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Le tribun est vénère !

Publié le par Carlus

 Une petite parodie pour la route ?  Le tribun est vénère !


 

J'ai tout bouffé les socialos
Phagocyté les écolos
Et, comme un joueur de bonneteau,
J'ai fait disparaitre les cocos

J'ai recruté des intellos
Rachel Keke et Guarido
J'ai demandé à Obono
De cracher sur Charlie Hebdo


Fallait pas m'quitter, prolos
Le résultat, il est beau,
Je fais rien que des menaces,
Des menaces, quand tu te casses !

 

J'ai été au Venezuela
Promettre d'adhérer à l'ALBA
Capturé par la Bouteldja
J'ai fait applaudir Adama

Le port du voile et la pudeur 
Sont les combats du prolétaire
Et son tout nouveau cri de guerre
Est qu'Allah règne sur la Terre !

 

Fallait pas m'quitter, prolos
Le résultat, il est beau,
Je fais rien que des menaces,
Des menaces, quand tu te casses !

 

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C'est moi, c'est le tribun...

Publié le par Carlus

(sur l'air de L'Italien de Reggiani)


 

C'est moi, c'est le tribun
Est-ce qu'il y a quelqu'un
Est-ce qu'il y a quelqu'une
D'ici j'entends le bruit
Et la fureur aussi
Pour moi, quelle tribune !

Mon idéologie, je sais
Commence à dater, c'est vrai
Mais j'ai trouvé l'écologie
Pour la recouvrir d'un vernis
C'est très facile de tromper
Ceux qui ignorent leur passé

Ouvrez-moi, ouvrez-moi les portes
De l'Elysée, de Matignon
Alors que les autres chipotent
Je sais où trouver le pognon


Je reviens à nouveau
J'ai fait tous les boulots
Député, sénateur
Ministre très soumis
Député insoumis
Tribun et beau parleur

J'ai été socialiste, oui mais
Je joue mal collectif, c'est vrai
Ca date de quand j'étais trotskiste
Ils m'ont tout appris, mais l' plus triste
C'est que le monde a bien changé
Pendant qu' j'avais le dos tourné

Ouvrez-moi, ouvrez-moi les portes
De l'Elysée, de Matignon
Vive Castro, Chavez et les autres
Le prochain sera Mélenchon

C'est moi, c'est le tribun
Je reviens de si loin
La route était mauvaise
Et tant d'années après
Et tant d'échecs après
Je rêve d'un succès

Où sont passés les ouvriers ?
Où sont les fâchés pas fachos ?
Où sont cachés les intellos ?
En face, ils en ont bien trouvé
Je crois que le peuple a changé
Il m'en faudrait un tout nouveau.

Ouvrez-moi, ouvrez-moi les portes
De l'Elysée, de Matignon
Vive Castro, Chavez et les autres
Le prochain sera Mélenchon

 

 

 

 

 

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L'article 49.3 et les frères ennemis

Publié le par Carlus

A la façon de... ( avec morale, svp !)


 

Deux partis très anciens    se prétendant ennemis
Prospéraient plutôt bien    en Macronie honnie
L’un s'appelait "patriote",    l'autre était "insoumis".
L'un adorait Castro,    Nicolas Maduro
L'autre préférait Trump    et Jair Bolsonaro
Les deux avaient toutefois    une idole commune
Le grand Tsar de Russie,    dit Vladimir Poutine.

(Cette connivence secrète,   cette poutinienne entente
Ressemblait plus qu'un peu,   vous en conviendrez bien,
A un pacte passé    dans les années quarante
Entre vainqueur de Verdun    et pantins staliniens)

Une occasion enfin    nous permit de tester
S'il s'agissait de haine    ou de complicité :
Une histoire récurrente    dix fois réitérée
De retraite, de carrière    et de longévité
Nous révéla enfin    leur intime vérité.
Après moults amendements    déposés par milliers
Et autres questions de cons stitutionalité

Les deux, déposèrent donc    chacun de leur côté
Des motions de censure    pour enfin renverser
L'actuel gouvernement    tant et tant détesté
Chacun disant souhaiter    que de l'autre côté
La partie ennemie    finisse par voter
Sa motion de censure    qui ferait basculer
La Macronie haïe    et tous ses députés.

Mais à vrai dire, aucun    ne souhaitait la voter
De crainte d'avoir eux-mêmes    à se représenter
Devant des électeurs    volages et capricieux,
Leurs effectifs actuels    au sein de l'assemblée
Étant, pour tous les deux,    vraiment inespérés.
Ils se contentèrent donc    de tout bordéliser
D'affirmer qu'ils savaient    ce que le peuple voulait

De crier à tue-tête    qu'au sein de l'assemblée
Ils détenaient tous seuls    la légitimité
Et que Dame Marianne    avait été violée.
Détestation commune    n'est pas majorité.
C'est le sens premier de    l'article 49.3
Ceux qui ne l'ont pas compris    resteront à jamais
De vulgaires figurants ,    de simples fiers-à-bras.

 

 

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Moi, Carlus, slameur

Publié le par Carlus

 

Après avoir essayé sans succès la poésie romantique, puis le haïku, voilà que j'attaque le Slam ! Peut-être est-ce dans ce style que mes mérites seront, enfin, reconnus !

Le slam peut se définir comme un poème protestataire sans forme précise composé de phrases très courtes et de rimes ridicules. Ca tombe bien, je suis assez doué pour la rime ridicule.

Le slam ne parle pas d'amour, ni du ciel, ni du printemps, ni de la rosée du matin sur les fleurs des champs. Il faut bien avoir ce point à l'esprit  pour apprécier mon premier jet !


 

Moi, quand j'étais petit 
Ma mère m'a souvent dit
Que j'étais une bandit
Mais voilà aujourd'hui
Maintenant j'ai grandi
J'ai beaucoup réfléchi.

C'est vrai c'est dur la vie
Ca peut vous rendre aigri
Mais avec un fusil
Et une machette aussi
Certains s'en sont sortis
Pourquoi pas moi hein, dis ? 

On me dit incivique
Quand je fous la panique
On me traite de cynique
Quand j'exhibe le fric
Tiré de mon trafic.
C'est une question d'optique
Pourquoi m' chercher des tics ?
Ah merde, voilà les flics
Ils sont vraiment sadiques

Ils me prennent par l'épaule
Et ils me foutent en taule
Pour des petites babioles
Comme tentative de viol
Ou incendie d' bagnole.
Dix-huit mois dans cette geôle
Je ne trouve pas ça drôle
Cette société m' désole !

Mais quand je sortirai
tu verras, j'écrirai
un bouquin à succès
où je dénoncerai
cette merde de société
qui punit à l'excès
les braves garçon comme moué !

Carlus, slameur 

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Les jolies colonies de vacances

Publié le par Carlus

 

 

 

 

Les jolies colonies de vacances
Merci Daesh, merci Isis
Tous les ans, je voudrais que ça recommence
You kaïdi aïda aïdi 

Je vous envoie cette requête
Car je me suis fait capturer
Nous sommes tous des Français honnêtes
Nous voulons être rapatriés.

Qu’avez-vous à nous reprocher ?
Quelques Yazidis massacrés ?
Quelques chrétiens crucifiés ?
Des esclaves sexuelles violées ?

 Refrain

Ah qu’est-ce qu’on a pu s’amuser
A torturer et à brûler
Des mécréants et des pédés
Et des paysans désarmés !

Maint’nant tout ça c’est terminé
Tranquillement on veut rentrer
Au pays des allocations
Jusqu’à la prochaine saison.

Les jolies colonies de vacances
Merci Daesh, merci Isis
Tous les ans, je voudrais que ça recommence
You kaïdi aïda aïdi

 

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Le fruit des fendues

Publié le par Carlus

 

Admirer une œuvre religieuse de Michel-Ange et croire dans un premier temps que l'on sait où est le fruit défendu...

Le fruit des fendues

 

... puis se concentrer sur la seconde d'après et trouver où est le fruit des fendues

Le fruit des fendues

 

Merci qui ? Merci Carlus !

Et au fait, tous droits réservés, évidemment !

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Haïkus : mes débuts

Publié le par Carlus

Ca y est, j'ai trouvé ma vocation ! J'aurais du y penser avant ! Je laisse tomber la poésie romantique et je deviens à partir de ce jour un adepte du Haïku, forme poétique issue du Japon et définie comme un "petit poème extrêmement bref visant à dire l'évanescence des choses".

Pour commencer, voici une sélection de Haïkus de mon cru, (qui l'eut cru, Lustucru, poil au cul!)

  

 

Volodimir et Vladimir
Sont dans le même  bateau.
Qui tombera à l'eau ?

 

Marine aime sa famille
et  offre un beau parti
A une de ses nièces

 

Pendant la reconquête
Eric a mis enceinte
Sa derniè-re conquête 

 

 

 

 

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Rappelle-toi, Bà Bà Là

Publié le par Carlus

 

 

 

 

 

 

Rappelle-toi Bà Bà Là
Il faisait chaud ce jour-là
Et tu marchais d'un pas léger
Jeune, élégante, épanouie
Ton sac Chanil sous tes aisselles
Sous un soleil de canicule

Rappelle-toi Bà Bà Là
C'était Boulevard Sébastopol
Pas loin de la porte Saint Denis
Je t'ai croisée sur le trottoir
Tu m'as regardé et souri
Et moi aussi je t'ai souri

Quel quiproquo, Bà Bà Là !
Toi qui ne me connais pas
Mais qui me prend pour un micheton
Un amateur de prostituées
En quête de sexe tarifé !

Et moi qui ne te connais pas
Mais qui sait bien qu'une jeune chinoise
Déambulant sur le boulevard
En souriant aux vieux messieurs
A toutes les chances d'être prostituée.

Le sais-tu, ô Bà Bà Là ?
Si tu n'avais pas été une pute
Peut-être qu'on se serait aimé !
Ah oui mais... quelle connerie la vie !
Si tu n'avais pas été une pute
On ne se serait jamais croisé
Car tu serais restée au pays. 

 

Carlus ( poète romantique)

 

 

 

 

 

 

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Manu et le pot au lait

Publié le par Carlus

 

Manu, réélu président
Face à des gens fort indigents
Etait sûr d'avoir sans encombre
De députés en très grand nombre
Pour lui permettre d'exercer
Seul, son mandat réitéré.

"L'affaire sera rondement menée"
Pensait le président surdoué
"Il ne sera pas difficile
De promettre de tout changer
A ceux qui trouvent cela utile
Mais en même temps ne rien changer
Car d'autres pourraient s'en offusquer."

Dès lors, confiant et sûr de lui,
Il appelle Poutine son ami
Puis va rencontrer Zelenski
Avant d'se rendre en Moldavie.
"Après cela, j'irai aussi
Bientôt m'occuper du Liban
De la Chine et de Taiwan.

Les résultats sont arrivés.
Oh, quelle énorme déconvenue !
Les veaux (la vache !) ont mal voté
La majorité est perdue
Les pleins pouvoirs ont disparu
Et notr' Jupiter président
Se retrouve Gros Jean comme devant !

 

Carlus 

 

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Demande en mariage

Publié le par Carlus

En période de vacances et plus encore en pleine campagne électorale de merde, on profite pour faire du rangement. Et savez-vous ce que je découvre en le faisant ? D'anciens écrits de jeunesse  à l'époque où j'étais un poète romantique.   

Dans ce petit poème, un jeune homme amoureux taquiné par les muses, tente de convaincre sa dulcinée que ses intentions sont pures et qu'elle a tort de se montrer méfiante.

 

Ô ma mie, mon amour, laisse-moi te baiser
La main et la joue, en galant chevalier.

Mon amour, ma promise, viens coucher avec moi,
Sur un beau parchemin, les mots de nos émois.

Ma mie, ma dulcinée,  laisse-moi te tirer
De ce triste célibat où l'on t'a enfermée.

Aimerais-tu, ma reine,  te faire mettre par moi
Une jolie bague au doigt  et faire de moi ton roi ?

Oui ?  Mais d'abord, ma mie, il faut te pénétrer
De l'idée toute simple qu'avant notre hyménée,

J'y tiens absolument, il te faut écarter
La très curieuse idée que je suis obsédé !

 

Carlus ( poète romantique)

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