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La Mère-Patrie contre la Liberté

Publié le par Carlus

Les Américains ont une statue de la liberté mondialement connue. 

La Mére-Patrie contre la Liberté

 

Les Russes ont de leur coté une statue de la Mère-Patrie ( "la Mère-Patrie appelle") . 

La Mére-Patrie contre la Liberté

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un peu vénère, quand on la regarde de près

La Mére-Patrie contre la Liberté

 

 

 

 

 

 

 


 

La propagande russe ( non officielle, quoique...)  n'a pas pu résister à l'envie de les faire se rencontrer.  Je vous laisse découvrir la fin.

 

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Nostalgie : Le fils de pute

Publié le par Carlus

 

Dans l’île tropicale de mon enfance, il n’y avait de la prostitution que sur le port. Une prostitution sordide et occasionnelle destinée aux marins en transit. Ca a bien changé depuis. Aujourd’hui des organisations mafieuses venues de Haïti ou de la République dominicaine alignent dans les rues sombres de la capitale des dizaines de prostituées parlant espagnol ou créole haïtien. Mais à l’époque (très lointaine) de mon enfance, il n’avait pas de prostitution visible dans le centre-ville. Au pire, des "putains" (insulte que les femmes, surtout, s’échangeaient entre elles). Mais pas de prostituée professionnelle.

Mais un regard m'a rappelé qu'il y a en avait une. Une seule. Ca m’est revenu récemment en croisant le regard d’un petit garçon avec sa mère. Il y avait une prostituée dans la ville. Une seule. Tout le monde "savait" qu’elle l’était. Et de fait, elle en avait l'apparence : une mulâtresse au parler vulgaire, la quarantaine fatiguée, les yeux cernés, mal maquillée. Tout le monde "savait" qu’elle se prostituait, mais personne ne la couvrait d'opprobre. Car disait-on, elle faisait cela pour élever dignement son enfant, un jeune garçon de mon âge. Et de fait, son fils, qu’elle tenait toujours par la main quand elle allait en ville faire son marché quotidien, était toujours propre, bien coiffé et bien vêtu : pas de vêtement sale ni rapiécé, ni trop grand ni trop petit.

Quand, pendant les vacances scolaires, debout dans l’entrée de la boutique de mes parents, je les voyais passer, mon regard croisait le sien et je ressentais une sorte de sympathie réciproque entre nous. On se ressemblait : look de garçon sage, blanc de peau (ce qui, dans une société post-coloniale, signifiait à priori, niveau social au dessus de la moyenne) cheveux noirs bien coiffés avec une raie sur le côté, short court, chaussettes avec les chaussures.

Je ne lui ai jamais parlé, mais je ne l'ai pas oublié et j’ai souvent pensé à lui au cours de ma vie.
Je me suis souvent demandé ce que pouvait bien être la vie d’un garçon dont la mère est, au vu et au su de tous et dans une petite ville où tout le monde se connait, une prostituée ? Pas moyen de se fâcher avec des camarades d’école sans se voir immédiatement lancer au visage l’insulte "fils de pute" avec ricanement annexe " Ah tiens mais au fait, c’est vrai que tu en es un, hahaha !!". Pas question d’être le petit ami affiché d’une jeune fille de bonne (et même de moins bonne) famille. Avait-il eu une adolescence tourmentée par l’idée obsessionnelle que son père n’avait été qu’un marin client de passage de sa mère. Ou, peut-être encore, une jeunesse troublée par un amour fusionnel pour cette mère aimante et possessive qui ne lui lâchait jamais la main ?

Longtemps, en pensant à lui, me revenait la phrase de Poil de carotte "tout le monde n’a pas la chance d’être orphelin".
Aujourd’hui, les débats autour de la PMA m’ont convaincu qu’un enfant n’a besoin que de l’amour d’une mère pour s'épanouir.

Oui, mais... même d'une mère prostituée ? même d'une mère méprisée par une société qui a comme modèle de mère une Sainte Vierge immaculée et asexuée ? Peut-être, j’en sais rien.

 

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Lettre à mon psy : les féministes d'aujourd'hui

Publié le par Carlus

Cher Docteur,

C’est une grande victoire que je veux vous annoncer aujourd’hui : Je crois avoir trouvé ce matin d’où vient ma difficulté à comprendre et à communiquer avec les femmes d'aujourd'hui.

Pour suivre vos instructions, j’ai mis sur papier les réflexions qui me sont venues à l’esprit, en attendant de m’allonger bientôt sur votre divan.

Oh mon Dieu, comme je suis impatient de vous en parler de vive voix !

En préalable, je voudrais vous dire que mon problème n’a rien à voir avec l’homosexualité refoulée que vous avez évoquée la dernière fois. Je vous demande donc instamment, Docteur, d’abandonner cette piste de recherche qui ne fait qu’augmenter mon angoisse au lieu de l’atténuer.

Voilà, j’ai compris une chose très importante ce matin sous la douche : si dans ma vie, je n’ai pas aimé les femmes qui m’aimaient et aimé les femmes qui ne m’aimaient pas, c’est à cause de mon père. Et peut-être aussi à cause de ma mère.

En effet, j’ai eu une illumination ce matin : les années passant, je ressemble de plus en plus à mon père : mêmes tics de langage, même gestuel et, peut-être aussi, si ça se trouve, même vision des femmes, partiellement en tout cas.

Or, pour mon père, l’humanité féminine était divisée en DEUX catégories de femmes : les Saintes et les Autres.

Dans la catégorie des Saintes figuraient de droit sa mère et ses grands-mères, par exception des femmes exceptionnelles comme Yvonne de Gaulle, et par tolérance sa propre femme (ma mère).

Toutes les femmes qui ne figuraient dans la catégorie des Saintes étaient donc reléguées dans la catégorie des Autres. C’est-à-dire, des femmes intéressées, calculatrices, menteuses comme des arracheuses de dents, infidèles, mauvaises mères, nymphomanes, féministes, j’en passe et des meilleures !

Notons au passage que paradoxalement, pour une raison qui reste inconnue à ce jour, c’est avec les femmes de la deuxième catégorie (les Autres) qu’il passait le plus clair de ses loisirs, délaissant de ce fait la seule Sainte qu’il avait sous la main, à savoir sa femme (ma mère).

Mais pour moi les choses ne s’arrêtent pas là.

Car ma mère, entre deux crises de jalousie hystérique contre son mari volage, entreprit très tôt de m’éduquer dans le respect des femmes pour éviter que je ne devienne un "voyou coureur et menteur" comme mon père.

Et pour ce faire, ma mère m’expliqua tout au long de mes longues années de jeunesse, qu’il y avait DEUX catégories de femmes : les honnêtes femmes et les Autres ! Dans la catégorie des honnêtes femmes figuraient de droit sa mère et ses sœurs, par exception des femmes exceptionnelles comme Mireille Mathieu, et par tolérance quelques-unes de ses amies d’enfance.

Toutes les femmes qui ne figuraient dans la catégorie des honnêtes femmes étaient donc reléguées dans la catégorie des Autres. C’est-à-dire, les voleuses de maris, les maîtresses, les femmes intéressées, calculatrices, menteuses comme des arracheuses de dents, infidèles, mauvaises mères, nymphomanes, féministes, j’en passe et des meilleures !

Voilà pourquoi, Docteur, après avoir fait la synthèse des différents courants de pensées qui influencèrent ma vision du monde en général et des femmes en particulier, je suis arrivé à la conclusion qu’il est possible de distinguer DEUX catégories de femmes parmi celles qui ont jalonné ma vie :

- D’une part celles qui m’ont aimé : les saintes, les honnêtes femmes,  les "fiancées", les bonnes cuisinières, les petites femmes d’intérieur, celles qui pleurent quand on hausse le ton, et qui haussent le ton  quand on salit le salon qu'elles viennent de nettoyer, bref, un peu les traditionalistes qu'on trouve  aujourd'hui dans la Manif pour tous.

- Et d’autre part celles que j’ai aimées : hhhmmm... les voleuses de maris, les maîtresses, les femmes intéressées, les calculatrices, les menteuses, les infidèles, les nymphomanes, les dominatrices, celles qui vous draguent avec gourmandise et vous plaquent sans préavis, bref, les féministes qui partaient à la conquête du monde et du mâle avec sensualité et détermination !

Vous comprendrez aisément, Docteur, mon désarroi quand je vois ce que les plus médiatiques d'entre elles sont devenues aujourd'hui : de simples lesbiennes haïssant les hommes, et les haïssant non pas dans l'objectif de prendre du plaisir à les faire souffrir, ni de les utiliser pour arriver à leurs fins, ni même pour les mettre à leurs pieds en esclaves soumis à leurs désirs, mais avec l'objectif avoué de vivre entre elles, sans aucun contact avec les hommes, refusant même d'écouter les poèmes et la musique pourtant souvent composés pour elles. Pour leurs congénères, en tout cas. 

Vous comprenez bien, Docteur, que tout ceci explique la défiance et même -n'ayons pas peur des mots- la crainte que m'inspire la gent féminine d'aujourd'hui. 

 

 

 

 

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