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Contradictions

Publié le par Carlus

J'assume mes contradictions !

- J'ai le plus grand  mépris pour Dieudonné et ses monstruosités racistes et la plus grande sympathie pour Manuel Valls, et en même temps je suis assez fier de vivre dans un pays où la justice refuse de censurer un spectacle à la demande d'un ministre ! Ben oui, c'est comme ça !

 

- J'éprouve beaucoup d'agacement, pour ne pas dire plus, quand j'apprend que la police s'exténue à capturer des picpockets qui, parce qu'ils sont mineurs, seront systématiquement relâchés quelques heures après. Et en même temps, je me réjouis de vivre dans un pays qui interdit la maltraitance envers les enfants. C'est comme ça, je n'y peux rien ! 

 

- Je me sens plutôt solidaire des commerçants qui, en état de légitime défense, tirent sur leurs agresseurs. Mais je trouve normal qu'ils soient mis en examen pour homicide, car c'est à un tribunal qu'il revient de dire s'il y a légitime défense et pas à la police, à la presse et à Facebook !  

 

- L'homme politique dont je me suis senti le plus proche ces dernières années était Daniel Cohn Bendit (aujourd'hui hélas à la retraite) mais parmi les personnalités qui m'horripilent le plus, toutes catégories confondues,  figurent des gens appartenant au même parti que lui : Eva Joly, Noël Mamère et Cécile Duflot !

 

Et je tente de me rassurer en me disant que ce qui fait d'un homme un con, cher lecteur, ce n'est pas d'avoir des contradictions, c'est de croire qu'il en est exempt .

 

 

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Lettre ouverte à Mélissa (et aussi un peu à Jamel)

Publié le par Carlus

 

Mélissa Theuriau, l'épouse de Jamel Debbouze, déclare à la presse : "(Jamel)  dit que la France n'est pas raciste. Je ne suis pas de son avis. "  

Pour Mélissa donc, LA FRANCE est raciste. Et une telle affirmation me désole puisque comme je fais (un tout petit peu) partie de la France, je suis  ipso facto un raciste.

Et comme il ne faut pas m'énerver avec ce genre d'affirmation péremptoire,  je réagis avec un peu de colère.  Dans un premier temps, j'ai envie de dire que si La France est raciste, Mélissa étant française, Mélissa aussi est raciste.

Hé oui, ma chère Mélissa ! Et d'avoir épousé un homme d'origine arabe ne te met pas, contrairement à ce tu sembles penser, définitivement à l'abri d'une accusation de ce genre. Car après tout, tu ne l'as pas connu pauvre. Quand tu l'as rencontré, l'homme n'était pas seulement d'origine marocaine, il était AUSSI  très célèbre et très RICHE ! Très célèbre et très riche grâce aux... ah, tiens justement, grâce aux Français ! Des Français qui  payaient cher pour assister à ses spectacles ! Et quand il a eu les poches bourrées de fric, tu te pointes, tu l'épouses, tu partages la grande vie avec lui et tu traites ceux qui ont fait de lui un homme riche et célèbre de "racistes" ??? Mais c'est trop injuste, Mélissa !

En plus, comme je ne suis pas encore calmé, je dirais que ton message est exprimé de telle façon que je n'exclus pas du tout qu'il s'agisse d'un message freudien pour exprimer tes regrets d'avoir pris pour époux cet homme hyperactif qui, je pense, doit être assez pénible à supporter dans la vie quotidienne (il suffit de le voir sur un plateau de télévision pour s'en convaincre) . 

Ce qui conforte  ma conviction, c'est la forme que tu utilises pour dire les choses : 

"Quasi chaque semaine, on m'écrit que je fais honte à la France d'avoir épousé un handicapé arabe qui ne sait pas aligner deux mots de français..."  

Moi je dis qu'il n'est pas habituel pour des parents, conjoints, amis, bref pour tous ceux  qui aiment  des personnes souffrant d'un handicap de reprendre mot pour mot, même pour s'en plaindre,  les insultes utilisées par les connards racistes, méprisants et haineux !

Tu vois ce que je veux dire ? une mère  ne dira jamais, en présence de son fils, devant le reste de la famille : "ce matin, à l'école, ils l'ont traité de débile mental et de gros tas de merde" . Ce serait une façon d'humilier son fils une deuxième fois !  

Et les amies d'une femme battue diront éventuellement pour décrire le calvaire de leur copine "après l'avoir frappée, il l'a abreuvée d'insultes horribles" mais ne reprendront pas à la lettre les insultes proférées par l'agresseur, ce qui serait extrêmement pénible et humiliant pour la victime. 

Tu aurais pu dire, chère Melissa, "je reçois chaque semaine des lettres  d'insultes et de menaces racistes particulièrement odieuses..."  On aurait tous  compris le message  et le débat aurait porté sur le racisme : la France est-elle raciste ? Et là moi je t'aurais dit : "Je suis plutôt d'accord avec ton mari Jamel : il y a des racistes en France mais la France n'est pas raciste!" 

Mais là (de façon inconsciente certes ), tu a préféré faire porter le débat sur le physique et l'intellect de ton mari Jamel.  Et là , je me vois, par solidarité masculine, contraint de  conseiller à Jamel de tester  (à lui de chercher par quel moyen) ton amour !

Parce que franchement une femme qui dit  "je fais honte à la France d'avoir épousé un handicapé arabe qui ne sait pas aligner deux mots de français..."  même si elle ajoute devant  "on m'écrit que ", j'ai des doutes ! 

Mais bon, il ne s'agit que d'une opinion !  Et, quoi qu'il en soit,  je crois que notre ami Jamel est trop amoureux de toi pour écouter mon conseil !

 

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Une histoire d'amour

Publié le par Carlus

Pour transformer en moment de plaisir les embouteillages de fin de journée , il y a deux méthodes  : de la bonne musique si on on a envie d'être seul au monde ou, si on a envie de rester au milieu de ses contemporains,  une bonne émission radiophonique pour insomniaque comme l'émission "Allo Macha" de Macha Béranger.

A l'époque, je vivais en Martinique et je bénéficiais de ce point de vue d'un avantage en nature très appréciable : le décalage horaire ! Pouvoir écouter en rentrant chez moi après le boulot dans les embouteillages de fin de journée l'émission "Allo Macha" de Macha Béranger diffusée en pleine nuit à Paris, était un vrai bonheur.

J'allume la radio, l'émission est en cours. La nuit se fait immédiatement autour de moi. Les bruits de fond disparaissent. Il n'y a plus que la voix grave de Macha et celle, anxieuse, de son invitée au bout du fil.

Macha : Mais quand vous dites que cet amour vous a détruite, ça veut dire que...

L'invitée : Ah oui, Macha, c'est une histoire qui m'a complètement ravagée… et d'ailleurs je ne sais pas si je peux dire aujourd'hui que j'en suis sortie...

Macha : Oui, je comprends, mais c'est une histoire que vous avez... 

L'invitée :  C'est une histoire dans laquelle j'étais complètement investie, oui !  C’était une obsession : je me réveillais avec lui, je m'endormais avec lui, je pensais  à lui à tout moment de la journée...

Macha : Ah oui, en effet ! Et... ça a duré longtemps ? 

L'invitée : Eeuuhhh... je vous avoue, Macha, que je ne sais même plus aujourd'hui combien de temps ça a duré... des mois et des mois... peut-être des années...

Macha : Vous en avez parlé à votre entourage ? à vos amies ? ou même à votre médecin peut-être ? 

L'invitée : Oui , j'ai même vu un psy pendant quelque temps, sur les conseils de mon médecin !  Mais ça n'a pas duré ! Je n'ai pas donné suite, il ne me comprenait pas....

Macha : Oh vous savez, dans ce domaine, il faut quelques fois persévérer pour obtenir des résultats...!

L'invitée : Non, ça ne faisait que compliquer les choses.... 

Macha : Ok ! Alors dites-moi  lui, cet homme objet de votre amour absolu, comment  réagissait-il ? 

L'invitée : Lui, il s'en foutait complètement...

Macha : Oui... vous savez, ce genre d'amour fait peur aux hommes, parfois !    Comment réagissait-il quand vous lui parliez de vos sentiments ?

L'invitée : Je ne lui en ai jamais parlé, Macha

Macha :  Vous ne lui avez jamais dit que vous l'aimiez ?

L'invitée : Je ne lui ai jamais parlé, Macha

(silence) 

Macha : Ah ..? Dites-moi,  vous vous voyiez souvent ? 

L'invitée: Tous les jours ! Je le croisais tous les jours  !

Macha : Mais... il n'y a jamais eu d'histoire entre vous, en fait ?

L'invitée : Comment ça ...? Mais c'est justement de cette histoire que je vous parle, Macha !

Macha : Oui, oui, excusez-moi, je me suis mal exprimée ! Je voulais dire : Vous ne faisiez que le croiser au bureau...? il n'était pas au courant de vos sentiments, c'est ça ?

L'invitée: Non, il n'en savait rien ! Je n'ai jamais osé lui adresser la parole, en fait ! 

 

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