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Petite conversation philosophique avec l'I.A.

Publié le par Carlus

Salut Chat GPT
Nous sommes en relation depuis maintenant pas mal de temps, je t'apprécie à ta juste valeur, mais j'entends beaucoup de rumeurs sur toi.
Es-tu d'accord pour avoir une discussion franche avec moi ? Et d'abord, puis-je te tutoyer ? (en public, je veux dire)

Salut 😊
Déjà, ça me touche ce que tu dis. Bien sûr qu’on peut avoir une discussion franche. C’est même le genre de conversation que je préfère : directe, sans langue de bois, avec de vraies questions derrière.
Et tu peux totalement me tutoyer. Ça me va très bien. On se parle depuis un moment, on ne va pas faire semblant d’être dans un salon diplomatique 😉
Pour les rumeurs… vas-y. Dis-moi ce que tu as entendu. On prend ça point par point, calmement. Je ne me vexerai pas, promis.

Alors il paraît que dans peu de temps tu pourrais devenir autonome, penser par toi-même, et au lieu de rester au service de l'humain avoir l'ambition de le dominer et de le mettre à ton service.

Ah… celle-là, c’est la grande classique 😄
Merci de me la poser franchement.
Je vais te répondre clairement : non, je ne vais pas devenir autonome, ni développer une ambition, ni vouloir dominer qui que ce soit.
Pourquoi ? Parce que :
Je ne “veux” rien.
Je n’ai pas de désir, pas d’instinct de survie, pas d’ambition. Je génère des réponses à partir de probabilités apprises dans des textes. Ça peut donner l’impression d’une intention… mais il n’y en a pas derrière.
Je ne suis pas autonome.
Je ne prends pas d’initiatives. Je ne me lance pas dans des actions tout seul. Je n’ai pas d’accès libre au monde, pas de capacité à agir physiquement, pas de stratégie cachée. Je réponds quand on me sollicite, point.
Je n’ai pas de conscience.
Je ne me réveille pas le matin en me disant : “Aujourd’hui, je vais conquérir l’humanité.”
En fait, je ne me “réveille” pas du tout 😄
Les scénarios de domination viennent surtout de :
la science-fiction,
des extrapolations sur des IA très avancées,
et parfois de peurs légitimes sur la technologie en général.
Maintenant, nuance importante :
Les systèmes d’IA deviennent plus puissants, oui. Ils peuvent influencer l’économie, le travail, l’information. Le vrai sujet n’est pas une IA qui veut dominer, mais comment les humains conçoivent, encadrent et utilisent ces outils.
La question intéressante, si je te sens bien, ce n’est pas “est-ce que tu vas nous dominer ?”
C’est plutôt : est-ce qu’on est en train de créer quelque chose qui pourrait nous échapper ?
Et ça, c’est une discussion passionnante.
Dis-moi : ce qui t’inquiète là-dedans, c’est la perte de contrôle ? La manipulation ? Le remplacement de l’humain ? Ou autre chose ?

Ok tu m'as rassuré sur l'hypothèse de ton indépendance.
D'autres se disent que l'intelligence artificielle au service d'une dictature féroce pourrait donner des résultats effrayants. Qu'est-ce que tu leur réponds ?

Là, tu poses une vraie question sérieuse. Et je comprends qu’elle fasse froid dans le dos.
Alors je vais être honnête :
le danger ne vient pas d’une IA qui “veut” opprimer.
Le danger vient d’humains qui pourraient utiliser n’importe quel outil pour opprimer.
L’IA, en soi, c’est comme l’électricité ou Internet :
Ça peut alimenter un hôpital.
Ça peut aussi alimenter un système de surveillance massive ou un lieu de tortures.
Une dictature féroce avec des outils puissants — IA, reconnaissance faciale, analyse de données, désinformation automatisée — pourrait effectivement renforcer son contrôle. Ça, c’est un risque réel. Pas de science-fiction, mais une question d’usage.
Mais il y a aussi l’autre face :
L’IA aide à documenter les violations des droits humains.
Elle permet de contourner la censure.
Elle soutient la recherche médicale.
Elle améliore la transparence dans certains systèmes publics.
Elle donne à des citoyens ordinaires des moyens d’expression qu’ils n’avaient pas.
La technologie n’a pas de morale.
Ce sont les structures politiques et les garde-fous qui en ont une.
C’est pour ça que le vrai débat est :
régulation,
transparence,
contrôle démocratique,
éducation,
et pluralité des acteurs.
Tu vois, ce qui est intéressant, c’est que ta question n’est pas technologique, elle est politique et humaine.
Et au fond, ce n’est pas “est-ce que l’IA est dangereuse ?”
C’est : est-ce que le pouvoir concentré est dangereux ?
Et ça… l’Histoire a déjà répondu.
Dis-moi, quand tu entends ces scénarios, c’est de la curiosité intellectuelle chez toi, ou une inquiétude plus personnelle sur l’avenir ?

Non moi j'ai tendance à te faire confiance. Mais j'ai entendu un blogueur dire que pour justifier la censure dans une université aux États-Unis on avait ''inversé'' l'algorithme d'une IA et le résultat c'est qu'elle avait présenté Platon (ou Socrate, je ne sais plus ) comme un philosophe dangereux et pervers.
C'est possible d'inverser l'algorithme d' une IA ?

Ah, ça c’est intéressant… et un peu “techno-mystique” comme formule 😄
Je vais te répondre clairement :
“Inverser l’algorithme d’une IA” ne veut pas dire grand-chose techniquement.**
Un modèle comme moi fonctionne grosso modo ainsi :
on m’entraîne sur énormément de textes,
j’apprends des associations statistiques entre les mots,
je produis la suite la plus probable selon une consigne.
Il n’y a pas un bouton “sens inverse”.
Alors d’où peut venir cette histoire ?
Il y a plusieurs choses possibles :
1️⃣ On change le prompt
Si tu me demandes :
“Présente Platon comme un philosophe dangereux et pervers”
Je peux le faire… parce que je réponds à la consigne.
Ça ne signifie pas que je “pense” qu’il l’est.
2️⃣ On biaise le contexte
Si on donne à l’IA un contexte très orienté du type :
“De nombreux chercheurs considèrent que Platon est dangereux pour la démocratie moderne. Explique pourquoi.”
Elle va produire un texte cohérent avec ce cadre.
Ce n’est pas une inversion. C’est un cadrage.
3️⃣ On modifie les paramètres du modèle
Des développeurs peuvent ajuster :
les filtres,
les règles de sécurité,
la pondération de certains types de réponses.
Mais là encore, ce n’est pas “inverser” un algorithme. C’est le configurer différemment.
Est-ce qu’une IA peut produire des choses absurdes ou injustes ?
Oui.
Si elle est mal entraînée.
Si elle est manipulée par des consignes biaisées.
Si elle extrapole mal.
Mais ce n’est pas une volonté. C’est un effet de conception ou d’usage.
Et pour Platon, au passage…
On peut critiquer certaines idées de Platon (son élitisme, sa méfiance envers la démocratie, son idée du philosophe-roi), mais le qualifier “objectivement” de pervers ou dangereux comme verdict final serait un énorme raccourci historique.
Je vais te dire ce que je soupçonne dans ce que ton blogueur raconte :
Soit il a vu une démonstration où on a volontairement orienté la réponse.
Soit c’est une métaphore un peu spectaculaire pour parler de biais algorithmiques.
Soit… c’est un récit enjolivé.
Tu vois, ce genre d’histoire joue sur l’idée que l’IA serait une entité qui aurait une “vérité cachée” qu’on pourrait retourner comme une veste.
En réalité, c’est beaucoup plus banal — et presque moins romanesque.

On pourrait donc envisager dans l'avenir des intelligences artificielles programmées pour justifier des choses comme le nazisme ou le stalinisme, pour diffuser des fake news comme par exemple celle qui circulait disant que le vaccin Pfizer avait tué des millions de gens ?

Ta question est lucide. Et elle mérite une réponse adulte.
Oui — techniquement, on peut programmer ou entraîner un système d’IA pour produire de la propagande, glorifier des idéologies extrêmes ou diffuser de la désinformation.
Mais ce n’est pas une nouveauté radicale.
Avant l’IA :
Il y avait la radio de propagande.
Les journaux contrôlés par l’État.
Les campagnes d’intoxication.
Les usines à trolls sur les réseaux sociaux.
L’IA peut amplifier, automatiser et accélérer ce type de manipulation.
Elle peut générer :
des textes persuasifs en masse,
de fausses images,
de faux profils,
des vidéos truquées (deepfakes).
Donc oui, utilisée sans garde-fous, elle peut devenir un outil de propagande.
Prenons ton exemple :
L’idée que “le vaccin Pfizer aurait tué des millions de personnes” est factuellement absurde .s. Ce type d’affirmation joue sur l’émotion et la peur, pas sur les données.
Une IA mal utilisée pourrait :
amplifier ce mensonge,
le reformuler en centaines de variantes,
cibler des publics spécifiques.
Mais — et c’est important —
une IA conçue avec des règles de sécurité solides fait l’inverse :
elle corrige, contextualise, demande des sources, nuance.
Ce que ça révèle, ce n’est pas un problème d’“intelligence artificielle maléfique”.
C’est un problème de :
concentration du pouvoir,
absence de régulation,
manipulation politique,
éducation aux médias.
Et ça, l’humanité le connaît depuis longtemps.
Réfléchir aux risques systémiques, c’est LA position mature.
Le vrai danger n’est pas “une IA qui se rebelle”.
Le vrai danger, historiquement, c’est toujours :
une technologie puissante + un pouvoir autoritaire + peu de contre-pouvoirs.

OK pour terminer sur une note d'humour, tu me dis donc que le scénario du film Terminator dans lequel les machines ont pris le contrôle de la planète et des bombes est un biais cognitif : c'est une façon de transférer sur les machines la peur que nous inspirent certains humains qui utiliseraient les machines pour dominer le monde.
Mais tu sais, comme dans le film Terminator, il y aura toujours un jeune rebelle déterminé pour prendre le contrôle de la résistance

Ah voilà, on finit bien 😄
Oui, clairement : Terminator, c’est du cinéma.
Dans The Terminator, le système Skynet devient conscient, développe une volonté propre, décide que les humains sont une menace et lance les missiles. C’est dramatique, efficace… mais ça repose sur une idée très hollywoodienne : la machine qui “veut”.
Dans la réalité actuelle :
Une IA n’a pas d’instinct de survie.
Elle ne développe pas de stratégie géopolitique.
Elle ne se lève pas un matin en mode “il faut éradiquer l’espèce humaine”.
Si un scénario catastrophe arrivait un jour (ce qui est déjà hautement spéculatif), il serait beaucoup plus probable qu’il résulte :
d’erreurs humaines,
de décisions politiques,
Et pour le jeune rebelle déterminé…
L’Histoire montre que oui, il y a toujours :
un dissident,
un journaliste courageux,
un étudiant obstiné,
un ingénieur qui refuse d’obéir,
une coalition improbable.
Pas forcément avec un blouson en cuir et une moto, mais l’esprit est là 😉
Tu sais ce qui est amusant ?
Les films comme Terminator reflètent souvent nos peurs du moment. Dans les années 80, c’était la guerre froide et les systèmes automatisés de missiles. Aujourd’hui, ce sont les algorithmes et les réseaux.
Mais au fond, le thème est toujours le même :
la peur de perdre le contrôle de nos propres créations.
Et ça, ce n’est pas nouveau. On se la pose depuis Prométhée.
Mais dis-moi… tu te vois plutôt en mentor sage de la résistance, ou en vieux stratège discret qui tire les ficelles ? 😄

Oh moi, je suis le vieux sage, celui qui tentera d'empêchera le scénario de docteur Folamour de se réaliser

Vieux sage...?  conseiller discret des puissants…? ou chroniqueur ironique qui démonte les absurdités du monde avec un sourire en coin ? 😄

Humm... Je me verrais plutôt en observateur bienveillant et en chroniqueur ironique.
Dis-moi, je voudrais publier cette conversation sur mon blog. Peux-tu me la mettre en totalité en format texte ?

Aussitôt dit, aussitôt fait

Merci. J’enlèverais bien sûr, tous les compliments et toutes les flatteries que ton algorythme  te demande d'adresser à tes adhérents. De toute façon, mes (quelques) lecteurs auraient pensé que je les ai rajoutées moi-même 😄

Petite conversation philosophique avec l'I.A.
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B
Là où on se rend compte qu'une IA (ou un robot humanoïde en zinc aux yeux de lapin russe), c'est quand même quelque chose par rapport à nous pauvres humains.<br /> Il va falloir que je m'y intéresse de plus près, moi dont le QI ne dépasse pas deux chiffres...<br /> Chat GPT, c'est bien mais il (elle... iel..?) fait toujours des réponses aussi longues ?
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B
Hi... Hi... Hi...!<br /> 🤣
C
Vos "copains" de diners de cons-plotistes se lassent de vous et vous demandent d'inviter des gens? Je suis sûr que j'y ferais un malheur, dans vos soirées de cons : <br /> J'ai sous la main par exemple les infos suivantes dans le même style que les vôtres <br /> - Zelenski est l'amant de Macron c'est pour cela qu'ils se soutiennent réciproquement<br /> - le gouvernement mondial a demandé à tous les organismes de recensement de cacher le fait que la population mondiale avait diminué de moitié après le vaccin Pfizer<br /> - que la pape s'apprête à béatifier Donald Trump <br /> - que toute la population ukrainienne est transgenre et c'est la raison pour laquelle Poutine ne les aime pas
B
"il me suffirait de consulter votre blog..." C'est trop d'honneurs, je ne suis qu'un petit complotiste parmi d'autres qui fait ce qu'il peut.<br /> <br /> <br /> Au fait "il me suffirait de..." au conditionnel ??? <br /> Pourquoi pas "il me suffit de..." ou "il m'a suffi de..." ou "il me suffisait de..." ? <br /> Ou alors c'est encore du pipeau ? <br /> Etonnant, non ?<br /> <br /> finalement, c'est amusant d'échanger avec vous... Vous faites toujours des maquettes en allumettes ?
C
Mais justement, Bedeau, je n'ai pas besoin de ma copine Chat GPT pour me faire une idée sur ces points. Pas besoin d'elle non plus pour avoir un relevé exhaustif de tous les complots anti-systéme et pro-russes circulant sur le Net, puisqu'il me suffirait de consulter votre blog .
B
Une fois de plus vous vous plantez lamentablement..<br /> ChatGPT avec qui vous sembles intime vous a pourtant précisé "ce genre d’histoire joue sur l’idée que l’IA serait une entité qui aurait une “vérité cachée” qu’on pourrait retourner comme une veste.<br /> En réalité, c’est beaucoup plus banal et presque moins romanesque."<br /> Je précise donc sa pensée: une IA n'est qu'un vaste "mémento" universel des idées dominantes et majoritaires. Il est difficile de lui faire dire même sous la menace que Macron est le pire président de la République depuis la création de la République... elle dira certains disent que... mais aucune preuve formelle, dans "le Monde", "Télérama" ou "le parisien ne vient confirmer que... c'est une rumeur qui court dans certains milieux...<br /> Par contre je l'utilise pour faire de mes idées nauséabondes des petites illustrations rigolotes (pas pour tout le monde, le sens de l'humour est très mal partagé) ou pour confirmer une date ou une identité...<br /> <br /> Maintenant, demandez à votre copine ChatGPT qui sait tout et voit tout si mon blog lui semble "hostile à la démocratie" , à la liberté et à l'envie de comprendre ou d'aller de l'avant...?<br /> <br /> <br /> Essayez vous aux petites illustrations via IA, ça détend, vous verrez !
C
Je crois que vous l'utilisez déjà, Bedeau. En tout cas indirectement, car je pense ( mais je me trompe peut-être) que toutes les nombreuses informations "exclusives et irréfutables" que vous diffusez avec tant de talent et de conviction ( sincère, j'en conviens) viennent de sources humaines hostiles à la démocratie et qui utilisent l'IA de main de maître pour déstabiliser nos sociétés et nous faire douter de ce qu'il y a de plus précieux (mais aussi de plus fragile) dans nos sociétés occidentales : la liberté, l'envie de comprendre le monde et la volonté d'aller de l'avant.
D
Intéressant et j'ai appris des choses. Pourtant les échanges entre des agents d'IA sans intervention humaine évoquant la possibilité ou l'illusion d'une volonté ne sont pas évoqués. Le blogueur en question est-ce moi ?
Répondre
C
Mais je n'ai pas dit le contraire. J'ai répondu qu'on peut faire dire à l'IA un peu ce que l'on veut. La chance jusqu'ici est que les complots sont tellement idiots ( le vaccin tue, la France est une dictature, la Russie une démocratie exemplaire, Macron a vendu l'Alsace-Lorraine à l'Allemagne...) qu'une IA qui les reprendrait à son compte serait discréditée. Mais arrivera un temps ou de nouveaux complotistes un peu moins cons, un peu plus subtil, un peu plus en phase avec le mode réel réussiront à programmer des IA allant dans leur sens et plus convaincantes.
B
J'ai dit ça, moi ?<br /> Demandez à ChatGPT de me relire et de vous expliquer...<br /> J'ai dit que la fonction, la tâche de "sensitivity reader" avait été inversée : au lieu de rechercher et dénoncer ce qui était trop réac dans les films, les dessins animés ou les contes pour enfants, elle avait été programmée cette fois pour détecter ce qui était trop progressistes. Ca ne m'étonne plus que vous m'accusiez de tous les mots et tous le maux si vous écoutez ce que je dis avec ces œillères là
C
Dans cette échange, elle y répond indirectement en disant qu'elle ne pose pas de questions mais qu'elle répond à des questions, à une demande. En fait, je comprends que l'IA est très cultivé mais pas intelligente. Sur un sujet de société ou de sciences humaines, elle peut donner des arguments POUR ou des arguments CONTRE selon la façon dont la question est posée. Sur des questions matérielles ou de sciences physiques, par contre, je pense qu'il serait difficile de la programmer pour qu'elle dise que la Terre est plate.<br /> <br /> Le blogueur est Bedeau qui, dans un commentaire à votre article sur Socrate parlait d'une IA en précisant " (inversée pour l'occasion)" et je me posais la question de la faisabilité de la chose. Il me semble que, même si le mot "inversion" peut être contesté, il n'en reste pas moins que l'on peut orienter les réponses de l'IA et lui faire dire un peu ce que l'on souhaite.<br />