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La "volupté" de Jean de la Fontaine

Publié le par Carlus

Et voici que Jean de la Fontaine s'y met, lui aussi ! A sa façon, avec une morale à la fin ! 

Pour les gens pressés, précisons que FOUTRE à son époque est un mot très vulgaire, l'équivalent aujourd'hui de baiser ou NIQUER. Et que Vit veut dire Bite et Con veut dire Chatte (mais ça tout le monde le sait). 

NB : les mots sont crus mais la morale est  bien-pensante  : le sexe sans amour n'est rien !


 

Éloge de la Volupté
par Jean de La Fontaine

Aimons, foutons, ce sont plaisirs
Qu'il ne faut pas que l'on sépare ;
La jouissance et les désirs
Sont ce que l’âme a de plus rare.
D'un Vit, d'un Con, et de deux cœurs,
Naît un accord plein de douceurs,
Que les dévots blâment sans cause.
Amarillis, pensez y bien :
Aimer sans foutre est peu de chose,
Foutre sans aimer ce n'est rien.

Jean de La Fontaine

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Les polissonneries de Voltaire

Publié le par Carlus

Quand Voltaire disait  "Il faut cultiver notre jardin", il pensait peut-être déjà  au "petit bois touffu",  au "joli bocage" et à l'aimable "gazon" d'une jolie Aminthe pour qui il a écrit ce petit dialogue poétique qu'il a lui-même qualifié de polisson. 

Résumé pour les gens pressés qui n'aiment pas les messages cachés : 
1- Ma chérie, j'aimerais tant faire l'amour avec toi
2- Ah oui ? et si je tombe enceinte, je fais quoi ?
3- Mais non, chérie,  je vais me retirer à temps !
4- C'est ça, ouais, je vais te croire !


 Polissonnerie

Voltaire

– Je cherche un petit bois touffu,
Que vous portez, Aminthe,
Qui couvre, s’il n’est pas tondu,
Un gentil labyrinthe.
Tous les mois, on voit quelques fleurs
Colorer le rivage ;
Laissez-moi verser quelques pleurs
Dans ce joli bocage.

– Allez, monsieur, porter vos pleurs
Sur un autre rivage ;
Vous pourriez bien gâter les fleurs
De mon joli bocage ;
Car, si vous pleuriez tout de bon,
Des pleurs comme les vôtres
Pourraient, dans une autre saison,
M’en faire verser d’autres.

– Quoi ! vous craignez l’évènement
De l’amoureux mystère ?
Vous ne savez donc pas comment
On agit à Cythère ?
L’amant, modérant sa raison,
Dans cette aimable guerre,
Sait bien arroser le gazon
Sans imbiber la terre.

– Je voudrais bien, mon cher amant,
Hasarder pour vous plaire ;
Mais dans ce fortuné moment
On ne se connait guère.
L’amour maîtrisant vos désirs,
Vous ne seriez plus maître
De retrancher de nos plaisirs
Ce qui vous donna l’être.

Voltaire

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Salut, pourquoi tu pleures ?

Publié le par Carlus

J'aime bien Nougaro, sa poésie amateur, son jazz franco-français, sa gueule de gentil voyou, sa tendresse, sa musique...

j'aime particulièrement cette chanson : La pluie fait des claquettes. 

Et je sais pourquoi, c'est parce que j'ai obtenu du ciel la même réponse que lui ! Accessoirement parce que c'est jazzy et que ca donne envie de claquer des doigts et de danser sous la pluie... à la française !

Ce nuit-là, je rentrais chez moi, à pied, après la fin d'une relation amoureuse toxique et  je me sentais bien. Comme après chaque rupture, je rêvais à  la future histoire d'amour forcément  sublime que j'allais vivre, quand la pluie se mit à tomber.  Je me suis souvenu de cette chanson de Nougaro et j'ai tourné le regard vers les nuages et demandé  au ciel : 

- Salut, pourquoi tu pleures, toi ?

La réponse du ciel en larmes fut :

- Parce que je t'aime, salaud !

Bon, vous n'êtes pas obligé de me croire, non plus !  De toute façon, rien de plus changeant que l'estime de soi et  du ciel !

 

 

La pluie fait des claquettes
Sur le trottoir à minuit
Parfois, je m'y arrête,
Je l'admire, j'applaudis
Je suis son chapeau claque,
Son queue-de-pie vertical,
Son sourire de nacre
Sa pointure de cristal

Aussi douce que Marlène,
Aussi vache que Dietrich,
Elle troue mon bas de laine
Que je sois riche ou pas riche
Mais quand j'en ai ma claque
Elle essuie mes revers
Et m'embrasse dans la flaque
D'un soleil à l'envers

Avec elle je m'embarque
En rivière de diamants
J'la suis dans les cloaques
Ou elle claque son argent
Je la suis sur la vitre
D'un poète endormi,
La tempe sur le titre
Du poème ennemi

À force de rasades,
De tournées des grands-ducs,
Je flotte en nos gambades,
La pluie perd tout son suc
Quittons-nous dis-je, c'est l'heure
Et voici mon îlot
Salut pourquoi tu pleures?
- Parce que je t'aime salaud.

Claude Nougaro / Maurice Vander

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Prière aux anges

Publié le par Carlus

Un petit poème peu connu de Baudelaire que j'aime beaucoup. 

L'angoisse, les remords, la maladie, les rides... Ce ne serait par hasard de la vieillesse qu'il parle, là, le poète maudit ?


 

 Réversibilité

Ange plein de gaieté, connaissez-vous l'angoisse,

La honte, les remords, les sanglots, les ennuis,

Et les vagues terreurs de ces affreuses nuits

Qui compriment le coeur comme un papier qu'on froisse?

Ange plein de gaieté, connaissez-vous l'angoisse ?

 

Ange plein de bonté, connaissez-vous la haine,

Les poings crispés dans l'ombre et les larmes de fiel,

Quand la Vengeance bat son infernal rappel,

Et de nos facultés se fait le capitaine?

Ange plein de bonté connaissez-vous la haine ?

 

Ange plein de santé, connaissez-vous les Fièvres,

Qui, le long des grands murs de l'hospice blafard,

Comme des exilés, s'en vont d'un pied traînard,

Cherchant le soleil rare et remuant les lèvres?

Ange plein de santé, connaissez-vous les Fièvres ?

 

Ange plein de beauté, connaissez-vous les rides,

Et la peur de vieillir, et ce hideux tourment

De lire la secrète horreur du dévouement

Dans des yeux où longtemps burent nos yeux avides!

Ange plein de beauté, connaissez-vous les rides?

 

Charles Baudelaire

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Baudelaire, Reggiani et moi

Publié le par Carlus

Connaissez-vous la différence entre Baudelaire et moi ?  La différence n'est pas à mon avantage : moi, je me moque de ces pauvres filles livrées à la  prostitution alors que Baudelaire, lui,  les aime et les regarde avec tendresse .


 

Si vous la rencontrez, bizarrement parée,
Se faufilant au coin d'une rue égarée,
Et la tête et l'oeil bas comme un pigeon blessé,
Traînant dans les ruisseaux un talon déchaussé,

Messieurs, ne crachez pas de jurons ni d'ordure
Au visage fardé de cette pauvre impure
Que déesse Famine a, par un soir d'hiver,
Contrainte à relever ses jupons en plein air.

Cette bohème-là, c'est mon tout, ma richesse,
Ma perle, mon bijou, ma reine, ma duchesse,
Celle qui m'a bercé sur son giron vainqueur,
Et qui dans ses deux mains a réchauffé mon cœur.

Charles Baudelaire


 

Et la différence entre Serge Reggiani et moi, vous la connaissez ? Nous aimons tous les deux Baudelaire, mais seul l'un d'entre nous a du talent . 

 

 

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Epitaphe de Jean de la Fontaine

Publié le par Carlus

Epitaphe de Jean de la Fontaine
Faite par lui-même

Épitaphe d'un paresseux

Jean s'en alla comme il était venu,
Mangea le fonds avec le revenu,
Tint les trésors chose peu nécessaire.

Quant à son temps, bien le sut dépenser :
Deux parts il en fit, dont il voulait passer
L'une à dormir et l'autre à ne rien faire

Jean de la Fontaine


Cet art de vivre me convient assez bien mais sous les deux réserves suivantes :

- Dune part, je tiens qu’un minimum de trésors (aujourd’hui, on dirait Epargne) est chose nécessaire. Car si un jour je me retrouvais désargenté et dans le dénuement, je doute que je puisse trouver des Madame de Montespan et des Marguerite de La Sablière pour m’héberger et m’assurer une rente.  En effet, malgré l’excellente qualité de ce blog, aucune proposition de ce genre ne m’est parvenue à ce jour.

- Et d’autre part, si passer du temps à ne rien faire me convient assez bien (à condition toutefois que "ne rien faire" signifie seulement "ne rien faire de pénible et d’obligatoire" car l'inaction totale m'est pénible), passer du temps à dormir, par contre me plaît beaucoup moins. Car le sommeil, s'il est nécessaire pour le bon fonctionnement de l’organisme et notamment du cerveau, me semble être du temps perdu pour la vraie vie qui est la vie consciente et active, la seule qui mérite d'être vécue.


 Post Scriptum de la rédaction

- Mais, dis-moi, Carlus, t'es pas du tout d'accord avec lui , en fait !

- Oui c'est vrai. Mais c'est Jean de la Fontaine ! Je ne peux quand même pas lui dire "arrête tes conneries, Jeannot" !

 


 

 

 

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Est-ce ainsi que les hommes vivent ?

Publié le par Carlus

 Est-ce ainsi que les hommes vivent ?

 

 

 

 

 

 

Elle était brune et pourtant blanche
Ses cheveux tombaient sur ses hanches
Et la semaine et le dimanche,
elle ouvrait à tous ses bras nus
Elle avait des yeux de faïence
et travaillait avec vaillance
Pour un artilleur de Mayence
qui n'en est jamais revenu

Est-ce ainsi que les hommes vivent ?
Et leurs baisers, au loin, les suivent

Il est d'autres soldats en ville
Et la nuit, montent les civils
Remets du Rimmel à tes cils,
Lola, qui t'en iras bientôt
Encore un verre de liqueur,
Ce fut en avril à cinq heures
Au petit jour que dans ton cœur,
Un dragon plongea son couteau

Est-ce ainsi que les hommes vivent ?
Et leurs baisers, au loin, les suivent

Est-ce ainsi que les hommes vivent ?(extraits)
Aragon   
(mis en musique par Léo Ferré) 

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Mon pote François Villon

Publié le par Carlus

Les princes sont destinés à la mort,
Et aussi tous ceux qui vivent :
Qu'ils s'en affligent ou s'en irritent,
Autant en emporte le vent.

François Villon

Depuis quelques jours, François vient me rendre visite tous les soirs après l'extinction des feux. Je pense qu'il est pensionnaire de cette maison, lui aussi, car il passe me voir hors des heures de visite. Sitôt après le dernier passage de l'infirmière, il entre dans ma chambre, s'installe dans le fauteuil situé à la tête du lit et reste là une bonne partie de la nuit, dans une semi-obscurité à écrire et à bavarder avec moi. Je l'observe du coin de l'œil car, allongé sur le dos, j'ai du mal à tourner la tête. Hier je lui encore demandé ce qu'il est devenu après avoir quitté Paris, mais il ne répond jamais à cette question et s'enferme dans une attitude de déni, comme on dit aujourd'hui.

Je me souviens de ma première rencontre avec lui. C'était dans une geôle sombre et humide. Il avait été condamné à la potence après une rixe au cours de laquelle le notaire Ferrebouc avait reçu un coup de dague. Le prévôt m'avait chargé de tenter de savoir avant l'exécution, qui, de lui et de ses trois amis, avait porté le coup.
En entrant dans la minuscule cellule, je lui demandai de décliner son identité. Il avait du panache, le bougre ! Il me répondit :

Je suis François, dont il me poise
(Je suis François et cela me pèse)
Né de Paris emprès Pontoise
(Né à Paris près de Pontoise)
Et de la corde d'une toise
(Et au bout d'une corde long d'une toise)
Saura mon col que mon cul poise
(Mon cou saura bientôt ce que pèse mon cul)

Je n'ai jamais eu la moindre sympathie pour les truands et les brigands de grands chemins, mais celui-là me fascinait. Il faut dire que c'était un poète, et quel poète ! Le chantre de la débauche et de la "mauvaise vie", l'étudiant ami des catins et des voyous, le poète mondain flatteur et railleur à la fois des grands du royaume. Mais aussi le chantre de l'amour courtois et tendre.

"Mort, j’en appelle de ta rigueur,
Toi qui m’as ma maîtresse ravi
Depuis je n’ai force ni vigueur,
En quoi te nuisait-elle en vie ?

Nous avons discuté pendant des heures et sommes devenus amis, moi le fonctionnaire de police et lui le poète débauché. A-t-on jamais vu amis si dissemblables ?
Au moment où je m'en allais, il me demanda si je pouvais lui faire la faveur, "en bon chrestien" de lui fournir de quoi écrire. Je me suis arrangé pour le lui faire parvenir dès le lendemain. C'est dans cette geôle qu'il écrivit sa célèbre Ballade des pendus.

Frères humains qui après nous vivez,
N'ayez pas vos cœurs durcis à notre égard ...
La pluie nous a lessivés et lavés
Et le soleil nous a séchés et noircis;
Pies, corbeaux nous ont crevé les yeux,
Et arraché la barbe et les sourcils.
De ci de là, selon que le vent tourne,
Il ne cesse de nous ballotter à son gré,
Plus becquetés d'oiseaux que dés à coudre.
Ne soyez pas de notre confrérie,
Mais priez Dieu qu'il veuille tous nous absoudre!

Je le revis plusieurs fois par la suite et décidai de le sauver du gibet. Je fis, en son nom, appel du jugement auprès de la cour du Parlement, fis intervenir le peu de relation que j'avais, et pris à ma charge les frais de procédure. Et le 5 janvier 1463, j'eus le bonheur de voir commuer sa peine capitale en dix ans de bannissement de la ville et du comté de Paris.

Je lui offris le gîte et le couvert en attendant son départ. Il fêta dignement sa victoire en faisant défiler chez moi tout ce que Paris comptait de catins et de filles de joie. Jamais ma modeste demeure n'avait été si pleine de cris, de rires et de chants paillards ! Il composa en même temps deux ultimes textes poétiques de grande qualité, l'un dans lequel il remerciait, en les raillant, les juges du Parlement, l'autre dans lequel il se moquait de son geôlier.

Je ne fus pas son serf... ni sa biche !
Il m'a nourri d'une petite miche
Et d'eau froide tout un été ;
Qu' il soit large ou serré,
Avec moi il fut très chiche :
Que Dieu soit pour lui comme pour moi il a été

Puis, après m'avoir chaleureusement remercié, il me confia ses derniers manuscrits et quitta la ville.
Personne n'entendit jamais plus parler de lui. Certains disent qu'il fut dévoré par les hordes de loups qui entouraient Paris en ce temps-là, d'autres qu'il s'est fondu dans la masse des gueux et a cessé d'écrire.
Parmi les manuscrits qu'il m'a confiés, il y en a un que je garde encore précieusement et qui pourrait être considéré comme sa propre épitaphe:

Ici se clôt le testament
Et finit le pauvre Villon.
Venez à son enterrement,
Quand vous orrez (entendrez) le carillon,
Vêtus rouge comme vermillon,
Car en amour mourut martyr;
Le jura-t-il sur son couillon (couille)
Quand de ce monde il voulut partir.

 

 

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La langue doit-elle évoluer ?

Publié le par Carlus

 

    Le temps a laissié son manteau
    De vent, de froidure et de pluye,
    Et s'est vestu de brouderie,
    De soleil luyant, cler et beau.

    Il n'y a beste ne oyseau,
    Qu'en son jargon ne chante ou crie ;
    Le temps a laissié son manteau
    De vent, de froidure et de pluye.

    Rivière, fontaine et ruisseau
    Portent, en livree jolie,
    Gouttes d'argent d'orfaverie,
    Chascun s'abille de nouveau:
    Le temps a laissié son manteau.

     Charles d'ORLÉANS

 


Carlus, avez-vous appris votre récitation ? Allez, on va vérifier cela, au tableau !

Le temps a laissé son manteau
"Laissié", mon garçon pas "laissé" ! laissié ! Articule, s'il te plaît !

De vent, de froidure et de pluie,
De pluye ! plu-ye ! Il faut articuler mon garçon ! Fais un effort enfin ! si tout le monde se met à avaler la dernière syllabe des mots, on ne se comprendra plus dans ce pays !

Et s'est vêtu de broderie,
Mais enfin tu le fais exprès ou quoi ? PAS broderie! brouderie ! brou brou ! pas bro ! Attend écoute-moi bien, là je dis BRO B-R-O et là je dis BROU B-R-O-U ! Tu n'entends aucune différence ? Si ? bon alors continuons !
 
De soleil luisant, clair et beau.
Ecoute-moi, bien Carlus, le mot juste est "luyant" et ça a un sens bien précis en français! Ca veut dire éclairé, brillant, qui répand de la lumière et la langue française est si bien faite que la sonorité du mot luyant reflète cette lumière, cette brillance ! Tu la vois, cette lumière ? Oui ? Alors tu vois bien que ce n'est pas du tout le cas du mot luisant que tu as utilisé ! Ca ça ressemble à... à quoi ? à  nuisant, tiens  ! tu le trouves nuisant, le soleil ?  non mais répond-moi ! tu estimes que le soleil est une nuisance pour l'homme et la nature ? Non ? ALORS EMPLOIE le mot "luyant", tonnerre de Brest ! Allez, on continue !

Il n'y a bête ni oiseau
Petite question Carlus : pourquoi tu ne prononces pas le S de beste, mon petit ? C'est très difficile pour toi ? C'est une énorme corvée de dire beste ? D'où te vient cette habitude de ne pas prononcer les S de beste, de hospital et de baston ? I Il faudra donc que je te bastonne pour te faire entrer le satané S dans la teste ?
 
Qu'en son jargon ne chante ou crie :
" Le temps a laissé son manteau
De vent, de froidure et de pluie. "
Bon je vais laisser tomber ! je comprends que je suis en train de prêcher dans le désert ! Autant pisser dans un violon ! C'est très bien, la langue évolue sous la pression de Môssieur Carlus et les mots "laisser" et "pluie" seront bientôt acceptés par les grammairiens ! Allez, on termine ce poème dans la joie et dans la bonne humeur!

Rivière, fontaine et ruisseau
Portent en livrée jolie
Goutte d'argent d'orfèvrerie ;
Chacun s'habille de nouveau :
Le temps a laissé son manteau.
Et voilà "l'orfaverie" qui devient "orfèvrerie" sous l'action conjuguée de la volonté de môssieur Carlus et de la démission générale des adultes de ce pays ! Moi je dis bravo  et j'applaudis des deux mains !

Je vais quand même te mettre un deux ! Pourquoi ? Pour récompenser ta bonne volonté ! Tu l'as quand même appris ce poème ! Ah oui, avant d'en faire une œuvre personnelle et de l'ânonner avec des mots bien à toi, on voit bien que tu as fait un effort ! Et pour cet effort, je te mets la note de DEUX, mon petit Carlus !  Allez, va t'asseoir, maintenant !  Au suivant!

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Le temps de promission

Publié le par Carlus

 

Un troisième confinement bientôt. Justifié par l'apparition de "variants", plus dangereux. Nécessaire, sans nul doute, puisque tous nos voisins européens s'y mettent. Mais ça me pèse. Je ne serai jamais un crétin hurlant à la "dictature sanitaire"  mais cette ambiance me pèse vraiment.


 

Que revienne le temps de promission
Et l’oiseau qui savait mon nom
Et les jours sans nuisance
Et les nuits sans offense
Et les étoiles de confidence
Et le vent de connivence

(A. Césaire)


 

 

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