L'Europe : pourquoi tant de haine ?
Aujourd'hui il n'y a plus d'eurosceptique. Depuis le temps que l'Europe est en marche, tout le monde s'est fait une idée. Il ne reste plus que ceux qui sont hostiles à l'Europe et ceux qui sont favorables à l'Union Européenne.
L'Europe, l'extrême-droite n'en veut pas
Le plus curieux c'est que ceux qui sont les plus hostiles à l'idée européenne sont ceux qui prônent la suprématie de la race blanche et le refus de l'immigration. Ils pourraient tenir le raisonnement contraire : nous, représentants de la race blanche, regroupons-nous pour faire face aux périls jaune, noir, arabe! Eh bien non !
L'extrême gauche n'en veut pas non plus
Curieuse aussi la position de la gauche de la gauche. Normalement ses tenants sont internationalistes et pourraient se dire "Ok pour "l'Europe bourgeoise. Cadre idéal pour permettre aux travailleurs européens de mener la lutte contre le capitalisme européen". Hé bien, Non ! Pour eux, c'est l'Europe des travailleurs ou rien. Si elle n'est pas estampillée "des travailleurs", ils n'en veulent pas et préfèrent se replier sur leurs pays respectifs !
Et je crois deviner pourquoi
Je vois quand même un point commun à tous ces gens hostiles à l'UE: ils ont des pulsions violentes dans leurs histoires, des massacres de masse dans leurs curriculum vitae. Les admirateurs avoués ou honteux de Staline et de Hitler n'aiment pas les open-spaces parlementaires, la liberté de circuler et les journalistes fouineurs. Ils ont la pudeur du tortionnaire qui n'aime pas torturer en public, la discrétion du génocidaire qui refuse de massacrer devant les caméras. Il y a des choses qui se font portes closes et frontières fermées. Des choses qui nécessitent la pénombre d'un sous-sol et une grosse serrure fermée à double tour.
L'idée fondamentale qui sous-tend l'Europe est que les problèmes entre les nations européennes peuvent se régler non plus par la guerre, mais par la discussion, par la négociation, par le compromis. L'ennemi interne de l'Union Européenne n'aime pas ça ! Il vous montre le premier accord venu et vous explique qu'il n'est pas exclusivement dans l'intérêt de son pays et donc qu'il n'en veut pas ! Il ne refuse pas l'Europe mais il la voudrait à sa botte, à la botte de son pays à lui, sans négociation et sans compromis. Un rêve (un cauchemar) qui ressemble aux idéaux hégémoniques et sanguinaires des siècles passés. Et présent.
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