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Una furtiva lagrima

Publié le par Carlus

 

"Una furtiva lagrima" a illustré au moins trois films que j'ai aimé revoir cette année, dont le superbe Match point de Woody Allen .
C’est une chanson d’amour "elle m’aime, mon dieu, si elle m’aime, que demander de plus.... ses yeux brillants..."
Mais le morceau est toujours choisi pour illustrer la même situation : Le moment ou le destin va basculer, ce moment de calme avant la tempête où tu as pris la décision qui ne te permet pas de retourner en arrière. Tu as fait quelque chose d’irréversible et tu es seul à le savoir pour l’instant.
Les conséquences vont arriver de façon tout aussi irréversible.

C’est le moment, par exemple, où tu quittes une personne que tu aimes et que tu ne verras plus jamais. Tu le sais. En franchissant la porte, tu te retournes. Elle te regardait partir et t’adresse un sourire triste. Tu n’aurais pas dû lui tourner le dos. La dernière image qu’elle aura de toi, c’est toi en train de t’en aller. Ca te fait chier. Mais il faut que tu retournes bosser là-bas, loin. Dans le couloir de l’hôpital, des images envahissent ta mémoire. 
Tu te souviens qu’elle t’a pris sur son ventre et qu’elle pleurait. De joie, de souffrance à cause de la césarienne, d’émotion que cet instant tant attendu soit enfin arrivé. Ce sont ses souvenirs à elle, mais ce sont les tiens aussi.
Tu te souviens d’elle, assise sur le canapé à trois heures du matin, de train de t’attendre. Elle avait prévu de t’engueuler mais elle est tellement soulagée qu’il ne te soit rien arrivé qu’elle te demande si tu ne veux pas qu’elle te réchauffe un peu de soupe.
Des images d'elle se bousculent dans ta tête. Tu la revois  assise sous un arbre en train de discuter avec une amie. Dans le salon en train de pleurer dans les bras de ton père. En train de regarder d'un air faussement sévère ton bulletin scolaire...
Elle va mourir et tu ne seras pas là. Tu vas l’apprendre par le téléphone, tu vas te précipiter pour la rejoindre mais ça n’aura plus d’importance. Le dernier moment entre elle et toi, c’est toi en train de disparaître le dos tourné dans le couloir blanchâtre d’un hôpital.
Elle était retournée en enfance. On la trouvait assise par terre dans le salon en train de jouer à la dînette avec les napperons de la table basse. Mais en nous voyant, elle retournait s’asseoir dans son fauteuil comme si de rien n'était et nous parlait normalement. Ses rapports avec nous n’ont jamais changé. D’ailleurs c’est elle qui m’a dit de retourner bosser.
Non, non, pas tout à fait ! Elle ne m’a pas dit cela. Mais elle le pensait, certainement. 

Enfin, peut-être… Je ne sais pas.

 

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Pauvre Mélenchon

Publié le par Carlus

 

Pauvre Mélenchon, sa façon de courir après des manifestations qui ne sont pas les siennes, de faire du lèche-bottes à des gens qui ne sont pas de son  bord , à appeler à la rescousse le journal Le Monde  (Le Monde vous imaginez ? "ils ont dit que mon programme était compatible avec les revendications des Gilets jaunes"), fait pitié à voir, est pathétique, pitoyable ! 

 

Pauvre tribun, la vie est trop injuste avec lui !

Ca fait des années qu'il se prépare, des années qu'il court après les ouvriers, les kabyles et les arabes, les migrants et les jeunes des quartiers,  persuadé que c'est de là que partiraient les révoltes populaires... ! 

Et patratas, c'est du camp d'en face que vient ce qui semble bien être une insurrection. Des Français de souche, des provinciaux, des retraités, des artisans ! Mais d'où ils sortent, ceux-là ? Ils étaient en souffrance et on ne lui a rien dit ???

 

Il se tenait prêt, l'incorruptible ! Il avait recruté son Saint Just (un rouquin censé lui apporter les suffrages des jeunes)  il avait fait appel à Obono pour séduire tous les  Français d'origine africaine et antillaise, il avait son homme à tout faire et l’épouse de ce dernier détachée auprès des médias people, il avait son communiquant venu du trotskisme dont les cheveux soigneusement décoiffés au gel extra-fort montraient bien comme il était proche du peuple !

Et voici que sur les barrages filtrants, il arrive qu'on capture des migrants en situation irrégulière et qu'on les livre à la police et qu'on somme des automobilistes à la peau noire de "retourner dans leur pays!". Vous vous rendez compte ? On ne peut raisonnablement pas envoyer Obono leur faire une leçon de vivre ensemble. Elle va se faire lyncher, la pauvre, c'est sûr ! Etrange cette situation où leaders et militants ont peur de se rendre sur les barricades !

 

Il a mis des années à intégrer des objectifs écolo dans ses différents programmes, il a appris par cœur des mots nouveaux (marémotrice, coût carbone, énergie fossile...) il a répété pendant des  années qu'il était le premier écologiste de France.

Et sur quoi démarre la révolte populaire ? Sur le  refus de payer une taxe carbone !!!  Vous vous rendez compte de la malchance ? Bien sûr, à présent il affirme qu'il est contre la dite  taxe carbone, mais il sait bien que personne ne le croit ! 

 

Il  a affirmé à de multiples reprises que la presse n’avait pas le droit de compter SES manifestants à lui, qu'elle devait se contenter des chiffres qu'il donnait lui-même  (un million, pas moins) et de toute façon dans sa logique marxiste il a toujours estimé que le nombre de manifestants est moins important que la justesse de leurs revendications.

Et vous savez quoi ? Ce qu’on lui refusait à lui, on l'accepte aujourd'hui pour les autres ! Tout le monde qualifie les Gilets jaunes de peuple alors qu'ils ne sont que quelques centaines de milliers !

  

Il suggérait l'insurrection citoyenne, le bruit et la fureur, il appelait à la violence façon Robespierre, façon Castro, façon  Chavez c'est-à-dire dirigée par un chef.

Il était persuadé que le peuple Français cherchait un chef, un tribun, un leader maximo, un guide suprême !

Et voilà que la révolte vient de gens qui ne veulent pas de chefs, pas de représentants, même pas de porte-paroles !

 

Mélenchon c'est l'histoire du type qui est persuadé que tôt ou tard, il va se faire Marianne, mais à chaque fois qu'il la croise, elle change de trottoir.  Si c'est pas malheureux tout ça ! 

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Où est Marianne ?

Publié le par Carlus

 

 

Où est la vraie Marianne ? 

Où est la connasse déguisée en Marianne  ? 

Où est la féministe qui exerce un métier "d'homme" ?

Où est celle pour qui le féminisme consiste à exhiber son corps ?

Où est la femme qui inspire l'admiration ? 

Où est celle qui n'inspire que la pitié et le mépris  ?

 

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Renseignement pris, il ne s'agit pas d'une manifestation Femen mais d'une exhibition artistique organisée par une artiste, Deborah de Robertis, surtout connue pour exhiber son sexe dans des lieux publics (musées, Lourdes...) .

C'est toujours très con, mais ce n'est pas les Femen

 

 

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La démocratie 2.0

Publié le par Carlus

 

A chaque crise, désormais, le problème se pose de savoir si nous sommes bien représentés par nos élus. Pas pour conclure qu’on devrait changer les élus, non ! Pour trouver d’autres formes de représentation de la volonté populaire : référendum d’initiative populaire, quota d’élus choisis par tirage au sort, voire d'être représentés par tous ceux qui enfileraient un gilet jaune !

Pourtant d’autres, de par le monde, ont déjà réglé le problème en innovant et c’est peut-être vers ces innovations qu’on veut nous emmener sans le dire vraiment. Quelques exemples :

 

Syrie

Il y a des élections en Syrie. Mais la moitié des sièges du parlement revient d’office aux membres du parti Baas

L’autre moitié est répartie au prorata des suffrages issus des élections (y compris donc le parti Baas).

Autrement dit, même si le parti Baas obtenait 1 % des suffrages, il aurait la majorité absolue. Mais je vous rassure, cher lecteur inquiet, le parti Baas fait beaucoup plus que 1 %

 

Iran

Les élections sont souvent relativement bien organisées (isoloirs, representants des différents candidats) mais c’est en amont que le tri a lieu : Toutes les candidatures doivent être validées par un Conseil des Gardiens de la Constitution.

Exemple des critères de tri : Lors d'élections législatives en 2016, la candidature du petit-fils de l’ayatollah Khomeini a été refusée pour "insuffisance de compétence scientifique" (c'est-à-dire : islamique). En effet le brave rejeton du l'ex guide suprême avait cru, en raison de sa prestigieuse filiation, pouvoir se dispenser de se soumettre à un examen de théologie islamique organisé par le Conseil Gardiens de la Constitution, examen auquel s'étaient soumis les quelques 400 autres candidats.

 

Cuba

Il y a des élections à Cuba. Les candidatures sont proposés par des assemblées contrôlées par le Parti : "mouvements des travailleurs, de la jeunesse, des femmes, des étudiants et des paysans, ainsi que les membres des Comités de défense de la Révolution" .

Les candidats ainsi désignés sont les seuls à pouvoir se présenter et sont élus au suffrage universel à bulletin secret. 

Preuve de la supériorité de la démocratie cubaine et grande fierté du régime cubain : le contrôle des urnes électorales et leur dépouillement sont confiés exclusivement à ... des collégiens !

(Vue l'importance de l'enjeu, on s'étonne même qu'ils n'aient pas confié cette tâche aux élèves des écoles maternelles)

 

Venezuela

Pour contourner un parlement gagné par l’opposition, le parti de Maduro a décidé de créer une assemblée constituante ayant tous les pouvoirs. Une partie de cette constituante a été élue au suffrage direct (mais les membres des partis politiques n’étaient pas autorisés à se présenter) et l’autre partie en fonction des groupes sociaux  avec des coefficients différents en fonction de leur importance dans la société (syndicats, retraités, étudiants, paysans, handicapés…)

Beaucoup de gens, choisis par le régime, ont donc été invités, conformément à cette loi,  à voter plusieurs fois, par exemple une fois en tant que jeune, une autre fois comme "étudiant" voire peut-être une troisième fois dans le groupe des électeurs "handicapés".

 

Liban

Le Liban a un système électoral extrêmement complexe. Ce sont de vraies élections démocratique qui se font au scrutin direct pour des listes élues à la proportionnelle. Mais comme, au final, la constitution prévoit que le parlement doit être composé pour moitié de chrétiens pour moitié de musulmans, c’est donc à l’intérieur des deux grandes religions que les vraies batailles électorales ont lieu. 

En effet les chrétiens étant assurés d’avoir la moitié des sièges du parlement, le seul problème qui se pose est de savoir qui des maronites, des grecs orthodoxes, des catholiques romains ou des coptes auront le plus d’influence à l’intérieur du camp chrétien. Et c’est souvent sur l’utilité d’une alliance avec telle ou telle obédience musulmane que les grandes familles  chrétiennes s’opposeront.

 

Libye

Quand on reprochait à Kadhafi l'absence d'élections dans son pays, il répondait (je cite de mémoire) " Pas besoin d’intermédiaires. Quand j'ai une décision à prendre, je descends dans la rue, j’interroge directement mon peuple et j'applique sa volonté"

C'est le système le plus proche de ce que proposent certains Gilets jaunes : aller les interroger sur les ronds-points et faire ce qu'ils demandent sans passer par ces institutions stupides et inutiles que sont les assemblées parlementaires.  

 

Et vous savez quoi ? On va y arriver un jour, vous verrez, à l'une ou à l'autre de ces formes supérieures de la démocratie !

 

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Le bal des pendus

Publié le par Carlus


Ce poème de Rimbaud, écrit à l'âge de 16 ans,  est le fruit d'un devoir scolaire dont le sujet était d'écrire une lettre au roi Louis XI pour obtenir la grâce du bandit et poète François Villon condamné à à la potence.

Je passe rapidement sur les sujets d'étonnement qui me viennent spontanément à l'esprit:

- Un tel sujet de dissertation à des jeunes de 16 ans ?? C'est quoi l'équivalent aujourd’hui  dans les collèges de France ? Ecrivez une lettre au président de la République pour demander que la nationalité française soit accordée à Maître Gims malgré sa bigamie ?

- Rimbaud s'inspire et se moque de l'ambiance macabre et des descriptions très crus de la ballade des pendus de François Villon (Pies et corbeaux nous ont les yeux crevés / Et arraché la barbe et les sourcils)  

Il a 16 ans et il a déjà lu François Villon. Et pourtant, il n'avait pas une mère qui l'incitait à lire, c'est le moins qu'on puisse dire. A cet âge, je lisais, au mieux, Les trois mousquetaires, la guerre du feu... Il y a des jours où j'ai l'impression d'avoir gâché ma jeunesse. (Et ma vie, en général, mais ça s'est un autre sujet dont je te parlerai un jour, cher ami lecteur) 

 

- Mais retournons au poème : je ne sais pas quel note il a eu mais, à mon avis, le jeune poète était largement hors sujet ! Mais pour notre plus grand bonheur !

 

Au gibet noir, manchot aimable,
Dansent, dansent les paladins,
Les maigres paladins du diable,
Les squelettes de Saladins.

Messire Belzébuth tire par la cravate
Ses petits pantins noirs grimaçant sur le ciel,
Et, leur claquant au front un revers de savate,
Les fait danser, danser aux sons d'un vieux Noël !

Et les pantins choqués enlacent leurs bras grêles :
Comme des orgues noirs, les poitrines à jour
Que serraient autrefois les gentes damoiselles,
Se heurtent longuement dans un hideux amour.

Hurrah ! les gais danseurs qui n'avez plus de panse !
On peut cabrioler, les tréteaux sont si longs !
Hop ! qu'on ne cache plus si c'est bataille ou danse !
Belzébuth enragé racle ses violons !

O durs talons, jamais on n'use sa sandale !
Presque tous ont quitté la chemise de peau ;
Le reste est peu gênant et se voit sans scandale.
Sur les crânes, la neige applique un blanc chapeau :

Le corbeau fait panache à ces têtes fêlées,
Un morceau de chair tremble à leur maigre menton :
On dirait, tournoyant dans les sombres mêlées,
Des preux, raides, heurtant armures de carton.

Hurrah ! la bise siffle au grand bal des squelettes !
Le gibet noir mugit comme un orgue de fer !
Les loups vont répondant des forêts violettes :
À l'horizon, le ciel est d'un rouge d'enfer...

Holà, secouez-moi ces capitans funèbres
Qui défilent, sournois, de leurs gros doigts cassés
Un chapelet d'amour sur leurs pâles vertèbres :
Ce n'est pas un moustier ici, les trépassés !

Oh ! voilà qu'au milieu de la danse macabre
Bondit dans le ciel rouge un grand squelette fou
Emporté par l'élan, comme un cheval se cabre :
Et, se sentant encore la corde raide au cou,

Crispe ses petits doigts sur son fémur qui craque
Avec des cris pareils à des ricanements,
Et, comme un baladin rentre dans la baraque,
Rebondit dans le bal au chant des ossements.

Au gibet noir, manchot aimable,
Dansent, dansent les paladins,
Les maigres paladins du diable,
Les squelettes de Saladins.

 

 

 

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Le pendu et le perdant

Publié le par Carlus

 

Horoscope d’un pendu

Et Nostradamus et Rombure,
Et tous les devins réputés
Ont été par toi fréquentés
Pour savoir ta bonne aventure ;
Ils ont prédit que tu serois
Un jour plus haut que tous les rois.

Et voici qu’on te mène pendre !
N’ont-ils pas dit la vérité ?
Car tu t’en vas si hautement,
Que nul ne peut si haut prétendre.

Guillaume BOUCHET, poète français (1513-1594)

 

Amertume d'un perdant

Et Alain Mink et Attali
Et autres mentors d’économie
Ont été par toi consultés
Pour savoir sur qui collecter
l’impôt sans courir de danger ;

Ils t’ont dit de faire porter
tout le poids sur les retraités
sur les moutons non syndiqués
qui ont toujours tout accepté
Et n’aiment pas trop manifester

Maintenant que tu es humilié
Tu penses qu’ils se sont tous trompés.
Mais ils ont dit la vérité :
C'est bien de moutons qu'il s'agissait
oui mais de moutons enragés !

Carlus, blogueur plagiaire

Le pendu et le perdant

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Naufrage et incendie

Publié le par Carlus

NAUFRAGE

Dédale criait à son fils,
Afin de lui donner courage
«Vole comme je t'ai appris,
Suis toujours la moyenne plage» ;


Mais Icare, proche du naufrage,
Disait: «Je ne suis plus en l'air ;
Ne m'apprends donc plus à voler,
Montre moi plutôt comme on nage.»

Guillaume BOUCHET , poète  (1513-1594)

 

INCENDIE

Attali disait "écoute bien,
Pour gouverner, il faut qu'tu grimpes,
Comme Jupiter en haut d' l'Olympe
Là où nul ne pourra t'atteindre" ;

Mais Emmanuel lui répondit:
"Il s'agit là d'un incendie;
Il ne sert à rien de grimper,
Dis-moi plutôt comment l'éteindre."

Carlus,  blogueur plagiaire

Carlus

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