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Omar le converti

Publié le par Carlus

Revu cette semaine à la télé Docteur Jivago avec Omar Sharif

Omar Sharif ! Une bouffée de souvenirs m’envahit ! Dans ma famille paternelle, dans mon enfance, j’ai souvent entendu parler de lui. Parce qu’il était un de ces Libanais chrétiens qui étaient connus dans le monde entier. Et aussi parce qu’il s’était converti à l’Islam pour épouser la femme qu’il aimait.

Il fut une époque où on se convertissait à l’islam essentiellement… par amour d’une femme. Les journaux ont beau raconter que Churchill était attiré par la spiritualité de l’Islam au point que sa soeur a cru qu’il pourrait se convertir, je n’en crois pas un mot !
Pour un chrétien d’Orient, la spiritualité de l’Islam se résume à une multitude invraisemblable d’interdits et d’obligations et à un rapport complètement névrosé envers les femmes.

Interdiction de manger du porc, interdiction de boire de l’alcool, obligation du voile pour les femmes, obligation de faire cinq prières par jour, obligation de faire un pèlerinage à La Mecque (si on en a les moyens), obligation de faire ses ablutions avant la prière, obligation d’enlever ses chaussures à l’entrée de la mosquée, obligation de prier en direction de La Mecque, interdiction d’épouser un non-musulman, interdiction de changer de religion sous peine de mort… pour ne citer que les plus connues ! Même aux toilettes, les interdits subsistent encore : on ne doit pas déféquer en faisant face à La Mecque et on doit s’essuyer d’une certaine façon ! Vérifiez si vous ne me croyez pas !


L’islam c’est aussi, pour un chrétien d’Orient, un rapport complètement névrosé avec les femmes, comme si les tenants de cette religion en avaient une peur panique. Vous savez, comme dans ces films où, après avoir capturé le héros, non seulement on l’enchaîne dans sa geôle mais on double la garde devant sa cellule et on met toute la garnison en état d’alerte ! Dans l’islam le plus pur, celui de l’Arabie Saoudite et de l’Afghanistan des Talibans, les femmes n’ont pas le droit de sortir sans être accompagnées d’un homme de leur famille, même pour aller faire des courses dans la rue d’à-côté . Elles n’ont pas le droit à l’éducation. Elles sont mineures juridiquement et leur témoignage en justice vaut la moitié de celui d’un homme. Les femmes dans ces deux pays ne sont pas normalement consultées au sujet du mari que leur père a choisi pour elle. Une fois mariées, elles pourront voir leurs maris épouser trois autres femmes sans pouvoir s’y opposer. Les hommes peuvent mettre fin à tout moment au mariage juste en répétant trois fois devant témoins "je te répudie" même en l'absence de l'intéressée (en Arabie Saoudite elles sont désormais informées de leur divorce par SMS). Ce sont elles qui sont coupables et sévèrement punies lorsqu’elles sont violées. Et c’est à elles que l’on applique la plus horrible des peines de mort que l’homme ait inventée : la lapidation.

Non vraiment, à ma connaissance, les cas de conversion à la spiritualité de l’Islam ont toujours été extrêmement rares au Moyen-Orient. Celles qui me sont venues à l’oreille étaient essentiellement dues… à l’amour ! Ah l’amour, toujours l’amour ! Vous voyez de quoi je parle ? Le truc qui vous rend aveugle et complètement con ! Mais si, voyons, ce sentiment merveilleux qui fait descendre le siège de la pensée directement de la boîte crânienne à la bourse testiculaire ! Mais si enfin voyons, vous vous souvenez, ce sentiment qui faisait dire à Edith Piaf dans "Hymne à l’amour" :
Je renierais ma patrie
Je renierais mes amis
Si tu me le demandais

Hé bien, voilà ! Notre Omar (de son vrai prénom Michel), répondant à l’appel de l’amour (ou peut-être simplement de ses couilles) s’est converti à l’Islam pour épouser la belle Hamama. Je ne suis pas certain que le pilier de casino qu’il était ait suivi un seul des préceptes de sa religion d’adoption, mais c’est bien un musulman qui a joué le rôle du riche homme d’affaires juif américain Nicky Arnstein dans Funny Girl, d’un médecin et poète russe chrétien orthodoxe dans Docteur Jivago, et de l’archiduc héritier de la couronne d’Autriche dans Mayerling. Trois films que j’ai adorés !

 

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Le courage de Bedos, d'Omar Sy et de Despentes

Publié le par Carlus

Je n’aimais pas Guy Bedos. Il a pu peut-être me faire rire quand j’étais très jeune. Peut-être aussi dans le rôle du fils d’une Marthe Villalonga mère juive hystérique dans les films d’Yves Robert. Mais à part ça, je ne l’aimais pas, je n’aimais pas son humour de beauf de gauche content de lui-même. Je n’aimais pas son air fier de lui-même  quand il traitait  des femmes de connes et de salopes.  Je n'aimais pas quand il faisait  semblant d'être indigné, ça sonnait faux. Je n'aimais pas ses ricanements de faux-cul. Je n’ai pas aimé pas qu’il ait quitté Sophie Daumier alors qu’elle était malade et qu’il ait eu l’hypocrisie d’écrire ensuite  que jamais il ne l’aurait quitté s’il avait su qu’elle était malade. Tartuffe, va !


 

Je n'aime pas Omar Sy quand il dit: « Ayons le courage de dénoncer les violences policières en France ». Si je suis demandeur pour dénoncer le racisme ou la violence dans la police et dans la société, je suis exaspéré d’entendre des gens s’autoproclamer courageux. Il n'y a pas longtemps, c'était Audrey Pulvar qui n’avait pas hésité à se comparer à Aimé Césaire. Où est le courage ? Qu’est-ce qu’on risque aujourd’hui à "dénoncer les violences et le racisme" ? Au mieux de passer à la télé, au pire d’être invité à un débat par le ministre de l’intérieur !

Il y a moins d’une génération, Mandela était emprisonné, Martin Luther King assassiné, Ben Barka enlevé, des gens risquaient leurs vies, leurs carrières professionnelles, renonçaient à une vie familiale pour dénoncer le racisme. Eux, ils avaient du courage ! Mais où est le courage de Camélia Jordana, d’Omar Sy ou d’Audrey Pulvar ?


 

Je déteste Virginie Despentes quand elle dit à ses "amis blancs" pour illustrer le racisme en France : "La dernière fois qu’on a refusé de me servir en terrasse, j’étais avec un arabe" . Qui peut croire ça ? Qui peut croire que dans la France d’aujourd’hui, on a pu refuser de servir elle et son ami arabe sans que cette conne fasse immédiatement un scandale, alerte la presse, dépose plainte ! La dernière fois qu'un restaurateur a refoulé une femme voilée, la victime a alerté la presse et le lendemain le restaurateur pleurait devant les caméras et se confondait en excuses.

Tout le monde aujourd'hui porte plainte pour un Oui ou pour un Non ! Mais Virginie Despentes et son ami arabe, eux, ont eu des "pudeurs de gazelle" et sont partis sans rien dire ?  Je n'y crois pas une seconde ! 

Virginie Despentes a assez de courage pour déclarer son admiration aux tueurs de Charlie Hebdo ( voir annexe) mais pas assez pour sauter à la gorge du serveur raciste ?


 

PS : Texte de Virginie Despentes  à propos de la tuerie de Charlie Hebdo : 

« J’ai été aussi les gars qui entrent avec leurs armes. Ceux qui venaient de s’acheter une kalachnikov au marché noir et avaient décidé, à leur façon, la seule qui leur soit accessible, de mourir debout plutôt que vivre à genoux. J’ai aimé aussi ceux-là qui ont fait lever leurs victimes en leur demandant de décliner leur identité avant de viser au visage. J’ai aimé aussi leur désespoir. Leur façon de dire – vous ne voulez pas de moi, vous ne voulez pas me voir, vous pensez que je vais vivre ma vie accroupi dans un ghetto en supportant votre hostilité sans venir gêner votre semaine de shopping soldes ou votre partie de golf – je vais faire irruption dans vos putains de réalités que je hais parce que non seulement elles m’excluent mais en plus elles me mettent en taule et condamnent tous les miens au déshonneur d’une précarité de plomb », écrivait-elle alors.

Et d'ajouter : « Je les ai aimés dans leur maladresse – quand je les ai vus armes à la main semer la terreur en hurlant “on a vengé le Prophète” et ne pas trouver le ton juste pour le dire. Du mauvais film d’action, du mauvais gangsta-rap. Jusque dans leur acte héroïque, quelque chose qui ne réussissait pas. Il y a eu deux jours comme ça de choc tellement intense que j’ai plané dans un amour de tous – dans un rayon puissant.»

 

 

 

 

 

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