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J'en ai marre, marabout !

Publié le par Carlus


J'en ai marre, marabout,
Mare de boue, marre de tout
De ce bout de chemin dont on connaît le bout,
De cette fière chandelle brûlée par les deux bouts
Qu’on te doit malgré tout.
Marre de savoir qu'un jour il faudra tout quitter
Pour répondre à l'appel que tu m'auras lancé
J'en ai marre, vieux gredin
J'en ai marre à l'idée que tout ça ait une fin

J'en ai marre, marabout
Mare de boue, bout d' ficelle
Une ficelle un peu grosse : d'abord un bout de vie,
Puis en contrepartie, ta sinistre compagnie
Et ton rire effrayant jusqu'à la nuit des temps
Avec de temps en temps, comme seul divertissement
Quelques échos lointains de notre vie d'antan
De rires de femmes et de comptines d'enfants
Qui deviennent inquiétants, déformés par le temps.

J'en ai marre, marabout
Dis-moi, je t'en supplie : que vas-tu faire, après
Leur avoir accordé ce petit bout d'essai,
Des gens qui ont rempli mon enfance et ma vie,
Des gens qui sont un jour devenus mes amis
Des femmes que j'ai aimées , des enfants qui sont nés
De mes amours passées ?
J'en ai marre, vieux sorcier
Je n'supporte pas l'idée qu'ils puissent te rencontrer !

J'en ai marre, marabout
Me diras-tu un jour, avant qu'je sois tenu
De partager leur sort,
Ce que sont devenus tous ces gens que j'aimais
Qu'un jour tu as sommé de te suivre sans délai
Dans le royaume des morts ?
Dansent-ils avec toi la danse des macchabées ?
Sont-ils à tes côtés encore capables d'aimer ?
Se souviennent-ils parfois de ceux qu'ils ont laissés ?

J'en ai marre, Thanatos
J'en ai marre à l'idée
D’être un jour invité
À tes lugubres noces

J'en ai marre, marabout !

 

 

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Insoumis... au bon sens ?

Publié le par Carlus

Aujourd'hui, même les discussions avec des amis ou avec mes enfants m'énervent. Nous sommes dans l'ère du mélenchonisme triomphant. Il perd les élections  mais ses convictions imbéciles gagnent la société tout entière. 

Je tente alors de faire un point écrit sur des points qui paraissent évidents à certains de mes amis mais qui me hérissent.

Histoire de vérifier que ce n'est pas par simple esprit de contradiction que je suis contre (comme on me le reproche souvent)

On peut NE PAS rembourser une dette souvenraine

Bien sûr qu'on peut ne pas rembourser une dette, souveraine ou privée, si on est vraiment insolvable ou... de mauvaise foi. Les exemples historiques ne manquent pas et les commissions de surendettement décident tous les jours d'effacer les dettes de braves gens qui ne peuvent objectivement plus les rembourser.

Mais, Etat souverain ou simple quidam, cette décision a une contrepartie : une fois votre dette effacée, vous ne pouvez plus, bien sûr, contracter immédiatement un nouvel emprunt. Ca paraît normal et de simple bon sens. Oui, mais pas toujours pour les intéressés. C'est une décision qui énerve certains surendettés compulsifs. La joie d'apprendre que leur dette a été effacée par la commission ne dure que quelques secondes. En apprenant qu'ils ne pourront pas contracter de prêt pendant cinq ou dix ans, ils crient au scandale !

C'est certainement ce qui a poussé la Grèce de Tsipras à accepter les conditions qui lui ont été imposées par l'Europe. Si le pays avait, comme le suggérait le ministre des finances d'alors, décider d'effacer unilatéralement la dette, elle n'aurait pas eu la possibilité de contracter de nouveaux emprunts pendant longtemps et aurait donc été obligée d'équilibrer ses comptes. Or équilibrer les comptes aurait consisté à diminuer de façon drastique la dépense publique et augmenter fortement les impôts. Exactement ce que le FMI et l'Union Européenne préconisaient pour continuer à l'aider ! Avec comme avantage de rester dans le concert des grandes nations.

 


On peut éradiquer la fraude fiscale
Bien sûr qu'il faut lutter contre la fraude fiscale. Et tous les gouvernements le font, d'ailleurs. Mais considérer que la fraude fiscale représente un montant bien identifié et dont les mécanismes et les bénéficiaires sont connus et qu'il suffirait d'une loi pour la faire disparaître est aussi con que de dire qu'on connaît avec précision le montant des arnaques à l'assurance, ou le nombre et les noms de gens ne respectant pas le Code de la route et qu'une loi pourrait régler d'un seul coup ces problèmes. On peut progresser dans la lutte contre ses fléaux, mais pas les éradiquer en trois coups de cuillère à pot!
D'ailleurs, il y a un indice qui montre que la promesse n'est faite que par des démogos stupides : c'est quand le montant de la fraude fiscale est estimé pile-poil au montant nécessaire pour équilibrer leurs programmes largement déficitaires.

 

Il faut taxer les Gafa
Bien sûr qu'il faut taxer les GAFA. Mais il faudrait surtout avoir nos propres GAFA français ou, au moins, européens. Or en France dès qu'une entreprise atteint une taille internationale, elle devient l'ennemi à abattre, l'entité avec laquelle il ne faut pas se montrer (Hidalgo avec Total, par exemple).

Lorsqu'on propose de vendre des boutiques de souvenirs pour financer l'économie numérique ( bon, si la promesse sera tenue ou non, est un autre problème) les démagos passéistes s'opposent de toute leur force au "bradage de notre patrimoine". 
L'idéal serait donc de laisser les Américains (et demain les Chinois) maîtres de tous les outils numériques que nous utilisons au quotidien et se contenter seulement de les taxer (et qui plus est au moyen de lois fiscales d'exception) ?

 

 

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La loi des suspects 2.0

Publié le par Carlus

Qu'est-ce qu'ils sont médiocres, nos révolutionnaires d'aujourd'hui ! 

Et d'abord, cette mouture médiocre des sans-culottes rebaptisés Gilets jaunes continuant à se présenter comme le peuple tout entier (aidé en cela, il est vrai, par des politiciens de merde) alors qu'ils sont incapables d'obtenir 1% des voix aux premières élections qui se présentent à eux !
Ces cons-là veulent gouverner à coups de référendums (démagogiques) mais sont incapables d'obtenir les suffrages de ceux-là mêmes qui ont manifesté avec eux pour réclamer le référendum !
Quoi de plus con que ça ?  (Ou alors, leur score est celui du RN, mais alors qu'ils assument, merde !)

Et notre Robespierre contemporain, Mélenchon, sourd et aveugle (mais pas muet, ô que non !) incapable de comprendre ni la société dans laquelle il vit, ni ses succès électoraux et encore moins  ses échecs.
Mélenchon c'est le comble du cynisme. Baptiser "insoumis" le parti le plus godillot de France, le plus soumis aux ordres de son chef, c'est déjà très pervers.
Mais demander des référendums révocatoires à mi-mandat pour tous les élus, et ne pas démissionner de tous ses mandats, ni même changer de cap, quand les électeurs lui administrent une magistrale claque électorale, c'est vraiment la preuve que les règles "démocratiques façon Mélenchon" ne sont destinées qu'à ses ennemis.  


Et puis aujourd'hui on a Marat Plenel, le journaliste qui chaque jour réclame des têtes au nom de la morale révolutionnaire. Au nom de cette morale qui l'a conduit au cours de sa vie à applaudir à des assassinats terroristes ("oui mais Sartre avait approuvé, lui aussi !"), à relativiser l'antisémitisme caché derrière l'antisionisme, à soutenir des régimes aussi démocratiques que le Cuba de Castro et le Venezuela de Chavez, à rechercher sans cesse avec ses abonnés les nouvelles formes que pourrait prendre au 21e siècle le marxisme, une idéologie qui, partout où elle a pris le pouvoir, a massacré, emprisonné, bâillonné et asservi, et ce, sans aucune exception.

Un sniper redoutable, le Plenel, qui choisit soigneusement ses cibles. Il a l'embarras du choix car il possède des dossiers ( des doss, comme on dit aujourd'hui pour faire peur) sur tout le monde. Il possède des outils d'espionnage qui lui permettent d'enregistrer à distance les conversations privées de qui il veut !
Il a des informateurs dans tous les milieux (magistrats et juges d'instruction, hauts responsables politiques désireux de se venger de leurs chefs, majordomes et comptables...!  Et même à l'international,  il a ses entrées (secrètes) au sein du gouvernement libyen, c'est dire s'il est bien informé !

Mais il y a quelques lacunes dans les informations tous azimuts que Plenel possède sur tout un chacun : il n'a jamais eu aucune révélation à faire sur la vie privée de Tarik Ramadan, ni sur ces rapports avec les femmes, ni sur les sommes qu'il recevait du Qatar ! Avouez que c'est pas de chance quand même !
Il n'a pas pu obtenir non plus, au cours de ces deux dernières années, la moindre information sur les détournements de fonds de Dieudonné M'bala M'bala ! Et oui, que voulez-vous ? Il a des contacts au plus haut niveau en Libye, mais pas le moindre informateur au Cameroun, c'est ballot quand même !

Et bien entendu (mais là, c'est pour ne "pas stigmatiser la population musulmane"), il n'a jamais pu obtenir de scoop sur une mosquée intégriste, ni sur un imam prêchant la haine, ni sur ce qu'on apprend aux enfants dans les écoles coraniques dirigées par les Frères Musulmans !

Parce que, bien entendu, dénoncer les Frères musulmans, les salafistes et les autres islamistes, c'est attaquer LA population musulmane qu'il considère comme alignée comme un seul homme derrière les imams intégristes.

Et puis et puis, la morale de Plenel c'est que c'est profondément immoral de diminuer son impôt avec  des moyens légaux, sauf que lui,  il a  fraudé la TVA de Mediapart sur des montants très importants et en toute connaissance de cause ! Mais pour lui, c'était pour... défendre une question de principe, bien sûr ! 

Et quand on signale que sa fille touche un salaire de la Mairie de Paris alors qu'elle réside en Allemagne, il dénonce des attaques personnelles d'une bassesse insupportable.

Voulez-vous que je vous dise ? Comme la "démocratie" des Gilets Jaunes, comme le caractère "profondément républicain" de Mélenchon, la "morale" de Plenel sent la merde totalitaire, la fin de la République, la montée au pouvoir des fanatiques de tout poil ! Et comme ces gens-là sont trop cons pour prendre le pouvoir, c'est en fin de compte l'extrême droite la plus radicale qui tirera les marrons du feu, le moment venu !

 

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Les injustices de l'Histoire

Publié le par Carlus

La Palice, s'il n'était pas mort...

Jacques de Chabannes seigneur de La Palice, maréchal de François Ier, n'a jamais été l'auteur d'une lapalissade.
C'est un de ses soldats qui, pour rendre hommage à son courage et à son panache sur le champ de bataille où il trouva la mort, composa une chanson un peu niaise dont le refrain était "s'il n'était pas mort, il ferait encore envie".

Un chansonnier, pour se moquer des soldats, caricatura les paroles en "hélas, s'il n'était pas mort, il serait encore en vie". La formule connut un vif succès associant ainsi définitivement, dans notre imaginaire collectif, le nom d'un vaillant maréchal de France, qui n'en demandait pas tant, à des propos de nigaud attardé.

 

Onan soit qui mal y pense

L'onanisme désigne, comme on le sait, la masturbation et vient d'Onan personnage biblique. Onan était le frère cadet de Er. Ce dernier mourut sans avoir eu le temps d'assurer sa descendance. La coutume en vigueur à l'époque voulait que, dans une telle situation,  le frère cadet (Onan, donc)  épouse la femme de son frère et lui fasse un enfant qui serait considéré comme le fils de son défunt frère.

Refusant l'idée de faire un bébé dont il ne serait que l'oncle et le beau-père, Onan pratiqua avec son ex belle-soeur devenue son épouse le coïtus interruptus, premier et seul moyen connu de contraception à l'époque.

Mais voilà ! Yahvé ne faisant pas de différence fondamentale entre le coït interrompu et la masturbation, les deux pratiques consistant à "laisser la semence se perdre dans la terre", le condamna à mort et son nom fut associé pour les siècles des siècles à la masturbation.

 

Juda s'est fait baiser

Le nom de Juda est définitivement associé à la trahison la plus abjecte. Or si l'on se souvient que Dieu le père a, dans son infinie bonté, envoyé son fils racheter les péchés du monde avec un scénario prédéfini et réglé dans le moindre détail, le rôle de Judas était absolument nécessaire pour arriver à la sublime scène finale.

On devrait donc lui manifester au minimum la même considération que celle accordée à tous les autres acteurs de ce péplum. Plus encore même car c'était le rôle le plus difficile à tenir et en conséquence le plus digne de respect.

 

Heureux qui comme Ulysse ?

Après la guerre de Troie, qui a duré environ dix ans, Ulysse n'avait qu'une idée : retourner chez lui pour régner sur le minuscule royaume d'Ithaque, faire l'amour deux fois par semaine à sa fidèle Pénélope et éduquer son fils Télémaque pour qu'il prenne sa succession le moment venu ! 
C'est la fatalité, la colère des dieux, la jalousie des femmes, la bêtise de ses hommes qui ont fait durer encore dix ans le retour dans son île. Pendant tout ce temps, il n'a cessé de pleurer, de regretter, de supplier les dieux, de faire des pieds et des mains pour retourner chez lui ! Il n'a jamais été heureux de voyager, cet homme ! C'était au fond un casanier qui n'aspirait qu'à une petite vie tranquille  !
Et il serait le premier surpris de savoir que son nom est resté dans l'histoire comme celui d'un type heureux de voyager !

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C'est pas moi qui le dis !

Publié le par Carlus

J'ai retrouvé dans mes sauvegardes mon premier article de blog. C'était il y a déjà bien longtemps.

 

- Seuls les rois de France, les papes, et les tchatcheurs sont obligés de se choisir un pseudonyme avant de commencer à officier. C'est pas moi qui le dis, c'est la Nétiquette.

Les autres pourront toujours continuer à utiliser leurs patronymes pour communiquer. 

 

- Dans communiquer, il y a Niquer. "Nous n'avons pas assez communiqué. Résultat : on s'est fait niquer". C'est pas moi qui le dis, c'est un militant pro européen  déçu du résultat du référendum. 

 

- Sur le Net, tout est flou. Ce n'est pas moi qui le dis, c'est une copine que j'ai connue sur un site de rencontres. 

 

- "Quand elles ne sont pas niquées, elles sont paniquées". Ce n'est pas moi qui le dis (jamais je n'aurais osé !) c'est Beigbeder dans " l'égoïste romantique". 

 

- La traduction française officielle de "email" est " mél " (contraction de message électronique). Ce n'est pas moi qui le dis, c'est l'Académie Française. Les Français ont préféré le "courriel" des Canadiens.

Pauvres académiciens ! Même quand ils mêlent démagogie et facilité, ça ne marche pas.

 

- Aujourd'hui, on dit "une fille canon" et " un mec mortel" ! C'est pas moi qui le dit, mais les "djeunes". Non seulement le vocabulaire militaire a été récupéré mais en plus la symbolique a été inversée. Ces jeunes ne respectent rien ! 

 

- Tiens, à propos de mortel : Tous les mecs sont mortels . Carlus est un mec. Donc, Carlus est un mec mortel. C'est Aristote qui le dit, pas moi ! 

 

- A propos, Aristote était un philosophe péripatéticien. Philosophe et  péripatéticien, ce n'est pas incompatible, c'est mon prof de philo qui le disait en ricanant dans sa barbe.

 

- Toujours à propos de péripatéticien, dans le cadre de la lutte contre la grippe porcine, les prostituées mexicaines devront éviter de  déambuler dans les rues et travailler chez elles. C'est pas moi qui le dit, ce sont les plus hautes autorités de ce pays. Pour que les poules ne contaminent que les cochons, en fait.

 

- On pensait que le danger viendrait des poules. Finalement, il nous vient des porcs.  C'est pas moi qui le dis, c'est l'Organisation Mondiale de la Santé.

- La morale de cette histoire, c'est que les hommes sont des cochons !  C'est pas moi qui le dis, c'est le virus H1N1.

La morale de cette morale c'est que nous mourrons comme des cochons. Et ça c'est moi qui le dis !

 

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