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Rêveries d'un promeneur accompagné

Publié le par Carlus

Elle : Et tu sais ce qu’il me répond, mon petit-fils? « Mamie, t’es encore jolie... pour une mamie ». Ahahah… Je lui réponds du tac au tac «  toi aussi, mon grand, t’es pas mal pour ton âge... » Ca va ? Tu as l’air fatigué !


Lui : Non non, ça va...
Qu’est-ce qui fait qu’on ait un besoin de se mettre en couple ? J’étais bien comme j’étais… enfin, je crois… pourquoi changer ? À mon âge… !  Quand on est jeune, je peux comprendre : Il faut avoir des enfants, puis les élever, puis les aider à se lancer dans la vie, les suivre un moment, et pour tout ça, c’est mieux d’être à deux, tant pis pour les inconvénients… Mais là franchement, à mon âge, ça sert à quoi un couple ?

Elle : ...je lui ai dit : en matière de mode, les Américains ne nous arriveront jamais à la cheville ! Certes ils ont quelques grand noms Marc Jacobs, Michael Kors et d’autres encore que je ne connais pas, mais ils n’ont pas la notoriété mondiale des Européens, Français et Italiens en tête ! Et tu sais ce qu’elle me… Tu m’écoutes ? Qu’est-ce qu’il y a ? tu as l’air soucieux...

Lui : Non, non, ça va… Je réfléchis à ce que tu dis...
Ou alors c’est ça la vraie raison du couple : avoir quelqu’un qui se soucie de nous… Ce serait ça le bonheur d’être en couple ? Oui, peut-être. Le bonheur de savoir qu’il y a quelqu’un qui veille sur nous ?  Un peu infantilisant, non ? Ou alors qui s’inquiète pour nous ? Une notion assez proche des fameux couples Tamalou (T’as mal où?) Mais ça ne sert à rien, il y a mes enfants qui se soucient de moi… Non, non , c’est pas vrai… ils sont loin. Et puis c’est plutôt moi qui me soucie d’eux que le contraire.

Elle : Qu’est-ce qu’elle croit ? J’ai travaillé plus de 20 ans dans le secteur hospitalier, je sais ce que c’est. Dans le secteur de la santé mentale, nous avons un énorme retard. Je vais te dire, tous les médecins que j’ai formé m’ont remercié de leur avoir fait comprendre que le rapport avec le patient compte autant que......

Sa petite-fille :  Oh, papy, une fanfare !!! Papy, on peut aller danser ?

Lui : Non, non, y a trop de monde, on va se perdre dans la foule
Ou alors… ou alors, le couple c’est pour mieux jouer son rôle de papy avec une mamie de rechange . Bon, il faut que j’arrête mes bêtises. 

Sa petite-fille  :  Allez, Papy, s’il-te -plaît… Viens avec moi… !

Lui : Non, je t’ai dit ! Et puis je ne sais pas danser ! Tout le monde va se moquer de papy, c’est ça que tu veux ?
Ah, je sais ! C’est ça la nécessité du couple : ne pas être ridicule ! être dans la norme sociale. C’est vrai qu’aller au cinéma, au théâtre, visiter une expo, prendre une semaine de vacances, ça se fait normalement à deux. Y aller seul a un petit côté pitoyable. Moi perso, je ne peux pas. Quand je suis seul, je sors beaucoup moins. Quant aux conseils d’adhésion aux clubs de lecture, d’écriture, de randonnée, d’amis du Louvre  et tutti quanti, merci beaucoup, très peu pour moi. Sortir entre potes, à la limite, mais bon c’est juste pour aller au resto et évoquer le bon vieux temps. Non, je crois que j'ai trouvé : la nécessité d’être en couple est une obligation sociale. Comme se couper les cheveux et offrir des cadeaux à Noël. On peut toujours choisir de ne pas le faire, mais dans ce cas on assume d’être un marginal.

Elle : Allez, sois gentil avec ta petite-fille : va sur la piste avec elle

Lui : Non, non, ! Toi, vas-y ! Moi, je vous prends en photo, vous êtes très photogéniques toutes les deux.
Et puis, comme obligation sociale, c’est vrai qu’elle n’est pas mal, celle-là… plutôt mignonne, bien conservée pour son âge ( plus que moi en tout cas), un peu bavarde (mais bon, c’est une femme !) légèrement autoritaire, psycho rigide sur la bouffe  (produits bio obligatoire, 10.000 pas jours  et sucre rapide interdits) mais bon, c’est pour mon bien... et un chouia snob aussi mais bon ça la rend élégante... et elle semble amoureuse. Est-ce que moi je le suis ? Je le crois, mais, quand j’y réfléchis, je sens bien que je l’aime parce qu’elle m’aime. Si ça se trouve, il en est de même pour elle. Ah, je comprends, c’est ça la nécessité du couple : ça vient de l’amour narcissique que j’éprouve pour moi-même et que je ne trouve que dans le regard d’une femme qui dit m’aimer.  Comme dit la chanson, c’est moi que j’aime  à travers elle. Et réciproquement. Le couple ce serait donc de l’amour narcissique réciproque. 

Elle : Bon OK, tu es vraiment un ours indécrottable ! Viens, ma petite chérie, on va danser !

Lui : (il la regarde danser)
C'est vrai aussi qu'elle est vraiment pas mal foutue pour son âge. Bon, il faut j’arrête aussi de me prendre la tête avec ça. On a aussi besoin d’être en couple pour faire l’amour de temps en temps. Même à mon âge. Pour se sentir exister. Pour ne pas se mettre à attendre la mort.  Ca suffit comme raison. Et c’est plus fort que nous, puisqu’on continue à en avoir envie, malgré l’impossibilité de faire des enfants et malgré tous les cancers que cela peut provoquer. Même les papillons, les vers de terre et les ornithorynques ne peuvent pas s’en passer ! Alors, mon pauvre ami, pas la peine de chercher midi a quatorze heures ni des poux dans la tête d’un chauve, arrête d’enculer les mouche et remets-toi en couple  !


 

Rêveries d'un promeneur accompagné

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Noël à Camaret

Publié le par Carlus

Les chansons paillardes d'antan se moquaient souvent de l'Eglise et des curés. Un exemple parmi d'autres : quelques couplets originaux des Filles de Camaret

 

Les filles de Camaret se disent toutes vierges (bis)
Mais quand elles sont dans mon lit
Elles préfèrent tenir mon vît
Qu'un cierge. (ter)

Si les filles de Camaret s'en vont à la prière, (bis)
C'est pas pour prier l'Seigneur,
Mais pour branler le prieur
Qui bande. (ter)

Le curé de Camaret a des couilles qui pendent (bis)
Et quand il s'assied dessus
Ça lui rentre dans le cul,
Il bande. (ter)

La servante du curé a le ventre qui gargouille. (bis)
C'est qu'elle en a trop mangé
De l'andouille à m'sieur l'curé
D'l'andouille. (ter)

 

Joyeux Noël

Noël à Camaret

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Audit philarmonique

Publié le par Carlus

Quand j'écoute sur le web les "experts en tout" commenter l'actualité économique, politique, médicale et diplomatique, de façon assez pédante et ridicule, je pense à cet audit trouvé le Net il y a très longtemps et qui faisait mourir de rire mes collègues et moi dans le cabinet d'audit où nous officions à l'époque

AUDIT DU GRAND ORCHESTRE PHILARMONIQUE NATIONAL 

commandé par le Ministère de la Culture

en vue de déterminer les causes du déficit et de proposer toute disposition nécessaire à résoudre le problème

CONCLUSIONS

-Les douze premiers violons jouant à l’unisson, c'est-à-dire des notes identiques, on peut réduire considérablement leur nombre, quitte à utiliser, si une forte intensité sonore est requise, une amplification électronique.

- Le coefficient d’utilisation du triangle est extrêmement faible. On a intérêt à utiliser plus largement cet instrument et même à en avoir plusieurs. Son prix d’achat étant extrêmement bas, l’investissement serait très rapidement rentabilisé.

- Jouer les triples croches nécessite un effort considérable et représente une complication inutile. Nous suggérons que toutes les notes soient arrondies à la double croche la plus proche. De la sorte, on pourra, dans une plus large mesure, faire appel à des musiciens moins qualifiés.

- On constate que le même passage est répété trop souvent. Ces répétitions peuvent être sérieusement réduites. On peut estimer que si toutes les redondances sont éliminées, un concert de trois heures peut tenir en vingt minutes, ce qui diminue les frais généraux et évite, de plus, la nécessité d’un entracte.

- Le remplacement du piano à queue par un piano droit, voir un piano électrique, moins encombrants, permettrait d’utiliser plus rationnellement l’aire de stockage du magasin de rangement des instruments.

- Pour de nombreux autres exécutants, une des mains sert presque exclusivement à tenir l’instrument ; l’emploi d’un support permettrait de rendre la main oisive disponible pour une autre activité.

- On peut remarquer aussi, de temps en temps, l’effort excessif fourni par les joueurs d’instruments à vent, alors que l’emploi d’un compresseur pourrait procurer l’air nécessaire d’une façon adéquate et mieux contrôlée.

- L’obsolescence des instruments est aussi un point qui mérite d’être examiné : Ainsi, l’instrument du premier violon a plus de cent ans ! Si on avait appliqué correctement le barème d’amortissement, on aurait constaté que la valeur de cet instrument était nulle et on aurait pu envisager l’achat d’un instrument plus moderne.

Enfin, même si cette remarque n'a aujourd'hui qu'un intérêt historique, il est permis de penser que si Monsieur Schubert avait dès l'origine appliqué toutes ces recommandations, il aurait probablement eu le temps d'achever la symphonie." 

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