Eklablog Tous les blogs Top blogs Humour
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

rencontre

Annonces mythiques

Publié le par Carlus

Avec les filles, j'ai beaucoup couché... à la belle étoile. (Woody Allen)


 

A l'époque, mon blog était un blog d'humour sur l'amour. 

 Cher membre mythique

Vous n'avez pas encore publié votre annonce. Sachez que les membres ayant une annonce sur leurs profils sont contactés 5 fois plus que les autres ! Multipliez vos chances de rencontres en publiant dès maintenant votre annonce texte.
En panne d'inspiration ? Pour mettre toutes les chances de votre côté, suivez les principes suivants : Présentez-vous, parlez de vos goûts et surtout expliquez ce que vous recherchez avec sincérité et précision en vous assurant d'être bien compris de tous (et de toutes!) N'hésitez pas à faire preuve de charme et d'humour et à renouveler votre annonce périodiquement pour susciter l'intérêt.
A titre d'exemple à ne PAS suivre, nous vous soumettons les différentes annonces publiées par un membre particulièrement actif dénommé Carlus.
Ne faites PAS comme lui ! la réussite ne sera pas au rendez-vous !


 

- Salut ! Tu as lu mon profil de la femme idéale et tu hésites encore un peu ? Allez rassure toi, je déconnais, la connaissance du tamoul n'est pas indispensable, pas plus que la pratique du badminton et le doctorat de physique quantique ! En fait si tu as des yeux, un nez et une bouche tu corresponds déjà aux trois quarts de ma recherche. Et si en plus tu possèdes des cheveux, alors là tu es exactement la femme de mes rêves.


 

- Homme 47 ans (en fait 48, mais je fais plus jeune que mon âge) cherche jeune femme entre 22 et 28 ans, désespérée, ou la recherche d'un père, ou en manque cruel de sexe, ou encore dépressive ou suicidaire, pour relations discrètes. Optimiste, raisonneuse et "bien-dans-ses-baskets" s'abstenir.


 

- Homme aux mœurs traditionnelles recherche gentille femme pour relation sérieuse, à l'ancienne, comme au bon vieux temps, quand les hommes étaient encore des hommes et les femmes des femmes.

Féministes, soixante-huitardes, cheveux rouge fluo et inconditionnelles du micro-ondes s'abstenir.


 

- Homme jeune (la jeunesse est un état d'esprit, dit-on) cherche femme jeune (30 ans maxi, condition impérative) pour relation suivie (suivie d'une rupture rapide... hahaha, nan, je déconne ! )


 

- L'amour, c'est d'abord et avant tout le partage. Je suis prêt à écouter le récit de tes plaintes à propos de ton ex, de tes petits malheurs, de tes migraines à répétition, de tes disputes avec tes collègues, de ton week-end chez ta tatie et même à te répéter inlassablement que tu est une femme formidable. En échange je demande juste deux fellations par semaine. Je ne me lasserai jamais de le répéter : l'amour c'est d'abord le partage dans le respect mutuel des désirs de chacun.


 

- La chanteuse Jeane Manson  le dit si bien : "Faisons l'amour avant de nous dire adieu, Faisons l'amour puisque c'est fini nous deux". C'est donc par cette étape indispensable aux belles histoires d'amour qu'est la rupture que je te propose de commencer la nôtre.


 

- A celle qui a répondu à ma dernière annonce, qui prend tout au premier degré, qui ne comprend rien à rien et à qui il faut tout expliquer, je précise que "épicurienne" veut dire " femme facile", que "libre affectivement" veut dire "marié mais disponible pour une aventure discrète" et que "bel homme" est une expression RELATIVE ! D'accord je ne suis pas Brad Pitt, mais toi , t'es pas Angelina Joly non plus ! Non mais...!
Pour les autres je réitère mon annonce : Bel homme libre affectivement cherche épicurienne désireuse de partager un bout ...de chemin (bien sûr! hahaha, je déconne!) dans le respect (de ma vie privée) et le partage (des notes d'hôtel).



Voir les commentaires

Rencontre Internet (en trois actes)

Publié le par Carlus

D'après un fait divers relaté par la presse il y a quelques années.


 

Cher lord_Byron_83
Je recherche un pendentif que j’ai perdu, je pense, dans la chambre d’hôtel où nous nous sommes rencontrés la semaine dernière. Il s’agit d’un petit médaillon oriental. Si vous l’avez récupéré par mégarde, je vous saurais infiniment gré de me le restituer car il possède pour moi une grande valeur sentimentale.

Je profite de l’occasion pour vous dire que tous les griefs que j’ai pu vous faire à l’occasion de notre rencontre sont aujourd’hui oubliés et que je suis disposée à vous garder toute mon amitié.


Chère Comtesse_Aurore_boréale_456
J’aurais été le plus heureux des hommes d’apprendre que vous n’avez plus de griefs à mon encontre si je n’avais le sentiment douloureux d’avoir été la seule victime du différent qui nous a opposés et en conséquence le seul à pouvoir exposer des griefs. Mais votre attitude est en tout point conforme à la définition de la perversité narcissique qui semble être, hélas, une composante essentielle de votre personnalité.

En tout état de cause, concernant votre pendentif, j’ignore ce qu’il en est advenu et je vous recommande de faire directement appel à la direction de l’hôtel ou de vous adresser au service des objets trouvés, rue de Picpus. Je ne puis m’empêcher de constater cependant que vous n’avez pas oublié de récupérer la cravache et les menottes que vous avez utilisées pour accomplir votre forfait à mon encontre, ce qui me laisse penser que ces objets possèdent pour vous une valeur sentimentale bien supérieure à celle du médaillon de Cléopâtre.


 

Cher lord_Byron_83
Arrêter donc de vous plaindre et comportez-vous enfin comme un homme ! Vous avez souhaité avoir une expérience de domination féminine, vous l’avez eu, avec tout ce que cela comporte ! Que vous ne l’ayez pas apprécié ne regarde que vous et je ne saurais en aucune façon être tenue responsable de votre incapacité à savoir ce que vous souhaitez réellement tant au plan affectif qu’au plan de la sensualité.

Concernant le pendentif, le seul fait que vous sachiez ce qu’il représente (en fait Néfertiti en non Cléopâtre) indique que vous l’avez en votre possession et je fais appel à votre humanité pour me le restituer.

 

Chère Comtesse_Aurore_boréale_456
Je sais exactement ce que je veux. Si les mots ont un sens, il ne vous aura pas échappé que sur mon profil, tout de suite après avoir évoqué mon souhait de tenter une expérience de soumission sexuelle, j’ai tenu à faire figurer en lettre majuscule l’avertissement "EN DOUCEUR ET SANS VIOLENCE". Cette clause vous engageait dès lors que vous avez accepté le principe d’une rencontre et l’honneur vous commandait de vous y plier.
Et quand bien même vous auriez voulu me faire apprécier un tant soit peu cette pratique, la violence avec laquelle vous l’avez exercée a définitivement eu raison de la très faible probabilité pour moi d’en devenir un adepte.

Concernant le médaillon de Néfertiti, dans le cas très improbable où il viendrait à être en ma possession, je pourrais envisager de vous le restituer si vous me donniez l’occasion de laver mon honneur en vous faisant découvrir à votre tour les joies et les plaisirs de vos propres accessoires.


  

Cher lord_Byron_83
En matière de domination masculine j’ai déjà donné, merci, et je suis donc au regret de devoir décliner votre offre. Mais votre tentative de chantage n’aura pas été vaine puisqu’elle m’aura enlevé tout scrupule à m’y livrer moi-même. Sachez donc que votre initiation a été filmée du début à la fin et que, à défaut de récupérer ce médaillon dans les meilleurs délais à la réception de l’hôtel, je me verrais contrainte de proposer les films et photos en ma possession aux sites web spécialisés en la matière. Avec un peu de chance, votre épouse et vos amis pourront se faire par eux-mêmes une idée sur la question de savoir si vous avez apprécié ou pas votre initiation.

Chère Comtesse_Aurore_boréale_456
Le médaillon sera déposé, selon vos désirs, à la réception de l’hôtel dès demain.


 

 

Voir les commentaires

Pour Cynthia, femme libérée, c’est pas si facile !

Publié le par Carlus

Septembre 2005

Le début

Cynthia, ce fut une rencontre Meetic : quelques mails, suivis de conversations webcam avant un rendez-vous. 44 ans, blonde, yeux bleus, plutôt jolie et bien gaulée. Dès la première rencontre, on discute deux ou trois heures de tout et de rien, tout naturellement, sans avoir à chercher un sujet de conversation. Je me demande même, à un moment, si ce n'est pas une affinité amicale. Elle téléphone à la nounou pour lui dire qu’elle aura une heure de retard. Non, Ok, ce ne sera pas une bonne copine.

Au moment de se quitter, en rejoignant sa voiture, elle sort de son sac un paquet de kiss cool et m’en offre un avant d’en prendre deux. Je vous vois sourire… Moi aussi, comme vous, j’aime bien le message que constitue une prise de kiss cool chez une femme juste avant le moment de se dire au revoir. Ca me rassure quelque part. C’est comme un bristol d’invitation validé par Nadine de Rotchild sur lequel serait noté : "Madame Cynthia ne serait pas hostile à l’idée de vous accorder un baiser avant que vous la quittiez à l’entrée du parking. Elle est plutôt émue à cette perspective et tient à mettre toutes les chances de son côté pour faire bonne impression et vous en laisser le meilleur souvenir." Donc acte.

La love story

A la troisième rencontre, on décide de passer le week-end ensemble et ça se fera chez elle puisqu’elle n’a pas ses enfants ce week-end ! Assez curieusement cependant, avant de commettre l’irréparable, elle me fait venir chez elle la veille pour me les présenter. Un garçon de 12 ans et une fille de 8 ans, tous deux d’origine roumaine qu’elle a adoptés avec son ex-mari il y a quelques années car ils ne pouvaient pas avoir d’enfants. La fille est un petit ange de douceur, le garçon un peu plus hostile ! Mais ça, je peux comprendre les réticences d’un garçon de son âge qui voit sa mère avec un autre homme que son père !

Ensuite, vient une période de deux ou trois mois où l’on sort ensemble, où on se découvre, où on savoure le plaisir d’être ensemble, de discuter, de faire l’amour, la période où quand on rencontre un problème, on s'accorde tout naturellement le bénéfice du doute. Avant que la vie ne se charge de tout balayer à coups de petits problèmes difficiles à régler et finalement insurmontables.

Les problèmes

-1) Ses relations avec son fils sont très difficiles et elle ne me dit pas si c’est dû à notre relation ou si c’était déjà le cas avant. Un jour il va jusqu’à la traiter de conne en ma présence (-non, je ne t’achèterai pas ce jeu, il est trop violent ! - Non, c'est pas vrai, il n’est pas violent, il n’y a que les connes qui disent ça !).
Elle a des larmes aux yeux. Je ne sais pas quoi faire. Plus tard dans la soirée, j’essaie de lui dire… quoi, au fait ? de ne pas s’en faire pour moi… que je sais ce que c’est… qu’elle est une bonne mère… que les ados à cet âge-là sont difficile mais qu’ils vous aiment quand même… mais je ne trouve peut-être pas les mots qu’il faut et de toute façon, dans ces cas-là, elle n’a pas envie d’en parler avec moi.

-2) Moins sérieux, mais très agaçant : Cynthia fait partie de cette catégorie de gens de gauche qui veulent être de gauche dans tous les compartiments de leurs vies ! Toute discussion, pas seulement avec moi mais également avec ses amis et voisins, ne se résume qu’à une question, quel que soit le sujet : de gauche ou de droite ? Les voisins ? il y a ceux qui sont de gauche et ceux qui sont de droite ! La peinture ? Elle aime Picasso parce qu’il est de gauche et n’aime pas Dali parce qu’il est de droite ! Une bonne comédie ce week-end ? Elle aime Arditi et Torreton, elle n’aime pas Weber et Palmade ! (une exception-ouf- : elle n’aime pas Balasko !) Un Spectacle ? Elle aime Cali et Benabar et n’aime pas Charlélie Couture et Julien Clerc ! Croyez-moi, si cela peut prêter à rire au début, cela devient vite insupportable !

-3)  Cynthia se veut intello et ne lâche jamais prise ! Un exemple ? Après une journée de boulot épuisante, un conflit avec son fils qui est finalement monté se coucher sans dîner, un mot du professeur de sa fille laissant entendre qu’elle aurait copié sur sa voisine (ce que la petite a reconnu, à son grand étonnement, d’où une très longue leçon de morale, les larmes aux yeux), et cerise sur le gâteau, la nounou qui se décommande au dernier moment, après tout cela donc, je lui propose une soirée détente façon légume devant la télé avec plateau fromage et vin de Cahors ( et plus si affinités). Elle est d’accord, se blottit contre moi, la tête au creux de mon épaule, épuisée nerveusement et fume une cigarette devant un reportage d'Arte sur la réunification de l’Allemagne avant de s’assoupir. Je zappe un peu et je tombe sur Astérix et Cléopâtre, version Alain Chabat ! Chouette, je ne l’ai pas encore vu ! Hé bien, à plusieurs reprises, elle émerge péniblement de son sommeil, juste pour me demander de lui remettre Arte avant de s’endormir à nouveau.

La fin

Cynthia au bout de quelques mois éprouve le besoin de clarifier notre relation. Sans me dire exactement ce qu’elle attend de moi, elle me demande à plusieurs reprises de lui dire comment je vois notre relation. La question me paraît curieuse car je dors déjà la moitié du temps chez elle, je passe la totalité de mes loisirs avec elle et elle le sait, je ne me présente pas comme un sex-friend puisqu’on a déjà passé le réveillon de Noël avec sa famille et celui du jour de l’An avec ses amis et voisins ! Que veut-elle au juste ? Pas le mariage quand même, trois mois après notre rencontre ! Mon hypothèse est que son ex-mari lui a proposé de remettre ça et qu’elle voulait être fixée sur notre avenir avant de prendre une décision… Mais bon, c’est juste une hypothèse !

Bref, aussi rapidement que cela avait commencé, l’envie de se voir diminue, nos rencontres deviennent de plus en plus espacées, le moindre problème professionnel ou familial est le prétexte d’annuler nos rendez-vous et puis les coups de fil eux-mêmes deviennent rares et puis…
La dernière fois qu'on s'est vu, la discussion a duré trois heures. C’était à sa demande "il faut qu’on se parle. Je ne te comprends pas. Tu ne te dévoiles jamais. Dis-moi comment tu vois notre relation" Je me suis prêté au jeu, j’ai parlé trois heures durant, sous le feu roulant de ses questions, avec un maximum de sincérité. A une heure du mat, elle avait l'air détendue et nous avons fait l’amour sur le canapé avant de monter nous coucher. Le lendemain, dans la journée je recevais un texto d’elle : " on a beaucoup parlé hier soir mais on ne s’est pas dit grand-chose"…!

Après un dernier coup de fil le jour de la Saint Valentin, j’ai cessé de l’appeler et elle non plus ne m’a pas rappelé.

Voir les commentaires