Eklablog Tous les blogs Top blogs Humour
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Les complotistes n'ont pas de couilles

Publié le par Carlus

Dans l'affaire Brigitte Macron, ils sont tous là au tribunal, inquiets,  à se réclamer soit de la liberté d'expression, soit de l'humour et de la parodie, soit de l'erreur commise de bonne foi. 

Et pourtant...
Quand un complotiste nous dévoile les secrets extraordinaires que les médias meanstream nous cachent, il ne dit jamais "je crois que" ou "il me semble que " . Non, il nous affirme que ce sont des faits avérés, qu'il a les sources et que d'ailleurs il les tient à notre disposition sur son site, que ceux qui n'y croient pas sont des crédules un peu neuneus qui ne comprennent rien à rien ! 

Notre société régresse. Paradoxalement à cause de techniques de communications géniales mises à la disposition de tous y compris du premier connard venu.  Il y a quelques siècles, pendant les épidémies de peste, des groupes de fanatiques religieux allaient de village en village pour affirmer que c'était parce que les Juifs avaient empoisonné les puits. Ca demandait quand même de faire des centaines de kilomètres chaque jour, et beaucoup de temps si on voulait toucher beaucoup de monde. Aujourd'hui le même connard retweet une info qui lui parait géniale et il touche mille, que dis-je? dix mille, cent mille, un million de "followers" !

Ces dernières années, les complotistes nous ont appris que : 

- Barak Obama n'était pas Américain

- Que les responsables démocrates américains organisaient régulièrement des soirées pédo-sataniques au cours desquels ils buvaient le sang de bébés préalablement violés

- que le Covid a été créé de toute pièce à l'Institut Pasteur dans le but de décimer la population mondiale

- que le Vaccin Pfizer a été créé dans le but de tuer trois milliards de gens sur la planète

- que l'ONU a voté une résolution réclamant le remplacement de toute urgence de la population française 

- que c'est l'OTAN via l'Ukraine qui tente d'envahir et d'annexer la Russie

- que Zelenski a racheté le plus grand casino du monde 

- que Emmanuel Macron est gay et en couple avec le directeur de radio-France

- que sa femme Brigitte Macron est un homme transexuel qui a volé l'identité de son frère

j'en passe et des meilleurs !

Qui peut bien être à l'origine de ces fake-news ?  Demandons nous déjà à qui profite le crime ?

Vous aurez remarqué qu'aucune de ces révélations complotistes ne touche ni Marine Le Pen, ni Donald Trump, ni Poutine !  Curieux, non ?

Mais bon, comme disent souvent les complotistes eux-même  " j' dis ça, j' dis rien"


 

Les complotistes n'ont pas de couilles

Voir les commentaires

Vite ! Qui, comme prochain président ?

Publié le par Carlus

Le temps presse. L’échéance approche. Les candidats se déclarent. L’offre s’élargit.
Alors QUI ?

Mélenchon ?

Pourquoi pas ? Si on a envie de passer directement de sixième puissance économique mondiale à pays du Tiers-monde en deux ans, en sautant les étapes et sans espoir de retour, ça peut être une option. En plus, ce sera facile à mettre en œuvre : une bonne assemblée constituante qui s’octroierait tous les pouvoirs du parlement, comme au Venezuela, une présélection des candidats à la cubaine ou à l’iranienne et ça deviendrait irréversible…! Que demande le peuple, au fond ? un leader teigneux et colérique, entouré de roquets, rien de plus ! Tout le reste n'est que du bavardage anti-démocratique !

Marine Le Pen ?

Ou Bardella, oui, d'accord ! Et quoi ? Où il est le problème ?  S'aligner sur Poutine peut-être une bonne idée , vous savez ?   Ca nous permettrait déjà d'économiser beaucoup d'argent en réduisant le budget de la défense nationale et celui consacré à l'OTAN, puisque la Russie serait désormais un pays ami. Ami et protecteur, même. Regardez comment les peuples Tchétchènes et  Biélorusses sont heureux sous la protection du leader ! Il est si charismatique qu'on ne lui connait aucun opposant, vivant en tout cas !  Ce serait vraiment dommage de ne pas se mettre sous la protection bienveillante de ce type, non ? 

Xavier Bertrand  peut-être aussi ?

Oui, je l'ai entendu parler avant-hier. Et bien, lui aussi aussi pourrait être une option, je trouve ! C’est vrai, quoi, depuis François Hollande, il manquait au paysage politique français un gros mou, un peu démago, un peu veule mais qui n’a pas peur de promettre. Et puis franchement, respect pour un politicien qui a "entendu le cri de la France, la France des silencieux, la France des invisibles, la France des oubliés" ! Quelle éloquence ! On dirait du Mélenchon revu et corrigé par Djamel Debouzze !

Ou alors un candidat écolo !

N’importe lequel ferait l’affaire : Marine Tondelier, Eric Piolle, Grégory Doucet, Sandrine Rousseau, peu importe ! De toute façon, quel que soit celui que la base choisira (en principe le plus sectaire, c’est une tradition chez eux), il sera tenu d’intégrer dans son programme les revendications que la grande majorité des Français attend depuis longtemps :

-  généralisation de l’écriture inclusive
- réunions en non-mixité,
- quota d’élus LGBT+++ au parlement et au gouvernement,
- interdiction des arbres morts de Noël

A l’occasion quelques mesures pour limiter la quantité de sucre dans les sodas, juste pour faire bonne figure, juste pour la forme, car, soyons honnêtes,  les Français s’en foutent royalement !

Vite ! Qui, comme prochain président ?

Voir les commentaires

Europe, mon amour

Publié le par Carlus

Alors que l'horizon commence à s'assombrir pour Europe et tout ce qu'elle représente, je voudrais lui dire une nouvelle fois  à quel point je l'aime 

Europe, mon amour, je t’aime !

Je t’aime, je t'ai toujours aimé. Avant même que je le sache, avant même que je puisse mettre des mots sur mes sentiments, je t’aimais déjà !

J’aime tout en toi : ta force, tes faiblesses, ta culture, ton histoire !

Je t'aime comme tu es, avec tous tes défauts, ceux que tes ennemis mettent en avant pour te discréditer en occultant ton énorme capacité à les corriger,  à t'améliorer, à trouver des solutions nouvelles que le monde entier reprendra ensuite.

J’aime tout en toi : ta capacité à te remettre en cause quand tout va bien, ta détermination à protéger les tiens quand tout va mal.

J’aime ton passé avec ses moments de gloire et ses heures sombres. J’aime l’avenir que tu me proposes.

J’aime les débats permanents que tu suscites en ton sein, le fourmillement d’idées, de révoltes, d’enthousiasmes qu’il y a en toi ! J’aime le foisonnement de défilés, de manifestations, d’élections, de référendums, de motions de censure, de questions préalables qui t’agitent chaque jour !

J’aime le regard bienveillant et protecteur que tu portes sur les enfants, sur les vieillards, sur les femmes, sur les étrangers.

J’aime les droits que tu accordes à tous, le droit au respect, le droit à la dignité, le droit de tout prendre sans être tenu de dire merci.

Je t’aime ! J’aime jusqu’à tes défauts, ta façon de fonctionner si compliquée, si imparfaite, si ridicule parfois. La simplicité et l'évidence en la matière sont si souvent le masque souriant du totalitarisme.

J’aime ta naïveté un peu prétentieuse quand tu rappelles au monde les grands principes de liberté et de justice  ! J’aime même ton cynisme quand tu fais venir chez toi des étrangers pour payer tes retraites et que tu prétends que c’est par pure générosité !

J'aime l'idée que mes enfants, mes petits-enfants et leurs enfants seront, en ton sein, plus à l'abri de la guerre et de l'oppression, du fanatisme et de l'obscurantisme,  de la misère et de la maladie, que partout ailleurs dans le monde qui s'annonce.

Je t'aime, mère nourricière du corps et de l'esprit, mère protectrice armée du glaive de la guerre ET de la balance de la justice ! Je t’aime, Europe, ma bien-aimée, ma muse, ma Mère-Patries !

Europe, mon amour

Voir les commentaires

Casanova, Alzheimer et moi

Publié le par Carlus


Casanova - (voix de vieillard lente et chevrotante)

Entre, Carlus ! Tu as donc quitté ton EHPAD et surmonté la peur qu'inspire ce lieu  pour me rendre visite. Bienvenue dans cette triste et sombre demeure qui est la mienne depuis maintenant plus de deux siècles ! C'est un immense plaisir pour moi que de rencontrer quelqu'un de là-haut ! Mais... comment as-tu fait pour entrer ? Je croyais que ce monde était réservée aux âmes qui...

Carlus- Je me suis arrangé avec Charon. Je ne lui ai montré que la partie inerte de mon cerveau, il n'y a vu que du feu  ! Je suis très honoré de vous rencontrer, Monsieur Giacomo Girolamo Casanova.

Casanova - Tsst tsst! Pas de ça entre nous, mon cher ! Appelle-moi Giacomo et tutoyons-nous, je t'en prie !

Carlus- Merci, je suis très flatté de cette marque d'amitié, Giacomo !

Casanova - Je t'en prie, prends un siège ! Alors, dis-moi,  il paraît qu'on parle encore de moi, là-haut ?

Carlus- Oh, plus que jamais, Monsieur... pardon...Giacomo ! Un des grands écrivains du moment, un certain Philippe Sollers, a sorti il y a quelques années un ouvrage intitulé "Casanova l'admirable" que j'ai lu et il ne tarit pas d'éloges sur vous... sur toi !

Casanova - Quelle heureuse nouvelle tu m'apprends là, cher Carlus ! Excuse-moi de t'importuner avec ma curiosité quelque peu égoïste, cher ami, mais tu comprendras bien qu'en ce lieu triste et vide où ma vieille âme demeure désormais, on ne saurait me faire le reproche "de ne savoir plus jouir que par réminiscence". C'est une énième biographie, n'est ce pas, qu'a écrit ce monsieur Sollers?

Carlus- Oh c'est bien plus que cela ! Il dit "Il faut lire Casanova dans le texte, c'est l'un des plus grands écrivains du XVIIIe, au même titre que Voltaire, Rousseau ou Diderot." Il dit aussi que tu es un des "précurseurs de l'identité européenne".

Casanova - Le charmant homme que voilà ! Il est vrai que j'ai sillonné les routes d'Europe. Tu sais, Carlus, c'est un grand bonheur pour un homme de voir ses mérites reconnus, même à titre posthume ! On a tellement tenté de me faire passer pour une sorte d'automate sexuel, frivole et pitoyable comme ce gredin de Federico Fellini qui, m'a-t-on dit, me ridiculise dans une ses œuvres !

Carlus - Sollers, lui, pas du tout ! Il est en admiration devant ton pouvoir de séduction, et te qualifie de Séducteur- Philosophe.

Casanova - "Séducteur-Philosophe", quelle belle formule...! Il faudra que je pense, le moment venu, à remercier ce monsieur Sollers des efforts méritoires qu'il entreprend pour réhabiliter ma mémoire et des bonnes dispositions qu'il manifeste à mon égard. Et, toi aussi, je te remercie infiniment, mon ami, de ces excellentes nouvelles que tu m'apportes là et qui réjouissent mon âme languissante !

Carlus- Il n'y a pas de quoi, Giaocomo ! Quoi de plus naturel entre... entre gens de bonne compagnie !

Casanova - Alors, que puis-je donc faire pour toi, mon ami ? Quel est donc le puissant motif qui t'a fait braver la peur qui étreint d'habitude les mortels à la seule idée d'entrer en ces lieux ? Laisse-moi deviner ! Tu voudrais que je te dévoile LE secret de la séduction!

Carlus- Euh... ce n'était pas l'objet de ma visite, mais oui, si tu pouvais m'en toucher deux mots, je t'en serais infiniment reconnaissant !

Casanova - Il faut aimer chaque femme, mon cher ami, comme si elle était l'unique femme de notre vie et s'en faire aimer. "Les femmes de ma vie m'ont aimé et je les ai aimées, l'âme étant chez moi à l'unisson du sensuel. Aussi, en aimant une, je ne songeais jamais à la suivante: elle me paraissait comme l'Unique."

Carlus- Oui, non mais ça, c'est du baratin, du baratin de séducteur, de collectionneur ! Quand on dit "je ne pense pas à la suivante", on dit en même temps qu'il y aura une suivante !

Casanova - Oui, peut-être, mais je n'y pensais pas sur le moment, mon cher Carlus!

Carlus- Tu n'y pensais pas sur le moment, peut-être, mais tu savais déjà qu'il y aurait une suivante ! Le type qui aime une femme ne se dit pas "je ne pense pas à la suivante" ! Il se dit " Il n'y aura pas d'autres femmes dans ma vie" !

Casanova - Mon cher Carlus, sache que "pour que le plus délicieux endroit du monde déplaise, il suffit qu'on soit condamné à y habiter".

Carlus- He bien, voilà ! Là, tu es sincère ! Instable, collectionneur,  mais sincère !

Casanova - Comme tu voudras ! A chacun sa vie, mon cher ami ! Chacun décide qui il veut être et assume la vie qui résulte de son choix ! Il m'a été dit que tu étais destiné à être l'homme d'une seule femme et que ce sont les hasards de la vie qui t'ont conduit à en aimer plusieurs.

Carlus - C'est vrai, et j'ai tout connu des affres de l'amour : l'infidélité, la perfidie, la jalousie, le doute, la panne, le divorce, le veuvage...

Casanova - Mais bon, le temps passe... dis-moi donc la raison de ta visite.

Carlus- Juste une dernière question avant d'arriver au motif de ma visite ! Tu as vraiment couché avec tes sœurs et même avec ta propre fille Leonilda ?

Casanova - Ce n'était que ma fille adoptive,  ma belle-fille comme vous dites aujourd'hui, la fille de Lucrezia, une ancienne amante ! 

Carlus- Sauf que Lucrezia, elle, l'a toujours présenté comme étant "la fille de Casanova" !  

Casanova (sur un ton sec) - Oui, mais je ne l'ai appris que plus tard !  Mais quel est donc le motif de ta visite ? Je te rappelle que j'ai déjà été jugé pour les fautes que j'ai commises de mon vivant et c'est d'ailleurs ce qui explique ma présence en ces lieux ! Voudrais-tu me juger une nouvelle fois ?

Carlus- Oui, pardon, venons-en au fait ! En fait je suis venu te demander une faveur.

Casanova - Je t'écoute

Carlus- Alors voilà, dans les salons littéraires que tu fréquentais dans toute l'Europe, beaucoup de gens te considéraient comme un excellent critique littéraire, n'est-ce pas ?

Casanova - En effet, beaucoup de gens me faisaient l'amitié d'écouter avec intérêt mon point de vue dans un grand nombre de domaines et notamment sur les œuvres écrites aussi bien par des écrivains talentueux que par des écrivaillons prétentieux.

Carlus- Alors voilà,  je tiens un blog depuis quelques années. Oh, rien de sérieux, un passe-temps, un journal intime rigolo, un bloc-notes pour relire et me souvenir plus tard de ce que j'ai pu dire au fil du temps... Alors, je me suis dit que tu pourrais peut-être me dire... Enfin, j'aimerais bien avoir ton avis éclairé sur mon blog. Charon m'a dit que tu lisais parfois mes billets ?

Casanova - Oui, bien sûr ! Parmi les différentes pénitences qui m'étaient proposées, c'est celle que j'ai choisie ! J'ai horreur de me faire brûler la plante des pieds.

Carlus- Alors, qu'est-ce que tu en penses ? Sois sincère! Je suis vraiment curieux de connaître ton point de vue...

Casanova - Euuhhh... Ah, tiens... ils vont bientôt fermer les portes, mon cher Carlus ! Tu ferais bien de t'en aller rapidement !

Carlus- Mais... juste un mot ! Est-ce bien écrit ? Te fait-il sourire ?  Te procure-t-il du plaisir  ? Te parait-il ennuyeux ?

Casanova - Vas-y, dépêche-toi, le temps presse ! Je te dirai cela à ta prochaine visite!

Carlus- Prochaine visite ??? Quand ouvriront-ils à nouveau les portes de ta geôle aux visiteurs ?

Casanova - Dans 15.000 ans...

Carlus- dans 15.000 ans !?? Mais je serai...

Casanova - Oui, tu seras ici ! Et nous aurons l'éternité pour en parler tranquillement, mon cher ! Et je te promets d'être sincère ! Allez, maintenant, va-t'en, dépêche-toi, ils vont fermer les portes ! 

 

Casanova, Alzheimer et moi

Voir les commentaires