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LA CHUTE

Publié le par Carlus

Ce soir, dimanche 25 septembre 2022, sur ARTE, le film avec un  magistral Bruno Ganz dans le rôle d'Hitler intitulé sobrement LA CHUTE qui raconte les derniers jours du Führer et de ses proches terrés dans leur bunker, de façon documentée et minutieuse à partir des récits croisés des témoins. 

Il y a eu une polémique à propos de ce film, certains trouvant que, d'une certaine façon, il " humanisait " Hitler. Pour ma part, je n'ai pas eu ce sentiment. 

Un film à voir, et à enregistrer pour pouvoir le revoir des dizaines et des dizaines de fois. 

 

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Lavrov, Hitler et le Juif

Publié le par Carlus

On l'attendait, la saillie antisémite, l'éructation anti juive, la flatulence judéophobe dans cette guerre de conquête territoriale et idéologique !  Elle était nécessaire au sens philosophique du terme, c'est-à-dire qu'elle ne pouvait PAS NE PAS arriver !  

 

Parce qu'il n'y a pas de mystère : tout ce que le vaste monde compte d'idéologues et de militants d'extrême-droite est antisémite. Quelquefois, ils le cachent, mais ça finit toujours par sortir tôt ou tard. Ne serait-ce que sous la forme d'une simple question : Qui est responsable ? QUI ???

Il n'y a pas d'exception. Ou plutôt si, il y en a une : l'extrême droite israélienne n'est pas antisémite. Mais c'est la seule au monde. Pour tous les autres, le Juif est responsable des malheurs du monde.  

La seule nouveauté d'aujourd'hui, est dans la forme. L'antisémitisme a intégré  la grande confusion intellectuelle qui  caractérise les protestataires populistes.  Au début de l'épidémie de  Covid, par exemple, étaient dans le même mouvement protestataire ceux qui pensaient que le virus était une pure  invention médiatique et politique (en fait une grippette)  ET ceux qui pensaient que le virus avait été  créé pour tuer des milliards de gens.   

Concernant l'antisémitisme, on trouve également aujourd'hui côte à côte, ceux qui affichent leur haine des juifs et qui déclarent en ricanant que Hitler n'a pas eu , hélas, le temps de finir le job ET ceux qui déclarent  qu'ils luttent contre le nazisme, contre le port de l'étoile jaune, contre les menaces qui pèsent sur nos libertés, contre la violation des lois issues du procès de Nuremberg, tout cela étant présenté comme des choses que les Juifs voudraient nous imposer ! 

Par cette même curieuse inversion des choses, Poutine et Lavrov luttent pour dénazifier l'Ukraine, étant bien entendu pour eux que le Nazisme ukrainien est dirigé par un Juif (en fait plus certainement, dans leur esprit, par LES Juifs). Une contradiction, dites-vous ? Mais non, voyons, puisque  que  Hitler le nazi suprême était lui-même juif, nous dit Lavrov.

Et donc que c'est bien pour libérer l'Ukraine du Nazi juif Zelenski que les Russes font la guerre, comme les Alliés l'ont fait  pour libérer l'Europe des juifs allemands dirigés par le Juif nazi, Hitler.

C'est simple à comprendre, non ? En tout cas, les Russes l'ont bien compris, eux ! Pour les quelques rares réfractaires, quinze ans de taule les aideront à comprendre comment tout est le contraire de tout. Et vice versa.

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Le guide et la réalité

Publié le par Carlus

Que fera Poutine quand il aura gagné militairement ? Une puissance étrangère peut-elle au 21e siècle nommer un gouvernement fantoche dans un pays voisin ?  emprisonner durablement des centaines de milliers d'Ukrainiens dans des camps en Russie ?  Envoyer des millions de Russes s'installer en Ukraine pour changer la démographie du pays ?  Et puis se tourner vers le reste du monde en lui disant " Voilà, c'est réglé, on oublie tout, on redevient amis" ?

Tous les dictateurs du XXe siècle ont été des psychorigides qui exigeaient que la réalité se plie à leurs analyses et à leurs ordres. Le très bon film LA CHUTE qui raconte les derniers jours d’Hitler dans son bunker (écrit d’après les récits des gens qui y étaient et notamment de sa secrétaire) montre un Hitler qui, pendant que les Russes sont déjà aux portes de Berlin, continue à donner à ses généraux l’ordre d’attaquer et de repousser l’ennemi. Petit extrait de quatre minutes.

 

 

 

 

 

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La faille spatio-temporelle viennoise

Publié le par Carlus


Les historiens nous apprennent qu’à Vienne en 1913, se sont croisés sans se voir des individus de différentes générations, qui ne se connaissaient pas mais qui dans les décennies qui suivirent eurent un rôle capital dans l’histoire de l’Europe.

- L’empereur François-Joseph, 83 ans, qui règne depuis 1848, réside en 1913 dans le palais de la Hofburg à Vienne. Ce nom me dit quelque chose…. Ah oui, François-Joseph, c’est le type qui a épousé Sissi impératrice !

- Il y a aussi son fils l’archiduc François-Ferdinand, 50 ans, qui habite à côté, au Palais du Belvédère à Vienne. Son nom me rappelle le lycée : c'est lui qui m'a permis d'obtenir 17/20 en histoire-géo : son assassinat l’année suivante à Sarajevo déclenchera la Première Guerre mondiale.

- Et puis il y a Sigmund Freud, 57 ans, qu’on ne présente plus. Au fait de sa gloire en 1913, il publie Totem et Tabou. On le voit souvent au Café Landtman sur le Ring, à Vienne.

Mais il y a aussi ;

- Davidovitch Bronstein, dit Trotsky, 34 ans, un intellectuel russe, rédacteur en chef d’un journal appelé Pravda. Militant de la première heure, il a connu depuis plus de 15 ans la prison, la déportation  et l’exil dans de nombreuses capitales européennes comme Munich ou Paris. En 1913, il est à Vienne.

Trotsky fréquentait le Café Central à quelques minutes de marche du Café Lamdtman ou aimait se rendre Freud.

- Il y a aussi à Vienne en 1913, Iossif Djougachvili, 35 ans, un obscur militant bolchevique. Il est en fuite et se cache à Vienne cette année-là. Sa participation à la révolution d'Octobre sera marginale. Il ne deviendra Staline secrétaire général du Parti communiste que 9 ans plus tard en 1922, et maître absolu de l’URSS en 1924 après la mort de Lénine. On sait qu'il a eu une première rencontre avec Trotsky à Vienne, cette année-là


- Il y a aussi Adolf Hitler, 24 ans. En 1913 Hitler est un marginal qui vit de ses peintures vendues dans la rue. Il reproduit des bâtiments, des rues, des brasseries, des magasins. 
Dans Mein Kampf, Hitler semble dater le début de son antisémitisme de son arrivée à Vienne. Un de ses biographes évoque pourtant une amitié entre le jeune Hitler et Joseph Neumann, un jeune Juif qui résidait dans le même foyer que lui, rue Meldermann à Vienne.

On sait que Hitler fréquentait le Café Central, celui où se rendait souvent Trotsky.

 

- Et puis il y a aussi Josip Broz, 21 ans, qui travaille dans la banlieue de Vienne et se rend fréquemment dans la capitale pour les loisirs et le travail. Il ne deviendra Tito, chef militaire du parti communiste yougoslave qu’en 1941, 28 ans plus tard.

 

 

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