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Cassandre, mon amour, tu n'es pas des leurs !

Publié le par Carlus


A tous les journalistes, chroniqueurs et blogueurs qui qualifient parfois les complotistes de "Cassandre", une petite mise au point pour rappeler que Cassandre n'est pas une complotiste délirante.

Cassandre est la fille du roi Priam. C'est une jeune fille super mignonne, sage, pudique comme on les aime (oui, oui, j'assume) et curieuse comme toutes les filles (j'assume aussi les clichés) . Tellement mignonne qu'Apollon tombe amoureux d'elle. Bon, en vrai, il voulait juste coucher avec elle ! Parce que entre les dieux et et les mortels, il ne peut être question que de coucheries. Normal, nous n'avons pas la même espérance de vie  !

Vous voyez qui c'est, Apollon ? Disons que c'est l'équivalent grec antique de Brad Pitt qui débarque dans notre quartier, croise une de nos filles et lui propose de coucher ! Mais là où nos filles auraient hurlé de joie et sauté dans ses bras, la Cassandre, elle, refuse cette proposition indécente ! Admirable, non ? Mais Apollon n'abandonne pas et, sachant que la curiosité est le vilain petit défaut de la belle Cassandre, il lui propose un cadeau magnifique si elle accepte de coucher avec lui : le don de connaitre l'avenir ! Tu imagines ce que c'est ? Tu sais qui va gagner les élections, tu sais qu'un attentat terroriste va avoir lieu sur la ligne B du RER, tu connais les numéros gagnant du Loto de la semaine prochaine, tu sais qui va gagner la guerre en Ukraine...!

Enfin bref, super intéressée par la proposition, Cassandre accepte l'échange et Apollon lui transmet immédiatement le don et lui laisse le temps de vérifier qu'il est bien réel ! Que fait alors Cassandre ? Hé bien, une fois vérifié qu'elle dispose bien de son don de divination, et sachant qu'Apollon ne pourra pas le lui reprendre, elle lui fait une bise sur le nez et lui dit qu'elle a changé d'avis, qu'elle n'est pas une fille vénale et qu'il n'est pas son type de Dieu et que s'il insiste, elle portera plainte pour harcèlement ! Je sais, vous vous dites, des filles comme ça, ça n'existe pas ! Hé bien, oui ca existe, j'en ai même connu une !
Apollon est furieux mais impuissant. En effet, chez les dieux de l'Olympe, "donner c'est donner, reprendre c'est voler" ! Il imagine déjà cette pimbèche en train de se foutre de sa gueule aves ses copines, en train de devenir la femme la plus puissante du monde, capable de conseiller les généraux et les princes sur les dangers qui les guettent, sur la tactique de l'ennemi, sur l'infidélité future de leurs épouses...!
Il décide de venger l'affront qui lui est fait  : en guise de cadeau de rupture, il décide de lui offrir, sans le lui dire, un contre-pouvoir  : celui de ne pas être prise au sérieux ! Et ca marche ! Tout le reste de sa vie, la pauvre Cassandre verra dans le détail tous les malheurs, tous les dangers qui guettent ses proches, ses amis, ses contemporains et elle aura à cœur de les mettre en garde, mais elle ne sera jamais prise au sérieux ! Elle préviendra son père et les généraux troyens que les Grecs s'introduiront dans la ville à l'intérieur d'une cheval en bois, mais rien n'y fait , personne ne la croit !
Terrible vengeance et bien triste histoire !

En résumé, Cassandre n'est pas une affabulatrice pessimiste et un peu dérangée. Elle connait l'avenir et met en garde les gens de son entourage du malheur qui arrive. Elle s'apparente donc plus aux lanceurs d'alerte contemporains qui, comme elle, ne parviennent pas toujours à se faire entendre. 

Cette triste histoire nous montre bien la différence qu'il y a entre Cassandre et les Complotistes d'aujourd'hui : 

Cassandre CONNAIT LE FUTUR mais n'est PAS CAPABLE DE CONVAINCRE ses contemporains,

alors que, au contraire :

- les complotistes se TROMPENT SYSTEMATIQUEMENT mais SONT CAPABLES DE CONVAINCRE des milliers d'imbéciles.

 

On peut donc dire que CASSANDRE est l'exact CONTRAIRE des COMPLOTISTES qui, comme les Philippot, les Dupont-Aignan et autres blogueurs de merde qui nous annoncent quotidiennement  effondrement du système, fin du monde imminente  et apocalypse.  Car, non :

- non, 80% des boulangeries n'ont pas fermé depuis janvier
- Non, le vaccin ARN Messenger n'a pas tué des millions de gens
- Non, un clan pédo-satanique ne contrôle pas le monde
- non, la pape et Macron ne sont pas contrôlés par les juifs
- Non, la terre n'est pas plate
- Non, Poutine ne recherche pas la paix
- Non, les victimes civiles ukrainiennes ne sont pas des comédiens
- Non, Macron n'a pas vendu secrètement l'Alsace à l'Allemagne
- Non, le Covid n'a pas été créé par la Laboratoire Pasteur

- Non, non et Non...!

 Cassandre, mon amour

 

 

 

 

 

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Non, sans dec... je suis vraiment bien-pensant !

Publié le par Carlus

Les preuves  !

Je suis un démocrate respectueux des droits de l’homme.

Oui enfin… soyons clair ! Je ne suis pas non plus quotidiennement écœuré par les mauvais traitements faits aux assassins d’enfants, aux violeurs et aux terroristes !

Je ne pleure pas sur les conditions de vie dans les camps syriens des djihadistes français partis dans ce pays  violer, torturer et massacrer des populations civiles et désarmées.

Et je ne vais pas non plus souhaiter une longue vie à Poutine. Faut pas déconner, non plus !

 

Je suis à l’écoute des gens et ouvert aux idées nouvelles.

Enfin… soyons clair ! J’écoute qui je veux, qui j’ai envie d’écouter et c’est déjà pas mal, je trouve ! J’ai l’écoute amateur, ludique, pas systématique ! J’écoute avec bonheur Finkielkrault mais pas Onfray, Fabrice Luchini mais pas Torreton, je me fais monter l’adrénaline avec Mélenchon et Zemmour et je me fais chier à écouter Macron et Christophe Barbier parce que, quoi qu'en disent certains, ils sont quand même plus intéressants à écouter que Jérôme Rodriguez ou Francis Lalanne.


Je suis révolté par l'injustice et l'oppression

Enfin… soyons clair ! Je suis solidaire des vraies victimes du racisme, de la guerre et de l'oppression. Et pour comprendre leurs révoltes, je lis Aimé Césaire, Frantz Fanon, Soljenitsyne, Anne Frank, et je regarde Shoah de Lanzmann, par exemple.

Mais alors, la révolte de ces grandes victimes de notre société que sont Joey Starr, Booba, Médine et Gims, pour être sincère,  me donne plutôt envie de leur pisser à la raie.

 

Je suis Européen convaincu.

Enfin… un pro Union Européenne pour être exact. Oui parce que… soyons clair, L’Europe des nations, l’Europe des peuples, l’Europe sociale, une autre Europe, l’Europe des schtroumpfs sont des slogans inventés par des charlatans pour baiser des couillons. Des charlatans qui veulent fermer portes, volets, fenêtres et frontières pour bâillonner tranquillement, pour torturer en silence et pour massacrer sans être dérangés, au nom du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes.

 

Je respecte les croyants

Enfin… soyons clair ! Je respecte (et même, j'admire) ceux et celles qui consacrent leurs existences à leur Dieu en s’enfermant dans des monastères ou en partageant la vie des lépreux.
Ce qui exclut, bien entendu, curés pédophiles, rabbins intégristes, imans djihadistes, ayatollahs lapideurs et mêmes gourous bouddhistes suceur de langue d'enfant ! 

Et j'avoue que j'ai parfois envie d'être Dieu. Ce Dieu tout-puissant qui a le pouvoir de régler tous les problèmes du monde. Et je vous jure que si c'était le cas, il y aurait beaucoup moins de connards qui se réclameraient de moi sur cette misérable planète !

 

 

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Métamorphoses d'une mégère

Publié le par Carlus

 2006

"As-tu pensé à descendre la poubelle ? !"
La femme qui me parle ainsi sur un ton sec et autoritaire, cher lecteur, est la femme de ma vie. Je ne vis avec elle que depuis un an mais elle a envahi ma vie et effacé mon passé. Une petite brune austère dont la sévérité des traits est à peine atténuée par de grands yeux candides. 
Son caractère autoritaire et acariâtre et les nombreuses disputes qui occupent le plus clair du temps que nous passons ensemble auraient dû faire de ma vie un calvaire.
Mais il n’en est rien, mes amis. Cette femme est, en dépit de tout cela, l’amour de ma vie et je n’imagine pas une seconde pouvoir aimer une autre femme qu’elle. Car, voyez-vous, cher lecteur, cette femme, en apparence banale, a une particularité étonnante. Contrairement à toutes ces créatures étranges qui attendent la tombée de la nuit pour se transformer en créatures maléfiques, ma belle se métamorphose quand vient la nuit en un ange auréolée de lumière.
Le rituel est immuable : tous les soirs, après un bref passage dans la salle de bains, elle entre dans la chambre l’air grave, la tête penchée, affairée à enlever ses boucles d’oreilles. Puis elle les pose soigneusement dans un écrin de nacre, se place devant le miroir, défait son chignon austère et lâche ses longs cheveux noirs qu’elle brosse quelques secondes. Puis elle se tourne et avance vers moi.

Et c’est là, à ce moment précis, cher lecteur, que la première phase de la transmutation a lieu. La mégère acariâtre a disparu pour laisser place à un ange immaculé, virginal dans sa tunique blanche décorée de petites fleurs printanières, son abondante chevelure auréolée de lumière (est-ce le reflet de la lampe sur le miroir ? Je n'en sais rien et peu importe, cher lecteur incrédule). Son regard se remplit de douceur et ses gestes deviennent délicats et attentionnés. Et rien de ce qui faisait sa personnalité diurne ne subsiste. Il ne reste que la douceur de ses gestes, l’éclat de son regard et son sourire de madone.
Elle vient s’allonger contre moi quelques fois sans rien dire, d’autres fois en me susurrant des mots qui me troublent, des mots qui embrasent ma mémoire et chaque pore de ma peau. Et c’est là que survient la deuxième phase de la métamorphose, cher lecteur. L’ange immaculé et virginal devient une déesse de l'amour me faisant l’offrande sublime de sa sensualité.

" Mon bien-aimé parle et me dit : Lève-toi, mon amie, ma belle, et viens ! Mon bien-aimé est à moi, et je lui appartiens."

Une femme qui retrouve des attitudes ancestrales et des mots qui remontent à la nuit des temps.

"Je suis à mon bien-aimé et vers moi se porte son désir".

Des mots simples qui me transportent hors du temps et me projettent sur les remparts fortifiés de Jérusalem, dans les jardins suspendus de Babylone ou dans la tente dépouillée d’un conquérant mongol.

"Lève-toi, aquilon ! Souffle, vent d’autan ! Soufflez sur mon jardin, et que les parfums s’en exhalent ! Que mon bien-aimé entre dans son jardin et qu’il mange de ses fruits succulents !"

Des mots et des gestes qui dégagent tant de sensualité que l’univers tout entier ne suffirait pas à la contenir.

"Je me suis assise à l’ombre de mon bien-aimé et j’y ai pris plaisir et son fruit est doux à mon palais".

Des mots qu’elle murmure à mon oreille dans l’obscurité de la nuit qui se confondent avec les rêves immémoriaux de mes gènes.

Au petit matin, une fois retrouvées nos personnalités diurnes, je la regarde et je m’interroge… Ces mots que j’entends sont-ils bien ceux qu’elle prononce ou est-ce moi qui les imagine dans son regard et sur ses lèvres ?

Et dans nos petits matins blêmes, dans ce décor de formica, trivial et médiocre, juste avant la prochaine dispute, je m’approche d’elle et la prends dans mes bras. Je la regarde. Et elle lit dans mes yeux :

Toi qui apparais comme l’aurore,
Belle comme la lune, pure comme le soleil,
Mais terrible comme des troupes sous leurs bannières,
Tu m’as ravi le cœur, ma douce, ma bien-aimée.
Tu m’as ravi le cœur par ton regard.
Que de charme ont tes amours, ma femme, ma bien-aimée !
Ton odeur est plus douce que tous les parfums,
Plus exquis que tous les aromates !
Tes lèvres, ma bien-aimée, distillent le miel.
Et ton souffle a la fraîcheur des montagnes du Liban".

 



Ps : toutes les citations sont extraites du Cantique des cantiques de Salomon.

 

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