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Les ennemis de mes ennemis...

Publié le par Carlus

...ne sont pas forcément mes amis.

Bachar El Assad était un dictateur féroce et inhumain, MAIS il avait chez lui les mêmes ennemis que nous : les terroristes islamistes sunnites. 
Les chrétiens syriens soutenaient donc Bachar, puisqu'il les épargnait. Quand le dictateur est tombé, ils n'ont pas voulu le défendre. Normal, il était indéfendable. 
Mais aujourd'hui, comme les 12 autres minorités religieuses de Syrie, ils sont à nouveau l'objet d'humiliations, de harcèlements, de provocations et de violences. 

Quelques décennies à peine après la première guerre mondiale, deux monstres belliqueux ont pris le pouvoir dans deux grands pays d'Europe: Staline et Hitler. Ces deux-là détestaient les démocraties. Mais ils se détestaient aussi entre eux.  Les démocraties ont été forcé de passer une alliance objective avec l'un pour abattre l'autre. Que pouvaient-ils faire d'autre ? 
 
Trump est un connard qui n'a aucune sympathie ni aucun respect pour la démocratie, l'état de droit, la séparation des pouvoirs, la liberté de la presse, mais il déteste les mêmes gens que nous : tous ces assassins tortionnaires qui, sous la promesse de réduire les injustices, tuent, torturent et emprisonnent leurs adversaires. Certes, il les déteste juste parce que ces gens-là gênent le business. 
Mais j'ai envie de dire, qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse. Trop réjouissant de voir arriver à New-York un mec qui a forcé des dizaines de milliers de ses concitoyens à fuir le pays pour trouver refuge dans les pays voisins, trop agréable de savoir en prison un dictateur qui a emprisonné des dizaines de milliers d'opposants.
 

La Russie dénonce une agression armée. Sans aucune honte et sans peur du ridicule. Mais de leur point de vue, c'est normal, c'est eux qui ont été agressés ! D'ailleurs demandez à n'importe quel connard d'extrême droite, il vous le confirmera.
Mais au fond les connards d'extrême droite doivent se réjouir. Désormais, quand on dénoncera l'agression russe, ils pourront répondre "ah oui ? quand c'est l'Amérique, c'est une bonne chose et quand c'est la Russie, ça devient une mauvaise ? "

Dans  les quatre objectifs de "l'opération spéciale" Poutine avait mentionné la capture de Zelenski pour le traduire devant un second "Tribunal de Nuremberg".  Et d'ailleurs, il était dit partout que les troupes russes faisaient la guerre mais que la milice Wagner et les troupes tchétchènes avaient comme objectif principal de capturer ou de tuer Zelenski ou des membres importants du gouvernement ukrainien. 
Il a du regarder le succès de cet enlèvement de type mafieux avec la rage au ventre. Car déjà, son ami Trump, en recevant à plusieurs reprise Zelenski (même lorsqu'il tentait de l'humilier) lui a donné le statut d'interlocuteur incontournable. Et aujourd'hui, il fait la démonstration qu'il est toujours possible, en utilisant la surprise et des troupes d'élite, de capturer et d'exfiltrer un dirigeant ennemi. Ce que lui, Poutine, n'a pas su faire en quatre ans de guerre.

Les ennemis de mes ennemis...
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