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Emmanuel qui veut faire croire de soi

Publié le par Carlus

Alors voilà, après avoir promis que le second quinquennat n’aurait rien à voir avec le premier, après avoir déclaré qu’il avait compris le message des électeurs qui avaient voté pour lui par défaut, voila qu’il nomme comme Premier ministre une ministre du précédent gouvernement, à la personnalité (a priori) assez fade et au profil très administratif, bref une exécutante. Il restera un Jupiter médiocre décidant médiocrement tout seul de tout. 

J’ai voté pour lui mais je n’aime rien chez lui :

- Ni la caresse de la nuque et la petite claque amicale sur la joue de gens qui ont l’âge de son père, lors de son investiture.

- Ni la déclaration en pleine agression russe qu’il ne faut pas humilier Poutine. Déclarer cela aujourd’hui à propos d’un dictateur qui ne concède rien à personne (et surtout pas à lui !)  cela veut dire quoi ? Que quand Poutine aura atteint tous ses objectifs, on lui accordera encore des territoires pour ne pas l’humilier ?


 

Un poème de du Bellay qui me fait (un peu) penser à lui

Quel est celui qui veut faire croire de soi
Qu’il est fidèle ami, mais quand le temps se change,
Du côté des plus forts soudainement se range,
Et du coté de ceux qui ont le mieux de quoi ?

Quel est celui qui dit qu’il gouverne le roi ?
J’entends quand il se voit en un pays étrange,
Et bien loin de la cour: quel homme est-ce, Lestrange ?
Lestrange, entre nous deux, je te prie, dis-le-moi.

Dis-moi, quel est celui qui si bien se déguise
Qu’il semble homme de guerre entre les gens d’Église,
Et entre gens de guerre aux prêtres est pareil ?

Je ne sais pas son nom : mais quiconque il puisse être
Il n’est fidèle ami, ni loyal à son maître,
Ni vaillant chevalier, ni homme de bon conseil.

Joachim du Bellay,
Les Regrets

 

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Connais-toi toi-même (et tes électeurs aussi !)

Publié le par Carlus

Connais-toi toi-même et un petit peu ton environnement quand même !
Conseils à ces connards de politiques qui parfois raisonnent comme des débiles.

A Macron :
Mais tu es con ou quoi, Manu ? Ca y est, tu as gagné, tu es élu, t'as pas l'air de t'en rendre compte ! Fous-toi au boulot, merde ! Qu’est-ce que tu as à aller prendre des bains de foule dans un quartier populaire ? Ca sert à quoi ? C’est de la provoc, en fait ! Tu donnes à tous les connards de ce pays qui ont envie de te foutre une baffe, l'occasion de le faire sachant que judiciairement on ne risque pas grand-chose et même qu'on se fait féliciter par des philosophes ! Qu’est-ce que t’es con parfois, Monsieur le petit génie !

Tiens à propos de génie, j’attends le nom de ta première ministre ! Dès qu’il sera communiqué, je te dirai sur ce blog si ton second quinquennat sera irrémédiablement  une cata ou une réussite !

 

A Zemmour
Tu es vraiment un connard fini, Eric ! Ton intelligence supérieure et ta compagne-conseillère de génie t’ont suggéré l’idée qu’on pouvait tirer un grand profit à insulter copieusement des gens avec qui on a vocation à s’allier quelques jours après ? Ca c’est vrai uniquement quand on est largement devant et que les autres sont par terre comme c’est le cas de Mélenchon et du PS par exemple. Mais toi, c’est le contraire, connard ! En commentant la défaite de Marine Le Pen, tu connaissais ton score minable et en insultant les Le Pen tu ignorais donc que le RN n’aurait pas (ou très peu) besoin d’un accord avec ton parti, alors que toi, sans accord avec le RN, ton parti va cesser d’exister .

Ton avenir, Monsieur l'intello remigrateur ? Président d'un petit club privé très sélect intitulé le club des Marion-nettes diabolisées ! Jusqu'au jour (pas très lointain) où Marion se réconciliera avec sans tante. En crachant sur toi, condition sine qua non qui sera exigée par cette dernière.

 

A Mélenchon
Profite de tes 20 %, mon gars ! Comme Bayrou en son temps tu es persuadé que ces 20 % te sont définitivement acquis, qu’il y a dans ce pays 20 % de gens acquis aux bienfaits du marxisme-léninisme-chavisme-mélenchonisme et qui pourraient devenir 30 % ou 40 % des électeurs dans les semaines qui viennent ! Mais tu vas te rendre compte bientôt que tu ne pèses pas plus de 10 % car que beaucoup de gens ont voté pour toi juste pour éviter d’avoir Marine Le Pen au 2e tour, et que d’autres l'ont fait parce qu’ils aiment bien ton bagou de bateleur de foire, mais pas du tout les candidats soumis qui se présenteront aux suffrages des Français de façon anonyme sous le slogan 'Mélenchon Premier ministre".

J’attends d'ailleurs avec impatience de voir quels seront les scores aux législatives de Danielle Obono qui veut niquer la France , de l'hystérique François Ruffin, de Taha Bouhafs condamné pour racisme et de Raquel Guarido qui veut réconcilier les Français avec les terroristes du Bataclan .

 

 

 

 

 

 

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Et maintenant, que vais-je faire ?

Publié le par Carlus

 (Sur l'air de  Et maintenant ?  de Gilbert Becaud)

Macron
Et maintenant, que vais-je faire ?
Puisqu'à nouveau je suis président
Que veulent ces gens qui m'indiffèrent ?
Qu'ils me laissent donc tranquille maintenant.

Le Pen
Et maintenant, que vais-je faire ?
Butter Zemmour et puis Marion
Qu'ils aillent brûler tous en enfer
Ils n'obtiendront jamais mon pardon.

Mélenchon
Et maintenant, que vais-je faire ?
J'aimerais chef du gouvernement
Faire enfin l'Union populaire
En faisant taire tous mes opposants

Zemmour
Et maintenant, que vais-je faire ?
Me remettre à parler de Pétain
Pour convaincre la fachosphère
Que je suis son unique dauphin

 

 

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Le débat de la mort

Publié le par Carlus

Macron ne veut pas débattre, en tout cas au premier tour, si j’ai bien compris. Et peut-être aussi au deuxième, mais il sera moralement et politiquement obligé de s’y plier, à mon avis.

Qu’est-ce qui se cache derrière l’envie de débattre des uns et la réticence des autres ? On peut dire en résumé que moins on a de chances de gagner, plus on a envie de débattre et vice et versa. Et ce pour au moins deux raisons


1- La petite phrase assassine

Depuis les fameux "Monsieur Mitterand, vous n’avez pas le monopole du cœur" et "Vous êtes l’homme du passé" censés avoir fait gagner Giscard, tous les politiques sont persuadés (à tort ou à raison) qu’une petite pique assassine peut faire gagner une élection. On ne débat donc pas pour dérouler son programme et critiquer celui de l’autre (ça, on peut le faire tout seul ou face à des journalistes) mais principalement pour sortir une formule assassine préparée à l’avance qui collera à la peau du l'adversaire. De quoi se souvient-on des derniers débats ou propos de campagne présidentiels de ces dernières années ? En vrac,

- De Mitterrand rétorquant sept ans plus tard à Giscard "vous êtes l’homme du passif"

- D’un Mitterrand, fort de son statut de Président sortant, répondant à Chirac avec un sourire condescendant, "Vous avez raison, Monsieur le Premier ministre".

- De la colère manifestement feinte et préparée de longue date de Ségolène,

- De l’insignifiant Poutou obtenant rires et applaudissements avec sa formule "moi, je n’ai pas d’immunité ouvrière",

- Des "pudeurs de gazelle" de Mélenchon,

- De Zemmour déclarant avec un sourire satisfait "Madame Pécresse est Madame 20 h 02"


2- Le suicide en direct

Mais s'il y a l'envie de tuer l'adversaire avec le petit mot assassin, il y a aussi la crainte du suicide en plein vol au cours du débat, la connerie qui aura pour conséquence de vous disqualifier ou pire encore d’offrir sur un plateau un moment de gloire à votre contradicteur. Il y a deux exemples qui me viennent à l’esprit :

- La peine de mort de Giscard

Grossière erreur de Giscard qui tente de mettre Mitterrand en porte-à-faux avec la majorité des Français majoritairement favorable à la peine de mort. Il offre alors à son adversaire l’occasion de s’exprimer avec une  hauteur et une dignité qui seront  louées le lendemain par la presse et même par des soutiens de Giscard.

 

- "Ils sont partout" de Marine Le Pen

Là c’est Marine Le Pen qui se ridiculise devant un Macron qui n'en demandait pas tant. Déstabilisée, elle fera par la suite de grossières erreurs factuelles sur des questions économiques que Macron ne manquera pas de corriger en direct, ce qui a eu pour effet d’accentuer l'impression de compétence économique qu’il souhaitait justement mettre en avant.

 

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La menace de Francis Huster

Publié le par Carlus

Il y a la menace russe  d'envahir l'Ukraine. Oui, c'est vrai que...

Il y la menace des "convois de la liberté" de bloquer Paris et Bruxelles. Oui bon...

Il y a la menace terroriste.  Oui, il faut faire quelque chose

 

Mais il y a surtout la menace adressée par Francis Huster à Macron, que dis-je à Macron ?  au théâtre, à la France, à la culture occidentale !!! 

"J'ai dit à Emmanuel Macron - et je ne plaisante pas - que s'il ne fait pas entrer Molière au Panthéon, je ne jouerai plus jamais sur une scène de théâtre." (Francis Huster, 74 ans)

Il faut immédiatement céder, Monsieur le président, sinon il est capable de mettre à exécution sa menace de ne plus monter sur scène et de continuer à jouer dans la série "Ici Tout Commence" sur TF1 !

 

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Balade Street art

Publié le par Carlus

Affiches sauvages et graffitis sur les murs de Paris

(Cliquer les photos pour les agrandir)


 

"des papiers" + "pas de policiers" pour les vérifier.

Le beurre et l'argent du beurre (et le sourire des riverains).


 Street art 

 Communiste ET libertaire !  Anti-facistes MAIS pro-Erdogan ! 

En résumé : pro-Erdogan ( le reste étant du galimatias absurde et insipide )


 

Street art

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Là un artiste Gilet jaune  pense avoir eu un flash artistique que personne n'a eu avant lui et qui le rendra célèbre dans le monde entier.


 

Street art

D'autres ont les moyens financiers d'exprimer leur idées mais préfèrent rester anonyme. 


 

 Street art

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Là, Napoléon regarde un portrait de Macron sur sa tablette et se demande si c'est Macron qui est bonapartiste ou Bonaparte qui est macroniste.


 

Street art

Et au bout de la rue Montorgueil, indifférents aux bruits de la ville et aux délires des tagueurs, Tintin et Haddock échangent un baiser langoureux.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le courage en politique internationale

Publié le par Carlus

Le G7 est présidé cette année par les États-Unis. Donald Trump, qui a déjà manifesté à plusieurs reprises son mépris pour ce centre de discussion multilatérale, voulait cependant cette fois l’organiser en juin à la Maison Blanche, en plein pic épidémique de Covid-19, en invitant ses amis (Russie, Corée, Australie) et en pleine campagne électorale présidentielle.

Angela Merkel la première, décline formellement l’invitation à venir y assister en personne. "À ce jour, compte tenu de la situation générale de la pandémie, elle ne peut accepter une participation en personne à un voyage à Washington", a expliqué samedi à l’AFP un porte-parole du gouvernement allemand.

Le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, réserve sa réponse en soulignant l’importance d’étudier "les recommandations des experts" avant de prendre la décision d'y aller ou pas.

Et Macron ? Hé bien, l’Elysée fait savoir dans la foulée que le président français est "disponible" pour se rendre à un sommet du G7 à Washington mais seulement si il y a "la présence de tous".

Autrement dit, c’est pas sa faute, à lui  ! Il aurait bien voulu y aller, mais c’est les deux autres, là, qui ont décidé d’annuler ! 

 

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Finkielkraut et moi

Publié le par Carlus

Prétentieux comme titre, n'est-ce pas ? 

Pas tant que ça, croyez-moi, car nous avons, Finkel et moi, chacun à notre niveau, un point commun que je trouve pas si fréquent que ça : Quand on nous entend tous les deux parler de l'islam et en particulier des islamistes, de leur avocats laïques et de leurs idiots utiles, tous les connards d'extrême-droite s'imaginent que nous sommes de leur côté sur tous les autres points de leur idéologie de débiles profonds. 

Tous les autres points étant en vrac et de façon non exhaustive : que le racisme est une vérité scientifique et que les Africains et les Arabes sont des sous-hommes qui n'ont jamais rien inventé depuis le début de l'humanité, que Trump est un dirigeant génial et plein de bon sens, qu'on devrait obliger les musulmans à donner des prénoms chrétiens à leurs enfants, que Pétain était un brave homme qui a sauvé des juifs ou encore que Macron est un criminel génocidaire qui a donné l'ordre de tuer des gens dans les Ephads et de brûler des millions de masques en parfait état, histoire de faire mourir du coronavirus le maximum de gens et qu'il devra payer pour ça.

Alors forcément quand ils écoutent ou lisent Finkel (ou moi, mais beaucoup plus rarement, je veux bien le reconnaître) ils sont très déçus de constater que le philosophe (ou le blogueur, plus modestement) ne partage pas, mais alors PAS DU TOUT, leurs analyses de gros cons factieux. 

Un grand philosophe est d'abord un intellectuel, c'est-à-dire quelqu'un pour qui la réflexion, la culture, la science prendront toujours le pas sur la passion ! Et pourtant, il en a, de la passion et des motifs de colère, Finkielkraut.

Mais pas ce genre de colère aveugle qui souvent ressemblent à des envies de lynchage, à des pulsions bestiales, haineuses, sans nuance qu'on retrouve chez nombre de chroniqueurs et de blogueurs ces temps-ci sur le Net.

Voici comment le plus grand philosophe français analyse le Macron bashing ("il a menti sur les masques, il les a détruit, il a laissé volontairement mourir les vieux, il va payer pour chaque mort").

Analyse que je partage entièrement et sans nuance ( normal , entre grands esprits :-)


 

Je constate en tout cas que nous devons nous placer face à cette maladie infectieuse sous l’autorité de la science. Mais nous constatons que la science n'est pas l’omniscience. Autrement dit, elle ne sort pas l’homme de sa finitude, elle ne l’installe pas sur le trône de dieu.

Et ce sont des responsables politiques, mais ce sont aussi des scientifiques incontestés, qui nous disent "peut-être", ce qui fait que la vertu politique que les Grecs avaient conceptualisée, la sagesse pratique, reste d’actualité. C’est quoi la sagesse pratique ? C’est le discernement, le coup d’œil, en situation d’incertitude, braqué sur l’action qui convient. Et c’est cela que les hommes politiques s’efforcent de faire. Et ce que je n’aime pas, ce sont les commentateurs qui, quand les responsables font des erreurs, transforment ces erreurs en crimes ou mensonges. Nos gouvernants démocratiques ne mentent pas et ils ne sont pas des criminels. Et l’atmosphère d’aujourd’hui est rendue difficilement respirable par tous ceux qui se préparent déjà, à la sortie de la crise, à demander des comptes. Et les plaintes s’amoncellent au parquet.

Alain Finkielkraut : "La science n’est pas l’omniscience"


 

 

 

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