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Cinéma de confinement

Publié le par Carlus

Encore un mois, au minimum , de confinement à supporter. Et ces cons qui décident juste à ce moment-là de supprimer l'inspecteur Colombo ! A-t-on idée, vraiment ?

Enfin...!  C'est l'occasion de revoir tous ces vieux succès tombés dans l'oubli et que je me promets régulièrement de revoir. On peut les trouver  sur des sites comme Cinetek.

 


 

Duellistes, Un film de Ridley Scott

Une histoire de haine, absolue, intemporelle, sans merci !

 

 

 

 

 

 


 

La terrasse, un film d'Ettore Scola

Quand dans un film on trouve Ugo Tognazzi, Jean-Louis Trintignant, Marcello Mastroianni, Serge Reggiani et Vittorio Gassman , on ne se pose pas de question, on savoure !

Thème : Vies et déboires de quadras bobos dans l'Italie des années 80

 

 


 

 

Le titre du film n'est pas "Casanova" mais "Le Casanova de Fellini". 

Fellini nous dit sa fascination-répulsion pour ce personnage hors normes .

Sublime !

 

 


 

Dona Flor et ses deux maris. 

Souvenir de ma jeunesse étudiante

Classique du cinéma brésilien, d'après le roman de Jorge Amado.

Un régal d'humour 

 

 

 


 

Le Fanfaron de Dino Risi avec Vittorio Gassman et Jean-Louis Trintignant. 

Balade en voiture dans l'Italie des années 60 d'un timide et d'un extraverti. 

Thème : Il est où, le bonheur ?

 

 

 


 

 

 

 

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Théâtre : Covid ou la Colère divine

Publié le par Carlus

- Belzébuth : Salut Carlus, je viens me reposer un moment chez toi ! Ca ne te dérange pas ? Ch’uis crevé, lessivé…

- Carlus (surpris) : Vous… ?

- Belzébuth : ben oui, moi ! Tu ne me reconnais pas ?

- Carlus (tremblant) : Oui mais,  que venez-vous faire...ici ?

- Belzébuth : Ben, je viens de te le dire : je suis venu pour me…

-Carlus : pour m'emmener, c'est ça ? 

-Non, non, rassure-toi, je suis venu pour gérer mon business, c'est tout

-Votre business...? mais bien sûr, suis-je bête ! J’aurais dû me douter que vous étiez derrière tout cela !

- Derrière tout quoi… ?

- Ben, cette épidémie… cette hécatombe !

-Non, du calme, l'ami, je n’y suis pour rien ! je suis là juste pour recenser et planifier le flux de ceux que j’aurai la charge de recevoir ces prochaines semaines

- Oh mon Dieu ! Je suis… sur la liste ?

- NE PRONONCE PAS Son nom devant moi, s’il te plaît ! De quelle liste parles-tu ?

- Ben, de la liste de ceux que vous êtes venu recenser

- Ah, si tu y es ou pas, j’en sais rien ! Ce n’est pas une liste nominative.  En fait, je tente de réguler les flux afin d'éviter les pics de réception chez nous. Nos salles d’attente sont déjà bondées !

 - Les salles d’attente… ?

- Ben oui, il faut bien analyser les âmes des primo-arrivants pour les dispatcher entre les différentes salles de supplice. Et ça prend du temps, je te dis pas !

 - Ils ne se plaignent pas d’attendre, quand même, les arrivants ?

- Non, seulement ils ne se plaignent pas, mais ils veulent faire durer le plaisir, on dirait ! Entre ceux qui font appel pour vices de formes, ceux qui affirment être victimes d’homonymie et ceux prétendent qu’il y a tromperie sur la marchandise parce qu’on leur aurait promis des vierges, nos centres d’orientation ne désemplissent pas en ce moment ! Non, il faudrait étaler tout cela dans le temps !

- Donc, vous n’êtes pas du tout à l’origine de cette épidémie ?

- Ben, t’es vraiment con, Carlus ! Il y a des indices, quand même : une épidémie qui épargne bébés, enfants et ados…

- Mais oui, ça paraît évident, à présent que vous le dîtes ! C’est comme si on disait qu’Hitler avait décidé d’épargner les bébés et les enfants…

- Ben oui, mon con ! Tu penses bien que si c’était moi, j’aurai commencé par les bébés et les enfants…. Mmm !

- Mais c’est qui alors ? Ne me dites que pas c’est… Lui !

- Ben oui , je crois bien que c'est Lui ! Si j’en crois mes sources, Il aurait détecté un bug dans votre programme, dans votre ADN, et  ça l’énerve beaucoup.

- Mais c’est une attaque extérieure, notre ADN n’y est pour rien

- je constate que tu es resté toujours aussi con, mon pauvre Carlus

- Carlus (vexé mais curieux): Je ne demande qu’à m'améliorer ! Quel est le rapport avec notre ADN ?

- Bon, tu m’offres l’hospitalité, alors je peux bien prendre deux minutes pour t’expliquer

- Eeuuhh… pour l’hospitalité, je n’ai pas encore…

- Alors dis-moi, le jour où le Créateur (pouaahh !) a décidé d’en finir avec la reproduction par division cellulaire, c’était une bonne chose ou pas, à ton avis ?

- Une bonne chose, oui, bien sûr, la division cellulaire ne permettait pas aux organismes d’évoluer.

- Exactement ! Donc il a décidé de passer à la reproduction sexuée, de façon à mélanger les ADN, l’hérédité, tout ça et faire en sorte que la progéniture ne soit pas identique au géniteur.

- Ah oui, la reproduction sexuée a été très bonne décision dont nous avons tous à nous réjouir à plus d’un titre !

- Belzébuth (sourire en coin) : "A plus d’un titre"… Ouais… pas ces jours-ci pour toi, il me semble !

- Comment savez-vous… ? Non, mais c’est à cause d'elle ! Elle est stressée, anxieuse…

- Ben voyons… ! je t’ai pas entendu insister, non plus ! Tu vois bien que quand je t’appelle Couilles molles, c’est pas une insulte, c’est juste une constatation.

- Mouais... Bref, en attendant j’aimerais bien savoir quel est le rapport entre la reproduction sexuée et cette épidémie

- Oui, je disais donc : A partir du moment où le descendant n’est pas identique à ses géniteurs, on entre dans un monde nouveau : celui de la sélection naturelle.

- Ah oui, oui je vois..! Vous voulez dire que cette épidémie nous a été envoyée pour éliminer les plus malades et les plus vieux d’entre nous ?

- Mais non, Ducon, c’est pas aussi simple que ça ! Déjà parce qu’aujourd’hui les plus faibles, c’est-à-dire les moins adaptés à leur environnement, ce ne sont pas les plus vieux, ce sont les plus cons !

- Ben alors je ne comprends rien ! C’est quoi alors l’utilité darwinienne de cette épidémie ?

- Selon ce qui m'a été raconté, Il comptait vraiment sur ce principe de sélection naturelle pour faire de vous, de son peuple (moi je dis de ses pitoyables pantins, mais ça n’engage que moi) quelque chose de sublime, de grandiose, bref quelque chose de ressemblant à ce qu’il croit être son image !

- Et alors ?

- Et alors, (je précise bien que tout cela m’a été rapporté, je n’invente rien) il vient de s’apercevoir que les plus cons, donc les moins aptes à faire progresser l’humanité, sont les croyants les plus fervents, ceux qui ont le plus la foi en Lui.   Ca l’a foutu dans une rogne, je te raconte pas !

- Ah merde ! Mais… C’est le cas depuis longtemps, non ?

- Mais oui, depuis toujours je le répète sans arrêt ! Il faut qu’Il soit vraiment con pour s’en apercevoir seulement maintenant !

- Et même si c’était vrai, sa réaction n’a aucun sens, tout le monde est touché par le virus, pas seulement les cons et les fidèles !

- Ben, tu le connais mon pauvre ami, quand il est colère, c’est pas le genre à faire dans le détail

- Oui c’est vrai, entre le Déluge, Sodome et Gomorrhe et les douze plaies d’Egypte, on peut dire qu’il ne craint ni d’essentialiser les gens, ni les amalgames

- Allez, déprime pas, mon Carlus ! Il vous laisse les jeunes pour prendre la relève

- Les jeunes ? oui, bonne idée, inspirés par leurs idoles Booba, Karis, Akenaton et Nekfeu

- Belzébuth (Rires) : T'as oublié Francky Vincent !

- Oui, vous avez raison, moquez-vous !

Houla, tu ne serais pas en train de nous faire une petite déprime, là, mon Carlus ?

- Je peux vous poser une question personnelle ?

- Vas-y, c'est gratuit

- Carlus : Je suis sur la liste ou pas ?

- Belzébuth : J’en sais rien, mon pote ! Mais si c’est le cas, demande pour moi, je t'aime bien, je vais te pistonner pour t’éviter le pire des supplices.

- Carlus : Ah oui ? C’est quoi ?

- Belzébuth : Un truc atroce qu’on vient tout juste de créer : passer l’éternité à écouter des politiciens de merde t’expliquer que s’ils avaient été au pouvoir, il n’y aurait pas eu un seul mort en France. C'est insupportable !

 

 

 

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Rien ne sera plus comme avant !

Publié le par Carlus

Macron a raison, après le Covid 19, rien ne sera plus comme avant !


  - Hmmm.... j'adore ton parfum ! c'est quoi ? 

  - JAVEL n°5 


 

  - Chérie, j'ai très envie de toi ce soir 

  - Moi aussi. Attends, je prends le gel 

  - Le gel lubrifiant ?

  - Non, le  gel hydroalcoolique !

 


 

 

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Poésie : le grand confinement

Publié le par Carlus

J'ai des circonstances atténuantes : le grand confinement me monte à la tête. Hugo (mon boss)  me pardonnera, j'en suis sûr !

Lorsque sans gant, sans masque, échevelé, livide
Au milieu de la foule, la tête lourde et le corps las
Carlus se fut enfui de devant le Covid,
Comme le soir tombait, l’homme inquiet arriva
Devant un restaurant de grande réputation ;
Sa femme épuisée et ses fils fatigués
Lui dirent : « Entrons ici pour prendre une boisson
L’endroit parait festif et bien achalandé »
Regardant l'intérieur, comme à son habitude
Carlus leva les yeux en signe de lassitude
Et vit l’oeil du Covid, entre deux ornements,
En train de l'observer dans l’ombre fixement.


« Trop fréquenté », dit-il avec un tremblement.
Il bouscula ses fils hagards et sa femme lasse,
Et se remit à fuir, sinistre dans l’espace.
Il marcha sans arrêt, sans se soucier du temps.
Il allait, muet, pâle et frémissant aux bruits,
Furtif et sans trêve, sans regarder derrière lui,
Sans repos, sans sommeil ; il atteignit un pré
Avec un beau jardin protégés par des murs
« Arrêtons-nous, dit-il,  cet endroit est très sûr.
Car le Covid ici n’a pas pu pénétrer. »
Mais  comme il s’asseyait, dans son champ de vision
Il vit l’oeil du Covid au fond de l’horizon.


Alors il tressaillit en proie au noir frisson.
« Cachons-nous ! » cria-t-il ; Rentrons à la maison
Je veux rester tout seul ! Fermez toutes les portes
Et aussi les fenêtres ! Seule ma santé m’importe !
Et veuillez calfeutrer la plus petite fissure
Comme dans un sépulcre, ce sera bien plus sûr,
Rien ne me verra plus, je ne verrai plus rien. »
On l’enferma chez lui, et Carlus dit « C’est bien ! »
Puis il s’installa seul, devant son écran plat.
Mais sur toutes les chaînes, on ne parlait que d'ça.
Il détourna les yeux, mais Coronavirus
Etait sur tous les murs et regardait Carlus.

 

 

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Faisons-nous peur : la peste noire

Publié le par Carlus

 

La petite ville de Caffa, (aujourd'hui Théodosie ) sur la côte de Crimée en mer Noire, était un comptoir génois qui commerçait avec les régions alentour.

Ce petit comptoir fortifié eut la malchance d'être sur le chemin d'une armée mongole atteinte par la peste qu'elle ramenait de Chine. Les Mongols décidèrent donc d'assiéger cette petite cité riche et mal défendue en 1346.

Alors qu’ils avaient planté leurs tentes et leurs catapultes autour des remparts de la cité, la peste qui décimait leurs rangs redoubla de virulence et les rendit incapables de poursuivre plus longtemps le siège. Ils négocièrent donc  une trêve avec les Génois, non sans avoir auparavant, pour faciliter la négociation, catapulté nombre de leurs cadavres pestiférés à l'intérieur des remparts de la cité génoise. 

Une fois la trêve signée, en 1347, des Génois n'eurent rien de plus pressé que de mettre les voiles vers l'Europe, emportant dans les cales du navire les rats qui répandront la "grande pestilence" dite aussi "la Mort noire" ou encore "la Peste noire"  dans toutes les villes où ils jetaient l'ancre :  Constantinople, Gènes, Marseille. Et bien d'autres. 

L’épidémie de peste qui ravagea l’Europe à partir de ce navire fut la pire de toute l’Histoire. Vingt-cinq millions de morts dans une Europe qui n'en comptait pas cinquante. 

 


 PS : 

Ironie de l'Histoire : Ce sont les Mongols qui ont peur aujourd'hui des virus arrivés chez eux via l'Europe  

Faisons-nous peur : la peste noire

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De profundis hypocondriaque

Publié le par Carlus


En évoquant souvent avec ses vieux amis

Le bon temps et aussi la vieillesse redoutée

Sire Carlus se vantait qu’en matière de santé

Il s’en était, ma foi, plutôt pas mal sorti


Il avait échappé, affirmait-il tout haut

Aux maladies du siècle, au redoutable Sida

Au terrible cancer, aux cirrhoses du foie

Aux affections du coeur et à celles du cerveau.


Mais quand il se vantait, avec un peu de cynisme

et de provocation, de son long tabagisme

Payé au prix, modique,  d’un simple BPCO,

Il ignorait sans doute que le destin, finaud,

Présente toujours la note, les intérêts en sus,

Et que cette fois-ci, sous les traits d'un virus

Venu pour redresser la pyramide des âges

Il pourrait bien chez lui faire un bref passage.

 

 

 

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Enfin les femmes osent s'exprimer !

Publié le par Carlus

 

114 femmes avocates et pénalistes ont publié dans les colonnes du Monde une tribune pour rappeler les principes fondamentaux qui régissent nos démocraties.  Et de belle manière, je trouve !


114 femmes, avocates et pénalistes, viscéralement attachées aux principes qui fondent notre droit et confrontées chaque jour à la douleur des victimes mais aussi, et tout autant, à la violence de l’accusation...  déclarent :

...aucune accusation n’est jamais la preuve de rien : il suffirait sinon d’asséner sa seule vérité pour prouver et condamner.

(...)

Il est urgent de cesser de considérer la prescription et le respect de la présomption d’innocence comme des instruments d’impunité : en réalité, ils constituent les seuls remparts efficaces contre un arbitraire dont chacun peut, en ces temps délétères, être à tout moment la victime.

(...)

Il est faux d’affirmer que l’ordre judiciaire ferait montre aujourd’hui de violence systémique à l’endroit des femmes ou qu’il ne prendrait pas suffisamment en considération leur parole.

Nous constatons au contraire, quelle que soit notre place à l’audience, qu’une inquiétante et redoutable présomption de culpabilité s’invite trop souvent en matière d’infractions sexuelles. Ainsi devient-il de plus en plus difficile de faire respecter le principe, pourtant fondamental, selon lequel le doute doit obstinément profiter à l’accusé.

 

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Quel fiasco, mes amis !

Publié le par Carlus

fiasco : nom masculin  (de l'italien fiasco) :  échec sexuel masculin.

mars 2011

Ce soir, sortie avec Katie. Elle m’a appelé ce matin pour accepter une invitation que je lui ai faite... il y a quinze jours ! Deux semaines de réflexion pour accepter une simple invitation à dîner ! 

Je passe la matinée à me poser des questions. Peut-être qu'elle n'est pas aussi libre qu'elle le dit... Et pourquoi ce ton sérieux ? si ça se trouve, c'est juste pour se moquer de moi au téléphone avec ses collègues ... Ca me met mal à l’aise d’avancer comme ça, à l’aveuglette ! Je vais me faire accompagner de mon ange gardien, la petite Mélusine, on ne sait jamais ! (Je suis là, Carlus)

Je la rappelle en fin de matinée pour en avoir le cœur net. Elle m’explique qu’après son divorce, elle a eu une grande aventure avec un homme dont elle était très amoureuse mais qu’elle s’est prise "une grande claque dans la gueule" et s’est juré de ne plus jamais souffrir. Mais qu’après avoir mûrement réfléchi à ma proposition, elle est arrivée à la conclusion que "ça ne sert à rien d’avoir peur de souffrir".

J’hésite… C’est plausible comme explication, ça, Mélusine ? (Mais je n’en sais rien, Carlus ! Je suis dans ta tête, pas dans la sienne)
Elle précise devant mon silence que si j’ai changé d’avis, elle comprendrait ! Qu’auriez vous fait à ma place ? Après une seconde de réflexion (essentiellement consacrée à chercher une réponse pleine d’humour), je réponds " non, non je n’ai pas changé d’avis ! ok pour ce soir !"

Elle m’appelle vers 18 heures aujourd’hui pour confirmer notre rendez-vous et m’informer que ses enfants sont chez leur père et qu’on a donc toute la nuit pour nous. C’est une excellente nouvelle mais ça augmente mon malaise, malgré tout. Je n’aime pas être mis comme ça devant le fait accompli, être obligé de faire l’amour. J’aime bien surmonter les réticences ou la timidité d’une femme, c’est cela qui me fait bander (Surveille ton langage, Carlus !). J’aime les prudes, les hésitantes, celles qui croient (où font semblant de croire) que la soirée est censée se terminer après le dessert. Mais bon, si j’en crois ce qu’elle m’a dit d’elle, ça fait au moins "deux ans qu’on ne l’a pas touché" et je décide de considérer cela comme l’impatience d'une (quasi) vierge.  (On ne se moque pas des femmes, Carlus, ce n’est pas tendance en ce moment… !)

A l’heure prévue, on se rencontre dans un petit resto sympa, pas très loin de chez moi. L'ambiance est un peu tendue. J’essaie d'être drôle, je plaisante sur le menu, je lui pose des questions sur ses enfants. Elle me répond en me parlant de sa santé. Elle m’apprend qu’elle a une sciatique chronique, causée par ses grossesses, qui l’empêche de se courber -adieu donc la levrette- (Ah non, ne sois pas grossier Carlus, ça n’apporte rien au récit !) . Elle ajoute aussi, en me montrant des petites taches brunes sur les bras, qu'elle a des mélanomes pour s’être trop exposée au soleil dans son enfance .  Elle me prévient enfin qu’elle n’est pas libre le week-end, à cause de ses enfants -qui ont pourtant 18 et 20 ans-. Elle conclut tout cela en me disant qu’elle préfère tout me dire pour que je sache exactement à quoi m’en tenir.

Je suis tenté de lui répondre que moi, de mon côté, je n’ai pas fait l’amour depuis plus de six mois et que cela relativise largement tous ces menus problèmes (arrête, Carlus ! ça fait peut-être rire les mecs mais tes lectrices finiront par te prendre pour un grossier personnage, c’est ce que tu cherches ?) mais je me retiens et lui dis que de mon côté j’ai fait un peu d’asthme dans l’enfance et qu’aujourd’hui je fais un peu d’hypertension, ce qui, ajouté au tabac, fait de moi un candidat sérieux à l’infarctus.

Les présentations médicales étant faites et le repas terminé, nous nous rendons chez moi, direction : ma chambre. Baisers, caresses, bisous dans le cou… Katie est assez bien foutue pour son âge : 45 ans, comme moi ! encore que… j’ai un doute pour elle… ! (pour elle seulement, Carlus ?…. Carlus ?) oui, ok, j’ai un doute sur mon âge aussi, passons ! Bien foutue donc, et plutôt réservée, ce qui me met dans d’excellentes dispositions. Mais, très vite, je m’aperçois que ce que je prenais pour de la réserve est en fait le désir froid et déterminé de prendre le contrôle des événements. Malgré mon insistance, elle refuse de se laisser déshabiller par moi et veut le faire toute seule.

Bon ! je décide de tirer avantage de la situation qui m’est imposée et je vais m'asseoir sur le bord du lit pour mieux jouer au voyeur. Ca n’a pas l’air de la déranger mais, une fois qu'elle a terminé, elle se tourne vers moi et me dit sur un ton détaché, comme si elle s’adressait à un gamin timide : "mais qu'est-ce-que tu attends ? enlève tes vêtements !"

AH NON ! Là je suis complètement bloqué, il ne faut pas qu’une femme me parle comme ça, MERDE ! (Calme-toi, calme-toi, Carlus, c’est ton côté macho à la con ! Tu n’avais pas promis de lutter contre cela ?)

Bon, bon bon ! J’essaie quand même de prendre sur moi et de faire abstraction de cette entrée en matière un peu mal barrée, mais la suite est à l’avenant :… "NON, ne touche pas mon nombril, j’aime pas ça !… Va baisser le chauffage, il fait trop chaud !…. ARRÊTE, pas là, ça me chatouille… ! Attends, remonte un peu, tu bloques mon bras… Arrête, tu me chatouilles…"  Bref, tout ce qu’il faut pour ramener mon désir, (c’est-à-dire mon érection, n’ayons pas peur des mots) à pas grand-chose, si vous voyez ce que je veux dire !

Inutile de préciser qu’elle non plus ne mouille pas ! Et pour cause, je n’ai fait que la chatouiller depuis tout à l’heure ! Et, alors que je suis en train de rechercher désespérément quelle partie de son corps je vais bien pouvoir caresser sans la chatouiller, elle me prend la queue à pleine main, non pas pour une caresse, mais pour jauger mon érection !!! Une palpation quasi médicale, sans gêne et sans émotion particulière ! Elle se tourne alors vers moi et me demande, l’air un peu étonné :" y a un problème ? t’as pas envie de moi ?"

La réponse qui me vint spontanément à l’esprit fut :"écoute bien ce que je vais te dire, Katie, … (Carlus, tu es énervé ! si tu ne maîtrises pas ton langage, je te promets que tu n’auras jamais plus d’érection, et je m’en assurerai personnellement, crois-moi !) euh… ma réponse interne fut donc en substance : Ad impossibilia nemo tenetur (à l’impossible nul n’est tenu).

Mais pour que cette réponse arrive au périphérique du langage, quelques préalables s'avéraient nécessaires : tout d’abord, me libérer de son étreinte pour mettre fin à l’examen clinique quelque peu humiliant dont je faisais l’objet, ensuite retrouver par des exercices de respiration appropriés une tension artérielle convenable et enfin, une fois ma capacité de raisonnement et ma courtoisie naturelle retrouvées (c’est beaucoup grâce à moi, Carlus, il faut le souligner ! Si je te laissais aller à ton penchant naturel…), lui trouver des circonstances atténuantes pour diminuer mon ressentiment et ma gêne : "Elle est encore amoureuse de son ex, n’a pas eu de relations sexuelles depuis deux ans et voulait seulement se rassurer sur sa capacité à faire bander un mec rien qu’en se déshabillant, c’est tout ! Elle n’avait pas vraiment envie de baiser avec moi" (Ce sont des excuses pour elle ou pour toi, ça, Carlus ?) Voilà, je crois que c’est ça… Non, franchement, je ne crois pas avoir la responsabilité principale dans ce fiasco. (Carlus, je crois que tes états d’âme concernant ton absence d'érection n’intéressent pas grand monde… Tu finis ton histoire ?)

La réponse finale fut donc : "non, c’est pas ça, j’ai très envie de toi mais j’ai dû abuser du Mouton Cadet ! Toi aussi, on dirait, non ? On fait un petit somme et après on reprend les choses où on les a laissées ?"

Sa réponse fut sèche
- Non, je dois rentrer chez moi !

- Ok , il est tard, je te raccompagne  (Oui, mais ce sera sans moi,  les amoureux ! Ciao Ciao !)

 

 

 

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Ils sont forts, ces Turcs !

Publié le par Carlus

 

Avec les Turcs, c'est le Service All inclusive :


 Ils fournissent non seulement les migrants 

Ils sont forts, ces Turcs !


 

Mais ils fournissent aussi les vidéos des Forces de l'ordre européennes tentant d'arrêter les migrants 

Ils sont forts, ces Turcs !

 

Ils sont forts, ces Turcs !


 

Et, cerise sur le gâteau, ils fournissent l'indignation quant aux mauvais traitements réservés aux migrants ( fake news included)

Ils sont forts, ces Turcs !


 

Et que croyez-vous que font les plus fervents amateurs d’indignation dans notre pays ? Ben, ils se disent que ce serait bête de refuser une telle offre promotionnelle ! Alors, ils sautent sur l'occasion et profitent de la belle indignation qui leur a été offerte sur un plateau par un ami turc qui nous veut du bien !

 

Ils sont forts, ces Turcs !

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