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viols

Le patriarcat n'est plus ce qu'il était

Publié le par Carlus

 

Un monstre drogue son épouse et la fait violer par des centaines d'inconnus qu'il a recruté par petites annonces sur internet. Il filme ces viols et les visionne de temps en temps. 

Vous êtes à la fois admiratif devant le courage et la dignité de cette femme martyre, et horrifié, concernant le mec. Vous vous dites que de tels actes relèvent du viol en réunion aggravé,  de la maladie mentale sévère, d'actes de torture et barbarie, et vous ne trouvez pas de mots assez forts pour dire votre dégoût, votre mépris et votre indignation ? 

Hé bien, pourtant, certains ont trouvé le responsable de cette horreur, de ce viol collectif sur personne vulnérable, et de ces actes de tortures et  de barbarie.  Il ne s'agit pas du mari tortionnaire, mais de  :

- la société PATRIARCALE ! (un exemple parmi 1000 ici)

Il faut s'adapter. Les mots changent de sens.

Nous étions nombreux à penser jusqu'ici que le patriarche, le maitre de maison, le père de famille autoritaire, celui qui avait l'autorité parentale tout seul, celui qui décidait de tout, celui qui, il y a peu, devait donner son autorisation pour que son épouse puisse travailler ailleurs qu'à la maison, bref, nous pensions que ce patriarche tout-puissant dans son foyer et dans la société, était plutôt un homme possessif et jaloux, qui ne voulait épouser qu'une femme vierge qui n'avait jamais connu d'hommes avant lui,  et qui une fois marié, lui interdisait toute relation même amicale avec d'autres hommes, même pas un regard, et même qui devenait furieux si un autre homme osait la regarder avec insistance (car "la femme de César ne doit pas être soupçonnée").  

Hé bien , pas du tout, mes amis boomers ! La définition a changé. La société patriarcale, est la société des hommes qui ne souhaitent qu'une chose :  Faire violer leurs épouses légitimes, en les droguant, par des centaines d'inconnus.

Et nous vivons, selon les auteurs de la nouvelle définition,  dans une société patriarcale !

Ne contestez pas cette nouvelle définition, mes amis boomers, je vous en prie, vous passeriez pour un ringard ! Essayer au contraire de vous convaincre que dans la société patriarcale où nous vivons actuellement tous vos voisins, tous vos collègues de bureau, tous vos amis d'enfance, tous les hommes que vous croisez dans la rue, ne rêvent que d'une chose : droguer leurs épouses et conjointes afin de les faire violer par des centaines d'inconnus !

 

 

 

 

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Calm down, Finkel

Publié le par Carlus

 

Calm down, Finkel

Tu es trop impulsif, l’ami, trop perfectionniste aussi. Trop impulsif parce que tu ne sais pas t’arrêter dans ton élan, tu ne sais pas maîtriser ta colère, tu ne cherches pas à savoir comment tes propos pourront être perçus ou déformés.
Trop perfectionniste aussi parce que tu veux tout dire, tout expliquer sans prendre en compte la sensibilité des cons, des démagos, des populistes et des crapules sans scrupules qui sont, dès que tu prends la parole, à l'affût de la moindre maladresse ou ambiguïté. 

Même moi qui ne t’arrive pas à la cheville (non, non, je déconne, je t’arrive à la cheville), je sais quand je dois m’arrêter. Je sais deviner ce que je peux dire et ce que je ne peux PAS dire devant mes filles. Par exemple, je pense qu’on ne peut pas mettre tous les viols sur le même plan. J’assume le sentiment que les viols d’actrices obligées de coucher pour obtenir un rôle me touchent beaucoup moins que les viols de jeunes filles attirées dans des guets-apens et violées par des inconnus haineux et violents. 

Mais ça, je ne le dirai jamais devant mes filles et leurs copines féministes. Je dirais " un viol est un viol et il ne faut pas hiérarchiser la douleur des victimes". Sinon, je passerai à leurs yeux pour un horrible personnage complaisant avec les violeurs. Ce qui n'est pas le cas. 

 

Je ne clame pas non plus que les dénonciations de viols ou d'agressions sexuelles effectuées APRES la période de prescription m’agacent prodigieusement. Parce que ça semble vouloir valider un principe de non-droit selon lequel les preuves ne sont pas nécessaires, que seule la parole doit compter. Et même que seule la parole accusatoire doit être entendue puisqu’en général on se déclare scandalisé que l’accusé ait ouvert la bouche pour tenter de se défendre.
Mais je ne le dirai pas sans prendre beaucoup de précautions  parce que je ne veux pas donner à mes interlocuteurs l’impression, même le temps d’une seconde, que je défends en quoi que ce soit, un père incestueux, personnage pour qui j'ai de la haine et du mépris.

 

Etre ne suffit pas toujours dans la vie quotidienne. Paraître a de l'importance aussi.  Alors, je t’en prie, mon ami, calme-toi et respire plus lentement quand tu interviens à la télé. Tes ennemis ont compris depuis longtemps où étaient tes points faibles et ils savent comment te pousser à la faute, comment te faire sortir de tes gonds, comment exploiter une ambiguïté sémantique. Il faut que tu arrives à maîtriser ta communication (comme on dit aujourd’hui) c’est-à-dire à mettre tes ennemis dans l’embarras et pas, au contraire,  leur donner l'occasion de te mettre dans l'embarras.

 

Fais-ça, l'ami Finkel : travaille ce point particulier : Au moins, ne rien dire qui puisse alimenter la mauvaise foi de tes ennemis et leur permettre de te présenter comme un horrible personnage.
Fais-le sinon tu finiras par décourager tes plus fidèles partisans.

 

 

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