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petit

Les p'tits papiers

Publié le par Carlus

(Je vous promets que c'est beaucoup mieux en le chantant) 

Laissez passer
Les sans-papiers
C'est leur façon
Papier Canson
de remercier
Papier gaufré
l'amphitryon

Laisser piller
Les émeutiers
Bus et boutiques
Papier musique
Juste un bémol
Papier et colle
Pas les écoles

Laissez pleurer
Papier glacé
Les mécréants
Papier collant
Tous ceux qui doutent
Papier tue-mouches
Sont condamnés


Et toi tu pleures
Papier à fleurs
Et tu paniques
Papier musique
C'est ton destin
Papier vélin
Et ton chagrin

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Ni petits cons, Ni vieux cons

Publié le par Carlus

Tristes petits connards !

Ils ont toujours connu la démocratie, toujours connu la Sécu et la gratuité des soins, toujours connu la liberté de la presse et la liberté d'expression, toujours vécu dans la zone la plus riche du monde, alors ils pensent tout naturellement que cela a toujours été comme ça et qu'il en sera toujours ainsi. Alors ils pensent que les politiques ne font que compliquer les choses, et les banquiers et chefs d'entreprises ne font que voler une part importante de cette richesse qui descend du ciel sans qu'on ait à lever le petit doigt pour la créer. 

Les p'tits cons

 

 

 

 

 

 

 

Ils ont vu à la télé ces quelques courageux manifestants russes contre la guerre emmenés par la police alors qu'ils n'étaient que quelques dizaines. Ils savent qu'ils risquent QUINZE ANS de prison.  Mais, se disent-ils, quel rapport avec nous ?  Nous c'est NI POUTINE NI ZELENSKY, NI STALINE NI CHURCHILL, NI DE GAULLE NI L'OAS !  

Les p'tits cons

 

 

 

 

 

 

Et pour les vieux cons,  le président liberticide a non seulement confiné c'est-à-dire mis en résidence surveillée toute la population, mais en plus il a rendu le vaccin quasi obligatoire. Tout cela est une atteinte insupportable à nos libertés. Notre constitution prévoit que l'on a le droit de se contaminer et de cracher ses virus à la gueule des autres ! C'est un droit constitutionnel,  ils le savent, ils l'ont lu dans la constitution ! Pour eux donc, ce sera NI LIBERTICIDE, NI FASCISTOÏDE  ! Non, non et non ! On ne leur fera pas prendre un vaccin qui a tué des milliards de gens.

Ceci étant dit, s'ils meurent du Covid, le liberticide sera tenu personnellement responsable de leur mort et devra payer pour cela ! Non mais enfin, on est en démocratie, oui ou non ? 

 

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Nostalgie : Le fils de pute

Publié le par Carlus

 

Dans l’île tropicale de mon enfance, il n’y avait de la prostitution que sur le port. Une prostitution sordide et occasionnelle destinée aux marins en transit. Ca a bien changé depuis. Aujourd’hui des organisations mafieuses venues de Haïti ou de la République dominicaine alignent dans les rues sombres de la capitale des dizaines de prostituées parlant espagnol ou créole haïtien. Mais à l’époque (très lointaine) de mon enfance, il n’avait pas de prostitution visible dans le centre-ville. Au pire, des "putains" (insulte que les femmes, surtout, s’échangeaient entre elles). Mais pas de prostituée professionnelle.

Mais un regard m'a rappelé qu'il y a en avait une. Une seule. Ca m’est revenu récemment en croisant le regard d’un petit garçon avec sa mère. Il y avait une prostituée dans la ville. Une seule. Tout le monde "savait" qu’elle l’était. Et de fait, elle en avait l'apparence : une mulâtresse au parler vulgaire, la quarantaine fatiguée, les yeux cernés, mal maquillée. Tout le monde "savait" qu’elle se prostituait, mais personne ne la couvrait d'opprobre. Car disait-on, elle faisait cela pour élever dignement son enfant, un jeune garçon de mon âge. Et de fait, son fils, qu’elle tenait toujours par la main quand elle allait en ville faire son marché quotidien, était toujours propre, bien coiffé et bien vêtu : pas de vêtement sale ni rapiécé, ni trop grand ni trop petit.

Quand, pendant les vacances scolaires, debout dans l’entrée de la boutique de mes parents, je les voyais passer, mon regard croisait le sien et je ressentais une sorte de sympathie réciproque entre nous. On se ressemblait : look de garçon sage, blanc de peau (ce qui, dans une société post-coloniale, signifiait à priori, niveau social au dessus de la moyenne) cheveux noirs bien coiffés avec une raie sur le côté, short court, chaussettes avec les chaussures.

Je ne lui ai jamais parlé, mais je ne l'ai pas oublié et j’ai souvent pensé à lui au cours de ma vie.
Je me suis souvent demandé ce que pouvait bien être la vie d’un garçon dont la mère est, au vu et au su de tous et dans une petite ville où tout le monde se connait, une prostituée ? Pas moyen de se fâcher avec des camarades d’école sans se voir immédiatement lancer au visage l’insulte "fils de pute" avec ricanement annexe " Ah tiens mais au fait, c’est vrai que tu en es un, hahaha !!". Pas question d’être le petit ami affiché d’une jeune fille de bonne (et même de moins bonne) famille. Avait-il eu une adolescence tourmentée par l’idée obsessionnelle que son père n’avait été qu’un marin client de passage de sa mère. Ou, peut-être encore, une jeunesse troublée par un amour fusionnel pour cette mère aimante et possessive qui ne lui lâchait jamais la main ?

Longtemps, en pensant à lui, me revenait la phrase de Poil de carotte "tout le monde n’a pas la chance d’être orphelin".
Aujourd’hui, les débats autour de la PMA m’ont convaincu qu’un enfant n’a besoin que de l’amour d’une mère pour s'épanouir.

Oui, mais... même d'une mère prostituée ? même d'une mère méprisée par une société qui a comme modèle de mère une Sainte Vierge immaculée et asexuée ? Peut-être, j’en sais rien.

 

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Je suis le Président, le triste, l’inconsolé

Publié le par Carlus

 

Je suis le Président, le triste, l’inconsolé,
Mon pouvoir de nuisance a été aboli 
Et désormais pour moi la bannière étoilée
Porte le Soleil noir de la Mélancolie.

Petit peuple en souffrance qui est venu m’aider
A prendre le Capitole - la Maison blanche aussi -
Quitte ces lieux qui plaisent tant à mon cœur désolé,
Fuis ces réseaux sociaux devenus ennemis.

Suis-je encore un Winner pour mon petit Baron ?
Mon front est rouge de honte et mon cœur à la peine
D'être le champion battu de la race aryenne.

J’ai postulé deux fois aux fucking  élections
La première fois, surprise, j'ai été embauché
La seconde, oh my God, j'ai été licencié !

Carlus de Nerval

 

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Un petit moment magique

Publié le par Carlus

Il y a beaucoup d'autres chanteurs qui ont interprété le Duo de chats de Rossini, mais ces deux petits chanteurs à la croix de bois ont quelque chose de spécial : leur sobriété corporelle, leurs sourires retenus, le fait qu'à la fin ils réintègrent le groupe pour recevoir les applaudissements, et puis... les miaulements !  Une chatte y retrouverait ses petits !

Bref, trois minutes de pure magie !

 

 

 

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