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Pourquoi je me méfiais d'elles

Publié le par Carlus

 

Il y a bien longtemps 

Sganarelle :
Eh quoi, Don Carlus, Dame Cynthia me paraissait avoir toutes les vertus que l’on est en droit d’attendre d’une personne du beau sexe et son attachement pour vous ne faisait aucun doute !

Faut-il donc, dès lors qu’une personne de son sexe présente quelques dispositions à vous plaire, que vous vous empressiez de lui trouver quelques menus travers que vous présenterez aussitôt comme étant incompatibles avec vos penchants ?

Et ne seriez-vous pas plus avisé de vous interroger sur votre propre incapacité à vous attacher au cœur d’une belle qu’à disserter sans fin sur le caractère retors de la nature des femmes ?

Don Carlus :
Le diable est dans les détails, mon brave Sganarelle, et les bonnes dispositions qu’affichent ces perfides créatures ne viennent souvent que du désir d’oublier un amour déçu en se jetant dans les bras du premier prétendant venu, fût-il le dernier des gueux ! Dans la déraison de ces êtres étranges, un amour est d’autant plus beau qu’il est mort et l’amant qui les a quittées est paré de toutes les vertus !

N’aurais-tu donc rien de plus exaltant à me proposer, mon ami, que d’être dans le coeur d’une femme le masque derrière lequel elle cache son chagrin ou de me résigner à n’être qu’un gentil compagnon pour qui l’on éprouve des sentiments semblables à ceux qu’on a pour un animal de compagnie ?

Sganarelle :
Sachez, mon bon maître, qu’il n’est rien de plus préjudiciable à la justice que de prêter à tous des tares constatées chez un seul. Et tel qui croit comprendre l’âme féminine à partir d’un dépit provoqué par une seule femme, ne saurait prétendre au titre de sage ou de philosophe qu’auprès de ses congénères cornus et déçus, ce qui constitue, vous en conviendrez aisément, un bien mauvais public.

Manquez-vous donc à ce point de confiance en vous-même qu’il vous faille chercher à tout prix dans la tête des femmes à qui vous plaisez, des idées que vous n’avez trouvées que dans la tête d’une seule ? Et est-il de bon augure pour trouver l’âme sœur de se méfier de toutes les femmes en leur prêtant des pensées triviales dont elles ignorent tout ?

Don Carlus :
Tes propos illustrent bien, mon cher Sganarelle, la position des hommes d’aujourd’hui face à ces créatures machiavéliques ! A défaut de les comprendre, nous avons décidé de leur faire confiance et de tenir pour vérités les mensonges qu’elles profèrent impunément, y compris à elles-mêmes !

Telle qui prétend vous aimer vit encore dans le souvenir d’un amant idéalisé par le chagrin, et n’aura rien de plus pressé que de comparer ses qualités supposées à vos défauts bien réels pour en tirer la conclusion qu’elle l’aime encore davantage !
Et telle autre qui fait tout pour se faire aimer n’a comme but que de se rassurer sur son pouvoir de séduction et vous éconduira sans égards une fois votre cœur enflammé !

Pour ma part je refuse absolument que l’on me montre des vessies en me les présentant comme des lanternes ! Et je te le dis solennellement : pour moi ce sera l’Amour-Passion ou Rien ! Et par Rien, j’entends : tout le reste, qui est, ma foi, fort agréable et dont je me contente fort bien depuis de nombreuses années, comme tu peux en témoigner !

Si Cupidon, dans son aveuglement légendaire, estime m’avoir déjà suffisamment servi, eh bien, qu’il aille au Diable ! je saurai me passer de ses services ! Et je préfèrerais pactiser avec Belzébuth lui-même plutôt que de passer un compromis boiteux avec ce Dieu bouffi et stupide !

Sganarelle :
Belzébuth, mon maître, n’est peut-être pas si loin et il me semble qu’il a déjà pensé à vous il n’y a pas si longtemps, en vous envoyant une garce dont j’ai quelques souvenirs ! Et je ne saurais donc trop vous conseiller d’éviter d’avoir de nouveau affaire à lui.


Don Carlus :
Cessons de philosopher, mon ami, cela nous sied mal ! Et partons encore une fois à la conquête de ces étranges et sublimes créatures.

Le bonheur est sur le chemin du bonheur, dit-on. Explorons donc sans relâche les sentiers escarpés et tortueux du plaisir. Et puisque la vie est courte, multiplions les occasions d’en jouir. Profitons de leur beauté et de leurs lèvres et laissons leurs coeurs aux malheureux à qui elles ont décidé de les offrir !


Sganarelle (tout bas) :
Pfftt ! Il me faudra encore supporter à la prochaine rencontre le voir s’emballer plus que de raison et l’entendre ensuite pester contre la gent féminine ! La peste soit de ce fâcheux personnage qui se prend pour ce qu’il n’est pas !




 

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La Mère-Patrie contre la Liberté

Publié le par Carlus

Les Américains ont une statue de la liberté mondialement connue. 

La Mére-Patrie contre la Liberté

 

Les Russes ont de leur coté une statue de la Mère-Patrie ( "la Mère-Patrie appelle") . 

La Mére-Patrie contre la Liberté

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un peu vénère, quand on la regarde de près

La Mére-Patrie contre la Liberté

 

 

 

 

 

 

 


 

La propagande russe ( non officielle, quoique...)  n'a pas pu résister à l'envie de les faire se rencontrer.  Je vous laisse découvrir la fin.

 

Source 

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Ukraine : les visionnaires

Publié le par Carlus

Ca fait un an déjà !  Poutine, avec l'approbation unanime de ses ministres, de ses conseillers, de son Etat-Major, des services secrets, du parlement, de la milice Wagner et du petit-fils de Tolstoï, décidait d'annexer l'Ukraine par une  guerre-éclair brève opération spéciale qui ne devait pas durer plus d'une semaine, promis-juré, lui avait-on promis ! 

Et chez nous, les habituels frères (soi-disant) ennemis mais d'accord à peu près sur tout, se bousculaient sur les plateaux télé pour étaler leurs talents de visionnaires et nous promettre que jamais, au grand jamais Poutine n'envahirait l'Ukraine ! 

Trouvé sur le Net, un modeste hommage à leur talent de visionnaire et à leur stature de chef d'Etat.

 

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Requiescat in pace, Sapiens

Publié le par Carlus

Au commencement, la Terre était peuplée de bactéries, d’amibes et d'autres  petites formes primaires de vie qui vivaient au fond des océans dans une biodiversité plutôt harmonieuse. Jusqu’au jour où l’une d’elles trouva par hasard un moyen original de se nourrir en utilisant l’énergie du soleil et en relâchant parallèlement un gaz mortel pour toutes les autres espèces : l’oxygène. Ce fut une énorme catastrophe écologique qui dura plusieurs millions d’années et fit disparaître de la surface de la Terre la plus grande partie des espèces vivantes bientôt remplacées par des organismes apparentés aux meurtriers qui savaient s’accommoder de l’oxygène et même en tirer profit.
Nous faisons partie de la longue lignée de ces génocidaires.


Beaucoup plus tard, mais il y a quand même fort longtemps, la Terre se peupla de ce qu’il convient d’appeler aujourd’hui les Dinosaures. Herbivores gargantuesques, carnivores insatiables, prédateurs redoutables, ils envahirent la totalité de la surface de la Terre qu’ils dominèrent sans partage pendant des millions d’années. Jusqu’au jour où un météorite un peu plus gros que les autres heurta la Terre, soulevant un nuage de poussière qui plongea la planète bleue dans une nuit  de plusieurs années. Les maîtres de la Terre disparurent alors, faute de proies pour le uns, de végétation pour les autres.

Alors et alors seulement, des formes de vie mineures purent sortir des terriers qui les avaient protégés de la catastrophe et purent à leur tour vivre au grand jour et se perpétuer en nombre.
Nous descendons de ces formes de vie fragiles qui ne durent leur place dans l'évolution qu’à une terrible catastrophe qui fit des milliards de victimes.


Eh quoi ? Il faudrait que la série s’arrête là ? Que l’histoire de l'évolution  prenne fin parce que cela ne nous arrange pas ? Il serait écrit quelque part dans le Livre d’Or de l’Univers que les catastrophes, moteur de l'évolution des espèces, arrêteraient de se produire à l’arrivée de l’homo sapiens sapiens ?

Allons, allons, mes amis, d’autres espèces, que nous ne soupçonnons pas, attendent leur tour pour se développer et dominer à leur tour la planète. Alors, je vous en conjure, soyons fair-play : respectons le cycle naturel de la vie et dépêchons-nous de disparaître afin de leur laisser la place.

Aussi, je vous en conjure, Poutine et Kadyrov, allez jusqu'au bout de votre détestation de l'Occident et déclenchez la guerre nucléaire; Courage, Kim Jong-un, lance tes missiles intercontinentaux, tues-les tous, tu deviendras le roi d'un monde dépeuplé;   Allez Khamenei, le 13e prophète arrive bientôt, offre-lui une planète vide d'humains afin que le jugement dernier puisse commencer sans tarder !

Allez, dépêchez-vous, acteurs inconscients et misérables, de jouer le rôle grandiose que les Forces de l'Univers vous ont confié ! Détruisez tout ! Le temps qui nous était imparti est écoulé ! Demain sera un autre jour mais pour d’autres espèces ! Pour nous il n’y a pas de futur ! 

 

 Carlus, prophète apocalyptique

 

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Marx, le camarade Valentin

Publié le par Carlus

 "La bourgeoisie se souviendra longtemps de mes furoncles" (Karl Marx)


 

Marx était marié à la baronne Jenny von Westphalen qui, en militante et femme amoureuse du grand homme, a longtemps vécu dans un relatif dénuement avec lui. Mais à l'époque de leur vie où ils étaient entretenus par l'ami et admirateur de Marx, l'industriel Engels, leur vie devint plus confortable et  ils eurent même droit à une bonne tous frais payés.

Oui, oui, une bonne, une servante, une bonniche, du genre qui dort à la maison pour pouvoir travailler 18 heures par jour, s'occuper des enfants, préparer les repas, faire la vaisselle, passer le balai, repasser les vêtements, vider le pot de chambre, etc... Tout ça offert par le richissime Engels pour permettre à Monsieur et Madame Marx de militer efficacement pour l'émancipation  de la classe ouvrière.

Mais avec une bonne en permanence à la maison et madame la baronne partie distribuer des tracts sur les marchés, que croyez-vous qu'il arriva ? Hé bien, notre bon Monsieur Marx, Karl de son prénom, engrossa la bonne !

Et quand la baronne Jenny Marx vit que sa petite bonne était enceinte, elle insista pour connaitre le nom du père, dans la mesure où la brave fille ne quittait pour ainsi dire jamais la maison. Quelle catastrophe pour le couple Marx, pensez-vous !

Mais non, voyons, réfléchissez une seconde ! Un type qui a la solution à tous les problèmes de l'humanité a également la solution pour régler ses propres problèmes.

Karl Marx alla donc quérir son ami, admirateur, protecteur et mécène Friedrich Engels, pour solliciter une fois de plus son aide. Il lui demanda  de déclarer  à son épouse Jenny que c'était lui, Friedrich, le responsable de cette grossesse inconvenante.

Ce qui fut fait. Engels assuma cette paternité et reconnut l'enfant.

On raconte que Jenny ne fut pas dupe de la manœuvre et que sa déception fut immense. Mais elle fit semblant d'y croire.

Comment Friedrich a-t-il présenté cela à  Jenny Marx ?  Personne ne le saura jamais évidemment. Mais on peut faire des hypothèses plausibles.

On sait que Jenny et Friedrich ne s'appréciaient pas beaucoup. J'aime à  penser que Engels a fait une menace à peine voilée à la baronne en lui disant qu'il regrettait d'avoir ainsi souillé sa maison et que si elle et son mari voulaient couper les ponts avec lui et ne plus le revoir, il comprendrait et s'exécuterait et disparaitrait de leur vie. Et j'imagine que la gentille baronne a dû réfléchir une demi-seconde à ce que lui coûterait en terme de train de vie de se fâcher avec le riche et généreux ami et mécène de son mari et lui a donc peut-être répondu avec une ironie cruelle "Mais non, voyons, la chair est faible ! C'est cette petite putain la seule responsable. Vous, nous n'y êtes pour rien, enfin voyons !"

Je pense aussi que c'est en remerciement de tout cela ( le soutien financier, le confort matériel ET la paternité) que le brave et richissime capitaine d'industrie Friedrich Engels a obtenu, éperdu de reconnaissance, l'insigne, l'immense, l'incroyable honneur de cosigner avec son ami Karl Marx Le Manifeste du parti Communiste, ouvrage qui, il en était convaincu, ouvrait les portes de l'avenir radieux  de l'humanité.

 


 

Un spectre hante l'Europe : le spectre du communisme. Toutes les puissances de la vieille Europe se sont unies en une Sainte-Alliance pour traquer ce spectre : le pape et le tsar, Metternich et Guizot, les radicaux de France et les policiers d'Allemagne.

Il en résulte un double enseignement. Déjà le communisme est reconnu comme une puissance par toutes les puissances d'Europe.

( Manifeste du Parti Communiste)

 

 

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Moi, Carlus, slameur

Publié le par Carlus

 

Après avoir essayé sans succès la poésie romantique, puis le haïku, voilà que j'attaque le Slam ! Peut-être est-ce dans ce style que mes mérites seront, enfin, reconnus !

Le slam peut se définir comme un poème protestataire sans forme précise composé de phrases très courtes et de rimes ridicules. Ca tombe bien, je suis assez doué pour la rime ridicule.

Le slam ne parle pas d'amour, ni du ciel, ni du printemps, ni de la rosée du matin sur les fleurs des champs. Il faut bien avoir ce point à l'esprit  pour apprécier mon premier jet !


 

Moi, quand j'étais petit 
Ma mère m'a souvent dit
Que j'étais une bandit
Mais voilà aujourd'hui
Maintenant j'ai grandi
J'ai beaucoup réfléchi.

C'est vrai c'est dur la vie
Ca peut vous rendre aigri
Mais avec un fusil
Et une machette aussi
Certains s'en sont sortis
Pourquoi pas moi hein, dis ? 

On me dit incivique
Quand je fous la panique
On me traite de cynique
Quand j'exhibe le fric
Tiré de mon trafic.
C'est une question d'optique
Pourquoi m' chercher des tics ?
Ah merde, voilà les flics
Ils sont vraiment sadiques

Ils me prennent par l'épaule
Et ils me foutent en taule
Pour des petites babioles
Comme tentative de viol
Ou incendie d' bagnole.
Dix-huit mois dans cette geôle
Je ne trouve pas ça drôle
Cette société m' désole !

Mais quand je sortirai
tu verras, j'écrirai
un bouquin à succès
où je dénoncerai
cette merde de société
qui punit à l'excès
les braves garçon comme moué !

Carlus, slameur 

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Amis de la poésie, bonsoir !

Publié le par Carlus

Discussions de poètes en 1928

Quand André Breton, Aragon, Desnos, Prévert,  Eluard, Queneau et quelques autres se rencontraient, de quoi parlaient-ils, à votre avis ?  de sexe, entre autres ! Et d'homosexualité aussi !

En 1928, les surréalistes organisent des séances publiques de "Recherches sur la sexualité" qui dureront jusqu'en 1932.  Quatre de ces séances - les première, deuxième, neuvième et quatrième- sont restées célèbres pour avoir permis de connaître  l’avis de certains surréalistes sur l’homosexualité ( et notamment celui, virulent, d'André Breton)

Séances de Recherches sur la sexualité  (27 et 31 janvier 1928)
Breton, Aragon, Desnos, Naville, Prévert, Morise, Eluart, Queneau et  d'autres



Paul Eluard - Que penses-tu de la pédérastie ?
 
Queneau - A quel point de vue ? Moral ?
 
Paul Eluard - Soit.
 
Queneau - Du moment que deux hommes s’aiment, je n’ai à faire aucune objection morale à leurs rapports physiologiques.

Protestations de Breton et de Péret
 
[...]
 
Prévert - Je suis d’accord avec Queneau.
 
Queneau - Je constate qu’il existe chez les surréalistes un singulier préjugé contre la pédérastie.
 
André Breton- J’accuse les pédérastes de proposer à la tolérance humaine un déficit mental et moral qui tend à s’ériger en système et à paralyser toutes les entreprises que je respecte.

Extraits la deuxième soirée :

Aragon - La pédérastie me paraît, au même titre que les autres habitudes sexuelles, une habitude sexuelle. Ceci ne comporte de ma part aucune condamnation morale, et je ne trouve pas que ce soit le moment de faire sur certains pédérastes les restrictions que je fais également sur les hommes à femmes.

BA.- Je suis de cet avis.
 
Desnos- Je ne crois pas que le point de vue moral ait à intervenir dans cette question. Je suis en général gêné par les affectations extérieures et les gestes efféminés des pédérastes. Néanmoins il m’est arrivé d’envisager sans répugnance, pendant un laps de temps très court, le fait de coucher avec un jeune homme que j’aurais trouvé particulièrement beau.
 
[...]
 
André Breton- Je m’oppose absolument à ce que la discussion se poursuive sur ce sujet. Si elle doit tourner à la réclame pédérastique, je l’abandonne immédiatement.
 
Aragon - Il n’a jamais été question de faire de la réclame à la pédérastie. La discussion prend ici un tour réactionnel. [...]
 
André Breton- Veut-on que j’abandonne la discussion ? Je veux bien faire acte d’obscurantisme en pareil domaine.

Extraits de la neuvième soirée, sur le même sujet :

SCHNITZLER.- J’accepte tout. Pour moi, c’est le même acte, la même chose. Je m’y suis livré trois fois.
 
[...]
 
Paul Eluard - La plus grande haine pour les lesbiennes mâles, la plus grande faiblesse pour les lesbiennes qui restent femmes. J’exècre les rapports ente hommes, à cause de la déformation mentale qu’ils causent. Jamais livré !
 
[...]
 
BRETON.- [...]. Les lesbiennes me paraissent très intéressantes.
 
[...]
 
Pierre Unik - Comment vous représentez-vous les rapports entre deux femmes et entre deux hommes ?
 
[...]
 
André Breton - Pour les femmes : rapports érotico-buccaux. Pour les hommes : sodomie intégrale. Cela me dégoûte complètement et je tiens les enculeurs mêmes pour des enculables, des défoncés.
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Libanais, mes frères

Publié le par Carlus

Le totalitarisme iranien ne se contente pas de menacer Israël de génocide, de réprimer et de massacrer son peuple, il menace aussi l'existence du Liban à travers le Hezbollah "le Parti de Dieu" sous la direction de Hassan Nasrallah.

Depuis l'indépendance du Liban, un fragile équilibre constitutionnel donne aux principales religions du pays (musulmanes et chrétiennes) la garantie d'être représentées au sommet l'état. La présidence est réservée à un chrétien, le poste de premier ministre à un sunnite et la présidence de l'assemblée à un chiite. Les ministères aussi font l'objet d'une répartition de fait, ce qui oblige tout le monde à se parler et à faire des concessions.

Cet équilibre marche tant bien que mal. Ce sont toujours des facteurs extérieurs (la question palestinienne, l'occupation syrienne, par exemple) qui expliquent les luttes inter-libanaises

Dans les années 1980, en réaction à l'occupation israélienne du Sud-Liban et avec le soutien de Khomeini arrivé au pouvoir en Iran, un parti chiite, le Hezbollah, sous prétexte de lutter contre l'occupation israélienne du Sud-Liban a recruté des milliers de combattant, reçu de l'Iran des tonnes de matériel militaires sophistiqués et tout cela hors du contrôle de l'Etat libanais et sous la seule direction du parti de Dieu.

Le Hezbollah est donc un état dans l'état libanais, tout en participant à la vie politique du pays.

Nasrallah ne se cache pas de recevoir ses ordres du grand Ayatollah iranien (qui est pour les chiites du monde entier l'équivalent du pape pour les catholiques), et gère seul aujourd'hui une milice qui est plus puissante que l'armée régulière libanaise.

Il refuse catégoriquement de livrer ses hommes à la justice libanaise et internationale, que ce soit pour des accident de la route, des crimes de droit commun ou des attentats terroristes (assassinat en 2005 du premier ministre Hariri, explosion en 2020 dans le port de Beyrouth...) Mais parallèlement, il participe aux élections et a en conséquence des députés et des ministres au sein du gouvernement.

Hassan Nasrallah et toute la direction du Hezbollah vivent dans la clandestinité, refusant de se soumettre à toute autorité libanaise ou internationale mais, à travers ses ministres au gouvernement, ils ont connaissance de tout ce que le gouvernement, l'armée, les services secrets et la diplomatie libanaises peuvent avoir comme projets et comme secrets. Et ces informations sont portées à la connaissance du pouvoir iranien. Par soumission à l'autorité religieuse chiite dont ils dépendent pour leur financement et leur armement. 

Ainsi, aujourd'hui, le parti de Dieu, le Hezbollah, désigné comme organisation terroriste par une grande partie de la communauté internationale, a les moyens de paralyser le fonctionnement démocratique de l'Etat libanais en bloquant depuis des semaines l'élection au parlement d'un président et donc d’un gouvernement. Avec la volonté affichée d'affaiblir le pays et de provoquer un chaos dont il ne pourrait que sortir vainqueur.

 

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Les vierges du paradis

Publié le par Carlus

Dans les fantasmes masculins et dans certaines religions (mythologie gréco-latine, par exemple, et une autre, plus récente, que je ne nommerai pas pour ne pas stigmatiser), il y a une scène qui revient sans cesse : le troupeau de vierges paissant paisiblement au bord d’un lac ou se tenant lascives dans un hammam avec piscine.

L’origine du fantasme (et de cette promesse religieuse) n’est pas mystérieuse : l'homme descend du singe, ou plutôt, dans la version actualisée, l'homme EST un singe de la famille des hominidés , et nous avons donc tout naturellement quelque part dans un recoin de notre cerveau simiesque le vieux schéma du mâle dominant possédant toutes les femelles du clan.


Dans la version antique, ça ressemble à ça : Un troupeau de vierges insouciantes paissant et s’ébattant au bord d’un lac dans un paysage champêtre, attendant -et redoutant - qu'un satyre vienne capturer et enlever l'une d'elles

 Les vierges du paradis

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans une version plus orientale ( ou plus "orientaliste"), c'est une multitude de femmes lascives attendant dans un hammam avec impatience que le seigneur et maître (éventuellement auréolé du statut de martyr) vienne les honorer. L'hymen étant un élément essentiel du plaisir du maître martyr, sur terre elles sont à usage unique et au ciel avec hymen auto-régénéré après chaque rapport.

 Les vierges du paradis

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On peut quand même espérer qu'aux monstres, aux assassins et aux fous de Dieu venus réclamer leurs troupeaux de vierges, on ait réservé ça  :

 Les vierges du paradis

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ceci dit, de notre côté, ne nous faisons pas trop d'illusions : Me_Too et Balance_ton_porc ont déjà certainement investi les lieux et  le paradis pour les hommes risque fort d'être déjà un camp de déconstruction éternelle.

Les vierges du paradis

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Salut, pourquoi tu pleures ?

Publié le par Carlus

J'aime bien Nougaro, sa poésie amateur, son jazz franco-français, sa gueule de gentil voyou, sa tendresse, sa musique...

j'aime particulièrement cette chanson : La pluie fait des claquettes. 

Et je sais pourquoi, c'est parce que j'ai obtenu du ciel la même réponse que lui ! Accessoirement parce que c'est jazzy et que ca donne envie de claquer des doigts et de danser sous la pluie... à la française !

Ce nuit-là, je rentrais chez moi, à pied, après la fin d'une relation amoureuse toxique et  je me sentais bien. Comme après chaque rupture, je rêvais à  la future histoire d'amour forcément  sublime que j'allais vivre, quand la pluie se mit à tomber.  Je me suis souvenu de cette chanson de Nougaro et j'ai tourné le regard vers les nuages et demandé  au ciel : 

- Salut, pourquoi tu pleures, toi ?

La réponse du ciel en larmes fut :

- Parce que je t'aime, salaud !

Bon, vous n'êtes pas obligé de me croire, non plus !  De toute façon, rien de plus changeant que l'estime de soi et  du ciel !

 

 

La pluie fait des claquettes
Sur le trottoir à minuit
Parfois, je m'y arrête,
Je l'admire, j'applaudis
Je suis son chapeau claque,
Son queue-de-pie vertical,
Son sourire de nacre
Sa pointure de cristal

Aussi douce que Marlène,
Aussi vache que Dietrich,
Elle troue mon bas de laine
Que je sois riche ou pas riche
Mais quand j'en ai ma claque
Elle essuie mes revers
Et m'embrasse dans la flaque
D'un soleil à l'envers

Avec elle je m'embarque
En rivière de diamants
J'la suis dans les cloaques
Ou elle claque son argent
Je la suis sur la vitre
D'un poète endormi,
La tempe sur le titre
Du poème ennemi

À force de rasades,
De tournées des grands-ducs,
Je flotte en nos gambades,
La pluie perd tout son suc
Quittons-nous dis-je, c'est l'heure
Et voici mon îlot
Salut pourquoi tu pleures?
- Parce que je t'aime salaud.

Claude Nougaro / Maurice Vander

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