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Les polissonneries de Voltaire

Publié le par Carlus

Quand Voltaire disait  "Il faut cultiver notre jardin", il pensait peut-être déjà  au "petit bois touffu",  au "joli bocage" et à l'aimable "gazon" d'une jolie Aminthe pour qui il a écrit ce petit dialogue poétique qu'il a lui-même qualifié de polisson. 

Résumé pour les gens pressés qui n'aiment pas les messages cachés : 
1- Ma chérie, j'aimerais tant faire l'amour avec toi
2- Ah oui ? et si je tombe enceinte, je fais quoi ?
3- Mais non, chérie,  je vais me retirer à temps !
4- C'est ça, ouais, je vais te croire !


 Polissonnerie

Voltaire

– Je cherche un petit bois touffu,
Que vous portez, Aminthe,
Qui couvre, s’il n’est pas tondu,
Un gentil labyrinthe.
Tous les mois, on voit quelques fleurs
Colorer le rivage ;
Laissez-moi verser quelques pleurs
Dans ce joli bocage.

– Allez, monsieur, porter vos pleurs
Sur un autre rivage ;
Vous pourriez bien gâter les fleurs
De mon joli bocage ;
Car, si vous pleuriez tout de bon,
Des pleurs comme les vôtres
Pourraient, dans une autre saison,
M’en faire verser d’autres.

– Quoi ! vous craignez l’évènement
De l’amoureux mystère ?
Vous ne savez donc pas comment
On agit à Cythère ?
L’amant, modérant sa raison,
Dans cette aimable guerre,
Sait bien arroser le gazon
Sans imbiber la terre.

– Je voudrais bien, mon cher amant,
Hasarder pour vous plaire ;
Mais dans ce fortuné moment
On ne se connait guère.
L’amour maîtrisant vos désirs,
Vous ne seriez plus maître
De retrancher de nos plaisirs
Ce qui vous donna l’être.

Voltaire

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Passé simple et futur radieux

Publié le par Carlus

 

L’autre jour, j’écoute sur France Culture (Oui, France Culture ! ça vous étonne tant que ça ?), un de ces nouveaux instituteurs jetés, avec bac+4 mais sans aucune préparation pédagogique, dans la fosse aux lionceaux que constitue une classe de CP. Il explique qu’il a passé deux heures à tenter d’expliquer  sans succès  l’usage du passé simple à une vingtaine d’enfants et qu’il a dû, en désespoir de cause, faire appel à son "professeur référent" pour lui expliquer comment faire !
Jusque-là le témoignage est  vécu, sensible et on l'écoute avec intérêt !

Ensuite, la conversation continue et on parle de l’éducation nationale, de pédagogie, du travail des inspecteurs, des directives ministérielles et là, petite surprise, il sait exactement tout ce qu’il faudrait faire dans les rectorats et les ministères pour que tout aille bien ! Ah bon ? Bon, on se dit que , là encore, il ne sait peut-être pas tout, et qu' il a peut-être fait appel à un "pédagogue référent" et il préfère ne pas en parler par discrétion.

Mais le journaliste continue à bavarder avec lui des problèmes de la France et du monde et là, mon étonnement va grandissant, lorsque j'entends notre instit expliquer très précisément et avec force détail ce qu'il faudrait faire pour résoudre les problème de chômage, d'injustice sociale, pour relancer l’économie, pour assurer une retraite à 60 ans pour tous, pour faire de nos universités les meilleures du monde et même pour améliorer le sort des pays en voie de développement ! Là, on devine sans peine le travail en amont du "commissaire politique référent"

Mais quand même, c'est marrant, non ? Ce jeune homme sait précisément ce qu’il faut faire pour régler TOUS les problèmes du monde, SAUF ce qu'il faut faire pour apprendre aux enfants qu’on lui a confié, l’usage du passé simple ! C’est ballot, vous ne trouvez pas ? La seule tâche qu'il était incapable d'assurer, on la lui a confiée !  La société est mal organisée !

 


 

Post-scriptum

Pourtant, c'est facile à expliquer aux enfants,  le Passé Simple !
Il suffit de demander à Wikipedia :
"Le passé simple est un tiroir verbal de la conjugaison des verbes."

Ah bon ? Et c’est quoi un "tiroir verbal" ? (toujours selon Wikipédia)
"En grammaire, un tiroir verbal est un sous-ensemble de formes de la conjugaison pour lequel tous les traits grammaticaux caractéristiques du verbe sont spécifiés – à l’exclusion des traits partagés avec les autres parties du discours comme la personne, le nombre ou le genre. Un tiroir verbal constitue donc un paradigme à l’intersection de plusieurs traits grammaticaux spécifiques du verbe, lesquels varient selon les langues considérées : temps, aspect, mode, voix.."

Franchement, je ne vois vraiment pas ce qu'il y a de compliqué, là-dedans, même pour des enfants de CP !

 

 

 

 

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C'est moi, c'est le tribun...

Publié le par Carlus

(sur l'air de L'Italien de Reggiani)


 

C'est moi, c'est le tribun
Est-ce qu'il y a quelqu'un
Est-ce qu'il y a quelqu'une
D'ici j'entends le bruit
Et la fureur aussi
Pour moi, quelle tribune !

Mon idéologie, je sais
Commence à dater, c'est vrai
Mais j'ai trouvé l'écologie
Pour la recouvrir d'un vernis
C'est très facile de tromper
Ceux qui ignorent leur passé

Ouvrez-moi, ouvrez-moi les portes
De l'Elysée, de Matignon
Alors que les autres chipotent
Je sais où trouver le pognon


Je reviens à nouveau
J'ai fait tous les boulots
Député, sénateur
Ministre très soumis
Député insoumis
Tribun et beau parleur

J'ai été socialiste, oui mais
Je joue mal collectif, c'est vrai
Ca date de quand j'étais trotskiste
Ils m'ont tout appris, mais l' plus triste
C'est que le monde a bien changé
Pendant qu' j'avais le dos tourné

Ouvrez-moi, ouvrez-moi les portes
De l'Elysée, de Matignon
Vive Castro, Chavez et les autres
Le prochain sera Mélenchon

C'est moi, c'est le tribun
Je reviens de si loin
La route était mauvaise
Et tant d'années après
Et tant d'échecs après
Je rêve d'un succès

Où sont passés les ouvriers ?
Où sont les fâchés pas fachos ?
Où sont cachés les intellos ?
En face, ils en ont bien trouvé
Je crois que le peuple a changé
Il m'en faudrait un tout nouveau.

Ouvrez-moi, ouvrez-moi les portes
De l'Elysée, de Matignon
Vive Castro, Chavez et les autres
Le prochain sera Mélenchon

 

 

 

 

 

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Langage des signes féminins

Publié le par Carlus

 

Avez-vous déjà tenté de décoder le langage corporel des femmes ?  Moi et quelques amis, si !  A l'époque, je bossais dans une grande boîte parisienne avec des centaines de collègues hommes et femmes.  Et dans notre petite bande d'amis, nous étions confrontés au problème suivant : quand vous invitez une collègue à déjeuner et qu'elle accepte, est-ce qu'elle vient parce que pour elle vous êtes un bon copain, un collègue sympa ou... un amoureux potentiel ?  

Pas la peine de lui demander, elle ne vous répondra pas.  Allez, pour une fois, prenez-moi au sérieux et faites moi confiance. Vous avez invité la belle collègue du bureau d'à côté à déjeuner. Elle a accepté volontiers mais vous vous demandez encore si c'est par simple amitié ou si vous lui plaisez. Observez bien son attitude à table :

- si elle se penche vers vous en s'appuyant sur les coudes, le visage en avant : très bon signe

- si elle enroule sans arrêt une mèche de cheveux autour du doigt en vous parlant : très très bon signe

- elle se touche les cheveux des deux mains comme pour en vérifier l'épaisseur : pas bon signe

- si elle sort son miroir de poche de son sac et corrige son maquillage devant vous : pas bon signe

- si elle salue une copine d'une geste discret pendant que vous lui parlez : bon signe

- si elle après avoir salué la copine, elle l'invite à s'approcher pour lui parler un moment : mauvais signe

- "ma vie amoureuse en ce moment, c'est le désert de Gobi" : n'est pas très bon signe, (contrairement aux apparences)

- "je me remets en ce moment d'une relation compliquée": pas bon signe du tout ! (en fait là, vous pouvez vous casser tout de suite : vous perdez votre temps !)

- si vous lui proposez de goûter à la spécialité que vous avez commandé et qu'elle répond en piquant directement un morceau dans votre assiette : très très bon signe

- si elle vous dit pendant le repas qu'elle n'aime pas les nems alors que vous vous en avez commandé : mauvais signe !

- si, pas satisfaite du service, elle fait part directement au serveur de son mécontentement : très mauvais signe

- même si c'est sa façon de parler habituelle, si elle utilise dans la conversation avec vous des expressions "vulgaires viriles" (ça me fait gerber, qu'ils aillent se faire foutre, c'est un enculé, ce mec) : très mauvais signe

-si elle considère à priori que vous êtes POUR l'égalité homme-femme: bon signe !

- si, au contraire, elle vous parle, sur un ton plaisant et amusé, comme si vous étiez un gros macho  : bon signe

- si, dans la conversation, elle vous classe dans la catégorie générale des "hommes" ("vous les hommes, vous êtes incapable de comprendre ça") : très bon signe

- si, dans la conversation, elle vous classe dans une catégorie restreinte ("vous les parisiens, vous les écolos, vous les cadres, vous êtes incapable de comprendre ça) : très mauvais signe

- si elle vous montre spontanément des photos de ses enfants: bon signe

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