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Les malentendus de la petite Histoire antillaise

Publié le par Carlus

 


 1) De Gaulle

De Gaulle a-t-il dit, lors d'un visite en Martinique en 1964

"Mon Dieu, comme vous êtes foncés !!!

C'est une blague, bien sûr, que j'ai entendu pendant toute ma jeunesse.  Pour qu'elle soit drôle, il faut la raconter façon Pince-sans-rire, très sérieusement et proposer à votre interlocuteur de se faire sa propre opinion en écoutant l'enregistrement. Fou-rire garanti !

Mais, au fait, peut-être que vous aussi, vous avez envie de vous faire votre propre opinion ?  Tenez, c'est par là, vérifiez vous-même  !

NB : Les bains de foule présidentiels avaient quand même une autre gueule que ceux d'aujourd'hui


 2) Saint John Perse

Les malentendus de la petite histoire antillaiseSaint John Perse, le guadeloupéen, a-t-il écrit lui-même sa nécrologie ? 

Non, bien sûr !  Mais il a fait beaucoup mieux que ça : à l'occasion de la publication de  son œuvre dans la collection de la Pléiade,   il a réécrit, en la romançant, toute sa vie, inventé des éléments de biographie fictifs, réécrit des témoignages...

Lisez cet article du Figaro :

Enfin, la Bibliothèque de la Pléiade en 1972. L'ultime consécration. Le panthéon de son vivant et son mausolée pour la postérité... Saint-John Perse a tout fait lui-même : choisi ses textes, réinventé sa biographie, rédigé les notes et même inventé, caviardé ou réécrit certains témoignages et lettres qui constituent plus de la moitié du volume - l'œuvre étant bien trop mince à elle seule !

Alors, Alexis Leger, mythomane, manipulateur, mégalomane ? Sans doute. Mais Saint-John ­Perse, magnifique à relire, aussi. Le poète qui réussit à faire de ses vies, inextricablement mêlées à son œuvre, le plus beau des romans.

PS :  Mais bon, c'est humain, il voyait arriver la fin ...

" … Grand âge, nous voici – et nos pas d’hommes vers l’issue. C’est assez d’engranger, il est temps d’éventer et d’honorer notre aire.

 Et nos actes s’éloignent dans leurs vergers d’éclairs…

 À d’autres d’édifier, parmi les schistes et les laves. À d’autres de lever les marbres à la ville."


 3) Mac Mahon

Les malentendus de la petite histoire antillaiseMac Mahon (oui, le même qui a dit  "Que d'eau, que d'eau") a-t-il dit, en visitant l'école Polytechnique, à Camille Mortenol, un élève métis d'origine guadeloupéenne,  : 

"C'est vous, le nègre ? C'est bien, continuez !"

 (L'anecdote racontée par Umberto Eco donne ceci (piochée sur le blog ci-dessous)

- L'imbécile c'est Mac-Mahon qui passe en revue ses officiers et en voit un, couvert de décorations, de la Martinique. "Vous êtes nègre ?" lui demande-t-il. Et l'autre:" Oui mon général !" Et Mac-Mahon:" Bravo, bravo, continuez !")

Etait-ce un propos imbécile, un propos raciste ou... un compliment ? (le mot ayant eu, d'après certains, une signification spéciale chez les saint-cyriens, comme Mac-Mahon ) ?

Si vous voulez en savoir plus, c'est sur ce blog que le débat fait rage.  

Jetez-y un petit coup d'œil, et notamment sur les discussions dans les commentaires, ça en vaut la peine. Dire que j'adore ce genre de débat est un euphémisme : je suis en totale admiration devant la culture historique de certains sur des points de détails minuscules de l'Histoire de France !

 

 

 

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Peste et choléra versus Charybde et Scylla

Publié le par Carlus

 

Après avoir vu à la télé une jeune connasse expliquer qu'elle avait refusé, à la dernière présidentielle, de "choisir entre la peste et le choléra", je me suis posé une question : cette expression très ancienne est-elle toujours d'actualité ? La question est vite "répondue" (comme disent les influenceurs) sur le site de l'OMS.

"De nos jours, la peste peut être traitée facilement à l'aide d'antibiotiques et prévenue grâce à l'application de précautions standard" (OMS)

"Le choléra est une maladie facile à traiter. On peut guérir la majorité des sujets atteints en leur administrant rapidement des sels de réhydratation orale" (OMS)

Donc, aujourd'hui, les deux maladies se soignent. A condition, bien entendu, d'être dans un pays bénéficiant d'un service médical d'urgence, des bienfaits de Big Pharma et à condition, cela va de soi, de ne pas être gêné par des imbéciles affirmant que la maladie n'existe pas, que les médecins sont des menteurs et que les antibiotiques sont des poisons.
Que cette jeune connasse insoumise se rassure donc. Sa vie n'est menacée ni par la Peste ni par le Choléra.

Et puis, une expression similaire me vient à l'esprit : "Tomber de Charibde en Scylla", qui veut dire qu'en voulant éviter un malheur, on tombe sur un autre plus grand encore.  La France est-elle (ou pourrait-elle) être confrontée à un dilemme de ce genre ?

Là, la chose me semble possible si on part du principe que les deux termes de l'alternative n'ont pas la même nature de dangerosité. 

Pour comprendre, voici l'histoire que raconte Homère :

Peste et choléra ? Même pas peur !

En gros, Ulysse et son équipage doivent passer par le détroit de Messine entre deux rochers et le passage doit durer, disons pour illustrer notre exemple, une heure et demie.
D'un côté le monstre Scylla, énorme pieuvre de six tentacules se terminant par des têtes de chien. Il sort de sa grotte toutes les heures et si un navire passe à sa portée, il dévore six membres d'équipage. Six seulement, mais de façon certaine puisque la traversée du détroit dure une heure et demie et qu'il sort la tête toutes les heures

Pour éviter ce monstre, on peut passer de l'autre côté. Mais là Charybde, un gouffre marin s'ouvre de façon aléatoire et engloutit tous les navires, équipages compris, qui passent à sa portée. Donc là, on a une chance d'en sortir indemne, mais si on n'a pas de chance, on perd tout.

Ulysse passera deux fois par ce passage. Au début de ses aventures avec un équipage au grand complet et à la fin de son long périple avec un équipage composé de trois ou quatre compagnons.

Que choisit-il à l'aller ?
A l'aller, il choisit de passer du côté de Scylla, bien sûr. Il préfère perdre une partie de son équipage de façon certaine que de prendre le risque de perdre tout l'équipage et le navire.

Que choisit-il au retour ?
Au retour il choisit  de passer du côté de Charybde. En effet, ils sont moins de six hommes sur le navire. Le choix qui s'offre à lui est totalement différent. S'il choisit Scylla, ils meurent tous de façon certaine.
S'il choisit Charybde, il a une chance de s'en sortir. C'est donc en bonne logique du côté de Charybde qu'il choisira de passer.

 

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Harry, ma jeunesse

Publié le par Carlus

Harry Belafonte est mort aujourd'hui, nous apprend la presse.  A vrai dire, je pensais qu'il était déjà mort. J'ai des circonstances atténuantes, il avait 96 ans et avait disparu des médias depuis longtemps.  Sa musique a bercé ma jeunesse antillaise. 

Ses deux titres les plus connus mondialement (enfin, je crois... disons alors , par moi) sont, d'une part, le fameux  "Day-o (Banana Boat Song)", que je préfère vous offrir dans la version délirante du film "Beetlejuice "... (Attention, petite scène gore à la fin. Si nous n'aimez pas ça, stop à 1mn 48)

 

 


 

... et d'autre part, son fameux "Try to remember" que je considère comme une des plus belles chansons du monde, avec, cerise sur le gâteau, la jolie  collection de rimes en LOW)

 Try To Remember (Essaie De Te Souvenir)

Try to remember the kind of September
Essaie de te souvenir de la douceur de septembre
When life was slow and also mellow
Où la vie était lente et si douce
Try to remember the kind of September
Essaie de te souvenir de ce septembre
When grass was green and grain was yellow
Où l'herbe était verte et les grains de blé jaunes
Try to remember the kind of September
Essaie de te souvenir de ce septembre
When you were a tender and callow fellow
Où tu étais quelqu'un de tendre et inexpérimenté
Try to remember and if you remember
Essaie de te souvenir et si tu te souviens
Then follow
Alors continue
 

Try to remember when life was so tender
Essaie de te souvenir quand la vie était si tendre
That no one wept except the willow
Que personne ne pleurait à part le saule
Try to remember when life was so tender
Essaie de te souvenir quand la vie était si tendre
That dreams were kept beside your pillow
Que tu gardais tes rêves à côté de ton oreiller
Try to remember when life was so tender
Essaie de te souvenir quand la vie était si tendre
That love was an ember about to billow
Que l'amour était une braise incandescente
Try to remember and if you remember
Essaie de te souvenir et si tu te souviens
Then follow
Alors continue

Deep in December it's nice to remember
En plein décembre il est agréable de se souvenir
Although you know the snow will follow
Même si tu sais que la neige arrivera
Deep in December it's nice to remember
En plein décembre il est agréable de se souvenir
Without a hurt the heart is hollow
Que sans blessure le coeur est creux
Deep in December it's nice to remember
En plein décembre il est agréable de se souvenir
The fire of September that made you mellow
Du feu de septembre qui t'a adoucie
Deep in December our hearts should remember
En plein décembre nos coeurs devraient se souvenir
And follow...
Et continuer... ...

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Le tribun est vénère !

Publié le par Carlus

 Une petite parodie pour la route ?  Le tribun est vénère !


 

J'ai tout bouffé les socialos
Phagocyté les écolos
Et, comme un joueur de bonneteau,
J'ai fait disparaitre les cocos

J'ai recruté des intellos
Rachel Keke et Guarido
J'ai demandé à Obono
De cracher sur Charlie Hebdo


Fallait pas m'quitter, prolos
Le résultat, il est beau,
Je fais rien que des menaces,
Des menaces, quand tu te casses !

 

J'ai été au Venezuela
Promettre d'adhérer à l'ALBA
Capturé par la Bouteldja
J'ai fait applaudir Adama

Le port du voile et la pudeur 
Sont les combats du prolétaire
Et son tout nouveau cri de guerre
Est qu'Allah règne sur la Terre !

 

Fallait pas m'quitter, prolos
Le résultat, il est beau,
Je fais rien que des menaces,
Des menaces, quand tu te casses !

 

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L'infernale retraite de Marianne

Publié le par Carlus

Marianne
Je ne veux plus qu'il me touche ! Je le hais, je le hais, je le HAIS !!! Si j'avais su, jamais je ne l'aurais épousé !

Carlus
Qu'est-ce qu'il t'a encore fait, ce salaud ?

Marianne
Mais... t'es pas au courant ? Il veut qu'on travaille plus !

Carlus
Mais enfin, Marianne... tu découvres ça maintenant ? C'était dans votre contrat de mariage. C'est écrit noir sur blanc. Tu as signé. Comment peux-tu dire "si j'avais su" ?

Marianne
Ben oui, "si j'avais su"...! En la matière, personne ne respecte ses promesses ! Il serait le seul homme sur terre à respecter scrupuleusement ses engagements de fiançailles ??? A qui veut-il faire croire ça ? Il ne m'aime pas, il ne m'a jamais aimé... c'est tout !

Carlus
Ecoute ma chérie, je ne sais pas s'il t'aime, mais il fait ce qu'il a à faire. Il faut quand même faut penser à l'avenir. On ne peut pas vivre au jour le jour, vivre à crédit, vivre en laissant à nos enfants le soin de payer nos dettes. Au contraire, il faut même qu'on leur laisse quelque chose pour...

Marianne
Jean-Luc me disait qu'on peut travailler moins, qu'il suffit d'emprunter et ensuite d'annuler la dette ! 
Pourquoi pas, après tout ? 

Carlus
Mais enfin, Marianne, tu sais bien que ce n'est pas possible ! C'est une promesse de charlatan. Quand tu cesses de rembourser une dette, personne ne te prête plus d'argent pendant le reste de ta vie. Ca veut dire qu'il faudra se serrer la ceinture encore davantage. D'ailleurs ta cousine grecque a songé un moment à le faire, tu te souviens ? Mais elle est revenue à la raison et a laissé tomber ce mirage absurde !

Marianne
Je m'en fous de la raison ! Tu comprends, ça ? Je m'en fous ! Je veux du rêve dans ma vie ! Des paillettes, du champagne et du meilleur, des confettis sur mon passage ! Je ne veux pas de cette petite vie bourgeoise passée à travailler et à économiser !
C'est avec Jean-Luc que j'aurais dû me marier, voilà !

Carlus
Tu n'as jamais pensé sérieusement à te marier avec Jean-Luc, Marianne ! Comme toutes les femmes, une partie de toi est sensible aux promesses idiotes, à la tchatche des beaux parleurs et à l'élégance des proxénètes. Mais quand le moment de choisir un mari arrive, vous vous détournez généralement de ces charlatans. Tu as repoussé par trois fois ses avances, tu ne vas pas me dire que tu regrettes aujourd'hui de l'avoir fait !

Marianne
Non, effectivement, ce n'est pas à lui que je pensais ! c'est à Marine. C'est elle que j'aurais dû choisir. Elle aussi dit qu'il est possible de travailler moins.

Carlus
Mais c'est pas possible d'être aussi naïve ! Quel membre de la famille de Marine a déjà décidé de travailler moins ? Son oncle américain ? son cousin brésilien ? Son frère russe ? Dis moi qui, dans cette grande famille dispersée aux quatre coins du monde, a déjà seulement évoqué l'idée de travailler moins ?

Marianne
Ben quoi... elle est peut-être plus moderne, plus généreuse, plus ouverte que les autres membres de sa famille !

Carlus
Plus ouverte ? Plus moderne ? Elle est tellement infréquentable que même les plus bornés, les plus diabolisés des membres de sa famille refusent de s'afficher avec elle ! L'oncle américain, lors de ses fiançailles, a refusé de la recevoir et d'être photographié avec elle ! Et pourtant il a accepté les vœux de bonheur du Ku Klux Klan, c'est te dire où elle se place sur l'échelle mondiale de la fréquentabilité ! Tu te vois te pavaner au bras de quelqu'un que tous nos amis refusent de fréquenter ?

Marianne
Mais peu importe ! Ce qui compte c'est ce qu'elle ferait avec moi. Et si elle me propose de travailler moins...

Carlus
Oui, et de financer ça par l'arrêt des aides aux migrants... comme  la cousine britannique qui promettait de  financer son développement avec l'arrêt des subventions  versées à la famille européenne !  Les voici à présent, pour compenser ce qu'ils ont perdu avec nous, en train de rêver de devenir le 
centre mondiale de la finance islamique, au prix de je ne sais quelles concessions relatives aux migrants musulmans !

Alors vas-y, divorce et épouse-la, que veux-tu que je te dise ? Ce sera peut-être pour toi l'occasion de souffrir un peu et de comprendre qu'on ne peut pas répéter sans arrêt comme une idiote "je suis en enfer", "je suis en enfer" sans y tomber un jour ou l'autre pour de bon !

 


 

L'infernale retraite de Marianne

 

 

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Paradoxe pyramidal

Publié le par Carlus

Parmi les sept merveilles du monde relevées par les Grecs de l'antiquité (qui avaient pourtant la réputation d'être un peu chauvins, considérant comme Barbares tous les non-grecs) il y avait trois merveilles situées dans la zone Afrique Moyen-Orient

- La pyramide de Khéops

Paradoxe pyramidal

 

 

 

 

 

 

- Les jardins suspendus de Babylone

Paradoxe pyramidal

 

 

 

 

 

 

- Le phare d'Alexandrie

Paradoxe pyramidal

 

 

 

 

 

 

 


 

Il y a déjà de quoi rendre fière toute personne se définissant comme le descendant et l'héritier des peuples qui ont accompli ces exploits et permis à l'humanité d'avancer.  

Mais pour certains, cela ne suffit pas.  Et que raconte un crétin croyant valoriser ses ancêtres et montrer sa fierté d'être descendant d'Africains  ?  - Qu'on produisait de l'électricité dans les pyramides !!!

Et se faisant, jetant la honte sur lui, sur sa "race" et sur le genre humain tout entier !

Le principal ennemi de l'humanité est définitivement la bêtise humaine.

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Déclarations d'amour (adaptées pour ma chérie)

Publié le par Carlus

Je sens ma chérie distante depuis quelques temps. Il faut que je lui fasse une déclaration d'amour sublime pour ranimer la flamme. Mais comment faire ?

Je sais ! Je vais m'inspirer de grands auteurs.  A quoi servent la littérature et la poésie si ce n'est pour s'en inspirer ?


Tiens, Pourquoi pas Aragon ? Les yeux d'Elsa c'est quand même une référence absolue en matière de déclaration d'amour

Ma pupucema p'tite chatte, Ma chérie

Tes yeux sont si profonds qu'en me penchant pour boire
J'ai vu tous les soleils y venir se mirer
S'y jeter à mourir tous les désespérés
Tes yeux sont si profonds que j'y perds la mémoire

Euhh non ! Il faut quand même que je comprenne un peu le texte pour le reprendre à mon compte. Imaginons qu'elle me demande de lui expliquer comment et pourquoi des désespérées se sont jetés dans ses yeux pour mourir ?  je ne saurais pas quoi répondre.


 Peut-être Molière, c'est moins abscons

Ma pupuce, Mon chaton, Ma chérie,

De même que les naturalistes écologistes remarquent que la fleur nommée Héliotrope Tournesol se tourne sans cesse vers le soleil, de même mon cœur dorénavant se tournera toujours vers les étoiles resplendissants de vos tes yeux adorables. Accepte donc, ma chérie, que je soumette aujourd'hui à l'autel de tes charmes l'offrande de mon cœur qui n'aspire et n'ambitionne autre gloire que d'être toute sa vie, mademoiselle, ma chérie, votre ton très humble, très obéissant, et très fidèle serviteur et mari. 

Non, non, même actualisé, on sent que le texte est volontairement ridicule et elle croira que je me moque d'elle. Et puis franchement "très humble, très obéissant, et très fidèle serviteur et mari", ça fait quand même soumis de chez soumis, elle capable de le prendre à la lettre et me demander de signer un pacte de soumission, telle que je la connais !!! Non non, il faut autre chose.


Aaaahhh Victor Hugo !! Une valeur sûre, quand il s'adresse  à Juliette Drouet, son grand amour

Ma pupuce, Mon chaton, Ma chérie,

"Je t'aime jusqu'à mourir, jusqu'à te tuer. Ne te plains pas trop de cela, va. Il n y a rien de meilleur ni de plus beau sous le soleil que d'être aimée ainsi. Aime-moi de même, et le jour où tu prendras mon sang, je baiserai ta main qui m'aura frappé. "

Eeuuhh Non ! Ca, c'est un coup à me retrouver au commissariat avant d'avoir eu le temps de lui expliquer que c'était une licence poétique et que je n'ai jamais eu envie de la tuer avant de me tuer moi-même. 

Foutu Me_Too, qui fait que les femmes prennent aujourd'hui nos menaces de mort à la lettre et s'en inquiètent au lieu d'en être fières !


 

 

 

 

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Petit bréviaire de polémique politique

Publié le par Carlus


Chers candidats potentiels
La situation politique intérieure devient de plus en plus tendue avec cette histoire de retraite à 64 ans et vous vous dites qu'en cas de dissolution de l'assemblée, vous aimeriez bien tenter votre chance. Mais vous vous laissez envahir par le doute : Oui, mais si vous tombiez sur plus expérimenté que vous ?
J'ai donc décidé de vous aider et d'aider les candidats de tous bords qui se lanceront pour la première fois en politique à éviter le pire qui puisse leur arriver : le trou noir, l'absence de répartie, le bégaiement devant l'adversaire et finalement la honte et la défaite !

Voici donc quatre arguments forts pour vous sortir la tête haute de toutes les situations difficiles.


1) le principe de précaution
C'est l'argument que vous devez avoir sans cesse à l'esprit car c'est celui qui vous sortira des situations les plus difficiles, notamment quand vous avez du mal à argumenter face à un adversaire qui connait bien son dossier et qui vient de faire un démonstration brillante.

Sachez qu'on peut TOUT contester avec le principe de précaution, le nucléaire et les éoliennes, la nécessité de se faire vacciner et les dangers de la vaccination, la nécessité de réglementer et les abus de la réglementation, bref tout et le contraire de tout.

Avec un peu d'entrainement vous pourrez parfaitement démontrer que l'homme de Néanderthal, en utilisant le feu avant d'avoir créé un corps de sapeurs-pompiers mobile, a violé de façon scandaleuse ce principe fondamental. Vous pourrez aussi fustiger nos aïeux qui ont continué inlassablement à faire des enfants avant même le développement de la médecine obstétrique tout en sachant qu'un certain nombre de femmes et d'enfants allaient mourir en couche.

 

2) C'est pour masquer les vrais problèmes
Ca, c'est pour éviter d'évoquer un sujet difficile à trancher, ou sur lequel vous n'avez aucune opinion, ou dont vous vous foutez complètement.
Pour être efficace, il convient de respecter scrupuleusement la procédure suivante :

- Choisissez préalablement un ou deux thèmes que vous maitrisez parfaitement, disons par exemple  le ramassage des ordures ménagères dans le 3ème canton de haute-Normandie  ou la fermeture d'un bureau de poste dans le Vaucluse et prenez bien soin dès le départ de présenter ces deux sujets comme étant "les vraies préoccupations des vrais gens".

-  Précisez ensuite, à la première occasion, que vous n'êtes pas disposé à vous laisser entrainer dans les polémiques stériles qui n'ont pour objet que de masquer les vrais problèmes des Français.

Le tour est joué. Lorsque votre adversaire tentera d'évoquer un sujet que vous maitrisez mal, il ne vous restera plus qu'à lui rappeler que tout cela c'est pour détourner les gens des vrais problèmes et que vous refusez de vous prêter à ce petit jeu de politiciens parisiens coupés de la France profonde. Il ne vous restera plus alors qu'à enchainer sur la gestion calamiteuse des ordures ménagères par les élus de votre canton.

 

3) Mettre l'humain au coeur de la politique
Là encore, il s'agit de vous sortir d'un mauvais pas. Votre adversaire vient de développer des thèmes très techniques (déficit du commerce extérieur, taux directeur de la Banque Centrale Européenne, surévaluation du yuan) et vous êtes désemparés car ce sont justement les sujets sur lesquels vous aviez décidé de faire l'impasse compte tenu de leur aspect un peu ardu.

Rassurez vous, rien n'est perdu ! Prenez l'air inspiré de celui qui a décidé de prendre de la hauteur et expliquez lui tranquillement que, pour ce qui vous concerne, vous avez décidé une bonne fois pour toute de mettre l'humain au cœur de votre analyse politique et que rien ("je dis bien, RIEN !" ) ne vous fera changer d'avis, et que vous n'êtes disposé à discuter du taux directeur de la BCE alors qu'une ménagère que vous avez croisé en venant sur ce plateau vous a appris que le prix du Yaourt brassé nature avait augmenté de plus de 8%.

 

4) les patrons du CAC 40
Les patrons du CAC40 présentent deux qualités qui font d'eux une cible idéale pour illustrer votre refus viscéral des inégalités : d'une part, ils ne sont pas nombreux, donc vous ne vous ferez pas beaucoup d'ennemis en les attaquant, et d'autre part, il ne viendrait à l'idée de personne de prendre leur défense . Vous n'aurez donc pas à craindre d'être contredit par un journaliste teigneux ou par vos contradicteurs.

Le risque serait même que votre adversaire soit d'accord avec vous, ce qu'il convient d'éviter à tout prix, si vous voulez vous démarquer. Il faut donc prendre soin d'intervenir le premier et de vous exprimer comme si vous étiez le seul en France (et même en Europe !) à condamner les salaires excessifs de ces rapaces de la finance. N'hésitez donc à pas à suggérer à demi-mot que votre adversaire, lui, y est favorable : " je vais vous dire, monsieur, et j'assume avec courage mes opinions : certains patrons du CAC40 ont des salaires excessifs ! et je suis prêt à en débattre avec vous devant le peuple Français !"

Une seule contrainte : évitez soigneusement d'évoquer le salaire de certains footballeurs connus, cela pourrait vous valoir l'inimitié de leurs nombreux admirateurs. Si on tente de vous mettre en difficulté sur ce point, répondez simplement : "Mais ce n'est pas pareil, enfin, vous confondez tout !" .

 

 

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Les témoins de Jéhovah Poutine

Publié le par Carlus

 

Quand mon père lui reprochait de laisser entrer à la maison des témoins de Jéhovah, ma mère répondait "mais on ne peut pas refuser de recevoir des gens qui viennent vous parler de Dieu, enfin, chéri..."

Oui, parce que les témoins de Jéhovah ne vous mettent pas directement face à leur idéologie de merde. Ils veulent juste vous parler de Dieu. Ou si vous êtes malade, de guérison. Ou si vous êtes vieux, de jeunesse éternelle. Ils abordent le naïf en lui disant "Vous croyez en Dieu ? Ah c'est génial, nous aussi. Nous adorons parler de Dieu, ce serait super de pouvoir en parler avec vous ! "

Mais bien sûr, pour eux, la discussion sera à sens unique. C'est eux qui vont qui vont vous mener à la vérité. Vous, vous n'avez rien à leur apprendre. 

 

Avez-vous déjà été en contact avec des Témoins de Poutine ? (Ceux qui peuplent ce qu'on appelle la "fachosphère" laquelle n'est très souvent que la "débilosphère"). La démarche est la même. 

- Sur les réseaux sociaux, sur les blogs, ils ne viennent PAS nous dire à quel point Poutine est un mec formidable pour avoir fait assassiner tous ses opposants, non ! Ils viennent nous raconter que son ennemi Zelenski est un corrompu. (sous-entendu : un type qui fait la guerre à un corrompu, c'est forcément un type bien, non ? )

- Ils ne viennent PAS nous faire l'éloge de la Douma où n'existe aucune opposition réelle à Vladimir Poutine, non, bien sûr ! Ils viendront nous dire à quel point ils ont été choqués, que dis-je, horrifiés que Macron ait utilisé l'article 49.3, mon Dieu , c'est horrible, quel mépris du parlement ! La France est devenue une dictature !

- Ils ne viendront pas vous parler de l'agression russe en Ukraine, non, bien sûr ! ça obligerait à parler des atrocités de la milice Wagner sur la population ukrainienne ! Non, s'ils ont perçu que vous n'aimiez pas les wokes, ils vous viendront nous rappeler que Vladimir poutine n'aime pas  les wokes et tous les déviants sexuels qui représentent , ô mon Dieu, une grave menace pour la civilisation occidentale ! 

Et si par hasard, malicieusement, vous leur demandez si Poutine est un défenseur de la liberté de la presse, ou si Pétain a vraiment sauvé des juifs, ou si c'est vrai qu'une secte pédo-satanique a volé l'élection de Trump, ces fiers représentants de la débilosphère vous répondront, sur un ton offusqué, "Mais ça n'a rien à voir avec notre sujet, voyons !"

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La "volupté" de Jean de la Fontaine

Publié le par Carlus

Et voici que Jean de la Fontaine s'y met, lui aussi ! A sa façon, avec une morale à la fin ! 

Pour les gens pressés, précisons que FOUTRE à son époque est un mot très vulgaire, l'équivalent aujourd'hui de baiser ou NIQUER. Et que Vit veut dire Bite et Con veut dire Chatte (mais ça tout le monde le sait). 

NB : les mots sont crus mais la morale est  bien-pensante  : le sexe sans amour n'est rien !


 

Éloge de la Volupté
par Jean de La Fontaine

Aimons, foutons, ce sont plaisirs
Qu'il ne faut pas que l'on sépare ;
La jouissance et les désirs
Sont ce que l’âme a de plus rare.
D'un Vit, d'un Con, et de deux cœurs,
Naît un accord plein de douceurs,
Que les dévots blâment sans cause.
Amarillis, pensez y bien :
Aimer sans foutre est peu de chose,
Foutre sans aimer ce n'est rien.

Jean de La Fontaine

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