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Philippe l'Arabe, empereur de Rome  

Publié le par Carlus

 

Les romains avaient pour coutume de donner des surnoms à leurs dirigeants. Et ceci de leur vivant. Ces surnoms étaient souvent donnés en référence à des faits d’armes ou à des victoires militaires. Par exemple Scipion l’Africain (pour une grande victoire sur Carthage, située dans la Tunisie actuelle), Germanicus (après une campagne triomphale en Germanie) Caligula (chaussure militaire, surnom donné par ses soldats).

Il existe cependant un empereur qui a reçu son surnom plus de deux siècles après sa mort : Marcus Julius Philippus dit Philippe l’Arabe.

Et là, par exception le surnom ne fait pas référence à des victoires militaires, mais… à ses origines.

 

 Philippe l'arabe, empereur de Rome   

On connaît les grandes lignes de la vie de Philippe l’Arabe.

 Ses origines

Issu d’une famille arabe, Marcus Julius Philippus est né en 204 dans un district de la province d’Arabie nommé Trachon, au sud de Damas. Il acquiert la nationalité romaine (et son nouveau nom)  en 212, à l’âge de 8 ans, en même temps que son père. 

 

Comment il devint empereur

En 244, nommé commandant de la garde prétorienne, il part avec l’empereur Gordien III dans une expédition militaire en Perse. L’empereur meurt sur le champ de bataille alors que l’armée romaine est dans une situation difficile. Il fallait un chef pour le remplacer. Et vite. Sur le champ de bataille, la garde prétorienne propose à son commandant en chef, Philippe, de devenir Empereur de Rome.

Philippe accepte. Mais certainement désireux de profiter un peu des avantages que pouvait procurer le statut d’empereur de Rome en temps de paix, il passe un accord avec le roi des Perses et lui verse pour mettre fin à la guerre, une rançon jugée par ses contemporains excessivement élevée.

(La suite montrera que lorsqu'il s'agissait de payer, Philippe n'était pas du genre à chipoter).

 

Son règne et son bilan

Rentré à Rome, il mènera une carrière somme toute normale d’empereur romain issu de la diversité :

-Il met l’armée d’Orient sous le commandement unique de son frère

(toute ressemblance avec des faits constatés dans la Syrie actuelle ne serait que pure coïncidence).

- Il met l'armée d'Occident (Forces romaines du Danube) sous le commandement unique de son beau-frère

(toute ressemblance avec les postes occupés par la famille de Madame Bachar ne serait que pure coïncidence)

- "Il comble l’Arabie, sa province natale, de sa générosité", dixit Wikipédia.

(toute ressemblance… que pure coïncidence)

- Il fait construire de toutes pièces une nouvelle cité appelée Philippopolis à Shahba (Syrie) sur l’emplacement de son village natal

(toute ressemblance avec le village de la famille Assad devenu lieu de pèlerinage ne serait que pure coïncidence)

- Il fait effectuer des travaux monumentaux à sa gloire sur le temple de Jupiter à Héliopolis (aujourd’hui Baalbek, Liban). 

(toute ressemblance avec les statues monumentales de Hafez El Assad jalonnant les routes syriennes... pure coïncidence)

- Pour fêter l’An mil (de la fondation de Rome, pas de la naissance de l’autre), il fait célébrer avec beaucoup de faste les Jeux du Cirque. 

 

Sa chute et sa mort

Son règne, malheureusement pour lui, ne dura que 5 ans.

Car il fallait de l'argent pour financer tous ces travaux pharaoniques. Et pour cela, Philippe, aidé de son frère en Orient et son beau-frère en Occident, sollicita au-delà du raisonnable les populations de l’empire.

(Rappelons qu'il n'existait à l'époque aucune des nombreuses méthodes alternatives et sans douleur préconisées aujourd'hui par Mélenchon pour dépenser sans compter : déficit budgétaire, planche à billets,  annulation de la dette, faire payer les riches...)

Dans tout l'Empire, dans les régions du Danube, dans les Balkans, en Egypte, les peuples, affamées, étouffées par l'impôt se soulevèrent, souvent avec le soutien d’une partie de l’armée. 

Philippe l’arabe envoya Trajan Decius, préfet de Rome, fidèle parmi les fidèles, pour mater la révolte. Ce qui fut fait. Mais aussitôt après avoir tué les mutins, le fidèle Trajan Decius  se déclara lui aussi empereur de Rome.

Il ne pouvait y avoir deux empereurs de Rome. La bataille finale eut lieu quelques mois plus tard en 249 à Vérone. Philippe l’arabe la perdit et fut tué sans autre forme de procès, comme il était de coutume à une époque où n’existaient encore ni Convention de Genève ni Tribunal Pénal International.

 

De profundis

Philippe laissera le souvenir d’un dirigeant incompris qui n’aura pas su convaincre son peuple que la pression fiscale n'a comme limite que  le bon vouloir de ses dirigeants. 

On retiendra aussi de lui l’image d’un homme qui aura tenté d'amorcer la créolisation des cultures en fusionnant la mégalomanie propre à certains empereurs romains de souche et le sens de la famille et de la belle-famille si fréquente dans les contrées dont il était originaire.

 

 

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Azincourt et burkini

Publié le par Carlus

 

La bataille d’Azincourt est considérée comme un tournant dans la façon de faire la guerre en Europe et notamment comme la fin la lourde armure du chevalier.

Sur un champ de bataille détrempé, les chevaliers français, empêtrés dans leurs lourdes armures, sont embourbés dans un terrain boueux. Ils ont dû laisser leurs chevaux, tués de loin par les archers anglais. Ils sont dans la boue visqueuse jusqu’à mi-mollet et se déplacent avec beaucoup de difficulté. Les archers anglais n’ont plus qu’à les viser et les abattre les uns après les autres. Les plus chanceux qui réussissent enfin à faire face aux Anglais, toujours dans la boue, sont épuisés et, dans la mêlée compacte, se meuvent avec difficulté face à des archers anglais transformés en fantassins qui, moins fatigués et sans armures donc plus mobiles et plus agiles, les tuent tous comme on tue des homards, en enfilant les couteaux sous la carapace.

 

Il faut choisir avec soin le terrain sur lequel on veut engager la bataille et aussi les armes les plus appropriées au terrain choisi (ou imposé).

Pour l’instant, face à un ennemi plus subtil qu’on ne le croit, nous n’avons pas encore trouvé le bon terrain de bataille ni, forcément, les bonnes armes.

Pour l’instant, ce sont eux qui se revendiquent, et avec quel succès, de la liberté et nous qui, fonçant tête baissée dans le chiffon rouge, répondons par l’interdiction et la réglementation.

Ce sont eux qui invoquent les grands principes de la déclaration des droits de l’homme et nous qui pensons que rogner un peu sur nos principes pourrait, "peut-être", "un peu" ralentir l’emprise qu’ils tentent d’exercer sur notre société.

Espérons que la bataille perdue du burkini sera notre défaite d’Azincourt et nous conduira à revoir nos stratégies, nos terrains de bataille et nos armes pour les futures batailles que nous aurons à mener.

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César, De Gaulle et le djihad

Publié le par Carlus

La guerre commence par des émotions mais se gagne par la réflexion. Et si c'est souvent le plus fanatique, le plus énervé, le plus belliqueux qui gagne dans un premier temps, c'est le plus intelligent,  le plus stratège qui finit par l'emporter.


Dans les moments où l'Histoire semble s'accélérer, je pense souvent, je ne sais pas pourquoi, à deux généraux : César et de Gaulle.

Enfin si, je sais pourquoi !
Les Gaulois (enfin… plus exactement les différents peuples qui constituaient la Gaule) n'avaient pas de traditions écrites. Résultat : pendant longtemps, la seule source de connaissance des historiens sur cette civilisation, sur la "vie quotidienne des Gaulois au temps de Vercingétorix" fut un ouvrage écrit pour sa propre gloire par un général romain qui leur faisait la guerre : Jules César. Il leur faisait la guerre et pourtant les historiens d'aujourd'hui considèrent que, à part quelques points de détails destinés à forger sa légende, il n'y a rien de fondamentalement faux dans la description que César fait de la Gaule.

Les grands hommes d'état ne sont pas des gens ordinaires. Ils savent qu'ils travaillent (et qu'ils écrivent) pour l'Histoire et ne sont donc pas tentés par les techniques de propagande médiocres de leurs contemporains faites de mensonges, de mépris et de dénis de réalité. César a voulu comprendre la Gaule et les Gaulois avant de leur livrer bataille.

De Gaulle m'a toujours fait penser à César : L'un et l'autre étaient des généraux qui avaient de grands projets politiques pour leurs pays qui ne se réduisaient pas à "mater la rébellion" et maintenir le statu quo. Encore moins à retourner en arrière. Les deux ont étudié leur époque avant d'agir. Les deux avaient une vision globale de ce qu'ils voulaient faire de leurs pays. Les deux étaient des aristocrates pétris de culture classique, maniant parfaitement leur langue et qui, sans être des écrivains au sens propre du terme, ont laissé dans la littérature des œuvres de grande qualité. Le premier a "romanisé" la Gaule après l'avoir vaincu. Construire des routes et des aqueducs, moderniser l'administration, assurer la sécurité sur le territoire conquis, ce n'était pas banal à cette époque. Mais le résultat fut que les "guerres des Gaules" ancestrales se sont définitivement terminées et qu'aucun Brennus n'est venue par la suite dire aux romains "Malheur aux vaincus".

De Gaulle, lui, a pris en charge une décolonisation qui était inévitable, mais que seule la gauche communiste revendiquait. Sa vision de l'avenir,  il l'avait déjà exprimé dans plusieurs ouvrages écrits avant de rencontrer l'Histoire. Il a dit d'ailleurs quelque part que la meilleure école de commandement était la culture générale. Il fit l'analyse, en pleine guerre d'Algérie, au milieu des cris de haine et des passions, que l'intérêt de son pays n'était pas de "mater la rébellion", au prix fort de surcroît et de maintenir le statu quo. Partant de l'analyse que, d'une part, les colonisés deviendraient un jour majoritaire et d'autre part, qu'on ne pourrait pas éternellement les exclure du corps électoral, il fit le choix, contre la majorité des Français qui l'avait élu, de signer l'indépendance de l'Algérie et de proposer aux autres colonies des formes d'indépendance-association plus ou moins souples. 

Peut-être qu'un jour pas si lointain, viendra un grand homme d'Etat qui, comme César, comprendra que la pauvreté mène à la guerre et que aider les autres peuples à se développer économiquement et à rester chez eux est dans notre propre intérêt, et qui, comme de Gaulle, aura l'intuition que notre pays n'a pas une capacité illimitée à absorber massivement des populations ayant des cultures trop différentes de la nôtre.

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La chute de l'Empire Gaulois

Publié le par Carlus

C’est curieux quand même : il y avait sur ce territoire un peuple gaulois et il a disparu ! Je ne sais pas si ses habitants s’appelaient eux-mêmes comme ça, mais ils existaient bel et bien. Ils étaient dispersés sur un vaste  territoire, certes ! Ils passaient leurs temps à se faire la guerre, certes ! Mais ils  avaient la même langue, les mêmes dieux,  les mêmes rites religieux, les mêmes traditions culinaires,  la même façon de s’habiller, de se marier, de s’enterrer, d'agencer l'intérieur de leurs maisons… D’une façon ou  d’une autre, ils avaient conscience de constituer une entité. Ils se sont même réunis une fois pour  lutter contre l'ennemi commun.

Et puis, un jour, ils ont fini par s'unir, par devenir un seul peuple.  Sous tutelle étrangère, comme c'est souvent le cas. Ils sont devenus Gallo-Romains. Plus ou moins volontairement.  Plutôt plus que moins d'ailleurs, après avoir perdu leur guerre de libération nationale. Je ne pense pas qu’ils se  soient jamais appelés Gallo-Romains d’ailleurs. Une chose est sûre: ils ont fini par disparaître. Culturellement, je veux dire.  Les Romains n’ont pourtant jamais interdit leur  religion, n’ont jamais persécuté leurs druides, ne leur ont pas demandé de changer de nourriture, ni  interdit leurs habits. Mais ils ont disparu quand même. Pas  physiquement, non ! Disparu en tant que peuple gaulois de culture celtique, en peu de temps.  D’autres peuples sont venus plus tard  sur leur territoire. Ils se sont mélangés. Ils sont devenus Francs, du nom des nouveaux vainqueurs, puis Français. Il n’y a pas eu de  massacres de Gaulois, mais les Gaulois ont disparu. Ou plus exactement, leur âme a disparu : langue,  religions, coutumes, habillements, traditions, druides, tout a disparu en quelques siècles comme par enchantement ! Il n'en reste pour ainsi dire rien !

Dans une autre région du monde, un peuple, pas plus nombreux que les Gaulois, certainement moins d'ailleurs, avait déjà été chassé  de son territoire et s’était déjà dispersé à la surface de la terre : le peuple juif. Pendant des  millénaires, ils ont été persécutés, chassés de certains pays, cantonnés dans des ghettos. Leur religion a été interdite, leurs  pratiques culturelles stigmatisées, certaines communautés massacrées… ! Et pourtant (ou peut-être à cause de cela), eux, ils ont  continué à se sentir peuple. Aux quatre coins du monde, ils ont continué à prier, à se baptiser, à se  marier, à danser, à chanter comme des juifs parce qu’ils se sentaient juifs ! Et ils ont même fini  par retourner dans  le pays d’où ils avaient été chassés plusieurs millénaires auparavant par…  je ne sais plus… des Babyloniens, des Mésopotamiens ou des Assyriens, bref, par des peuples qui n’existent plus aujourd'hui. Qui n’existent  plus culturellement, je veux dire ! remplacés ou noyés, comme les Gaulois, dans les grands bouleversements historiques,  culturels et migratoires  qui ont eu lieu au cours des siècles.

Quelles leçons tirer de cela ? Je vais vous le dire: je n’en sais fichtrement rien !  Mais j'ai des questions, si vous voulez  :

-  Lequel de ces deux peuples a eu le plus de chance ? Lequel a le mieux vécu ? Le malheur des juifs est-il compensé par la création de l'Etat d'Israël ? Autrement dit,  être (ou rester) peuple est-il un objectif absolu ? 

- Les Gaulois ont-ils gagné ou perdu au change en décidant de ne remplacer qu'un druide sur deux partant à la retraite ? Si ça se trouve, l'exception culturelle est une foutaise et il faut abandonner sa propre culture pour aller de l'avant, qui sait ?

- Et puis qui sait de quoi sera fait demain ?

- Quel Gaulois aurait osé prédire, après la victoire de César, que  l'immense Empire Romain serait battu quelques siècles plus tard par quelques hordes de barbares incultes ?

- Quel Romain  aurait osé parier, au début de notre ère, que la religion des esclaves de Rome deviendrait, quelques siècles plus tard,  celle des grands Empires d'Europe ?

Le paradoxe suprême étant qu'aujourd'hui, les nations pratiquant la religion des esclaves romains sont dans la situation de Rome à son apogée : puissantes, cultivées, arrogantes et blasées ; alors que  la foi inébranlable qui déplace les montagnes a le visage hideux de barbus sanguinaires qui rétablissent immédiatement l'esclavage dans les territoires qu'ils contrôlent.

 

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Mais qu'a donc fait Ingeburge à Philippe Auguste?

Publié le par Carlus


Ce jour-là, le 15 août 1193, Philippe Auguste quitte la chambre conjugale pendant la nuit de noce et décide de demander l'annulation du mariage célébré la veille. 

Personne ne saura jamais pourquoi !

L'histoire avait bien commencé pourtant : Quelques mois plus tôt, il avait décidé de se remarier afin d'avoir un deuxième fils pour assurer la continuité de la dynastie des Capétiens. Après une sélection  sévère, son choix s'était porté sur Ingeburge, fille de Valdemar 1er,  roi du Danemark.
Ingeburge avait toutes les qualités : elle était jolie, avait 18 ans, une belle dot, et ce mariage assurait à Philippe une alliance essentielle pour la sécurité du royaume de France.

Pourtant, au cours de la première nuit passée avec elle, il prend la décision irréversible de la répudier en demandant l'annulation du mariage célébré la veille. Et, en attendant, il la confine dans un couvent.

Les évêques de France acceptèrent d'annuler le mariage, mais le pape refusa. Philippe Auguste tint bon et tenta de mettre l'Eglise devant le fait accompli en se mariant avec une autre femme. Quatre Conciles furent consacrés à la question. Après le deuxième Concile, le pape excommunia Philippe Auguste et menaça d'étendre l'excommunication à tout le royaume de France. Philippe céda sur le moment mais relança quelques années plus tard la demande d'annulation.

La guérilla juridique durera 18 ans. Philippe Auguste perdra cette bataille et réintégrera finalement Ingeburge  dans son statut de reine de France. Mais pas dans son statut d'épouse : elle finira sa vie dans un couvent.

Qu'est-ce qu'elle a bien pu lui faire, grands Dieux, pour qu'en quelques instants, en pleine nuit de noces, il décide de s'en aller et de ne plus jamais la revoir sans jamais donner la moindre raison, ni à ses proches, ni à l'Eglise ? Il aurait pu la cantonner à un rôle purement protocolaire. Mais non ! Il ne voulait pas avoir d'enfant d'elle, il ne voulait même pas la toucher, même pas la voir !  La raison officielle de la demande d'annulation du mariage était la découverte d'un lointain lien de parenté entre eux et en conséquence la non-consommation du mariage. Motif, bidon évidemment, refusé par le pape ! Et puis quoi ? Il aurait découvert ce lointain lien de parenté pendant sa nuit de noces juste avant de s'allonger auprès de la jeune mariée ??? Et cette jeune mariée qui, pendant ses interminables années de couvent, ne dira jamais un mot de ce qui a pu se passer dans la chambre ce soir-là !

Les raisons de cette répulsion et de cette haine soudaine et totale d'un homme pour une femme (d'un roi pour une reine) resteront à jamais une énigme .

 

Mais qu'a donc fait Ingeburge  à Philippe Auguste?

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Mon pote Flores (Homo floresiensis)

Publié le par Carlus


C'était en septembre 2003. Des scientifiques découvraient alors en Indonésie, sur l'île de Flores, un fossile d'homme !  Mais un homme qui n'était ni Néandertal ni Homo Sapiens, une nouvelle espèce d'homme, donc. Mais proche de  l'homo Sapiens, puisqu'il savait fabriquer des outils : l'homme de Flores ! Pourquoi pas Homo Sapiens, tout simplement, me direz-vous, puisqu'il y a des traces du passage de ces derniers sur l'île ? Ben parce Mon pote Flores  (Homo floresiensis)qu'il avait une particularité physique, l'homme de Flores  : il mesurait à peine à peine UN mètre, pesait environ 20 kg, et avait la tête pas plus grosse qu'un gros pamplemousse !

 Oui effectivement, ça mérite une classification particulière. Moi j'aurais fait de même, si j'étais scientifique.

Pourquoi était-il si petit ? Les experts avaient l'explication :

"Insularité qui explique également sa petite taille : on sait en effet que, en l’absence de prédateurs, les espèces ont tendance à voir leur taille diminuer, du moins ceux ayant une taille supérieure à celle d’un chien, alors que les plus petites ont tendance à grandir, tout cela en une sorte de compétition vers une taille médiane..."
Peut-être aussi est-ce à cause "d’une grave carence en iode"dont on ignore pour l'instant la cause...

Mon pote Flores  (Homo floresiensis)Inutile de vous dire que ce fut considéré comme "la plus importante découverte dans l’évolution humaine depuis 100 ans" !

 

 

Hélas, hélas, hélas ! Ce que la science a fait, la science peut le défaire ! L'homme de Flores était un exemplaire unique d’Homo Sapiens atteint de Trisomie concluent deux études. Sa petite taille a été exagérée par les études initiales et de toute façon "Sur près de 200 syndromes pour lesquels la microcéphalie est un symptôme,... plus d’un quart incluent aussi une petite taille", souligne l’étude.

C'est dommage ! Moi j'aimais bien la version initiale du petit homme (souvent représenté, je ne sais pas pourquoi, sous les traits d'une femme ))Mon pote Flores  (Homo floresiensis)d’un mètre de haut avec la tête pas plus grosse qu'un pamplemousse !

Tant pis !

 

 

 

 

 

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Polémique autour de Vercingétorix

Publié le par Carlus


- Quatre légions romaines, ça représente vingt mille hommes. Vous voulez dire que César a conquis un pays de dix millions d'habitants avec vingt mille hommes ?

- Il y avait environ cent mille hommes libres dans tout le pays et près de dix millions de clients (protégés de chefs de clans) et d'esclaves. Et les hommes libres étaient nombreux à préférer Rome. Pas Jules César, mais  Rome. Les autres aussi, d'ailleurs. Rome, c'était le confort, l'urbanisme, la technique, l'administration, l'eau courante, les bains, les jeux du cirque. Même les druides s'y sont mis. Le plus grand d'entre eux, Divitiacos, fut l'allié de César.

- Pourtant César a bien déporté un million de Gaulois?

- Essentiellement des esclaves. La Guerre des Gaules ne fut pas si difficile qu'il a bien voulu le raconter. Mais à force de raconter des bobards aux Romains, il s'est trouvé bien embêté, Jules César, le jour où il a fallu qu'il fasse défiler dans Rome ses prisonniers pour son triomphe. Il a donc fait défiler des esclaves. D'ailleurs, il avait annoncé aux Romains dans son "prospectus" que les Gaulois étaient roux. Avec Vercingétorix, pas de problème. Mais les autres, il les a fait teindre avant le défilé par amour de la vérité historique.

- Un grand chef, malgré tout, Vercingétorix !

- Comme son père, Celtill, chef d'un clan Arverne. Lui aussi a voulu se faire proclamer roi et les autres chefs de clans l'ont condamné à mort et brûlé sur un bûcher conformément à la coutume. Mais ils ont laissé au petit Vercingétorix les biens de son père : ses femmes, ses chariots et ses milliers de "clients".

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Source : "L'Histoire de France racontée à Juliette" de Jean Duché

(remastérisée -mais seulement sur la forme, pas sur le fond- par votre serviteur Carlus)

Jean Duché précise en préambule de son ouvrage qu'un historien ne fait que donner une (parmi d'autres possibles) interprétation des faits.

 

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L'extrême droite a une histoire

Publié le par Carlus

Depuis  Marine Le Pen et Zemmour,  l'extrême droite n'a plus d'histoire ! Elle n'a rien contre les Juifs, ni contre les homosexuels, elle défend le droit à l'avortement et s'est ralliée à la démocratie parlementaire.  Vraiment ?

Si on veut savoir si l'extrême droite a changé, ce n'est pas à ses dirigeants extrêmement habiles qu'il faut poser la question. Il y a deux autres moyens de le vérifier :

- La première méthode consiste à lire les articles et les commentaires de blogs tenus par les militants et les sympathisants pour les entendre regretter qu'il y ait trop de juifs dans les médias  ou traiter tous les hommes politiques de pourris, de pédophiles, de transgenres, et aujourd'hui, dire la grande admiration qu'ils éprouvent pour Poutine et sa "guerre de libération" de l'Ukraine. 

- La deuxième méthode consiste à aller dans les livres d'histoire (aujourd'hui dans les blogs d'Histoire) et de se demander si demain, avec un front National suffisamment puissant pour se dévoiler sans crainte de représailles, on serait certain de ne pas ré-entendre  ça  : 

Petit florilège des insultes adressées à Léon Blum 

(Je ne cite pas les auteurs quand leurs noms ne nous disent plus rien aujourd'hui, mais ce sont des "copier"  qu'il suffit juste de "coller" dans Google pour avoir les sources)  

- Léon Blum incarne tout ce qui me révulse le sang et me donne la chair de poule. Il est le mal, il est la mort.

- Le Führer est chez lui et maître chez lui, tandis que M. Blum n’est pas de chez nous et, ce qui est le plus fort, M. Blum est maître chez moi et nul Européen ne saura jamais ce que pense un Asiatique.

- Afin de ne pas devenir le dépotoir des juifs de Palestine, la France ...

- D'abord, il est laid. Sur un corps de pantin désarticulé, il promène la tête triste d'une jument palestinienne.

- Le juif névropathe

- La dormeuse parfumée du quai de Bourbon

-  l’Action Française du 5 juin 1936 titrait : « La France sous le Juif.»

- Un  député d’Action française en 1936, signalait qu’il était impossible pour « un vieux pays gallo-romain comme la France d’être gouverné par un juif »

« Léon  Blum, le socialiste pour salonnards (1) , a un physique qui tient de la chèvre et du lévrier »

 « douze Hitler plutôt qu’un Blum » (Louis Ferdinand Céline)

Mention spéciale à Charles Maurras: 

Détritus humain à traiter comme tel. L’heure est assez tragique pour comporter la réunion d’une cour martiale qui ne saurait fléchir. M. Reibel demande la peine de mort pour les espions. Est-elle imméritée pour les traîtres ? Vous me direz qu’un traître doit être de notre pays : M. Blum en est-il ? Il suffit qu’il ait usurpé notre nationalité pour la décomposer et la démembrer. Cet acte de volonté, pire qu’un acte de naissance, aggrave son cas. C’est un homme à fusiller, mais dans le dos.  

 

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PS :  

(1) salonnards : on dirait aujourd'hui : "enculés mondains"

 

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Petite Mary, reine de France

Publié le par Carlus

 ou Comment François 1er devint roi

 1) Normalement, il sera roi

Louis XII et Anne de Bretagne n'ont pas de fils, mais une fille, Claude. A ce stade, l'héritier du trône est le cousin François. En plus, François, pour plus de sûreté, épouse Claude, ce qui conforte son statut d'héritier de Louis XII.

2) Ah merde, il ne sera pas roi

Mais quand Anne de Bretagne meurt en 1514, Louis XII, 52 ans, décide d' épouser Mary Tudor, ravissante jeune femme de 18 ans et soeur du roi d'Angleterre Henri VII.

Si elle lui donne un enfant mâle, c'est cet enfant qui sera roi. François chargé de l'accueillir à son arrivée en France est charmé et inquiet à la fois : jolie, de grands yeux bleus, une abondante chevelure dorée, des "lèvres humides", bref, tout ce qu'il faut pour réveiller un mort et peut-être même son cousin Louis XII chétif et malade.

"Et en effet le lendemain de la nuit de noces, on vit sortir de sa chambre un roi gaillard qui répétait à qui voulait l'entendre : Suis tout vaillant, suis tout vaillant !" (1)

 3) Super, il sera roi

Après deux mois de vaillance, Louis XII tombe dans un coma dont il ne se relèvera plus. François se prépare à devenir roi de France dès que Louis XII aura trépassé, ce qui n'est plus qu'une question de jours, selon les médecins.

4) Ah merde, il ne sera peut-être pas roi

Mais peu de temps après, on apprend avec effroi à la cour que la jeune Mary a un amant depuis deux ans, un certain Charles Brandon, duc de Suffolk, arrivé avec elle en France avec le titre d'ambassadeur ! Putain de merde, se disent François et sa mère, il ne manquerait plus qu'il la mette enceinte ! L'enfant serait considéré comme l'héritier de Louis XII.  Et alors adieu, veau, vache, cochon, couvée...!

 5) Mais si,  il sera roi ! 

François et sa mère se précipitent chez l'ambassadeur Suffolk et lui offrent 50.000 livres de rente à condition qu'il s'éloigne de Mary jusqu'à la mort du roi. Pour plus de précautions François le loge chez sa propre maîtresse avec mission pour elle de l'occuper nuit et jour. Et lui, François, de son côté, décide de ne pas lâcher Mary d'une semelle pour être sûr qu'elle ne lui fasse pas un enfant dans le dos !

6) Ah le con, il ne sera pas roi !

Mais la jeune Mary, qui s'amuse de la situation, (ou qui a envie de devenir Reine-mère)  fait de François son amant ! Ce ne fut pas bien difficile : François n'a jamais su résister aux femmes !

François se laisse alors aller à l'insouciance de l'amour en compagnie de Mary. Il est amoureux, il partage son lit, et ne pense plus à rien d'autre. Sa mère, furieuse, vient lui rappeler que si Mary tombait enceinte maintenant, ce serait légalement de Louis XII et que ce serait cet enfant qui serait roi et pas son nigaud de géniteur ! Mais François "se mourait d'amour" et continua à partager la couche de la jolie Mary, en promettant peut-être à sa mère de "prendre ses précautions"  !

7) Mais si , mais si ! il sera bien roi

Sa mère décide alors avec la complicité de Claude, l'épouse de François, que celle-ci dormirait dans la même chambre que Mary jusqu'à la mort du roi, officiellement pour assister dans ses prières la jeune épouse éplorée.

Louis XII finit par mourir le 1er janvier 1515. Avant de déclarer François roi de France, il fallait encore attendre le délai légal de six semaines pour être sûr que le défunt roi n'avait pas mis enceinte sa jeune épouse avant de trépasser. Par précaution, on envoya la jeune veuve durant cette période dans un couvent, avec interdiction de recevoir, ni de communiquer avec l'extérieur.

 8) Aie aie aie, il ne sera donc pas roi ?

Et vous savez ce qu'elle fit dans son couvent, la jeune Mary ? Hé bien, pour s'amuser jusqu'au bout (elle n'avait que 18 ans après tout !) en entassant progressivement du linge sous ses vêtements, elle fit croire pendant deux semaines à la cour, à François et à sa mère, qu'elle était enceinte !

 9) Ouf, il est roi ! Et quel roi !

Mais ce petit jeu ne pouvait pas durer bien longtemps ! La supercherie découverte, elle déclara qu'elle n'était pas enceinte ce qui mit fin au délai de viduité. Elle aura été reine de France du 9 octobre 1514 au 1er janvier 1515, soit un peu moins de trois mois.

François 1er fut donc proclamé Roi de France le 25 janvier 1515.

Mary, elle, malgré toutes ces aventures, n'avait jamais eu qu'un amour dans sa vie. Elle l'épousa et devint Mme Brandon duchesse de Suffolk.

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Petite Mary , 16 ans, reine de France

 

(1) Source : Jean Duché - L'histoire de France racontée à Juliette - Tome II  - Éditions J'ai Lu (livre de ma jeunesse, aujourd'hui épuisé, et retrouvé -d'occasion- sur Amazon pour mon plus grand bonheur)

 

 

 

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Maîtresses royales

Publié le par Carlus

Wikipedia publie la liste des maîtresses des rois de France.  Quatre rois de France se distinguent en la matière : 

Francois 1er, grand amateur de femmes et grand connaisseur aussi, puisqu'il est l'auteur du fameux "Souvent femme varie, bien fol est qui s'y fie",   

Henry IV,  grand amateur de poules (au pot, bien sûr !)  le seul à pouvoir faire rougir  DSK 

Louis XIV  qui avait, semble -t-il, le feu (du soleil, bien sûr)  au cul,

et Louis XV dit, à juste titre, "le bien-aimé" dont le passe-temps favori consistait à faire entrer sa clé dans de nouvelles serrures.

Il va se soi que, dès la parution de cet article, la cote de popularité de ces quatre rois de France a chuté dans l'opinion française.

Les Français s'interrogent : Lorsque l'on est en charge des plus hautes fonctions de l'Etat, peut-on avoir d'autres maîtresses que la France ?

Ils se demandent aussi si la sécurité des rois était convenablement  assurée.  Wikipédia nous fait remarquer que c'est en allant rendre visite à sa maîtresse  Angélique Paulet  que le Roi Henri IV s'est fait poignarder par Ravaillac !

 

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François Ier
Marie Gaudin, dame de La Bourdaisière
Françoise de Foix, comtesse de Châteaubriant (1495-1537)
Mary Boleyn (vers 1499-1543), sœur aînée d'Anne Boleyn
Anne de Pisseleu, duchesse d'Étampes
La Belle Ferronnière, fille de l'avocat Jean Féron.
Claude de Rohan-Gyé, comtesse de Tonnerre et de Thoury
La Châtelaine de Montfrault.

 

Henri IV
Fleurette de Nérac
Charlotte de Sauve, en 15725.
Bretine de Duras, vers 1573-1574, fille cadette d'un meunier.
Louise de La Béraudière du Rouhet dite « La belle Rouet »
Louise Borré, vers 1575-1576, fille d’un notaire royal
Jeanne de Tignonville
Victoire de Ayala, en 1578
Mlle Rebours, en 1579
Mlle de Montagu, en 1579
Mme d’Allous, en 1579
Aimée Le Grand, en 1579
Arnaudine, en 1579
« la garce de Goliath », en 1579
Catherine de Luc
Anne de Cambefort
Françoise de Montmorency-Fosseux
Diane d'Andoins, dite « la belle Corisande »
Esther Imbert (ou Ysambert)
Antoinette de Pons, marquise de Guercheville
Gabrielle d'Estrées
Mme Quelin
Isabelle Potier,
Mlle Clein,
Catherine Henriette de Balzac d'Entragues, marquise de Verneuil
Marie-Françoise de La Bourdaisière, sœur de Gabrielle d’Estrées
Jacqueline de Bueil
Charlotte des Essarts
Marie-Charlotte de Balzac d’Entragues
Angélique Paulet 1610, C'est en se rendant chez elle avec le Duc de Vendôme que le Roi s'est fait poignarder par Ravaillac.

 

Louis XIV
Madame de Maintenon
Catherine Bellier, baronne de Beauvais, dite Cathau la Borgnesse
Olympe Mancini, comtesse de Soissons
Marie Mancini, princesse Colonna
Anne de Rohan-Chabot, princesse de Soubise
Catherine-Charlotte de Gramont, princesse de Monaco
Henriette d'Angleterre
Louise Françoise de la Baume le Blanc, duchesse de La Vallière et de Vaujours
Bonne de Pons, marquise d'Heudicourt
Françoise Athénaïs de Rochechouart de Mortemart, dite Mlle de Tonnay-Charente, puis marquise de Montespan
Madame de Ludres, Marie-Elisabeth, dite Isabelle, de Ludres.
Claude de Vin des Œillets
Françoise d'Aubigné, veuve Scarron, marquise de Maintenon, deuxième épouse du roi
Marie Angélique de Scorailles de Roussille, duchesse de Fontanges

 

Louis XV
Louise Julie de Mailly-Nesle, comtesse de Mailly
Pauline Félicité de Mailly-Nesle, comtesse de Vintimille
Diane Adélaïde de Mailly-Nesle, duchesse de Lauraguais
Marie-Anne de Mailly-Nesle, marquise de la Tournelle, duchesse de Châteauroux
Jeanne-Antoinette Poisson, mariée Le Normand d'Etioles, marquise de Pompadour
Jeanne Bécu de Cantigny, comtesse du Barry
Marie-Louise O'Murphy dite La belle Morphyse
Françoise de Châlus, duchesse de Narbonne-Lara
Marguerite-Catherine Haynault, marquise de Montmélas
Lucie Madeleine d'Estaing
Françoise de Chalus
Anne Couppier de Romans, baronne de Meilly-Coulonge
Louise-Jeanne Tiercelin de La Colleterie, dite Madame de Bonneval
Irène du Buisson de Longpré
Catherine Éléonore Bénard
Marie Thérèse Françoise Boisselet
Marie Anne de Mailly-Rubempré, marquise de Coislin

 

 

 

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