à la prochaine rencontre le voir s’emballer plus que de raison et l’entendre ensuite pester contre la gent féminine ! La peste soit de ce fâcheux personnage qui se prend pour ce qu’il n’est pas !




 

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Les seins des femmes

Publié le par Carlus

Pourquoi sommes-nous attirés par les seins de nos compagnes ?
Pourquoi avons-nous à ce point envie de les caresser, de les embrasser, de les suçoter ?

La réponse est dans Marie claire

" Pourquoi les hommes les vénèrent

À l’automne dernier, le psychologue américain Larry Young a relancé le débat : pourquoi les hommes aiment-ils tant toucher les seins des femmes ? Délaissant l’idée qu’une forte poitrine est surtout perçue comme fertile, donc désirable, dans une fonction reproductive, ce spécialiste affirme que cette appétence était plutôt d’origine neuronale . Son hypothèse : sachant que le cerveau des femmes en train d’allaiter est inondé d’ocytocine du fait de la stimulation intense de leurs mamelons, et que c’est justement cette fameuse hormone qui la pousse à s’attacher à son bébé, ne faudrait-il pas voir, dans l’attention des hommes envers nos seins, une manière de s’assurer notre amour et notre fidélité ? "

 

Réflexion spontanée du beauf qui sommeille en moi :

"Alors si, EN PLUS, ça nous assure leur amour et leur fidélité, on aurait tort de s'en priver, franchement !"

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Maîtresse… d’elle-même

Publié le par Carlus

 

La première fois que j’ai succombé à la tentation délicieuse et coupable de l'aventure extra-conjugale, c’était avec Muriel, une femme pourtant plutôt froide et autoritaire. Ca m'est arrivé après dix ans de fidélité. Dix ans de mariage et pas une tromperie ! Que celui (ou celle) qui a fait mieux me jette la première pierre ! Le défi ne s’adresse, bien sûr, qu'aux personnes de la vraie vie, celles dont la chair est faible, celles qui ne savent pas résister à la tentation, celles qui n’ont qu’une vie et qui se demandent tout le temps si elles ne sont pas en train de la gâcher ! Et qui en se demandant cela, la gâche peut-être...!

Enfin, bref, c’était une "Supervisor Manager" d'un gros cabinet d'audit, détachée dans mon service pendant deux mois pour suivre et contrôler le respect des nouvelles procédures que nous étions en train de mettre en place.
36 ans, divorcée, pulpeuse, vêtements un peu austères mais moulants, le port un peu rigide, le regard assuré, la répartie un peu garce, ne baissant jamais les yeux devant un regard insistant, sachant évoluer en milieu hostile sans se laisser marcher sur les pieds, voilà l’impression toute professionnelle que j’eus d’elle après une semaine.

Elle restait au bureau relativement tard, autour de 20 heures parfois, ce qui fait que nous nous retrouvions tous les deux seuls au 4e étage et que nous discutions un peu avant de nous en aller. De boulot au début, puis de plus en plus de choses et d’autres, émission de télé, actualités…

Un jour, au cours d'une conversation banale, elle me dit qu’elle s’était acheté une console de jeux et qu’elle passait une grande partie de ces week-ends à y jouer. Cette petite confidence sans conséquence me troubla. J'étais troublé qu'elle me parle de sa vie personnelle, qu'elle dévoile une fragilité, qu'elle me fasse savoir indirectement qu'elle vivait seule... Etait-ce une ébauche d'esquisse d'autorisation de lui faire des avances ? Mais quoi ? peut-être aussi que je me trompais du tout au tout... Je décidai de me lancer prudemment en lui rappelant que j’étais marié (puisque de toute façon elle le savait ) et que j'étais un bon père de famille. Vous voyez le genre ? "Ah oui ? Une Game Gear ? C'est le cadeau à la mode. Ma femme envisage d’en offrir une à notre fille aînée pour la Noël ! Moi, je ne sais pas si c'est de son âge, je veux d'abord voir ce que c'est, je ne sais pas du tout de quoi ça parle, ces trucs !" 

J’obtins comme réponse : "Hé bien, passez chez moi un de ces jours, je vous ferai une démonstration et vous verrez que vos craintes ne sont pas du tout fondées."

Ô mon Dieu ! Elle n’avait pas terminé sa phrase que je compris que j’avais une énorme envie d’elle, une gigantesque envie de sexe avec elle, avec une autre femme que ma femme ! Je l’aimais pourtant, la mère de mes enfants, et je n’avais pas envie de lui faire de la peine, pas envie de l’humilier, pas envie de la tromper ! Mais il me venait comme une évidence que ce n’était pas possible que je n’ai de relations sexuelles qu’avec elle pour le reste de ma vie ! Il m’apparaissait que ce n’était pas dans l’ordre des choses qu’un homme, que moi en l’occurrence, je ne fasse plus désormais l’amour qu’à une seule et unique femme et de surcroît à une femme dont je connaissais tellement le corps, et dans ses moindres recoins, dont je connaissais tellement les réactions à chaque caresse, à chaque position que, paradoxalement, il n’y avait plus d’émotion possible avec elle !

Ne m’en veuillez pas, chères lectrices qui me faites la grâce de me lire, je sais bien que vous désapprouverez la suite de cette histoire et que vous penserez que les hommes sont des êtres frustes et grossiers, mais pour moi, ce soir-là, c’est l’amour conjugal qui me paraissait hygiénique et dénué de sentiments et l’amour extraconjugal qui me semblait porteur d’émotions, de douceurs sensuelles et de plaisirs divins.

Je pris quelques jours pour habituer ma femme à l’idée que je rentrerais tard les jours suivants en lui racontant que de gros clients nous avaient mis la pression pour avoir leur dossier avant la fin du mois sous peine de nous retirer la mission, que cela signifiait des réunions de travail très tard le soir à prévoir bientôt et que j’en avais marre et que j’envisageais sérieusement de démissionner ! La pauvre chérie m’apporta avec tendresse son soutien, m’assura qu’elle partageait mes soucis, m’encouragea à réfléchir avant de prendre une décision aussi grave.

Quelques jours après, je me retrouvai chez Muriel pour une démonstration de Game Gear ! Je me souviens d’une légère odeur de friture quand elle m’ouvrit sa porte. Elle commença par me faire la visite de son bel appartement, coquet et bien rangé : le salon, le coin cuisine, le petit balcon… Au moment où elle me montrait sa chambre, à la vue de son lit un peu défait, je n’ai pas pu résister à la tentation de la prendre dans mes bras. Elle s’est laissée faire avec passivité et sensualité.

Ah quel bonheur ! Quel bonheur de toucher une femme pour la première fois, de caresser un corps que vous n’aviez pas le droit de toucher quelques secondes auparavant ! Quel bonheur d’ouvrir le corsage d’une femme et de découvrir son ventre, de dégrafer son soutien et de voir ses seins lourds offerts à vos caresses, à vos baisers, à vos suçons. Quel bonheur de s’allonger sur le lit d’une femme tout en l’embrassant, de lui caresser le corps en se dirigeant lentement vers son sexe. Quel bonheur de lui toucher le sexe à travers la culotte et de palper la douce humidité de son désir. Quel bonheur d’enlever la culotte d’une femme en train de vous embrasser et qui ne fait rien pour vous aider, à part soulever légèrement le bassin pour rendre la chose possible. Aaah, Quel bonheur, quel plaisir de voir et de sentir une femme s’abandonner avec une sensualité lascive à votre désir impatient ! Quel plaisir de la voir réagir au moindre de vos gestes, de sentir ses cuisses s’écarter sur un simple effleurement de vos doigts, de la voir ouvrir la bouche pour vous offrir ses lèvres juste parce que vos lèvres sont à portée des siennes !

Je lui fis l’amour avec fougue et passion, désireux de profiter pleinement de ma vie sexuelle enfin retrouvée, mais aussi avec tendresse, soucieux de ne pas lui donner le plus petit motif de penser que je la traitais en "maîtresse d'un homme marié".

Elle me fit un ultime cadeau en me lançant une bordée de mots grossiers au moment où elle atteignait le summum de son plaisir. Un cadeau, non pas parce que j’aime entendre des grossièretés pendant l’amour, mais parce qu’il était évident que cela échappait à sa volonté et qu’elle les aurait volontiers contenus si elle avait eu le moindre contrôle sur elle-même. Un cadeau, parce qu’il était important pour moi, à ce moment-là, d’être certain que je pouvais faire jouir une autre femme que la mienne.

Une fois nos sens apaisés, je restai allongé un moment sur le lit, elle blottie contre moi, tous les deux en train de fumer. Il était déjà 23 heures passées, il allait falloir que je m’en aille… Mais le sentiment de mélancolie et de culpabilité post-coïtus propres aux grands naïfs (dont je suis) me paralysait un peu : n’y-avait-il pas là un énorme malentendu ? Peut-être était-elle amoureuse de moi ? peut-être pensait-elle que j’allais quitter ma femme pour elle ? Mon Dieu, dans quelle situation me suis-je mis ?  Pauvre petite, il allait falloir lui dire avec beaucoup de tact que ça avait été une belle aventure mais que la vie est quelque fois cruelle avec les gens qui s'aiment et que…

C’est elle qui me ramena à la raison : " Houla, il est déjà onze heures ! Il faut que tu y ailles, ta femme va s’inquiéter !"

- Euh... oui,  oui, je vais y aller ! On se revoit quand ?

- On ne se revoit pas. Ma mission se termine la semaine prochaine.

 

 

Maîtresse… d’elle-même

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Crevette sauce piquante

Publié le par Carlus

J'ai fait l'objet d'une tentative de chantage  ! C'était il y a bien longtemps. On payait encore en francs, c'est dire ! 


 

Restaurant chinois Le New Pekin

-  Bonjour Lisa, tu m'inquiètes un peu... c'est quoi, ce truc super important que tu as à me dire ?

-  Je vais te le dire, mon pote ! Assied-toi pour bien m'écouter !

-  Ok ! voilà, je t'écoute ! Je suis toute ouïe 

-  Eh bien, voilà ! je voulais te dire que tu m'as traitée comme une pute ! Eh bien tu vas payer le prix d'une pute !

-  Mais...??!!! Ca veut dire quoi, ça ? Je ne comprends rien à ce que tu racontes !

-  Tu comprends très bien, mon vieux !!! Pendant trois mois, tu as couché avec moi quand tu en avais envie et quand tu en as eu marre tu as cessé purement et simplement de m'appeler !

-  Mais... Lisa... ! Le boulot... la famille...

-  Ta gueule ! écoute-moi ! Je me suis renseignée : une pute de luxe pour l'après-midi c'est 2 000 francs et on a couché 12 fois ensemble ! Tu me donnes 24 000 balles ou je raconte tout à ta femme !

-  Mais enfin Lisa... ! Tu deviens folle ? Tu es mariée toi aussi, je te signale. Et tu as deux enfants...!

-  J'en ai rien à foutre ! Tu vas casquer ou je dis tout à ta femme !

-  Lisa...! Lisa... écoute-moi !  Je ne t'ai jamais prise pour une pute, enfin ! Nous sommes mariés tous les deux ! Nous avons eu une aventure ! Tout ça c'était des moments de bonheur volés à nos vies bien réglées, c'est tout ! Des souvenirs pour plus tard ! Et je t'assure que j'ai beaucoup de respect et de tendresse pour toi !

-  Arrête avec ton boniment, mon bonhomme, ça ne marche plus ! Pas avec moi, en tout cas ! Moi, j'en ai marre d'être toujours le dindon de la farce ! Je vais gâcher ton petit bonheur tranquille ! Je vais faire exploser ton petit couple idéal, ta petite famille parfaite ! Hhhmmm, je m'en réjouis d'avance !

-  Lisa, essaie de te calmer et écoute-moi...

-  Aaahhh! Il chie dans son froc, le petit monsieur...! il a peur, le baratineur...! Mais je suis très calme, détrompe-toi ! Je n'ai même jamais été aussi calme depuis longtemps, je crois...!

-  Lisa, c'est ta vie que tu vas gâcher, pas la mienne... Ton mari est...?

-  J'en ai rien à foutre, je t'ai dit ! Tu vas payer, mon gars, ou je balance tout à ta femme !

-  Lisa, ça fait plus d'un an que je suis séparé de ma femme ! Ca fait deux ans qu'on se déchire ! Ca fait très longtemps que ma vie de famille n'a plus rien à voir avec "la petite maison dans la prairie" !

-  Va te faire foutre ! Je n'en crois pas un mot ! Quand j'ai téléphoné chez toi, c'est elle qui m'a répondu  ! Tu me prends pour une conne ou quoi ?

-  Lisa, calme-toi ! On habite encore ensemble pour les enfants mais on n'est plus ensemble ! Si tu veux je l'appelle tout de suite, je lui explique la situation et je te la passe ! Tu veux que je le fasse ?

- Arrête...c'est du bluff, je le sais ! Ca ne marche plus avec moi !

- Ok , fais le numéro et passe la moi. Je lui explique et je te la repasse ensuite

-  C'est pas vrai...?! Tu es vraiment un salopard de première...! Pourquoi tu ne me l'aurais pas dit... ?

-  Ben, je sais pas, moi... j'avais pas envie de parler de ça...  peut-être aussi en pensant à toi : mariée,  des enfants, pas envie de tout changer ... Je ne pensais pas que avais envie de quitter ton mari, non plus ! Tu sais ? sans cette légèreté, il n'y aurait jamais eu cette complicité, cette amitié entre nous !

-  Cette amitié...?!  En fait, tu ne m'as jamais aimé... C'est ce que je disais, tu m'as prise pour une pute...

-  Mais toi non plus Lisa, tu ne m'as jamais aimé ! Tu as passé ton temps à me parler de ton grand amour de jeunesse ! C'est ça, aimer quelqu'un ?

-  Ben toi aussi, tu me parlais de ta pouffiasse

- Oui mais pour moi, c'était juste des souvenirs ! Toi, tu as payé un détective pour retrouver son adresse ! 

-  Non, j'ai fini avec ça ! C’était bidon tout ça !

-  Tu as bien fait car ça n’aurait abouti qu'à... attends...! Oh c'est pas possible...! Tu l'as retrouvé, c'est ça, hein...? Tu as eu son adresse et tu as repris contact avec lui ?

-  Fous moi la paix ! C’est pas de ça qu'on parle !

-  Ah, salooope ! Tu as repris contact avec lui, ça n'a pas marché et tu viens te faire les nerfs sur moi... !!! Alors là j'en reviens pas...! Tu as couché avec lui ?

-  Fous-moi la paix, merde ! Qu'est-ce que t'en a à foutre ? Tu es mon mec ? J'ai des comptes à te rendre ?

- Ben, je suis un minimum concerné quand même, puisque tu voulais me faire payer pour lui !

-  En fait, tu sais quoi ?

-  Dis-moi

-  Je crois que, toi aussi, comme mon mari, tu es trop couille molle, trop bisounours pour moi ! Si on m'avait fait un chantage comme le mien, ça fait longtemps que j'aurais balancé le plat de crevettes sauce piquante à la gueule du maître-chanteur !

-  Ben, il n'est pas trop tard pour moi.  Mon assiette est encore  pleine !

-  Essaie un peu,  tu verras ! Tu ne veux plus de tes crevettes ? Je peux te les piquer ?

- Oui oui, vas-y... Tout cela m'a coupé l'appétit...!

-  Hé bien, tu vois, moi ça m'a donné une faim d'ogre au contraire ! Cool, man,  relax ! Y a pas mort d'homme !
 

 

 

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Une histoire d'amour

Publié le par Carlus

Pour transformer en moment de plaisir les embouteillages de fin de journée , il y a deux méthodes  : de la bonne musique si on on a envie d'être seul au monde ou, si on a envie de rester au milieu de ses contemporains,  une bonne émission radiophonique pour insomniaque comme l'émission "Allo Macha" de Macha Béranger.

A l'époque, je vivais en Martinique et je bénéficiais de ce point de vue d'un avantage en nature très appréciable : le décalage horaire ! Pouvoir écouter en rentrant chez moi après le boulot dans les embouteillages de fin de journée l'émission "Allo Macha" de Macha Béranger diffusée en pleine nuit à Paris, était un vrai bonheur.

J'allume la radio, l'émission est en cours. La nuit se fait immédiatement autour de moi. Les bruits de fond disparaissent. Il n'y a plus que la voix grave de Macha et celle, anxieuse, de son invitée au bout du fil.

Macha : Mais quand vous dites que cet amour vous a détruite, ça veut dire que...

L'invitée : Ah oui, Macha, c'est une histoire qui m'a complètement ravagée… et d'ailleurs je ne sais pas si je peux dire aujourd'hui que j'en suis sortie...

Macha : Oui, je comprends, mais c'est une histoire que vous avez... 

L'invitée :  C'est une histoire dans laquelle j'étais complètement investie, oui !  C’était une obsession : je me réveillais avec lui, je m'endormais avec lui, je pensais  à lui à tout moment de la journée...

Macha : Ah oui, en effet ! Et... ça a duré longtemps ? 

L'invitée : Eeuuhhh... je vous avoue, Macha, que je ne sais même plus aujourd'hui combien de temps ça a duré... des mois et des mois... peut-être des années...

Macha : Vous en avez parlé à votre entourage ? à vos amies ? ou même à votre médecin peut-être ? 

L'invitée : Oui , j'ai même vu un psy pendant quelque temps, sur les conseils de mon médecin !  Mais ça n'a pas duré ! Je n'ai pas donné suite, il ne me comprenait pas....

Macha : Oh vous savez, dans ce domaine, il faut quelques fois persévérer pour obtenir des résultats...!

L'invitée : Non, ça ne faisait que compliquer les choses.... 

Macha : Ok ! Alors dites-moi  lui, cet homme objet de votre amour absolu, comment  réagissait-il ? 

L'invitée : Lui, il s'en foutait complètement...

Macha : Oui... vous savez, ce genre d'amour fait peur aux hommes, parfois !    Comment réagissait-il quand vous lui parliez de vos sentiments ?

L'invitée : Je ne lui en ai jamais parlé, Macha

Macha :  Vous ne lui avez jamais dit que vous l'aimiez ?

L'invitée : Je ne lui ai jamais parlé, Macha

(silence) 

Macha : Ah ..? Dites-moi,  vous vous voyiez souvent ? 

L'invitée: Tous les jours ! Je le croisais tous les jours  !

Macha : Mais... il n'y a jamais eu d'histoire entre vous, en fait ?

L'invitée : Comment ça ...? Mais c'est justement de cette histoire que je vous parle, Macha !

Macha : Oui, oui, excusez-moi, je me suis mal exprimée ! Je voulais dire : Vous ne faisiez que le croiser au bureau...? il n'était pas au courant de vos sentiments, c'est ça ?

L'invitée: Non, il n'en savait rien ! Je n'ai jamais osé lui adresser la parole, en fait ! 

 

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