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chatte

Rimes interdites

Publié le par Carlus

Conaissez le jeu des Rimes interdites ? En voici un exemple


JEUX INTERDITS

Il s'appelait Alain
Elle s'appelait Aline
Il était son copain
Elle était sa copine

Il aimait le bon pain
Elle aimait la bonne...viande

Il attirait, ma foi, beaucoup
Celles qui voulaient tirer un... trait

Sur l'église et sur la confesse
Et montrer enfin leurs belles... robes

-Vous êtes sur mon carnet de bal
Voulez-vous voir mon beau trousseau ?

- Volontiers, je suis convaincu
Que vous avez un joli... pas

- Venez me trouver où j'habite
Et je vous prendrai par la ...main

- Et moi, J'aimerais, je le confesse,
Vous mettre la main sur les ... hanches

Moralité
Entre garçons et filles, soyez-en convaincus
Les mots finissent toujours par des histoires de... coeur.

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La "volupté" de Jean de la Fontaine

Publié le par Carlus

Et voici que Jean de la Fontaine s'y met, lui aussi ! A sa façon, avec une morale à la fin ! 

Pour les gens pressés, précisons que FOUTRE à son époque est un mot très vulgaire, l'équivalent aujourd'hui de baiser ou NIQUER. Et que Vit veut dire Bite et Con veut dire Chatte (mais ça tout le monde le sait). 

NB : les mots sont crus mais la morale est  bien-pensante  : le sexe sans amour n'est rien !


 

Éloge de la Volupté
par Jean de La Fontaine

Aimons, foutons, ce sont plaisirs
Qu'il ne faut pas que l'on sépare ;
La jouissance et les désirs
Sont ce que l’âme a de plus rare.
D'un Vit, d'un Con, et de deux cœurs,
Naît un accord plein de douceurs,
Que les dévots blâment sans cause.
Amarillis, pensez y bien :
Aimer sans foutre est peu de chose,
Foutre sans aimer ce n'est rien.

Jean de La Fontaine

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Jalousie féline

Publié le par Carlus

Parfois un tout petit détail peut vous gâcher une soirée de rêve.  Une chatte jalouse, par exemple… !

Avec Cynthia, j’avais eu l’honneur d’être présenté à Princesse dès le début de nos échanges webcam ! Elle tchatait avec sa chatte sur ses genoux, lui demandait régulièrement son avis et me faisait part de ses réactions et parfois de ses réserves. Princesse, par exemple, n’était pas d’accord pour que les choses aillent trop vite entre nous. C’était une façon de me dire des choses avec humour ! Quoique…

J’ai pu vérifier le jour où, après deux semaines d’échanges virtuels, elle m’a invité à passer le week-end chez elle. Enfin… invité ! On se rencontrait depuis une quinzaine de jours après le boulot et on se faisait des petits bisous à la terrasse des cafés. De tout petits bisous car elle était pudique et n’aimait pas "s’exhiber en public", disait-elle. Ceci dit, moi non plus, je ne suis pas amateur de baisers fougueux dans la rue. Il fallait donc trouver quatre murs disponibles pour aller plus loin, sinon on en serait encore aux bisous furtifs dans six mois. Chez moi, pas possible à cause de mes ados. L’hôtel, pour elle, même pas en rêve ! Ca ne pourrait être que chez elle, quand ses enfants ne seraient pas là.

L’occasion se présenta la semaine suivante : Ce week-end là,  ses enfants seraient chez leur père. Je lui propose donc qu’on en profite pour passer le week-end ensemble chez elle. Mais elle trouve que c’est trop tôt. Ohlala ! Il faut savoir que le père, habitant en province, ne prend les enfants qu’un week-end PAR MOIS ! Je me vois donc obligé de sortir ma botte secrète : promis-juré, ce sera un week-end de bisous et de caresses avec promesse sur l’honneur que ça n’ira pas plus loin. Je dormirai dans la chambre d'amis, promis-juré sur la tête de mes enfants. (Non, non, rassurez-vous, mes amis, ma botte secrète ne consiste pas à commettre un parjure ! Elle consiste à faire l’analyse qu’un engagement réciproque peut être levé à tout moment avec l’accord des deux parties.)

 Elle n’avait donc pas ses enfants mais… elle avait Princesse.

Samedi après-midi, un petit tour au musée pour admirer une exposition d’Arcimboldi, (histoire de se cultiver un peu et de bien lui montrer que pour moi, il n’y a pas que le cul dans la vie) et on rentre chez elle pour dîner. Elle me fait faire un tour rapide du propriétaire puis m’installe sur le canapé pendant qu’elle va dans la cuisine américaine, ouverte sur salon, préparer l’apéro.

Arrive alors Princesse la démarche prudente, le regard fixé sur moi, se demandant manifestement ce que je fous là !  Cynthia la voit passer et l’interpelle :

"Ah te voilà, ma Princesse ! Tu connais déjà Carlus, je crois, pas besoin de faire les présentations !"

puis elle tourne le dos pour passer le bac à glaçons sous le robinet.

Princesse continue à avancer lentement vers moi, s’arrêtant net à chaque fois que je fais le plus petit mouvement, le regard toujours fixé sur moi.

Je continue à parler à Cynthia sans quitter la chatte du regard, pour le cas où elle me bondirait dessus… on ne sait jamais !

Cynthia jette un coup d’oeil dans le salon.

- Mais ne fais pas ta timide, enfin, Princesse ! C’est le monsieur que tu as vu sur l’écran de l’ordinateur l’autre jour… mais si, souviens-toi… !"

puis elle retourne vaquer à ses occupations.

Arrivée à l’autre extrémité du canapé, Princesse fait un petit bond (très gracieux !) et s’y installe, recroquevillée sur elle-même.  Bon, je me détend un peu,  il y a bien… quoi ? un mètre cinquante qui nous sépare, tout va bien !

Mais le temps que j’évalue la distance, Princesse a changé d’avis. Elle se redresse et s’avance lentement vers moi. Arrivée à côté de moi, elle vient se frotter la tête et le flanc doucement sur mon bras. Cynthia est toujours en train de me parler, le dos tourné, et je n’ose pas lui dire de rappeler sa chatte. Après avoir vérifié l’absence d’hostilité de ma part, et m’avoir marqué comme faisant partie de son territoire, la chatte s’installe tranquillement sur mes genoux, sa queue autour du corps, les yeux mi-clos. Je vais pour me lever afin de l’obliger à dégager mais, évidemment, Cynthia arrive avec son plateau dans les mains juste à ce moment-là.

"Oh tu vas vu ? Elle t’a déjà adopté !"

Oui, j’avais vu !

Elle dépose le plateau sur la table du salon, vient s’asseoir à côté de moi, caresse ma nuque d’une main et Princesse de l’autre main. Comme pour l’encourager à rester sur moi.

Je me sens mal à l’aise, il faut que je lui dise que je n’aime pas beaucoup avoir les poils d’animaux, aussi propre soient-ils, sur mes vêtements. Mais en même temps je n’ai pas envie non plus de gâcher une nuit d’amour annoncée, par une maladresse. C’est qu’elles ont l’air d’être bonnes copines, ces deux-là ! Je lui dis :

"Oui, c’est curieux, d’habitude, entre les chats et moi, le courant ne passe pas trop".

Elle me répond :

" Aaahh mais là, c’est différent ! C’est qu’elle a senti le mâââle ! Hein ma coquine, que tu fais ta câline avec Carlus, hein, dis moi ?"

Mon malaise augmente de cinq degrés sur l’échelle du stress qui en compte six ! J’ai une sainte horreur de l’humour zoophile, même bon enfant, comme c’est le cas, là !

Merde, merde, il faut que je prenne sur moi ! Surtout, ne pas tout gâcher, là, juste au début d'une nuit prometteuse, mais pas garantie !

Bon, Ok, va pour l’humour zoophile ! Je lui dis :

"Mais… Il y a un gros malentendu, là ! Je pensais que c’était avec toi que je devais passer le week-end !"

Elle me gratifie de son beau sourire et se penche sur moi pour m’embrasser, juste au-dessus du dos de Princesse toujours impassible.

" Mais c’est bien avec moi, Monsieur ! Et je ne suis pas prête à partager ! Je suis très jalouse"

Hmmm ! L’affaire s’annonce bien et je sens que l’engagement de s’en tenir aux bisous n'est pas loin de devenir ridiculement caduque !

Mais ce chat m’énerve, il faut que je m’en débarrasse ! Je lui dis :

" Attend, je vais faire le service"

et je me lève sans attendre sa réponse. Elle prend sa chatte sur elle et la caresse. Je lui sers un verre et sous prétexte d’admirer les tableaux accrochés aux murs, je prends de la distance pendant un moment, histoire de me décrisper un peu.

Au bout d’un moment, je retourne m’asseoir à côté d’elle et aussitôt Princesse se lève et s’installe à nouveau sur moi. Avec bien entendu la bénédiction de sa maîtresse. Je réagis en me penchant pour embrasser Cynthia et, en passant ma cuisse opposée sur la sienne, je force Princesse à aller voir ailleurs si j’y suis. Après un long baiser, je lui murmure à l’oreille :

" Mais dis-moi, tu ne m’as pas encore fait visiter ta chambre, il me semble…!"

Elle me répond :

"C’est là, là-haut, juste devant toi" en me montrant la mezzanine.

Ah merde ! Evidemment pas de porte à la chambre ! Pftt… Quelque chose me dit que ça va être compliqué !

 

Et de fait, ce fut compliqué ! Après un diner léger arrosé d'un excellent Sancerre (qui l'a rendu, me dit-elle, "pompette") elle me fait visiter sa mezzanine. Je la prends dans mes bras, l’allonge sur le lit et commence à l’embrasser quand Princesse saute sur le lit pour nous rendre visite. Par deux fois, elle lui dit gentiment

" Allez ouste, Princesse, va-t’en, il n’y a rien à voir pour toi ici"

mais Princesse s’en fout, évidemment ! A deux reprises encore, elle quitte mes bras pour aller la prendre et la descendre au salon. La troisième fois, j’étais à moitié allongé sur elle, sous la couette (tout habillé, car même si je la sentais prête à le faire, elle ne m’avait pas encore formellement libéré de ma promesse !)  lorsque je sentis un poids s’affaisser sur mes cuisses ! Là je dois avouer que j’ai perdu mon self-control :

" Ah non, merde,  là je ne peux pas, vraiment désolé, mais je ne peux pas.." 

Cynthia me dit :

"Calme-toi, attends, je vais la mettre dans la chambre des enfants" !

Mais le problème ne fut pas réglé pour autant ! Princesse se mit à gratter la porte et à émettre des miaulements de désespoir.  Et cette fois c’était Cynthia qui était dans l’embarras et qui fit vingt pauses dans nos étreintes pour lui hurler:

"J’arrive dans un moment, ma Princesse, arrête de faire ta capricieuse…"

Au bout d’un moment, ayant bien compris que Princesse n’était pas prête à céder, et que ma belle ne serait pas détendue tant que sa copine serait enfermée, je décidai de faire contre mauvaise fortune bon cœur et lui demandai moi-même de libérer Princesse.

Mais ne pouvant me résoudre à dormir avec la possibilité qu’un chat vienne me bondir dessus pendant mon sommeil, je passai la nuit dans la chambre des enfants, porte close. 

Avec comme motif affiché que je devais respecter la promesse (sur la tête de mes enfants, quand même, ce n’est pas rien !) de passer avec elle un week-end chaste.

 

 

 

 

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