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Le vingt, dès l’aube...

Publié le par Carlus

Trump, suite et fin (enfin...j'espère)


 

Le vingt, dès l’aube, à l'heure où finit la castagne
Je partirai. Vois-tu, mon business m’attend.
J’irai me réfugier, loin de la foire d'empoigne,
Dans la haute Trump Tower avec femme et enfants.

Je passerai la journée face à ma grande télé,
A regarder, furieux, le vieillard endormi
Se vanter d'occuper le poste qu'il m'a volé
Et se faire applaudir par toute sa chienlit.

Puis j'irai préparer une bien plus grave affaire,
Car quand j’arriverai aux portes de l'enfer
Je veux, sans transiger, à Satan demander
De me rendre le poste qu'il m'a aussi volé.

Carlus Hugo

 

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Je suis le Président, le triste, l’inconsolé

Publié le par Carlus

 

Je suis le Président, le triste, l’inconsolé,
Mon pouvoir de nuisance a été aboli 
Et désormais pour moi la bannière étoilée
Porte le Soleil noir de la Mélancolie.

Petit peuple en souffrance qui est venu m’aider
A prendre le Capitole - la Maison blanche aussi -
Quitte ces lieux qui plaisent tant à mon cœur désolé,
Fuis ces réseaux sociaux devenus ennemis.

Suis-je encore un Winner pour mon petit Baron ?
Mon front est rouge de honte et mon cœur à la peine
D'être le champion battu de la race aryenne.

J’ai postulé deux fois aux fucking  élections
La première fois, surprise, j'ai été embauché
La seconde, oh my God, j'ai été licencié !

Carlus de Nerval

 

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La nostalgie d'Eden

Publié le par Carlus

 

Que sont tous ces gens devenus
De gilets jaunes et noirs vêtus
Qui saccageaient ?
Est-ce Dame Hivers qui a poussé
La foule déjà bien clairsemée
A s’abriter ?

Ou est-ce le diable couronné
Tout droit sorti des temps passés
Qui nous fait peur ?
Voici le temps des apeurés
Après celui des indignés
Et des brailleurs !

Nos lamentations et clameurs
Arrivent jusqu’au Créateur
Qui nous répond :
Craignez-vous le poison lui-même
Ou l’antidote qu’on vous amène
Trop rapidement ?

Nous avons tous perdu mémoire
Que nous avons quitté un soir
Le paradis
En emportant la maladie
Mais également le beau fruit
qui la guérit.

 

La nostalgie d'Eden

 

 

 

 

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Merci aux complotistes

Publié le par Carlus

 

Merci mon cher blogueur, qui m'apprend que Covid,
Ce Coronavirus créé sur notre sol
Et transporté en Chine dans le dessein morbide
De revenir chez nous pour prendre son envol,
Va dépeupler la terre par un grand génocide

Merci aux complotistes

Merci  patriote qui m'apprit que le vaccin
Créé par Big Pharma et le gouvernement
A pour unique objet de tuer l’Européen
Pour procéder ensuite à son grand remplacement
Sur une terre désertée jusque dans ses confins

Merci aux complotistes

Merci retraité qui m'informe que ce bazar,
-Maladie, confinements et réanimations-
N'a qu'un seul objectif : tuer tous les vieillards
Afin de leur voler leurs petites pensions
Pour financer bien sûr la grande corruption.

Merci aux complotistes

 

 

Bravo au Marseillais, qui sut dès l'origine
Que la fin de partie de cette petite grippette
Grace au breuvage magique d'hydroxychloroquine,
D'une grande renommée ferait sonner les trompettes
Prometteuse d'un futur Prix Nobel de médecine

 

 

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Petite Marie écolo

Publié le par Carlus

A mes filles,  écolos depuis toujours (et parfois naïves)

Sur l'air de Petite Marie de Cabrel . 


Petite écolo, je pense à toi
Parce qu’avec tes manifs et ta voix
Avec tes utopies, voulais-tu vraiment ça ?
Tous ces drôles de combats ?

Petite furie, c’est qui tes ennemis ?
Sauver la planète mais contre qui ?
Contre les "flics de Vichy" ? contre la démocratie ?
Contre l’histoire du pays ?

Je les écoute et les braves gens entre eux
Ne parlent que de ça
De ces passéistes qui voudraient se chauffer
Au charbon de bois.
De délinquants qui défilent avec eux.

Petite écolo, maintenant je sais
Un peu de quoi l’enfer sera pavé
Nous parler de climat et puis aller flatter
Les pires minorités.

Petite furie, aujourd’hui, je combats
Non pas le monde auquel tu crois
Mais contre ces zombies qui se cachent derrière toi
Et se servent de toi.

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Fable : Amazon, le rat et le godemiché

Publié le par Carlus

Fable : Amazon, le rat et le godemiché


 Pour dire ce que j'en pense, j'ai demandé à mon pote Jean de m'aider. Vous ne m'en voudrez pas ?  

 

Amazon, le rat et le godemiché

Il faut, autant qu'on peut, obliger tout le monde :
On a souvent besoin de jouets sexuels chez soi.
Mais de cette vérité, cette histoire fera foi
Qu'en ce bas-monde, hélas, la bêtise abonde.

Des dépôts d'un grand centre dénommé Amazon
Un colis contenant la commande spéciale
D'une jeune femme subissant un confinement total
Attira l'attention d'un gros rat triste et con.

Il s'agissait, bien sur, vous l'aurez deviné
D'un colis contenant un banal godemiché
Destiné à offrir à une belle esseulée
Des moments de plaisirs dans sa vie confinée.

Cette commande légitime et somme toute très normale
Provoqua le courroux de la gent animale.
Ignorant les bienfaits de la sexualité
Le rat se mit en grève contre les godemichés.

La preuve est ainsi faite que les rats sont ennemis
Des plaisirs de la chair, des plaisirs de la vie,
Qu'ils voudraient décider et régenter nos vies
Et nous conduire à terme dans leur triste paradis

Carlus de La Fontaine

 


 

 

 

 

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Poésie : la Chloroquine, ça m'enquiquine

Publié le par Carlus

Ca avait commencé comme Je me balance de Barbara mais ça a fini en cacahuète. Pardon !

Moi, j' m’en balance,
L’histoire de Chloroquine
Ca m'enquiquine
J’ai pas confiance
Car je n’aime pas du tout
Le look de savant fou

Si ça se trouve demain mardi
Je changerai peut-être d’avis
Mais aujourd’hui on est lundi

Moi, j’fais confiance
Aux travaux de la science
Aux expériences
Ma préférence
Aux chercheurs inconnus
Plutôt qu’aux vieux gourous

Tout bien réfléchi, mercredi
J'aurai peut-être un autre avis
Mais on est mardi aujourd’hui 

J' fais pas confiance
Aux médocs recyclés,
De circonstance
J’ai pas confiance
En ceux qui ont trouvé
Avant d’avoir cherché

Peut-être bien que demain jeudi
Je changerai encore d’avis
Mais aujourd'hui c’est mercredi

Certains balancent
Entre vieilles croyances
Et puis voyance
Moi j’ai d’la chance
Je vis dans un pays
Où tout se vérifie.

Sauf que peut-être vendredi
Il ne me restera comme avis
Qu’un bref faire-part de fin de vie.

 

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Poésie : Covid 19 vu par Saint John...

Publié le par Carlus

En période de confinement, on s'amuse comme on peut.  On peut par exemple s'amuser à pasticher... Saint John Perse. Son souffle épique et grandiose convient si bien aux grandes catastrophes !


 Covid-19


Fils de la Faucheuse furent les grands virus en marche sur la Terre.

Casqués de plume et haut-troussés, couronnées de piques délétères,

Comme les terribles Gorgones coiffées de leurs vipères,

Comme la Mort foulant le sol au seuil de nos demeures,

Ils arrivèrent d'Asie dans le souffle de nos frères,

Et peuplèrent d'immense malheur l'avril des grandes nations !

Et je n'ai garde d'oublier leur piétinement au seuil des salles de

réanimation :

Poison ô poison, par la toux et la goutte jusqu'à nous projeté,

Malheur ô malheur, par le sang animal sur notre sol importé !

Ce sont des fleuves de larmes versées

Ce sont des morts par charretées

De grands convois d'âmes pour l'Enfer

Une grande hécatombe pour nos vieux peuples genoux à terre

 

Saint-John Carlus

 


 

Pour ceux qui persistent malgré tout à préférer Alexis Léger à Carlus, voici un extrait original de son long poème qui évoque les pluies tropicales

Sœurs des guerriers d'Assur furent les hautes Pluies en marche sur la Terre :

Casquées de plume et haut-troussées, éperonnées d'argent et de cristal,

Comme Didon foulant l'ivoire aux portes de Carthage,

Comme l'épouse de Cortez, ivre d'argile et peinte, entre ses hautes plantes apocryphes...

Elles avivaient de nuit l'azur aux crosses de nos armes,

Elles peupleront l'Avril au fond des glaces de nos chambres !

Et je n'ai garde d'oublier leur piétinement au seuil des chambres d'ablution :

Guerrières, ô guerrières par la lance et le trait jusqu'à nous aiguisées,

Danseuses, ô danseuses par la danse et l’attrait au sol multipliées !

Ce sont des armes à brassées

Ce sont des filles par charretées

Une distribution d'aigles aux légions

Un soulèvement de piques aux faubourg pour les plus jeunes peuples de la terre

Saint-John Perse ("Pluies" extraits)

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Poésie : le grand confinement

Publié le par Carlus

J'ai des circonstances atténuantes : le grand confinement me monte à la tête. Hugo (mon boss)  me pardonnera, j'en suis sûr !

Lorsque sans gant, sans masque, échevelé, livide
Au milieu de la foule, la tête lourde et le corps las
Carlus se fut enfui de devant le Covid,
Comme le soir tombait, l’homme inquiet arriva
Devant un restaurant de grande réputation ;
Sa femme épuisée et ses fils fatigués
Lui dirent : « Entrons ici pour prendre une boisson
L’endroit parait festif et bien achalandé »
Regardant l'intérieur, comme à son habitude
Carlus leva les yeux en signe de lassitude
Et vit l’oeil du Covid, entre deux ornements,
En train de l'observer dans l’ombre fixement.


« Trop fréquenté », dit-il avec un tremblement.
Il bouscula ses fils hagards et sa femme lasse,
Et se remit à fuir, sinistre dans l’espace.
Il marcha sans arrêt, sans se soucier du temps.
Il allait, muet, pâle et frémissant aux bruits,
Furtif et sans trêve, sans regarder derrière lui,
Sans repos, sans sommeil ; il atteignit un pré
Avec un beau jardin protégés par des murs
« Arrêtons-nous, dit-il,  cet endroit est très sûr.
Car le Covid ici n’a pas pu pénétrer. »
Mais  comme il s’asseyait, dans son champ de vision
Il vit l’oeil du Covid au fond de l’horizon.


Alors il tressaillit en proie au noir frisson.
« Cachons-nous ! » cria-t-il ; Rentrons à la maison
Je veux rester tout seul ! Fermez toutes les portes
Et aussi les fenêtres ! Seule ma santé m’importe !
Et veuillez calfeutrer la plus petite fissure
Comme dans un sépulcre, ce sera bien plus sûr,
Rien ne me verra plus, je ne verrai plus rien. »
On l’enferma chez lui, et Carlus dit « C’est bien ! »
Puis il s’installa seul, devant son écran plat.
Mais sur toutes les chaînes, on ne parlait que d'ça.
Il détourna les yeux, mais Coronavirus
Etait sur tous les murs et regardait Carlus.

 

 

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Quand je serai bien vieux...

Publié le par Carlus

... je plagierai Ronsard !

Quand je serai bien vieux, au soir, à la chandelle,
Assis auprès du feu, radotant en pensant
A ma jeunesse passée et à tous ces instants
Où la vie était belle et les femmes sensuelles,

Se trouvera-t-il alors, parmi les assistantes
Une petite nouvelle assez compatissante
Pour venir me relire quelques-uns des billets
Que j'écrivais jadis, juste pour m'amuser ?

Je serai sur cette terre comme un fantôme sans os
Attendant tristement l'éternel repos
Et seuls quelques écrits diront que j'ai cueilli 
Pendant qu'il était temps, quelques roses de la vie.


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