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femme

Rêve post-mortem : mes ex

Publié le par Carlus

 

La semaine dernière, à la radio, à l'occasion de la mort de Trintignant, un flot de noms me rappellent des souvenirs lointains...

Vadim, par exemple ! Ce type-là a épousé, tenez-vous bien, Brigitte Bardot, Jane Fonda, Catherine Deneuve, Marie-Christine Barrault et quelques autres que j'oublie !
Et à sa mort, les photos dans la presse les montraient toutes autour de sa tombe en train de discuter entre elles, le visage grave, comme de vieilles copines. Que peuvent bien se dire entre elles les ex d'un défunt ?

J'imagine Marie, mon ex-femme, Cynthia, Mado et la garce autour de la tombe du pauvre Carlus. Avec ces quatre-là, ça dégénérerait rapidement, telles que je les connais...


 

Marie:
Le pauvre, il est toujours resté un petit peu amoureux de moi. En fait je suis la seule femme qui ait vraiment compté pour lui...

La garce :
Oui bien sûr, "un petit peu amoureux de vous" ! Comme il est un petit peu mort maintenant, on peut lui prêter tous les sentiments qu'on veut, il ne risque pas de démentir ! Moi, je sais qu'un an après notre rupture, je lui ai passé un coup de fil et il a rappliqué dare-dare ! Tout le monde ici ne peut pas en dire autant !

Marie:
Je parlais d'amour, Madame, pas de fesses !

La garce :
Je comprends parfaitement que vous n'ayez pas envie de parler de fesses, vu l'état des vôtres, Madame, et croyez que je compatis sincèrement !

Mado :
Mais arrêtez enfin, un peu de respect pour le mort ! Vous vous trompez toutes les deux, c'était un type qui ne croyait PAS en l'amour, il me l'a dit lui-même ! Pour lui la femme idéale, c'était une bonne copine avec qui on couche ! Et les deux années que nous avons passées ensemble ont été les plus belles de sa vie, il me l'a confié au moment de mon départ !

Cynthia :
Je ne veux pas vous enlever vos illusions, ma chère, mais ça c'est un copain à lui qui lui a mis ça dans la tête ! Il lui confiait qu'il n'était pas amoureux de vous et l'autre lui a répondu " Tu aimes discuter avec elle ? Tu aimes coucher avec elle ? Oui ? Alors tu es amoureux, mon vieux, ne cherche pas midi à quatorze heures ! "

La garce :
Oui, je vous crois volontiers sur ce point, car ses copains avaient une grande influence sur lui ! Il leur faisait une entière confiance et finalement il n'était vraiment heureux qu'avec eux ! Chaque fois que je voulais l'énerver, je lui demandais " Avec tes potes, vous ne seriez pas un petit groupe de pédés refoulés, par hasard ? " Ca le mettait hors de lui, hihihi !

Mado :
Ah oui, il m'a raconté ça ! La grande classe, bravo ! C'est bien vous qu'il a qualifiée sur un de ses blogs de "pouf vulgaire et agressive", n'est-ce pas...?

La garce :
C'était du dépit amoureux ! Car de moi il n'était pas seulement "un petit peu" amoureux, voyez-vous ?

Marie:
Amoureux de vos fesses, tout au plus ! Il a toujours soupçonné que vous étiez infidèle et, tel que je le connais, il était incapable d'aimer une pute !

La garce :
C'était avec mon ex-mari, ça ne compte pas ! D'ailleurs vous, ça vous est bien arrivé de coucher avec lui quelques fois après votre divorce ! 

Cynthia :
Arrêtez de vous disputez pour rien ! Il est mort maintenant ! Et puis c'était un gros macho, qui sous une apparence cool, voulait tout régenter autour de lui et décider pour les autres. C'est pour cela, d'ailleurs, que cela n'a pas marché avec nous quatre...

La garce :
C'est vrai, il était un peu comme ça ! Mais comme avec tous les gros machos, il suffisait de jouer au petit oiseau blessé et de se blottir dans ses bras pour obtenir de lui ce qu'on voulait !

Marie:
Oui, il avait un côté un peu paternaliste ! Il se défendait de l'être mais en fait il n'était vraiment attiré que par les femmes fragiles !

Mado :
Vous voulez dire : comme Vadim ? Le genre de mec qui aime des femmes fragiles et dépendantes, qui les aident à s'affirmer mais qui cesse de les aimer quand elles deviennent autonomes et veulent avancer toutes seules ?

Cynthia :
Vous savez quoi ? Je viens de me rendre compte d'un truc...

La garce :
Quoi encore ?

Cynthia :
C'est quoi, la probabilité pour que nous ayons vraiment ce genre de discussion ?

Marie:
A part dans ses rêves, probabilité à peu près nulle...

Cynthia :
Ben justement, où sommes-nous, en ce moment ?

(Elles se regardent toutes les quatre, les yeux écarquillés)

Mado
Oh, mon Dieu, ce n'est pas nous qui parlons en ce moment, c'est lui !

Les quatre :
Merde, nous sommes dans son rêve ! Barrons nous, les filles !!!

Elles s'enfuient en courant

Carlus (il ouvre les yeux) :
Les filles, restez encore un peu, je vous en prie ! J'aimerais bien que vous ayez de bonnes relations entre vous. Comme les ex de Vadim !

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Fake news : Jules César homosexuel ?

Publié le par Carlus


On croit souvent que la fake news est née récemment. Que les "révélations" sur l'homosexualité de Macron ou sur le changement transgenre de sa femme sont des créations de notre siècle et de ses réseaux sociaux. Il n'en est rien !

Les quolibets que le grand Jules César a dû supporter toute sa vie illustrent que la fake new crapuleuse inventée pour discréditer un ennemi politique existe depuis fort longtemps.

On peut résumer la chose ainsi : à la base, Jules César, comme tous les conquérants débordant de testostérone, est un homme à femmes. En plus de ses quatre mariages, de son histoire avec Cléopâtre et de sa liaison avec Servilia, la mère de Brutus, on lui connaît de nombreuses conquêtes féminines. D’ailleurs quand il rentrait à Rome après une campagne militaire, les Romains annonçaient son retour avec humour de la façon suivante :
"Romains, surveillez vos épouses, le chauve adultère est de retour"

Mais une autre particularité sexuelle était mise en avant par ses ennemis : celle d'une prétendue homosexualité, qui a pour origine l’histoire suivante :
En 80 av. J.C., le jeune et ambitieux Caius Julius Caesar est envoyé, avec le titre d’ambassadeur, en Bithynie (en Turquie actuelle) pour convaincre le roi Nicomède IV d’aider l’armée romaine à assiéger l’île de Lesbos. Il se trouve que ce Nicomède avait la réputation d’être un homme qui aimait les hommes.
La rumeur raconte que César a mis trop longtemps à convaincre le roi, qu’on l'a vu très souvent en sa compagnie privée et surtout qu’on l’aurait vu en train de verser lui-même du vin dans la coupe de Nicomède, ce qui était un signe de soumission féminine. Il n’en fallait pas plus pour que certains affirment que Jules César avait eu une relation homosexuelle avec le roi Nicomède. Et qui plus est, humiliation suprême,  dans la position passive.

Jamais avéré, ce soupçon d'homosexualité suivit César toute sa vie et fut la source d'innombrables plaisanteries et attaques politiques en dessous de la ceinture. Parmi les quolibets et les surnoms qu'on lui attribuait, il y a :
- Planche de la litière royale
- Reine de Bithynie
- Étable de Nicomède
- Rivale de la reine
- César a vaincu les Gaulois, Nicomède a vaincu César
- César, le mari de toutes les femmes et la femme de tous les maris

Même ses soldats chantaient régulièrement des chansons satiriques et grivoises sur ce sujet.

 

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Et pourquoi pas Valérie ?

Publié le par Carlus

Et pourquoi pas Valérie ?

Elle fut la surprise des primaires des Républicains. A présent que tous les grands candidats sont connus et alignés sur le ligne de départ, il faut choisir.  Et pourquoi pas elle comme prochaine présidente ? 

J'y vois plein d'avantages. En vrac :

- La France ne doit pas être la dernière grande puissance à désigner une femme à sa tête

- Contrairement à Macron et Zemmour, elle appartient à un grand parti de gouvernement. Ras-le-bol des aventuriers solitaires !

- Elle est entourée dans son parti de ténors, de gens de qualité avec qui elle doit composer. Ras-le-bol des partis de groupies totalement soumis à un gourou,  comme LFI ou le RN

- Les femmes de droite au pouvoir surprennent plus souvent que les hommes par leur charisme et leur autorité (Thatcher, Merkel,...) 

- Elle a (jusqu'ici !) refusé de se soumettre au diktat de Ciotti, l'ami de Zemmour, et lui a rappelé que c'était elle la cheffe ! 

- Il semblerait qu'à peine sa désignation officialisée, elle a déjà dépassé Zemmour dans les sondages et se retrouve au même niveau que Marine Le Pen, ce qui est un bon début. 

- Elle est Européiste, libérale et, en même temps, tient un discours plutôt ferme sur l'islamisme et sur l'immigration.

Pour moi le président idéal serait un homme ou une femme, en l'occurrence une femme, de la droite républicaine ou de la gauche social-démocrate, européiste convaincu, démocrate sincère (refusant toute forme d'alliance avec des  populistes et des démagogues)  défenseur du libéralisme économique et de l'équilibre budgétaire, et déterminé à mettre un frein,  dans le respect des valeurs humanistes et philosophiques de l'Occident, à la pression qu'exercent l'islam et l'immigration incontrôlée sur nos sociétés.

Je sais, je sais : 

You may say I'm a dreamer
But I'm not the only one
I hope someday you'll join us
And the world will be as one (1)


 PS (1) : Euuhhh...cher lecteur,  cet extrait ne doit pas vous conduire à penser que j'adhère aux paroles de la chanson pacifiste la plus stupide du monde : Imagine de John Lennon

 

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Ielle (1) est une femme libre

Publié le par Carlus

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ielle (1) n'aime pas le patriarcat

Ielle est une femme libre

Libre de choisir sa religion

Libre de l'afficher en portant un voile religieux, signe de pureté, de  pudeur et de soumission à un Dieu mâle

Libre aussi, pour être cohérente, de baisser pudiquement les yeux en face d'un homme, comme le recommande le Livre sacré

Libre de rester vierge jusqu'au mariage

Libre d'accepter de partager son mari avec trois autres femmes

Libre d'accepter que ses fillettes soient mariées à 12 ans

Libre de voir son fils amputé d'une main, s'il a volé une pomme

Libre de se faire lapider, si son mari affirme qu'elle a commis l'adultère

Libre de dénoncer et de faire condamner à mort une chrétienne qui a bu dans un puit réservé aux musulmans

Libre de ne pas pouvoir se déplacer dans un lieu public sans être accompagnée d'un homme de sa famille

Libre d'être maudite par tous les anges du ciel si elle refuse une relation sexuelle à son mari

Libre d'être transformée en singe ou en truie si elle écoute de la musique

Bref, ielle est une connasse qui a la chance de vivre dans la région la moins patriarcale du monde, mais ielle ne le sait pas !

 


 

PS (1) : Oui "ielle" , car selon le Petit Robert, on peut utiliser IEL au masculin ou IELLE au féminin ! Du coup à quoi ça sert ?

 

 

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Rokhaya la Parisienne

Publié le par Carlus

Rokhaya la ParisienneDans le monde entier existe le mythe de la "Parisienne" : une jeune femme jolie, mince, insouciante voire frivole, élégante, les bras souvent chargés de paquets griffés haute couture… Bref un idéal de séduction féminine à la française.

Mais Rokhaya ne l’entend pas de cette oreille. Elle est elle-même parisienne et constate que  cette femme ne lui ressemble pas. C’est plus qu’elle n’en peut supporter. Elle prend donc sa caméra et propose à France 3 Paris-Ile-de-France un reportage pour dénoncer cette imposture. J’ai regardé ce reportage. Il se décompose en quelques grands chapitres dénonçant le caractère mensonger des principales caractéristiques de la Parisienne idéalisée.

Rokhaya la Parisienne

 

1) la Parisienne est blanche

Pour démonter ce cliché absurde, Rokhaya va trouver trois influenceuses parisiennes, l’une noire, l’autre d'origine maghrébine et la dernière d'origine asiatique, les interroge tour à tour et ensemble elles arrivent tout naturellement à la conclusion que c’est une imposture que de présenter la Parisienne comme une blanche.

 

 

 

2) la Parisienne est mince

Là encore, aucune difficulté pour trouver une jeune femme obèse, une autre naine (et de surcroît en chaise roulante), et après les avoir écoutés, arriver à la conclusion que présenter la Parisienne comme une femme mince et en bonne santé, alors qu'elles, elles ne le sont pas, est une véritable arnaque intellectuelle.

3) la Parisienne est une séductrice hétérosexuelle

Démonter ce lieu commun est chose facile  : elle invite Alice Coffin qui nous explique (si j’ai bien compris,  car elle parle trop rapidement !) que l’hétérosexualité est une invention créée de toutes pièces par le patriarcat. Et que si d'aventure la pauvre Parisienne avait été hétérosexuelle, elle serait à cette heure violée, battue et tuée par son conjoint, donc pas disponible pour jouer les mythes glamours.

Et voilà donc notre Parisienne idéalisée débarrassée de son fardeau hétérosexuel.

Je crois bien qu’il y a eu d’autres facettes de la Parisienne dénoncées par Rokhaya. Mais c’était trop de nouveautés à intégrer pour moi en une seule soirée. J'ai fini par m'endormir devant la télé. A rêver d'une Parisienne qui aurait le sourire crispé de Rokhaya, un Indice de Masse Corporelle de 128 et qui nourrirait depuis toujours une détestation des hommes. Il est sûr que comme ça la Parisienne fera rêver les femmes du monde entier.

 

 

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Les compliments non genrés d'Ulysse

Publié le par Carlus

Cette année-là, j’avais dû accepter, je ne sais plus pourquoi,  de passer mes vacances en famille chez ma belle-mère.  Je me suis emmerdé comme un rat mort ! Même pas pu passer un peu de temps avec mes enfants complètement accaparés par elle. Trois semaines au cours desquelles j’ai eu le temps de me taper l’Iliade et l’Odyssée version intégrale miraculeusement trouvés dans sa bibliothèque entre deux "Prière miraculeuse à saint Expedit" et "Psaumes pour guérir les malades"!

Et c’est dans l’Odyssée, que j’ai trouvé ce compliment curieux à plus d’un titre, que j’ai immédiatement noté dans mon calepin et que je voudrais soumettre à votre réflexion :

(Contexte : Ulysse, rescapé d’un naufrage est allongé sur le rivage, épuisé. Il est nu, sale et hirsute. Quand arrive la princesse Nausicaa, il se cache derrière un buisson, puis…)

"… le divin Ulysse sortit des broussailles. De sa main vigoureuse, il arracha un rameau feuillu pour cacher sa virilité et, tout nu qu’il était, adressa à la belle Nausicaa ce discours habile et doux : – Es-tu reine, déesse ou mortelle ? Si tu es mortelle, trois fois heureux ton père et ta vénérable mère ! Trois fois heureux tes frères ! Mais plus heureux encore celui qui t’ayant comblée de cadeaux, t’emmènera dans sa maison ! Jamais je n’ai vu de mortel, homme ou femme, aussi beau ! Je suis saisi d’admiration ! Avant toi un jour à Delos, devant l’hôtel d’apollon, j’ai vu semblable beauté : un jeune palmier et mon cœur fut, comme aujourd’hui, saisi ! Comme lui, je t’admire, ô femme, et mon cœur est saisi !"

Voici donc la question que me pose ce compliment : Non, non, ce n’est pas qu’il ait eu besoin d’un "rameau feuillu" pour cacher sa virilité ! Ce genre de vantardise a toujours eu cours chez les hommes et, comme je n’ai plus 16 ans, je ne vais pas vous raconter qu’à sa place je l’aurais plutôt enroulé autour de ma cuisse !

Non, ce qui provoque ma réflexion est plutôt ceci : pour faire son compliment à la belle Nausicaa, Ulysse compare sa beauté à celle de toutes les femmes ET de tous les hommes qu’il a rencontrés auparavant. Comment comprendre cela ? Le divin Ulysse aurait-il voyagé à voile et à vapeur ? Selon moi l’hypothèse est crédible car un hétéro pur porc ne fait pas ce genre de compliment à une femme. Parce que dans la vision d’un hétéro, même quand la société le pousse à affirmer que " la femme est un homme comme les autres", les critères de la beauté féminine sont trop différents de ceux de la beauté masculine pour qu’une telle expression lui vienne à l’esprit. Parce que pour un hétéro, les canons de la beauté féminine tournent autour de l’harmonie, des courbes et de la grâce pour ne pas dire de la fragilité, alors que ceux de la beauté masculine sont plutôt associés aux notions de force brute, de formes abruptes, ou de muscles saillants. Parce que pour un hétéro, il y a des "beaux mecs" et de "belles femmes" mais pas de "belles personnes" en général.

Mais bon, jusque la, admettons je sois à côté de la plaque ! Je sens que je ne vous ai pas convaincu. Vous vous dites qu'on est dans la Grèce antique… qu'il ne faut pas juger ce genre de choses avec le regard de notre siècle… ! Ok !

Mais quand on entend ensuite Ulysse comparer l’émotion qu’il éprouve devant la beauté de Nausicaa avec celle qu’il a ressentie DEVANT UN JEUNE PALMIER, on ne peut pas ne pas être perplexe ! Que peut-il bien vouloir dire par là ? A mon avis pas de doute possible : Ulysse ne compare PAS la beauté de Nausicaa à celle d’un végétal. Le jeune palmier en question symboliserait plutôt, selon moi, un éphèbe en érection ! Ou même mieux : symboliserait une érection tout court ! Et vous remarquerez, d’ailleurs, que les expressions qu’il emploie pour dire ce qu’il a ressenti sont "j’admire" et "mon cœur fut saisi", sentiment que l’on ressent rarement devant une plante verte !

Bon, je ne sais pas si je vous ai convaincu, mais pour moi, les choses sont claires : Ulysse le brave, Ulysse le fier, Ulysse qui, à la question " qui es-tu, noble étranger ? », répondait toujours en relevant le menton et en bombant le torse : " je suis Ulysse, fils de Laerte et roi d’Ithaque, mes ruses sont connues des hommes et ma gloire est montée jusqu’aux cieux », Ulysse, donc, avait une tendance à la bisexualité.

Refoulée, peut-être, car si son long voyage de retour à Ithaque a été émaillé de  nombreuses aventures amoureuses,  aucune d'entre elles ne concernait des hommes.

Oui, je sais, vous vous en foutez qu’Ulysse ait pu manger à tous les râteliers et vous me direz d’aller me faire voir chez les Grecs !
Mais je vous rappellerais qu’on parle d’Ulysse, là, quand même ! Un des héros auxquels je me suis identifié au cours de ma jeunesse ! Cela m’oblige à réinterpréter plein de rêves que j’ai pu faire à l’époque !

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Mauvaise haleine et libido

Publié le par Carlus

Il y a des périodes comme ça où de petites choses désagréables vous  déprime plus que de raison.

Comme ce rendez-vous chez l'opticien le matin à l’ouverture. J'ai mal dormi. Je suis d'une humeur massacrante. En plus on me fait attendre. L’opticienne de service, une jeune femme banale, pas très avenante vient me contrôler la vue. Elle est un peu essoufflée. Ma tête posée sur l’appareil est à une vingtaine de centimètres de la sienne. Elle respire fort et je sens son haleine à travers son masque. C’est l’haleine d’une femme le matin dans son lit. Je fais l’hypothèse qu’elle était en retard et qu’elle a quittée chez elle précipitamment sans manger et sans se brosser les dents, ce qui explique qu'elle soit essoufflée. Et cette mauvaise haleine (pas si mauvaise que ça, en fait) déclenche curieusement dans ma mémoire des impressions agréables. Cette odeur qui me trouble c’est... l’haleine du matin d’une femme avec qui on a passé la nuit pour la première fois.

Quand la nuit s’est bien passée, la "mauvaise haleine" du matin est indissociable du plaisir que l’on a éprouvé durant la nuit.  C’est une ratification de la période d’essai, une attestation de compatibilité sexuelle, un certificat de complicité corporelle. Une odeur intime qui ravive le plaisir et donne envie de recommencer.

Mais bon, à part une envie -très théorique et très respectueuse !- d’embrasser cette jeune femme, c’est la nostalgie qui m’envahit. L’idée un peu triste que tous ces petits plaisirs de la vie -les premières fois, les sensations nouvelles, les découvertes- appartiennent désormais au passé et aux souvenirs. Il y a un temps pour tout. 

Ca faisait longtemps que je n'avais pas eu envie intime d'embrasser une femme. Ca me rassure un peu, mais je sens que ça va m'arriver de plus en plus rarement.

 

 

 

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Métamorphoses d'une mégère

Publié le par Carlus

 2006

"As-tu pensé à descendre la poubelle ? !"
La femme qui me parle ainsi sur un ton sec et autoritaire, cher lecteur, est la femme de ma vie. Je ne vis avec elle que depuis un an mais elle a envahi ma vie et effacé mon passé. Une petite brune austère dont la sévérité des traits est à peine atténuée par de grands yeux candides. 
Son caractère autoritaire et acariâtre et les nombreuses disputes qui occupent le plus clair du temps que nous passons ensemble auraient dû faire de ma vie un calvaire.
Mais il n’en est rien, mes amis. Cette femme est, en dépit de tout cela, l’amour de ma vie et je n’imagine pas une seconde pouvoir aimer une autre femme qu’elle. Car, voyez-vous, cher lecteur, cette femme, en apparence banale, a une particularité étonnante. Contrairement à toutes ces créatures étranges qui attendent la tombée de la nuit pour se transformer en créatures maléfiques, ma belle se métamorphose quand vient la nuit en un ange auréolée de lumière.
Le rituel est immuable : tous les soirs, après un bref passage dans la salle de bains, elle entre dans la chambre l’air grave, la tête penchée, affairée à enlever ses boucles d’oreilles. Puis elle les pose soigneusement dans un écrin de nacre, se place devant le miroir, défait son chignon austère et lâche ses longs cheveux noirs qu’elle brosse quelques secondes. Puis elle se tourne et avance vers moi.

Et c’est là, à ce moment précis, cher lecteur, que la première phase de la transmutation a lieu. La mégère acariâtre a disparu pour laisser place à un ange immaculé, virginal dans sa tunique blanche décorée de petites fleurs printanières, son abondante chevelure auréolée de lumière (est-ce le reflet de la lampe sur le miroir ? Je n'en sais rien et peu importe, cher lecteur incrédule). Son regard se remplit de douceur et ses gestes deviennent délicats et attentionnés. Et rien de ce qui faisait sa personnalité diurne ne subsiste. Il ne reste que la douceur de ses gestes, l’éclat de son regard et son sourire de madone.
Elle vient s’allonger contre moi quelques fois sans rien dire, d’autres fois en me susurrant des mots qui me troublent, des mots qui embrasent ma mémoire et chaque pore de ma peau. Et c’est là que survient la deuxième phase de la métamorphose, cher lecteur. L’ange immaculé et virginal devient une déesse de l'amour me faisant l’offrande sublime de sa sensualité.

" Mon bien-aimé parle et me dit : Lève-toi, mon amie, ma belle, et viens ! Mon bien-aimé est à moi, et je lui appartiens."

Une femme qui retrouve des attitudes ancestrales et des mots qui remontent à la nuit des temps.

"Je suis à mon bien-aimé et vers moi se porte son désir".

Des mots simples qui me transportent hors du temps et me projettent sur les remparts fortifiés de Jérusalem, dans les jardins suspendus de Babylone ou dans la tente dépouillée d’un conquérant mongol.

"Lève-toi, aquilon ! Souffle, vent d’autan ! Soufflez sur mon jardin, et que les parfums s’en exhalent ! Que mon bien-aimé entre dans son jardin et qu’il mange de ses fruits succulents !"

Des mots et des gestes qui dégagent tant de sensualité que l’univers tout entier ne suffirait pas à la contenir.

"Je me suis assise à l’ombre de mon bien-aimé et j’y ai pris plaisir et son fruit est doux à mon palais".

Des mots qu’elle murmure à mon oreille dans l’obscurité de la nuit qui se confondent avec les rêves immémoriaux de mes gènes.

Au petit matin, une fois retrouvées nos personnalités diurnes, je la regarde et je m’interroge… Ces mots que j’entends sont-ils bien ceux qu’elle prononce ou est-ce moi qui les imagine dans son regard et sur ses lèvres ?

Et dans nos petits matins blêmes, dans ce décor de formica, trivial et médiocre, juste avant la prochaine dispute, je m’approche d’elle et la prends dans mes bras. Je la regarde. Et elle lit dans mes yeux :

Toi qui apparais comme l’aurore,
Belle comme la lune, pure comme le soleil,
Mais terrible comme des troupes sous leurs bannières,
Tu m’as ravi le cœur, ma douce, ma bien-aimée.
Tu m’as ravi le cœur par ton regard.
Que de charme ont tes amours, ma femme, ma bien-aimée !
Ton odeur est plus douce que tous les parfums,
Plus exquis que tous les aromates !
Tes lèvres, ma bien-aimée, distillent le miel.
Et ton souffle a la fraîcheur des montagnes du Liban".

 



Ps : toutes les citations sont extraites du Cantique des cantiques de Salomon.

 

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Maîtresse… d’elle-même

Publié le par Carlus

 

La première fois que j’ai succombé à la tentation délicieuse et coupable de l'aventure extra-conjugale, c’était avec Muriel, une femme pourtant plutôt froide et autoritaire. Ca m'est arrivé après dix ans de fidélité. Dix ans de mariage et pas une tromperie ! Que celui (ou celle) qui a fait mieux me jette la première pierre ! Le défi ne s’adresse, bien sûr, qu'aux personnes de la vraie vie, celles dont la chair est faible, celles qui ne savent pas résister à la tentation, celles qui n’ont qu’une vie et qui se demandent tout le temps si elles ne sont pas en train de la gâcher ! Et qui en se demandant cela, la gâche peut-être...!

Enfin, bref, c’était une "Supervisor Manager" d'un gros cabinet d'audit, détachée dans mon service pendant deux mois pour suivre et contrôler le respect des nouvelles procédures que nous étions en train de mettre en place.
36 ans, divorcée, pulpeuse, vêtements un peu austères mais moulants, le port un peu rigide, le regard assuré, la répartie un peu garce, ne baissant jamais les yeux devant un regard insistant, sachant évoluer en milieu hostile sans se laisser marcher sur les pieds, voilà l’impression toute professionnelle que j’eus d’elle après une semaine.

Elle restait au bureau relativement tard, autour de 20 heures parfois, ce qui fait que nous nous retrouvions tous les deux seuls au 4e étage et que nous discutions un peu avant de nous en aller. De boulot au début, puis de plus en plus de choses et d’autres, émission de télé, actualités…

Un jour, au cours d'une conversation banale, elle me dit qu’elle s’était acheté une console de jeux et qu’elle passait une grande partie de ces week-ends à y jouer. Cette petite confidence sans conséquence me troubla. J'étais troublé qu'elle me parle de sa vie personnelle, qu'elle dévoile une fragilité, qu'elle me fasse savoir indirectement qu'elle vivait seule... Etait-ce une ébauche d'esquisse d'autorisation de lui faire des avances ? Mais quoi ? peut-être aussi que je me trompais du tout au tout... Je décidai de me lancer prudemment en lui rappelant que j’étais marié (puisque de toute façon elle le savait ) et que j'étais un bon père de famille. Vous voyez le genre ? "Ah oui ? Une Game Gear ? C'est le cadeau à la mode. Ma femme envisage d’en offrir une à notre fille aînée pour la Noël ! Moi, je ne sais pas si c'est de son âge, je veux d'abord voir ce que c'est, je ne sais pas du tout de quoi ça parle, ces trucs !" 

J’obtins comme réponse : "Hé bien, passez chez moi un de ces jours, je vous ferai une démonstration et vous verrez que vos craintes ne sont pas du tout fondées."

Ô mon Dieu ! Elle n’avait pas terminé sa phrase que je compris que j’avais une énorme envie d’elle, une gigantesque envie de sexe avec elle, avec une autre femme que ma femme ! Je l’aimais pourtant, la mère de mes enfants, et je n’avais pas envie de lui faire de la peine, pas envie de l’humilier, pas envie de la tromper ! Mais il me venait comme une évidence que ce n’était pas possible que je n’ai de relations sexuelles qu’avec elle pour le reste de ma vie ! Il m’apparaissait que ce n’était pas dans l’ordre des choses qu’un homme, que moi en l’occurrence, je ne fasse plus désormais l’amour qu’à une seule et unique femme et de surcroît à une femme dont je connaissais tellement le corps, et dans ses moindres recoins, dont je connaissais tellement les réactions à chaque caresse, à chaque position que, paradoxalement, il n’y avait plus d’émotion possible avec elle !

Ne m’en veuillez pas, chères lectrices qui me faites la grâce de me lire, je sais bien que vous désapprouverez la suite de cette histoire et que vous penserez que les hommes sont des êtres frustes et grossiers, mais pour moi, ce soir-là, c’est l’amour conjugal qui me paraissait hygiénique et dénué de sentiments et l’amour extraconjugal qui me semblait porteur d’émotions, de douceurs sensuelles et de plaisirs divins.

Je pris quelques jours pour habituer ma femme à l’idée que je rentrerais tard les jours suivants en lui racontant que de gros clients nous avaient mis la pression pour avoir leur dossier avant la fin du mois sous peine de nous retirer la mission, que cela signifiait des réunions de travail très tard le soir à prévoir bientôt et que j’en avais marre et que j’envisageais sérieusement de démissionner ! La pauvre chérie m’apporta avec tendresse son soutien, m’assura qu’elle partageait mes soucis, m’encouragea à réfléchir avant de prendre une décision aussi grave.

Quelques jours après, je me retrouvai chez Muriel pour une démonstration de Game Gear ! Je me souviens d’une légère odeur de friture quand elle m’ouvrit sa porte. Elle commença par me faire la visite de son bel appartement, coquet et bien rangé : le salon, le coin cuisine, le petit balcon… Au moment où elle me montrait sa chambre, à la vue de son lit un peu défait, je n’ai pas pu résister à la tentation de la prendre dans mes bras. Elle s’est laissée faire avec passivité et sensualité.

Ah quel bonheur ! Quel bonheur de toucher une femme pour la première fois, de caresser un corps que vous n’aviez pas le droit de toucher quelques secondes auparavant ! Quel bonheur d’ouvrir le corsage d’une femme et de découvrir son ventre, de dégrafer son soutien et de voir ses seins lourds offerts à vos caresses, à vos baisers, à vos suçons. Quel bonheur de s’allonger sur le lit d’une femme tout en l’embrassant, de lui caresser le corps en se dirigeant lentement vers son sexe. Quel bonheur de lui toucher le sexe à travers la culotte et de palper la douce humidité de son désir. Quel bonheur d’enlever la culotte d’une femme en train de vous embrasser et qui ne fait rien pour vous aider, à part soulever légèrement le bassin pour rendre la chose possible. Aaah, Quel bonheur, quel plaisir de voir et de sentir une femme s’abandonner avec une sensualité lascive à votre désir impatient ! Quel plaisir de la voir réagir au moindre de vos gestes, de sentir ses cuisses s’écarter sur un simple effleurement de vos doigts, de la voir ouvrir la bouche pour vous offrir ses lèvres juste parce que vos lèvres sont à portée des siennes !

Je lui fis l’amour avec fougue et passion, désireux de profiter pleinement de ma vie sexuelle enfin retrouvée, mais aussi avec tendresse, soucieux de ne pas lui donner le plus petit motif de penser que je la traitais en "maîtresse d'un homme marié".

Elle me fit un ultime cadeau en me lançant une bordée de mots grossiers au moment où elle atteignait le summum de son plaisir. Un cadeau, non pas parce que j’aime entendre des grossièretés pendant l’amour, mais parce qu’il était évident que cela échappait à sa volonté et qu’elle les aurait volontiers contenus si elle avait eu le moindre contrôle sur elle-même. Un cadeau, parce qu’il était important pour moi, à ce moment-là, d’être certain que je pouvais faire jouir une autre femme que la mienne.

Une fois nos sens apaisés, je restai allongé un moment sur le lit, elle blottie contre moi, tous les deux en train de fumer. Il était déjà 23 heures passées, il allait falloir que je m’en aille… Mais le sentiment de mélancolie et de culpabilité post-coïtus propres aux grands naïfs (dont je suis) me paralysait un peu : n’y-avait-il pas là un énorme malentendu ? Peut-être était-elle amoureuse de moi ? peut-être pensait-elle que j’allais quitter ma femme pour elle ? Mon Dieu, dans quelle situation me suis-je mis ?  Pauvre petite, il allait falloir lui dire avec beaucoup de tact que ça avait été une belle aventure mais que la vie est quelque fois cruelle avec les gens qui s'aiment et que…

C’est elle qui me ramena à la raison : " Houla, il est déjà onze heures ! Il faut que tu y ailles, ta femme va s’inquiéter !"

- Euh... oui,  oui, je vais y aller ! On se revoit quand ?

- On ne se revoit pas. Ma mission se termine la semaine prochaine.

 

 

Maîtresse… d’elle-même

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Lettre à mon psy : les féministes d'aujourd'hui

Publié le par Carlus

Cher Docteur,

C’est une grande victoire que je veux vous annoncer aujourd’hui : Je crois avoir trouvé ce matin d’où vient ma difficulté à comprendre et à communiquer avec les femmes d'aujourd'hui.

Pour suivre vos instructions, j’ai mis sur papier les réflexions qui me sont venues à l’esprit, en attendant de m’allonger bientôt sur votre divan.

Oh mon Dieu, comme je suis impatient de vous en parler de vive voix !

En préalable, je voudrais vous dire que mon problème n’a rien à voir avec l’homosexualité refoulée que vous avez évoquée la dernière fois. Je vous demande donc instamment, Docteur, d’abandonner cette piste de recherche qui ne fait qu’augmenter mon angoisse au lieu de l’atténuer.

Voilà, j’ai compris une chose très importante ce matin sous la douche : si dans ma vie, je n’ai pas aimé les femmes qui m’aimaient et aimé les femmes qui ne m’aimaient pas, c’est à cause de mon père. Et peut-être aussi à cause de ma mère.

En effet, j’ai eu une illumination ce matin : les années passant, je ressemble de plus en plus à mon père : mêmes tics de langage, même gestuel et, peut-être aussi, si ça se trouve, même vision des femmes, partiellement en tout cas.

Or, pour mon père, l’humanité féminine était divisée en DEUX catégories de femmes : les Saintes et les Autres.

Dans la catégorie des Saintes figuraient de droit sa mère et ses grands-mères, par exception des femmes exceptionnelles comme Yvonne de Gaulle, et par tolérance sa propre femme (ma mère).

Toutes les femmes qui ne figuraient dans la catégorie des Saintes étaient donc reléguées dans la catégorie des Autres. C’est-à-dire, des femmes intéressées, calculatrices, menteuses comme des arracheuses de dents, infidèles, mauvaises mères, nymphomanes, féministes, j’en passe et des meilleures !

Notons au passage que paradoxalement, pour une raison qui reste inconnue à ce jour, c’est avec les femmes de la deuxième catégorie (les Autres) qu’il passait le plus clair de ses loisirs, délaissant de ce fait la seule Sainte qu’il avait sous la main, à savoir sa femme (ma mère).

Mais pour moi les choses ne s’arrêtent pas là.

Car ma mère, entre deux crises de jalousie hystérique contre son mari volage, entreprit très tôt de m’éduquer dans le respect des femmes pour éviter que je ne devienne un "voyou coureur et menteur" comme mon père.

Et pour ce faire, ma mère m’expliqua tout au long de mes longues années de jeunesse, qu’il y avait DEUX catégories de femmes : les honnêtes femmes et les Autres ! Dans la catégorie des honnêtes femmes figuraient de droit sa mère et ses sœurs, par exception des femmes exceptionnelles comme Mireille Mathieu, et par tolérance quelques-unes de ses amies d’enfance.

Toutes les femmes qui ne figuraient dans la catégorie des honnêtes femmes étaient donc reléguées dans la catégorie des Autres. C’est-à-dire, les voleuses de maris, les maîtresses, les femmes intéressées, calculatrices, menteuses comme des arracheuses de dents, infidèles, mauvaises mères, nymphomanes, féministes, j’en passe et des meilleures !

Voilà pourquoi, Docteur, après avoir fait la synthèse des différents courants de pensées qui influencèrent ma vision du monde en général et des femmes en particulier, je suis arrivé à la conclusion qu’il est possible de distinguer DEUX catégories de femmes parmi celles qui ont jalonné ma vie :

- D’une part celles qui m’ont aimé : les saintes, les honnêtes femmes,  les "fiancées", les bonnes cuisinières, les petites femmes d’intérieur, celles qui pleurent quand on hausse le ton, et qui haussent le ton  quand on salit le salon qu'elles viennent de nettoyer, bref, un peu les traditionalistes qu'on trouve  aujourd'hui dans la Manif pour tous.

- Et d’autre part celles que j’ai aimées : hhhmmm... les voleuses de maris, les maîtresses, les femmes intéressées, les calculatrices, les menteuses, les infidèles, les nymphomanes, les dominatrices, celles qui vous draguent avec gourmandise et vous plaquent sans préavis, bref, les féministes qui partaient à la conquête du monde et du mâle avec sensualité et détermination !

Vous comprendrez aisément, Docteur, mon désarroi quand je vois ce que les plus médiatiques d'entre elles sont devenues aujourd'hui : de simples lesbiennes haïssant les hommes, et les haïssant non pas dans l'objectif de prendre du plaisir à les faire souffrir, ni de les utiliser pour arriver à leurs fins, ni même pour les mettre à leurs pieds en esclaves soumis à leurs désirs, mais avec l'objectif avoué de vivre entre elles, sans aucun contact avec les hommes, refusant même d'écouter les poèmes et la musique pourtant souvent composés pour elles. Pour leurs congénères, en tout cas. 

Vous comprenez bien, Docteur, que tout ceci explique la défiance et même -n'ayons pas peur des mots- la crainte que m'inspire la gent féminine d'aujourd'hui. 

 

 

 

 

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