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Requiescat in pace, Sapiens

Publié le par Carlus

Au commencement, la Terre était peuplée de bactéries, d’amibes et d'autres  petites formes primaires de vie qui vivaient au fond des océans dans une biodiversité plutôt harmonieuse. Jusqu’au jour où l’une d’elles trouva par hasard un moyen original de se nourrir en utilisant l’énergie du soleil et en relâchant parallèlement un gaz mortel pour toutes les autres espèces : l’oxygène. Ce fut une énorme catastrophe écologique qui dura plusieurs millions d’années et fit disparaître de la surface de la Terre la plus grande partie des espèces vivantes bientôt remplacées par des organismes apparentés aux meurtriers qui savaient s’accommoder de l’oxygène et même en tirer profit.
Nous faisons partie de la longue lignée de ces génocidaires.


Beaucoup plus tard, mais il y a quand même fort longtemps, la Terre se peupla de ce qu’il convient d’appeler aujourd’hui les Dinosaures. Herbivores gargantuesques, carnivores insatiables, prédateurs redoutables, ils envahirent la totalité de la surface de la Terre qu’ils dominèrent sans partage pendant des millions d’années. Jusqu’au jour où un météorite un peu plus gros que les autres heurta la Terre, soulevant un nuage de poussière qui plongea la planète bleue dans une nuit  de plusieurs années. Les maîtres de la Terre disparurent alors, faute de proies pour le uns, de végétation pour les autres.

Alors et alors seulement, des formes de vie mineures purent sortir des terriers qui les avaient protégés de la catastrophe et purent à leur tour vivre au grand jour et se perpétuer en nombre.
Nous descendons de ces formes de vie fragiles qui ne durent leur place dans l'évolution qu’à une terrible catastrophe qui fit des milliards de victimes.


Eh quoi ? Il faudrait que la série s’arrête là ? Que l’histoire de l'évolution  prenne fin parce que cela ne nous arrange pas ? Il serait écrit quelque part dans le Livre d’Or de l’Univers que les catastrophes, moteur de l'évolution des espèces, arrêteraient de se produire à l’arrivée de l’homo sapiens sapiens ?

Allons, allons, mes amis, d’autres espèces, que nous ne soupçonnons pas, attendent leur tour pour se développer et dominer à leur tour la planète. Alors, je vous en conjure, soyons fair-play : respectons le cycle naturel de la vie et dépêchons-nous de disparaître afin de leur laisser la place.

Aussi, je vous en conjure, Poutine et Kadyrov, allez jusqu'au bout de votre détestation de l'Occident et déclenchez la guerre nucléaire; Courage, Kim Jong-un, lance tes missiles intercontinentaux, tues-les tous, tu deviendras le roi d'un monde dépeuplé;   Allez Khamenei, le 13e prophète arrive bientôt, offre-lui une planète vide d'humains afin que le jugement dernier puisse commencer sans tarder !

Allez, dépêchez-vous, acteurs inconscients et misérables, de jouer le rôle grandiose que les Forces de l'Univers vous ont confié ! Détruisez tout ! Le temps qui nous était imparti est écoulé ! Demain sera un autre jour mais pour d’autres espèces ! Pour nous il n’y a pas de futur ! 

 

 Carlus, prophète apocalyptique

 

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Marx, le camarade Valentin

Publié le par Carlus

 "La bourgeoisie se souviendra longtemps de mes furoncles" (Karl Marx)


 

Marx était marié à la baronne Jenny von Westphalen qui, en militante et femme amoureuse du grand homme, a longtemps vécu dans un relatif dénuement avec lui. Mais à l'époque de leur vie où ils étaient entretenus par l'ami et admirateur de Marx, l'industriel Engels, leur vie devint plus confortable et  ils eurent même droit à une bonne tous frais payés.

Oui, oui, une bonne, une servante, une bonniche, du genre qui dort à la maison pour pouvoir travailler 18 heures par jour, s'occuper des enfants, préparer les repas, faire la vaisselle, passer le balai, repasser les vêtements, vider le pot de chambre, etc... Tout ça offert par le richissime Engels pour permettre à Monsieur et Madame Marx de militer efficacement pour l'émancipation  de la classe ouvrière.

Mais avec une bonne en permanence à la maison et madame la baronne partie distribuer des tracts sur les marchés, que croyez-vous qu'il arriva ? Hé bien, notre bon Monsieur Marx, Karl de son prénom, engrossa la bonne !

Et quand la baronne Jenny Marx vit que sa petite bonne était enceinte, elle insista pour connaitre le nom du père, dans la mesure où la brave fille ne quittait pour ainsi dire jamais la maison. Quelle catastrophe pour le couple Marx, pensez-vous !

Mais non, voyons, réfléchissez une seconde ! Un type qui a la solution à tous les problèmes de l'humanité a également la solution pour régler ses propres problèmes.

Karl Marx alla donc quérir son ami, admirateur, protecteur et mécène Friedrich Engels, pour solliciter une fois de plus son aide. Il lui demanda  de déclarer  à son épouse Jenny que c'était lui, Friedrich, le responsable de cette grossesse inconvenante.

Ce qui fut fait. Engels assuma cette paternité et reconnut l'enfant.

On raconte que Jenny ne fut pas dupe de la manœuvre et que sa déception fut immense. Mais elle fit semblant d'y croire.

Comment Friedrich a-t-il présenté cela à  Jenny Marx ?  Personne ne le saura jamais évidemment. Mais on peut faire des hypothèses plausibles.

On sait que Jenny et Friedrich ne s'appréciaient pas beaucoup. J'aime à  penser que Engels a fait une menace à peine voilée à la baronne en lui disant qu'il regrettait d'avoir ainsi souillé sa maison et que si elle et son mari voulaient couper les ponts avec lui et ne plus le revoir, il comprendrait et s'exécuterait et disparaitrait de leur vie. Et j'imagine que la gentille baronne a dû réfléchir une demi-seconde à ce que lui coûterait en terme de train de vie de se fâcher avec le riche et généreux ami et mécène de son mari et lui a donc peut-être répondu avec une ironie cruelle "Mais non, voyons, la chair est faible ! C'est cette petite putain la seule responsable. Vous, nous n'y êtes pour rien, enfin voyons !"

Je pense aussi que c'est en remerciement de tout cela ( le soutien financier, le confort matériel ET la paternité) que le brave et richissime capitaine d'industrie Friedrich Engels a obtenu, éperdu de reconnaissance, l'insigne, l'immense, l'incroyable honneur de cosigner avec son ami Karl Marx Le Manifeste du parti Communiste, ouvrage qui, il en était convaincu, ouvrait les portes de l'avenir radieux  de l'humanité.

 


 

Un spectre hante l'Europe : le spectre du communisme. Toutes les puissances de la vieille Europe se sont unies en une Sainte-Alliance pour traquer ce spectre : le pape et le tsar, Metternich et Guizot, les radicaux de France et les policiers d'Allemagne.

Il en résulte un double enseignement. Déjà le communisme est reconnu comme une puissance par toutes les puissances d'Europe.

( Manifeste du Parti Communiste)

 

 

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Moi, Carlus, slameur

Publié le par Carlus

 

Après avoir essayé sans succès la poésie romantique, puis le haïku, voilà que j'attaque le Slam ! Peut-être est-ce dans ce style que mes mérites seront, enfin, reconnus !

Le slam peut se définir comme un poème protestataire sans forme précise composé de phrases très courtes et de rimes ridicules. Ca tombe bien, je suis assez doué pour la rime ridicule.

Le slam ne parle pas d'amour, ni du ciel, ni du printemps, ni de la rosée du matin sur les fleurs des champs. Il faut bien avoir ce point à l'esprit  pour apprécier mon premier jet !


 

Moi, quand j'étais petit 
Ma mère m'a souvent dit
Que j'étais une bandit
Mais voilà aujourd'hui
Maintenant j'ai grandi
J'ai beaucoup réfléchi.

C'est vrai c'est dur la vie
Ca peut vous rendre aigri
Mais avec un fusil
Et une machette aussi
Certains s'en sont sortis
Pourquoi pas moi hein, dis ? 

On me dit incivique
Quand je fous la panique
On me traite de cynique
Quand j'exhibe le fric
Tiré de mon trafic.
C'est une question d'optique
Pourquoi m' chercher des tics ?
Ah merde, voilà les flics
Ils sont vraiment sadiques

Ils me prennent par l'épaule
Et ils me foutent en taule
Pour des petites babioles
Comme tentative de viol
Ou incendie d' bagnole.
Dix-huit mois dans cette geôle
Je ne trouve pas ça drôle
Cette société m' désole !

Mais quand je sortirai
tu verras, j'écrirai
un bouquin à succès
où je dénoncerai
cette merde de société
qui punit à l'excès
les braves garçon comme moué !

Carlus, slameur 

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Amis de la poésie, bonsoir !

Publié le par Carlus

Discussions de poètes en 1928

Quand André Breton, Aragon, Desnos, Prévert,  Eluard, Queneau et quelques autres se rencontraient, de quoi parlaient-ils, à votre avis ?  de sexe, entre autres ! Et d'homosexualité aussi !

En 1928, les surréalistes organisent des séances publiques de "Recherches sur la sexualité" qui dureront jusqu'en 1932.  Quatre de ces séances - les première, deuxième, neuvième et quatrième- sont restées célèbres pour avoir permis de connaître  l’avis de certains surréalistes sur l’homosexualité ( et notamment celui, virulent, d'André Breton)

Séances de Recherches sur la sexualité  (27 et 31 janvier 1928)
Breton, Aragon, Desnos, Naville, Prévert, Morise, Eluart, Queneau et  d'autres



Paul Eluard - Que penses-tu de la pédérastie ?
 
Queneau - A quel point de vue ? Moral ?
 
Paul Eluard - Soit.
 
Queneau - Du moment que deux hommes s’aiment, je n’ai à faire aucune objection morale à leurs rapports physiologiques.

Protestations de Breton et de Péret
 
[...]
 
Prévert - Je suis d’accord avec Queneau.
 
Queneau - Je constate qu’il existe chez les surréalistes un singulier préjugé contre la pédérastie.
 
André Breton- J’accuse les pédérastes de proposer à la tolérance humaine un déficit mental et moral qui tend à s’ériger en système et à paralyser toutes les entreprises que je respecte.

Extraits la deuxième soirée :

Aragon - La pédérastie me paraît, au même titre que les autres habitudes sexuelles, une habitude sexuelle. Ceci ne comporte de ma part aucune condamnation morale, et je ne trouve pas que ce soit le moment de faire sur certains pédérastes les restrictions que je fais également sur les hommes à femmes.

BA.- Je suis de cet avis.
 
Desnos- Je ne crois pas que le point de vue moral ait à intervenir dans cette question. Je suis en général gêné par les affectations extérieures et les gestes efféminés des pédérastes. Néanmoins il m’est arrivé d’envisager sans répugnance, pendant un laps de temps très court, le fait de coucher avec un jeune homme que j’aurais trouvé particulièrement beau.
 
[...]
 
André Breton- Je m’oppose absolument à ce que la discussion se poursuive sur ce sujet. Si elle doit tourner à la réclame pédérastique, je l’abandonne immédiatement.
 
Aragon - Il n’a jamais été question de faire de la réclame à la pédérastie. La discussion prend ici un tour réactionnel. [...]
 
André Breton- Veut-on que j’abandonne la discussion ? Je veux bien faire acte d’obscurantisme en pareil domaine.

Extraits de la neuvième soirée, sur le même sujet :

SCHNITZLER.- J’accepte tout. Pour moi, c’est le même acte, la même chose. Je m’y suis livré trois fois.
 
[...]
 
Paul Eluard - La plus grande haine pour les lesbiennes mâles, la plus grande faiblesse pour les lesbiennes qui restent femmes. J’exècre les rapports ente hommes, à cause de la déformation mentale qu’ils causent. Jamais livré !
 
[...]
 
BRETON.- [...]. Les lesbiennes me paraissent très intéressantes.
 
[...]
 
Pierre Unik - Comment vous représentez-vous les rapports entre deux femmes et entre deux hommes ?
 
[...]
 
André Breton - Pour les femmes : rapports érotico-buccaux. Pour les hommes : sodomie intégrale. Cela me dégoûte complètement et je tiens les enculeurs mêmes pour des enculables, des défoncés.
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Libanais, mes frères

Publié le par Carlus

Le totalitarisme iranien ne se contente pas de menacer Israël de génocide, de réprimer et de massacrer son peuple, il menace aussi l'existence du Liban à travers le Hezbollah "le Parti de Dieu" sous la direction de Hassan Nasrallah.

Depuis l'indépendance du Liban, un fragile équilibre constitutionnel donne aux principales religions du pays (musulmanes et chrétiennes) la garantie d'être représentées au sommet l'état. La présidence est réservée à un chrétien, le poste de premier ministre à un sunnite et la présidence de l'assemblée à un chiite. Les ministères aussi font l'objet d'une répartition de fait, ce qui oblige tout le monde à se parler et à faire des concessions.

Cet équilibre marche tant bien que mal. Ce sont toujours des facteurs extérieurs (la question palestinienne, l'occupation syrienne, par exemple) qui expliquent les luttes inter-libanaises

Dans les années 1980, en réaction à l'occupation israélienne du Sud-Liban et avec le soutien de Khomeini arrivé au pouvoir en Iran, un parti chiite, le Hezbollah, sous prétexte de lutter contre l'occupation israélienne du Sud-Liban a recruté des milliers de combattant, reçu de l'Iran des tonnes de matériel militaires sophistiqués et tout cela hors du contrôle de l'Etat libanais et sous la seule direction du parti de Dieu.

Le Hezbollah est donc un état dans l'état libanais, tout en participant à la vie politique du pays.

Nasrallah ne se cache pas de recevoir ses ordres du grand Ayatollah iranien (qui est pour les chiites du monde entier l'équivalent du pape pour les catholiques), et gère seul aujourd'hui une milice qui est plus puissante que l'armée régulière libanaise.

Il refuse catégoriquement de livrer ses hommes à la justice libanaise et internationale, que ce soit pour des accident de la route, des crimes de droit commun ou des attentats terroristes (assassinat en 2005 du premier ministre Hariri, explosion en 2020 dans le port de Beyrouth...) Mais parallèlement, il participe aux élections et a en conséquence des députés et des ministres au sein du gouvernement.

Hassan Nasrallah et toute la direction du Hezbollah vivent dans la clandestinité, refusant de se soumettre à toute autorité libanaise ou internationale mais, à travers ses ministres au gouvernement, ils ont connaissance de tout ce que le gouvernement, l'armée, les services secrets et la diplomatie libanaises peuvent avoir comme projets et comme secrets. Et ces informations sont portées à la connaissance du pouvoir iranien. Par soumission à l'autorité religieuse chiite dont ils dépendent pour leur financement et leur armement. 

Ainsi, aujourd'hui, le parti de Dieu, le Hezbollah, désigné comme organisation terroriste par une grande partie de la communauté internationale, a les moyens de paralyser le fonctionnement démocratique de l'Etat libanais en bloquant depuis des semaines l'élection au parlement d'un président et donc d’un gouvernement. Avec la volonté affichée d'affaiblir le pays et de provoquer un chaos dont il ne pourrait que sortir vainqueur.

 

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Les vierges du paradis

Publié le par Carlus

Dans les fantasmes masculins et dans certaines religions (mythologie gréco-latine, par exemple, et une autre, plus récente, que je ne nommerai pas pour ne pas stigmatiser), il y a une scène qui revient sans cesse : le troupeau de vierges paissant paisiblement au bord d’un lac ou se tenant lascives dans un hammam avec piscine.

L’origine du fantasme (et de cette promesse religieuse) n’est pas mystérieuse : l'homme descend du singe, ou plutôt, dans la version actualisée, l'homme EST un singe de la famille des hominidés , et nous avons donc tout naturellement quelque part dans un recoin de notre cerveau simiesque le vieux schéma du mâle dominant possédant toutes les femelles du clan.


Dans la version antique, ça ressemble à ça : Un troupeau de vierges insouciantes paissant et s’ébattant au bord d’un lac dans un paysage champêtre, attendant -et redoutant - qu'un satyre vienne capturer et enlever l'une d'elles

 Les vierges du paradis

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans une version plus orientale ( ou plus "orientaliste"), c'est une multitude de femmes lascives attendant dans un hammam avec impatience que le seigneur et maître (éventuellement auréolé du statut de martyr) vienne les honorer. L'hymen étant un élément essentiel du plaisir du maître martyr, sur terre elles sont à usage unique et au ciel avec hymen auto-régénéré après chaque rapport.

 Les vierges du paradis

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On peut quand même espérer qu'aux monstres, aux assassins et aux fous de Dieu venus réclamer leurs troupeaux de vierges, on ait réservé ça  :

 Les vierges du paradis

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ceci dit, de notre côté, ne nous faisons pas trop d'illusions : Me_Too et Balance_ton_porc ont déjà certainement investi les lieux et  le paradis pour les hommes risque fort d'être déjà un camp de déconstruction éternelle.

Les vierges du paradis

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Sociologie des manifs lycéennes

Publié le par Carlus

Une nouvelle journée de mobilisation contre la réforme des retraites est organisée ce samedi 21 janvier à Paris, à l'appel des principales organisations de jeunesse  (?!) de gauche. Elle est soutenue par les Insoumis.

Les jeunes seraient donc vent debout contre une réforme qui les concernent si peu ?  En fait, si j'en crois ma mémoire,  un lycéen fait grève et manifeste pour beaucoup de raisons .

- pour jouer au petit chef de guerre

"Jojo, tu vas passer devant avec la pancarte ! Fais-toi aider de Julie, c’est pas mal lourd !    Manu, tu vas intégrer le service d’ordre et si tu aperçois des mecs de la Fédé, tu me préviens immédiatement, d’accord ?     Jeannot, tu peux contacter la LCR pour leur demander de préciser le point de ralliement ? Tu leur dis bien que tu appelles de ma part, OK ?"


- pour se plaindre des profs 

"Salut, t’es en seconde B ? T’as Mme Trucmuche en économie ? Ah la tâche ! L’année dernière, on avait Monsieur Bidule, c’était autre chose, il était cool, avec lui on avançait ! Moi je pense que je vais passer en AB, j’aime pas les maths ! Et avec Madame Machin, c’est pas gagné, question pédagogie : zéro !



-  pour se faire des potes

Salut, moi c’est Roro ! on se connait ! Tu me remets pas ? T’es sorti avec ma cousine l’année dernière ! Mais si, Lucie, tu vois ? Oui, c’est ça, hé bien c’est ma cousine, oui ! oui, Oui ! Oh ben je sais pas ce qu’elle devient, elle est partie à Angers avec ses parents, ouais ! Toi, tu es passé en section B, cette année ? Pourquoi ? T’aimais pas les maths ? Non moi je suis resté en C ! mais je crois que je vais demander au conseiller principal de changer… Qu’est-ce t’en penses ?


- pour jouer à la révolution

T’as entendu la déclaration du ministre, ce matin ? Putain les mecs, ils sont en train de chier dans leurs frocs ! Ils balisent, les mecs ! Mais nous  on lâchera rien ! On ira jusqu’au bout ! Partout dans le pays, des comités populaires sont en train de se constituer pour prendre les choses en main ! Il parait qu’à Orleans et Besançon, les flics ont rallié les manifestants ! Putain, ça me fait tout drôle de vivre un moment comme ça !

  

- pour se bagarrer

" Salut, Carlo, tu viens avec nous ? il parait que les mecs de Lutte ouvrière veulent noyauter notre manif avec l'aide de la Fédé A !  On va se les faire, tu viens ?  Allez viens, quoi ? on va juste leur donner une leçon , c'est tout !" 


- Et puis...pour draguer, bien sûr !

Salut Cathy ! quelle ambiance, hein ? ah putain, on va les avoir, ces cons-là ! ça fait longtemps que t’es là ? ça va pas commencer tout de suite,  on va boire un verre, si tu veux ?

 

Bon, à présent, grâce à mes informations, les syndicats savent ce qu’il leur reste à faire pour  mobiliser la jeunesse étudiante ! 

Et pas la peine de me remercier ! C'est ma modeste contribution à la lutte pour un avenir radieux sous la direction du prolétariat allié à la paysannerie.

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Salut, pourquoi tu pleures ?

Publié le par Carlus

J'aime bien Nougaro, sa poésie amateur, son jazz franco-français, sa gueule de gentil voyou, sa tendresse, sa musique...

j'aime particulièrement cette chanson : La pluie fait des claquettes. 

Et je sais pourquoi, c'est parce que j'ai obtenu du ciel la même réponse que lui ! Accessoirement parce que c'est jazzy et que ca donne envie de claquer des doigts et de danser sous la pluie... à la française !

Ce nuit-là, je rentrais chez moi, à pied, après la fin d'une relation amoureuse toxique et  je me sentais bien. Comme après chaque rupture, je rêvais à  la future histoire d'amour forcément  sublime que j'allais vivre, quand la pluie se mit à tomber.  Je me suis souvenu de cette chanson de Nougaro et j'ai tourné le regard vers les nuages et demandé  au ciel : 

- Salut, pourquoi tu pleures, toi ?

La réponse du ciel en larmes fut :

- Parce que je t'aime, salaud !

Bon, vous n'êtes pas obligé de me croire, non plus !  De toute façon, rien de plus changeant que l'estime de soi et  du ciel !

 

 

La pluie fait des claquettes
Sur le trottoir à minuit
Parfois, je m'y arrête,
Je l'admire, j'applaudis
Je suis son chapeau claque,
Son queue-de-pie vertical,
Son sourire de nacre
Sa pointure de cristal

Aussi douce que Marlène,
Aussi vache que Dietrich,
Elle troue mon bas de laine
Que je sois riche ou pas riche
Mais quand j'en ai ma claque
Elle essuie mes revers
Et m'embrasse dans la flaque
D'un soleil à l'envers

Avec elle je m'embarque
En rivière de diamants
J'la suis dans les cloaques
Ou elle claque son argent
Je la suis sur la vitre
D'un poète endormi,
La tempe sur le titre
Du poème ennemi

À force de rasades,
De tournées des grands-ducs,
Je flotte en nos gambades,
La pluie perd tout son suc
Quittons-nous dis-je, c'est l'heure
Et voici mon îlot
Salut pourquoi tu pleures?
- Parce que je t'aime salaud.

Claude Nougaro / Maurice Vander

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Les enfants grandissent trop vite

Publié le par Carlus

 Lui, c'est un copain. Un vrai. Nous avons commencé à bosser ensemble dans la même boite et nous sommes devenus amis. Pas amis "Montaigne et la Boétie". Non, quelque chose de plus simple. Même pas amis " les copains d'abord". Quelque chose de plus banal, de plus naturel. Je pouvais me passer de lui et lui de moi. Mais on bouffait souvent ensemble, on riait des mêmes choses, on avait les mêmes soucis au boulot, les mêmes problèmes avec nos femmes respectives (qui nous reprochaient de les négliger au profit du boulot), les mêmes préoccupations avec nos enfants.

On s'est perdu de vue pendant une dizaine d'années.  Ce soir je suis invité chez lui. En fait, il m'avait invité au restaurant. Il a certainement un  problème et envie d'en parler. Mais il m'a rappelé deux jours après pour me dire que sa femme avait insisté pour que cela se fasse chez eux. " Carlus ne connaît même pas notre maison ! Qu'est-ce-qu'il va penser ? Que c'est moi qui n'ai pas envie de le recevoir ?"

 

Belle maison. Je sonne, le portail électrique s'ouvre. Il m'attend au bout d'une allée bordée d'une piscine d'un côté et d'un garage couvert de l'autre.

- "Eh bien, tu te fais pas chier, dis-moi ! C'est Dallas ici !"

- "Tu n'es jamais venu ? C'est vrai que ça fait un bail...!"  

Il m'emmène dans le salon. Sa femme est à la cuisine et passe me saluer chaleureusement.

- "Qu'est-ce que tu veux boire, Carlus ? Je te sers une "piscine ?"

- "Une piscine ?"

- "Du champagne versé dans un coupe de glace pilée ! Tu ne connais pas ?"

- "Non mais… je ne demande qu'à découvrir !" 

En attendant les piscines de Madame, on s'échange des banalités en regardant les nouvelles à la télé. Non, on ne se dira rien, ce soir ! Chez lui, c'est pas le bon endroit.

- "Papaaaaaaaaaa ! Dis à Viking de sortir de ma chambre !!!"

Ca c'est sa fille Elsa, son aînée, 26 ans, bientôt 27. Elle a un boulot (dans la même boite que son père, mais il n'y est pour rien, il le jure, c'est qu'elle est douée, cette petite !), elle a un mec (pardon, un fiancé !) chez qui elle passe la nuit de temps en temps mais pour l'instant elle continue à vivre chez ses parents.

 

- "Viking, au pied ! Ici Viking ! "

Viking arrive en courant et se couche au pied de son maître

On parle un moment de nos enfants. Il me parle de sa cadette qui s'est mariée tôt et a quitté la maison à 19 ans. Elle vit loin. Il la voit peu et semble en éprouver du regret.

 

Pendant que nous parlons, Elsa déboule dans le salon en culotte et soutien avec un téléphone sur l'oreille :

- "Attend, attend... je vais demander à papa...! Oupps, bonsoir, Carlus ! Excuse ma tenue, je ne savais pas que tu étais là...!"

- "Y a pas de mal, ma belle ! Tu es chez toi ici !"

Elle remet le téléphone à l'oreille

"Attend... attends, je demande à papa ! Papa, c'est pas vrai que la Chine est plus grande que la France ?"

- "Oui ma puce, beaucoup plus grande"

- "Ah tu vois !!! Qu’est-ce que je te disais ! Mais c'est n'importe quoi ! La Chine, pfffttt ! 

 

La mère arrive avec les "piscines" sur un plateau

- "Mais enfin, ma chérie...! Va te mettre quelque chose sur le dos, voyons ! Excusez-la, Carlus !

Allez ma chérie, va t'habiller, on va bientôt passer à table !

- "OK OK !"  Elsa remonte dans sa chambre

La conversation continue avec des banalités 

- "Alors comment trouves-tu la piscine ?"

- "Excellent ! Je ne connaissais pas et je trouve ça très frais !"

(Ouais, bof!)

On passe à table

- "Elsa ! On va commencer à dîner ! On t'attend ! Tu viens ?"

Elsa arrive un moment après, se met à table et dépose soigneusement son téléphone sur la table, à côté d'elle en vérifiant une dernière fois qu'il est bien allumé.

Quitte à se taper un repas avec ses vieux, elle décide d'honorer son hôte de sa conversation.

- " Alors Carlus, ça t'embête pas trop tous ces événements qui se passent au Liban ?"

- "Au Liban ? (j'ai un doute, je me tourne vers mon pote) Il s'est passé quelque chose aujourd'hui au Liban ?"

C'est Elsa qui me répond

- "Ben t'écoute pas les nouvelles ? La guerre, Khadafi, tout ça...!"

C’est son père qui se charge de lui répondre

- "Ah, tu confonds le Liban et la Libye, ma puce ! Les événements dont tu parles se déroulent en Libye !"

- "Ah d'accord ! ça se ressemble quand même !

Je décide d'intervenir pour prévenir une éventuelle gêne

- "Moi aussi, j'ai confondu il y a longtemps ! Enfant, j'avais visité avec mon père Tripoli, qui est la deuxième ville du Liban et le jour où j'ai entendu un ami de mon père évoquer la ville de Tripoli en Libye, j'étais tellement sûr qu'il se trompait, que j'ai parié avec lui que Tripoli se trouvait au Liban !"

- "Ah... et t'as perdu, en fait... non ?"

- "Non ! Il a parié une très grosse somme avec moi, le sourire aux lèvres ! Et ensuite, il m'a montré sur une carte que nous avions raison tous les deux ! Donc pas de gagnant, pas de perdant !"  

- Pourquoi ? 

 - Ben, les deux pays ont une ville qui s'appelle Tripoli

- Ah d'accord !

Le repas se termine. Je prétexte une légère fatigue pour ne pas m'éterniser. Il me raccompagne dehors pour fumer une cigarette avec moi. Il regarde le ciel, l'air pensif

- "T'as pas l'air en grande forme, toi ! T'as des soucis ?"

- "Bof, non ça va ! Tu sais qu'Elsa va se marier bientôt ? Ils ont pris la décision la semaine dernière !"

- "Mais quelle excellente nouvelle ! Elle a oublié de me le dire !  Je vais la féliciter. "

- "Non, elle préfère que ça reste secret pour l'instant. Elle trouve les voeux de bonheur hypocrites"

- "Alors quel effet ça te fait ?"

- "Ca m'emmerde ! Je vais me faire chier dans cette maison, sans elle !"

 

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Visite chez les sachants

Publié le par Carlus

Quand je déprime, il m'arrive d'aller  rendre une petite visite aux "sachants" des réseaux sociaux, vous savez ? ceux qui font "leurs propres recherches", mais si, enfin ! ceux qui ne sont pas des moutons et qui se posent les vrais questions. Un petit tour avec moi ?


 

Celui-ci vient de découvrir un complot incroyable fomenté par les scientifiques : les virus n'existent pas !  Leur existence est un mensonge (de Big Pharma, je pense !)

  

Visite chez les sachants

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Celui-là a une ouverture et pense pouvoir conclure ce soir, mais ... enfer et damnation !  la fille est vaccinée ! 

Il se précipite sur Twitter pour savoir si en couchant avec elle, il ne risque pas de devenir lui aussi un Alien.

Visite chez les sachants

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Lui, il met en garde les voyageurs : la Luciférase ( il s'en fout de ce qu'est cette enzyme, ce qui compte c'est l'effet que produit son nom) la Luciférase, disais-je, permet de... je vous laisse lire la suite.

 

Visite chez les sachants

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Ce dernier nous rappelle une mise en garde du Pr Montagnier. Tous les vaccinés vont mourir deux ans après l'injection.  ( Vérification faite : il semblerait que Montagnier n'ait jamais dit ça comme ça, mais on sait aussi qu'il n'en pensait pas moins)

 

Visite chez les sachants

 

 

 

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