Mgr Ebola et ses ouailles
A propos du virus Ebola, il fallait bien que quelqu"un se dévoue pour sortir une deuxième énorme connerie.
La première a été celle d'un habitué de la bêtise triomphante, Jean-Marie Le Pen, suggérant que "Monseigneur Ebola" pouvait résoudre en trois mois le problème de la surpopulation des peuples du Tiers-Monde qui menacent de nous envahir.
En nous épargnant donc, les virus étant censés savoir faire la différence entre un Mamadou M'bala et un Jean-Marie Le Pen...!
Mais bon, il n'a pas insisté, sa fille a démenti… passons donc !
Mais dans le camp opposé, dans le camp des gentils, il fallait bien aussi quelqu'un pour dire une sottise inverse et, en plus, sur un ton indigné !
Hé bien, oui ! Et celui qui s'y colle est : le professeur Ian Mackay, de l'université de Queensland, en Australie qui déclare à propos de l'autorisation de traitements expérimentaux par l'OMS : "Même si ces morts sont tragiques, les êtres humains ne sont pas des cobayes" ! On applaudit bien fort !
Explication : Compte tenu que ce virus, qui fait peur à tout le monde, a déjà fait beaucoup de mort en Afrique, que les zones touchées par le virus s'étendent chaque jour un peu plus, que l'on sait que ce virus particulièrement mortifère risque de s'étendre à la planète tout entière et à provoquer une hécatombe, l'Organisation Mondiale de la Santé (l'OMS, donc) qui comprend des spécialistes de TOUS les pays a décidé d'autoriser des traitements expérimentaux. Autrement dit, d'autoriser des traitements qui n'ont pas encore été soumis à toute la procédure officielle exigée pour l'homologation des protocoles médicaux (qui durent parfois des années).
Normal, l'OMS (qui représente tous les pays du monde) tente de répondre à une urgence, tente de répondre aux appels de détresse des Africains, à l'inquiétude du reste du Monde. La décision relève du principe que quand on fuit dans la panique une maison en feu, on ne s'inquiète pas prioritairement de savoir si on bien pensé à baisser le compteur électrique et si on a mis les produits de nettoyage toxiques en lieu sûr avant de s'enfuir.
Mais le professeur Ian Mackay n'en a rien à foutre de l'OMS, rien à foutre des experts, rien a branler de l'inquiétude des gens, rien à foutre de l'instinct de survie qui caractérise toutes les formes de vie sur terre, rien à foutre des malades qui crèvent ! Seuls lui importent les principes moraux, affichés haut et fort devant les caméras. C'est pour cela qu'il nous dit, le menton relevé et le port de tête altier !
"Même si ces morts sont tragiques, les êtres humains ne sont pas des cobayes", a déclaré le professeur Ian Mackay, de l'université de Queensland, en Australie, joint par l'AFP.
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