Eklablog Tous les blogs Top blogs Humour
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Le Monde du travail

Publié le par Carlus

 

Nouvelle illustration hier de ce qu'est devenu le journal Le Monde : une vulgaire feuille militante faisant feu de tout bois  pour contredire la droite et bien montrer son positionnement à gauche. 

Ainsi, pour contredire Juppé qui dit qu’il faut que les allocations sociales de celui qui ne vit que de ça soient toujours inférieures aux revenus du travail, ils font appel à une étude de ATD Quart-Monde sur le sujet.

 

Ensuite, concernant la comparaison entre revenu du travail et RSA, l’association ATD Quart-Monde a creusé la question dans un livre publié début octobre 2016 (En finir avec les idées fausses sur les pauvres et la pauvreté). Verdict : il n’existe « qu’un seul cas dans lequel l’écart RSA-smic n’est pas significatif : celui d’une personne seule et sans enfant. […] Ce cas représente environ 5 % des foyers fiscaux en France. » Sachant que ces 5 % ne sont pas nécessairement au RSA, cela réduit grandement le nombre de cas.

 

Donc, comme on le voit dans la citation soulignée par moi en jaune, ATD Quart-Monde dit qu’il y a au moins un cas ou cela est possible.

Et que ce cas représente environ 5% des foyers fiscaux.

 Je voudrais, en toute humilité, faire deux remarques aux journalistes du Monde

- La première est que, sachant qu’il y a en France (chiffre de 2015) environ 37,4 millions de foyers fiscaux, 5% ça fait quand même environ 1,8 million de personnes concernées !

Et même si on ajoute que toutes les personnes qui seraient dans ce cas ne touchent pas le RSA, ça fait quand même beaucoup de gens concernés.

Donc affirmer que c’est un "cas rare" est d’une mauvaise foi totale proche de la connerie d'un militant gauchiste. 

 

- La deuxième remarque est que la base des 5%, à savoir la totalité des foyers fiscaux de France, n'est pas pertinente. La base pertinente serait plutôt celle comprenant les travailleurs pauvres ou précaires, les chômeurs et les "allocataires". Car le travailleur pauvre ne compare pas sa situation à celle d'un médecin ou d'un architecte mais à celle de son voisin de palier qui, sans travailler, a le même train de vie que lui.

Et si l'on retient cette base, le chiffre de 1,8 millions de personnes n'est plus de 5% mais plutôt de 20% ou 30% .

 

Et je voudrais  faire remarquer (respectueusement en toute modestie) aux brillants journalistes du Monde toujours en train d'analyser les causes de la montée du FN dans les classes populaires, que ce phénomène en est une des causes majeures. 

 

 

 

 

 

Commenter cet article
D
Les "décodeurs" en particulier semblent affirmer des arguments définitifs, et si on ne contrôle pas leurs petits calculs, comme vous l'avez fait, on finit par se laisser impressionner.
Répondre