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barbara

Rappelle-toi, Bà Bà Là

Publié le par Carlus

 

 

 

 

 

 

Rappelle-toi Bà Bà Là
Il faisait chaud ce jour-là
Et tu marchais d'un pas léger
Jeune, élégante, épanouie
Ton sac Chanil sous tes aisselles
Sous un soleil de canicule

Rappelle-toi Bà Bà Là
C'était Boulevard Sébastopol
Pas loin de la porte Saint Denis
Je t'ai croisée sur le trottoir
Tu m'as regardé et souri
Et moi aussi je t'ai souri

Quel quiproquo, Bà Bà Là !
Toi qui ne me connais pas
Mais qui me prend pour un micheton
Un amateur de prostituées
En quête de sexe tarifé !

Et moi qui ne te connais pas
Mais qui sait bien qu'une jeune chinoise
Déambulant sur le boulevard
En souriant aux vieux messieurs
A toutes les chances d'être prostituée.

Le sais-tu, ô Bà Bà Là ?
Si tu n'avais pas été une pute
Peut-être qu'on se serait aimé !
Ah oui mais... quelle connerie la vie !
Si tu n'avais pas été une pute
On ne se serait jamais croisé
Car tu serais restée au pays. 

 

Carlus ( poète romantique)

 

 

 

 

 

 

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Dis, quand partiras-tu ?

Publié le par Carlus

 

Quelques états d'âme sur l'air de Quand reviendras-tu ? de Barbara


 

Voilà plus d'une année que cette satanée
Covid, en grandes pompes,  un jour est arrivée
On s’est dit au début que c'était une gripette,
Qui ferait peu de morts, moins que les trottinettes,
Quand l’été arriverait, elle serait déjà partie,
Et nous reprendrions, tous, nos anciennes vies
Mais elle a décidé, en perverse narcissique
De rester avec nous, de créer la panique.

Dis, quand partiras-tu,
Dis, au moins le sais-tu,
Que ces gens qu'on enterre
Dans cette drôle de guerre,
Que toutes ces vies perdues
Nous ne les verrons  plus,


Mais l'été s’est enfui depuis longtemps déjà,
Malgré tous nos efforts, tu es encore bien là
Dans ma ville désertée je me sens un peu las,
Je consacre ma vie à chercher un médecin
Un centre qui voudra m’injecter le vaccin
Peu importe Biotech Astra ou Zeneca
Tout ce qui me mettra bien à l’abri de toi
Mais c’est sans rendez-vous que je rentre chez moi

Dis, quand partiras-tu,
Dis, au moins le sais-tu,
Que ces gens qu'on enterre
Dans cette drôle de guerre,
Que toutes ces vies perdues
Nous ne les verrons  plus,

 


 Bon, pour les rares lecteurs qui continueraient à penser que le texte de Barbara est plus beau que le mien, voici un petit cadeau :

 

 

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