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Les vieux amants

Publié le par Carlus

 Les vieux amants. Non non, pas  ceux de Brel, ceux de Carlus !  

Ma bien-aimée, ma chère amie
Ma tendre épouse nonagénaire
En ce beau jour anniversaire
de cette vie de monotonie
Je veux te le dire aujourd’hui :
Tu es devenue mon repère
l’unique centre de ma vie.
Car mon exercice quotidien
mon parcours de marathonien
consiste à faire un tour complet
sans aucune pause et sans arrêt
de ta très grande circonférence
de ton énorme corpulence.

Mon tendre amour, mon bien-aimé
Mon cher époux atrabilaire
Je suis heureuse de contribuer
à sauvegarder ta frêle santé.
Mais puis-je te confier un secret ?
En te voyant tourner autour
de mon corps et de mes atours
Je n' puis m’empêcher de penser
au temps béni de ma jeunesse
où tu contournais ces mêmes fesses
le cœur et le corps plein d’ardeur
sans l’aide d’un déambulateur.

Ma tendre épouse hypertrophiée
J’ai perdu, je le reconnais
un peu de cette rigidité
de cette belle virilité
qui fit ma joie et ma fierté.
Mais en toute objectivité
Peux-tu vraiment me reprocher
de rester mou quand il faudrait
être acrobate pour te sauter
ou alpiniste pour te grimper
au risque de voir mon cœur lâcher ?

Mon tendre amoureux grabataire
je comprends bien ton anxiété
Mais il faudra hélas t’y faire
Ce projet est bien trop osé
pour ta petite perche nécrosée
Le temps s’en va emportant tout
y compris nos rêves les plus fous
Et aujourd’hui ton petit bout
Est devenu beaucoup trop mou
pour faire trait d’union entre nous.

 

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Mon oraison funèbre

Publié le par Carlus

Après tout, ça va bien arriver un jour et on n'est jamais mieux servi que par soi-même !


 

Ombre parmi les ombres en route vers l’enfer,

Carlus s’est dévêtu de sa tunique de chair.

Amis, ne pleurez pas ! Ainsi désincarné,

Il est parti rejoindre sa très longue lignée !

 

Durant son bref passage, il préféra souvent

Les amours contingentes aux nobles sentiments,

La société actuelle et sa médiocrité

Aux belles indignations dont l’enfer est pavé.

 

Il croisa dans sa vie des poètes maudits,

Et d’antiques romanciers de grande renommée

Qui lui firent la grâce de se confier à lui

Pour enrichir sa vie d’un peu d’éternité.

 

Si vous l’avez aimé, chers amis en sursis,

Au fond de votre mémoire, il restera en vie.

Si ce n’est pas le cas, ne soyez pas sévères

S’il vous a offusqués, c’est parce qu’il fut sincère !

 


 

 

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J'en ai marre, marabout !

Publié le par Carlus


J'en ai marre, marabout,
Mare de boue, marre de tout
De ce bout de chemin dont on connaît le bout,
De cette fière chandelle brûlée par les deux bouts
Qu’on te doit malgré tout.
Marre de savoir qu'un jour il faudra tout quitter
Pour répondre à l'appel que tu m'auras lancé
J'en ai marre, vieux gredin
J'en ai marre à l'idée que tout ça ait une fin

J'en ai marre, marabout
Mare de boue, bout d' ficelle
Une ficelle un peu grosse : d'abord un bout de vie,
Puis en contrepartie, ta sinistre compagnie
Et ton rire effrayant jusqu'à la nuit des temps
Avec de temps en temps, comme seul divertissement
Quelques échos lointains de notre vie d'antan
De rires de femmes et de comptines d'enfants
Qui deviennent inquiétants, déformés par le temps.

J'en ai marre, marabout
Dis-moi, je t'en supplie : que vas-tu faire, après
Leur avoir accordé ce petit bout d'essai,
Des gens qui ont rempli mon enfance et ma vie,
Des gens qui sont un jour devenus mes amis
Des femmes que j'ai aimées , des enfants qui sont nés
De mes amours passées ?
J'en ai marre, vieux sorcier
Je n'supporte pas l'idée qu'ils puissent te rencontrer !

J'en ai marre, marabout
Me diras-tu un jour, avant qu'je sois tenu
De partager leur sort,
Ce que sont devenus tous ces gens que j'aimais
Qu'un jour tu as sommé de te suivre sans délai
Dans le royaume des morts ?
Dansent-ils avec toi la danse des macchabées ?
Sont-ils à tes côtés encore capables d'aimer ?
Se souviennent-ils parfois de ceux qu'ils ont laissés ?

J'en ai marre, Thanatos
J'en ai marre à l'idée
D’être un jour invité
À tes lugubres noces

J'en ai marre, marabout !

 

 

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Le pendu et le perdant

Publié le par Carlus

 

Horoscope d’un pendu

Et Nostradamus et Rombure,
Et tous les devins réputés
Ont été par toi fréquentés
Pour savoir ta bonne aventure ;
Ils ont prédit que tu serois
Un jour plus haut que tous les rois.

Et voici qu’on te mène pendre !
N’ont-ils pas dit la vérité ?
Car tu t’en vas si hautement,
Que nul ne peut si haut prétendre.

Guillaume BOUCHET, poète français (1513-1594)

 

Amertume d'un perdant

Et Alain Mink et Attali
Et autres mentors d’économie
Ont été par toi consultés
Pour savoir sur qui collecter
l’impôt sans courir de danger ;

Ils t’ont dit de faire porter
tout le poids sur les retraités
sur les moutons non syndiqués
qui ont toujours tout accepté
Et n’aiment pas trop manifester

Maintenant que tu es humilié
Tu penses qu’ils se sont tous trompés.
Mais ils ont dit la vérité :
C'est bien de moutons qu'il s'agissait
oui mais de moutons enragés !

Carlus, blogueur plagiaire

Le pendu et le perdant

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Naufrage et incendie

Publié le par Carlus

NAUFRAGE

Dédale criait à son fils,
Afin de lui donner courage
«Vole comme je t'ai appris,
Suis toujours la moyenne plage» ;


Mais Icare, proche du naufrage,
Disait: «Je ne suis plus en l'air ;
Ne m'apprends donc plus à voler,
Montre moi plutôt comme on nage.»

Guillaume BOUCHET , poète  (1513-1594)

 

INCENDIE

Attali disait "écoute bien,
Pour gouverner, il faut qu'tu grimpes,
Comme Jupiter en haut d' l'Olympe
Là où nul ne pourra t'atteindre" ;

Mais Emmanuel lui répondit:
"Il s'agit là d'un incendie;
Il ne sert à rien de grimper,
Dis-moi plutôt comment l'éteindre."

Carlus,  blogueur plagiaire

Carlus

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Monologue d’abstentionniste

Publié le par Carlus

A la manière de...

 

Voter… ou s’abstenir : Telle est la question. Y a-t-il plus de civisme à voter pour le candidat de la chance insolente, ou bien à crever l’abcès de ma colère en choisissant le chaos ?

S’abstenir… ou même voter pour elle et dire que par ce geste nous mettons fin à la chance insolente de l’élu désigné et aux projets des arrivistes qui tournent autour de lui.

C’est là un dénouement qui me réjouirait le coeur. Le chaos, le cauchemar, la peur et l’angoisse dans les yeux des donnés gagnants !

Ooh, je suis dans l’embarras et dans la confusion. Car sur quel avenir pourrait déboucher ce geste qui nous débarrasserait d’un seul coup d’un seul de la douce étreinte de tout ce auquel nous avons toujours cru ?

Il faut se détourner de cette pensée. Qui, en effet, voudrait supporter la peine et le mépris de nos pères sacrifiés, l’injure de l’oppresseur, la régression de la pensée, l’injustice érigée en loi, l’arrogance du pouvoir, et les rebuffades que le mérite résigné reçoit d’hommes indignes, tout cela juste pour assouvir une simple rancoeur ?

Qui voudrait aller dans une région inexplorée, réputée dangereuse et d’où nul voyageur n’est sûr de revenir, juste pour venger l’humiliation faite à nos favoris égocentriques et puérils ?

Doucement, maintenant, il faut que je me calme ! Ah, voici la belle Marianne… Marianne, ma bien-aimée, connais mes doutes et mes cauchemars mais souviens-toi toujours que je t’aime.

 

William Carlus

 

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C'était le temps des grandes décisions

Publié le par Carlus

A la façon de... (je m'essaie au pastiche)

 

Et quand vint le temps des grandes décisions et des grandes projections, tous se présentèrent à la face des hommes.

Il y avait les  grands Protestataires, les objecteurs et les ligueurs, le maître des insoumis et les rebelles, les doctrinaires et dissidents de tous canaux et de toutes obédiences ;

Se présentèrent les faux précurseurs et les vrais censeurs, les tenants du bruit et de la fureur et ceux de la pureté virginale de la race,  tous de triste mémoire  dans les songes des humains car dans la mémoire de l'homme coulaient encore des torrents de sang

 

Puis arriva le grand Modérateur – homme du Nord et d'ailleurs, venu d'ici et de là-bas, homme du Milieu et du Centre porté par la Fortune - tête haute et  et talons bas, costume cintré doublé satin,

et le sourire en coin aux portes du pouvoir: «  Que l’on ménage, sur la Rotonde, le vin nouveau pour nos amis, et pour les filles aux tresses nouées, le kir royal  aux lèvres ingénues et la joie jusqu'aux grandes rues droites menant au palais… »

 

Saint John Carlus

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Haïkus présidentiels

Publié le par Carlus

 

Cécile à son miroir :

Serai-je aussi Joly

que le fut Mamère ?

__________________

Jean-Luc est ambitieux

En plus d'être PdG

Il veut être Président

 ___________________

Jean-Marie est colère 

"Marine nous Trump", dit-il.

Marion, elle, attend son heure

 _____________________

François se dit : "Ma foi

Souvent sondage varie

Bien fol est qui s'y fie"

_______________________ 

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La fatma et la burka

Publié le par Carlus

C'est sans doute la fable la plus courte de la Fontaine : deux strophes de six vers.

C'est beaucoup trop court ! J'en ai rajouté une troisième de mon cru. Que Jean me pardonne !

 

Le coq et la perle

 

"Un jour un coq détourna

Une perle qu'il donna

Au beau premier lapidaire.

"Je la crois fine, dit-il;

Mais le moindre grain de mil

Serait bien mieux mon affaire.

 

Un ignorant hérita

D'un manuscrit qu'il porta

Chez son voisin le libraire.

"Je crois, dit-il qu'il est bon;

Mais le moindre ducaton

Serait bien mieux mon affaire."

 

Une jeune Fatma arriva

Dans un pays qui lui donna

Ses grands principes égalitaires.

"Merci, dit-elle, mais tant qu'à faire

Les vêtements de ma grand-mère

Seraient bien mieux mon affaire."

 

 

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Poésie très romantique : Ma main

Publié le par Carlus

Et puis dans la catégorie Poésie romantique, il y a aussi ce site de poésie que je suivais de loin, animé par de gentilles poétesses romantiques. Elles organisaient régulièrement des concours avec thèmes imposés.  Un jour, je tombe sur un concours  sur le thème "La MAIN, promesse d'amitié sincère et de caresses sensuelles"
 
Je n'ai pas pu résister au plaisir de leur envoyer mon projet. 
 
A MA MAIN 

A toi qui me fis découvrir mes premiers émois
Quand la sensualité naissante s'éveillait en moi

A toi, l'aventurier qui partais explorer
Dans des lieux désertés ou des salles de ciné
Les zones douces et humides que voulaient me cacher
Les filles que j'embrassais dans mes tendres années.

A toi, l'avant-garde qui, tant de fois, partis
Déclencher l'incendie puis, la tâche accomplie,  
Laissas courtoisement à la lance du pompier 
L'honneur et le plaisir d'éteindre le foyer.

A toi, l'arrière-garde à qui j'ai demandé
De finir au débotté le travail bâclé
Par excès d'émotion ou par précocité
Et de sauver ainsi mon honneur menacé.

A toi, éternelle suppléante, bonus additionnel
A toi, la veuve Poignet, de toutes la plus fidèle
Compagne de luxure et amante optionnelle
Reçois donc ici ma gratitude éternelle
 
Carlus, poète romantique
 

 
 
PS : je n'ai pas eu le succès escompté :-) .  Un seul commentaire qui me disait en substance "Vous devriez persévérer"
 
                                                               

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