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poesie

Les polissonneries de Voltaire

Publié le par Carlus

Quand Voltaire disait  "Il faut cultiver notre jardin", il pensait peut-être déjà  au "petit bois touffu",  au "joli bocage" et à l'aimable "gazon" d'une jolie Aminthe pour qui il a écrit ce petit dialogue poétique qu'il a lui-même qualifié de polisson. 

Résumé pour les gens pressés qui n'aiment pas les messages cachés : 
1- Ma chérie, j'aimerais tant faire l'amour avec toi
2- Ah oui ? et si je tombe enceinte, je fais quoi ?
3- Mais non, chérie,  je vais me retirer à temps !
4- C'est ça, ouais, je vais te croire !


 Polissonnerie

Voltaire

– Je cherche un petit bois touffu,
Que vous portez, Aminthe,
Qui couvre, s’il n’est pas tondu,
Un gentil labyrinthe.
Tous les mois, on voit quelques fleurs
Colorer le rivage ;
Laissez-moi verser quelques pleurs
Dans ce joli bocage.

– Allez, monsieur, porter vos pleurs
Sur un autre rivage ;
Vous pourriez bien gâter les fleurs
De mon joli bocage ;
Car, si vous pleuriez tout de bon,
Des pleurs comme les vôtres
Pourraient, dans une autre saison,
M’en faire verser d’autres.

– Quoi ! vous craignez l’évènement
De l’amoureux mystère ?
Vous ne savez donc pas comment
On agit à Cythère ?
L’amant, modérant sa raison,
Dans cette aimable guerre,
Sait bien arroser le gazon
Sans imbiber la terre.

– Je voudrais bien, mon cher amant,
Hasarder pour vous plaire ;
Mais dans ce fortuné moment
On ne se connait guère.
L’amour maîtrisant vos désirs,
Vous ne seriez plus maître
De retrancher de nos plaisirs
Ce qui vous donna l’être.

Voltaire

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Moi, Carlus, slameur

Publié le par Carlus

 

Après avoir essayé sans succès la poésie romantique, puis le haïku, voilà que j'attaque le Slam ! Peut-être est-ce dans ce style que mes mérites seront, enfin, reconnus !

Le slam peut se définir comme un poème protestataire sans forme précise composé de phrases très courtes et de rimes ridicules. Ca tombe bien, je suis assez doué pour la rime ridicule.

Le slam ne parle pas d'amour, ni du ciel, ni du printemps, ni de la rosée du matin sur les fleurs des champs. Il faut bien avoir ce point à l'esprit  pour apprécier mon premier jet !


 

Moi, quand j'étais petit 
Ma mère m'a souvent dit
Que j'étais une bandit
Mais voilà aujourd'hui
Maintenant j'ai grandi
J'ai beaucoup réfléchi.

C'est vrai c'est dur la vie
Ca peut vous rendre aigri
Mais avec un fusil
Et une machette aussi
Certains s'en sont sortis
Pourquoi pas moi hein, dis ? 

On me dit incivique
Quand je fous la panique
On me traite de cynique
Quand j'exhibe le fric
Tiré de mon trafic.
C'est une question d'optique
Pourquoi m' chercher des tics ?
Ah merde, voilà les flics
Ils sont vraiment sadiques

Ils me prennent par l'épaule
Et ils me foutent en taule
Pour des petites babioles
Comme tentative de viol
Ou incendie d' bagnole.
Dix-huit mois dans cette geôle
Je ne trouve pas ça drôle
Cette société m' désole !

Mais quand je sortirai
tu verras, j'écrirai
un bouquin à succès
où je dénoncerai
cette merde de société
qui punit à l'excès
les braves garçon comme moué !

Carlus, slameur 

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Poésie très romantique : Ma main

Publié le par Carlus

Et puis dans la catégorie Poésie romantique, il y a aussi ce site de poésie que je suivais de loin, animé par de gentilles poétesses romantiques. Elles organisaient régulièrement des concours avec thèmes imposés.  Un jour, je tombe sur un concours  sur le thème "La MAIN, promesse d'amitié sincère et de caresses sensuelles"
 
Je n'ai pas pu résister au plaisir de leur envoyer mon projet. 
 
A MA MAIN 

A toi qui me fis découvrir mes premiers émois
Quand la sensualité naissante s'éveillait en moi

A toi, l'aventurier qui partais explorer
Dans des lieux désertés ou des salles de ciné
Les zones douces et humides que voulaient me cacher
Les filles que j'embrassais dans mes tendres années.

A toi, l'avant-garde qui, tant de fois, partis
Déclencher l'incendie puis, la tâche accomplie,  
Laissas courtoisement à la lance du pompier 
L'honneur et le plaisir d'éteindre le foyer.

A toi, l'arrière-garde à qui j'ai demandé
De finir au débotté le travail bâclé
Par excès d'émotion ou par précocité
Et de sauver ainsi mon honneur menacé.

A toi, éternelle suppléante, bonus additionnel
A toi, la veuve Poignet, de toutes la plus fidèle
Compagne de luxure et amante optionnelle
Reçois donc ici ma gratitude éternelle
 
Carlus, poète romantique
 

 
 
PS : je n'ai pas eu le succès escompté :-) .  Un seul commentaire qui me disait en substance "Vous devriez persévérer"
 
                                                               

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