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Théâtre : L'Opération spéciale ( suite )

Publié le par Carlus

Lieu : Bureau du Kremlin

Personnages : 

- Aède, directeur de conscience du Tsar

- Des généraux revenant du front


  

- Un général (le regard inquiet) : Comment a-t-on pu en arriver là ? (Croisant un aède) Hé, toi, l'aède, qui es dans le secret des dieux, qui es leur confident, dis-nous ce que peut bien cacher cette opération coloniale... spéciale, pardon,  d'un autre temps !

- L'aède (lyrique) : C'est un cheminement astral, Messieurs les militaires, un voyage initiatique, une carte divine que vous ne pourrez jamais comprendre... 

-Un général : Ca c'est notre affaire, Poète. Dis nous ce que tu sais !

L'aède : Comme vous voudrez, Messieurs ! Asseyez-vous et écoutez

 

Lorsque dans son bureau, au centre du Kremlin
Échevelé, livide au milieu des médecins,
Le Tsar sut que pour lui, ça sentait le sapin,
Il décida, nerveux, de changer son destin
En annexant de suite un des pays voisins.

Mais alors que, fiévreux,  il ouvrait la fenêtre
Il vit Volodimir, tout au fond des ténèbres,
Et qui le regardait, de son regard  funèbre.

" Qu’on lui envoie l’armée ", dit-il avec fureur.
"Je vous donne quatre jours !" dit-il aux militaires
"Après trois jours, trois nuits, sans repos et sans trêve
Vous prendrez toute l’Ukraine et arriverez à Kiev
Et capturerez ensuite le président acteur"

Mais après ces trois jours, dans son monde irréel,
Il vit Volodimir, tout au fond du grand ciel,
Et qui le regardait, d'un regard plein de fiel.

« Qu’on lui envoie Wagner », dit-il avec fureur.
Il verra qui je suis ! Et ma parole d’honneur
Que dans trois mois à peine, l’Ukraine sera en feu !
Je fais le serment, moi, grand serviteur de Dieu
Qu’on m’amènera la tête de ce minable acteur !

Mais après ces trois mois, dans ses rêves enfiévrés,
Il vit Volodimir, piètre acteur de télé,
Dans un treillis seyant, qui le dévisageait.

Alors il tressaillit en proie au noir frisson.
« Qu’on envoie les Tchétchènes », hurla le baryton
Qu’ils massacrent et qu’ils violent, vieillards, femmes et enfants
Et qu’après leur passage, dans un peu moins d’un an
Il ne reste de l’Ukraine que des cendres et du vent !

Mais après plus d’un an, au fond de ses cauchemars,
Il vit Volodimir, auréolé de gloire,
Et qui le regardait en  T-shirt moulant noir.

 

 

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Théâtre : L'Opération spéciale

Publié le par Carlus


Acte I, scène I : La Préparation

 

- Vladimir : Chers conseillers, j’ai choisi les trois meilleurs d’entre vous pour avoir des conseils avisés sur un projet que j’ai longuement mûri.

- Les trois conseillers (d’une seule voix) : Chef, oui, Chef !

- Vladimir : Voilà ! J’ai bien réfléchi depuis 24 heures et il me semble que faire de l’Ukraine une province russe ne prendrait que deux ou trois jours maxi pour un bénéfice géopolitique et surtout personnel considérable. Merci de me dire avec sincérité ce que vous en pensez !

- Les trois conseillers (d’une seule voix) : Chef, oui, Chef !

10 minutes plus tard

– Vladimir : Bon, Antonov, vous êtes viré. Regagnez votre domicile avec votre famille et n’en sortez que si je vous en donne l’ordre.

- Antonov : Mais, chef, j’ai juste suggéré qu’il pourrait y avoir une éventuelle résistance des…..

- Vladimir : Taisez-vous, imbécile ! Il n’y a pas eu de résistance lorsque j’ai annexé la Crimée, pourquoi en serait-il autrement pour l’Ukraine ? Je ne veux plus vous entendre ! Sortez de ma vue ! A la niche !

(Antonov, s’en va, la tête basse)

- Vladimir : Quant à vous, Dimitri, vous êtes un traître à la patrie, un criminel vendu à l’Otan, je le savais depuis longtemps. Vous êtes en état d’arrestation.

- Dimitri : Mais chef, je ne faisais qu’évoquer les réactions internatio… ?

- Vladimir : Silence, traître ! Quelles réactions ? Celle d’un président sénile incapable de grimper deux marches sans se casser la gueule ? Celles de cette communauté LGBT nommée Union Européenne ? Celles de Monaco ? Celles du Lesotho ? Vous êtes un traître et vous aurez le sort que je réserve aux traîtres ! Gardes, emparez-vous de cet homme !

(Dimitri s’en va, encadré par deux gardes)

- Vladimir : Ah, mon bon Sergueï, pas facile de trouver de bons conseillers de nos jours. Toi, au moins, tu m'as toujours été fidèle. Viens avec moi, nous allons mettre au point les détails de cette petite… comment pourrait-on appeler cela ?

Sergueï : Eeuuhhh… "Petite opération d’annexion territoriale" ?

- Vladimir : Mais non, imbécile ! L’objectif est au contraire de minimiser l’impact psychologique que pourrait créer l'idée d' annexion !

- Sergueï : "Petite guerre de récupération d’un territoire qu’on nous a volé" ?

- Vladimir : Bon, arrête de faire des propositions, Sergueï ! J’appellerai ça "intervention patriotique"… Non, non, trop guerrier… ! "Opération de restitution"… Non ! "Opération… spéciale" ! Voilà ! "Opération spéciale", ça fait simple descente de police, limitée dans le temps et dans l’espace !

- Sergueï : Bravo, chef ! Vous avez le sens du mot juste, chef ! Nos ennemis n’y verront que du feu ! Vous êtes un génie, chef !

- Vladimir : Et d'ailleurs l’objectif de cette opération spéciale sera non pas d'annexer quoi que ce soit mais d’arrêter et de juger le président nazi de ce territoire martyr !

Sergueï : Nazi ?

- Vladimir : Oui, nazi ! J’ai fait ma petite enquête, les gens n’aiment pas les nazis

- Sergueï : mais… Il n’est pas Juif, lui ?

- Vladimir : Oui, et alors ? Hitler aussi était juif, c’est bien connu. Lavrov me l’a confirmé hier encore

- Sergueï : mais, je ne comprends plus… L’opération spéciale, ce n’était pas pour annexer l’Ukraine ?

- Vladimir : C’est là le trait de génie, mon bon Sergueï (clin d’œil). Je débarque en Ukraine en toute innocence et sans arrière-pensée pour arrêter et juger leur président juif nazi, et devant leur refus de me le livrer, je me verrai contraint et forcé d’annexer le pays.

- Sergueï : Ah... c'est génial, Chef ! Et... comme ça, juste pour parler,  s’ils acceptent de vous le livrer ?

- Vladimir : Tout est prévu, mon bon Sergueï. Dans ce cas, je te nomme président par intérim de l’Ukraine. Tu organises un référendum  donnant 95% de la population favorables au rattachement de l’Ukraine à notre mère patrie et le tour est joué !

- Sergueï : Vraiment génial, Chef ! Vous êtes un des plus grands stratèges militaires que le monde ait connu

- Vladimir : J’ai déjà préparé la formule : " Si l’armée ukrainienne ne dépose pas les armes dans un délai de 48 heures, je me verrai dans l'obligation de priver l'Ukraine de son « statut d’État ».

- Sergueï : Quel génie vous êtes, chef ! Comme ça, tous les peuples du monde verront que vous êtes un homme de dialogue et de compromis, et que c’est le refus des Ukrainiens qui vous a conduit à utiliser la force.

- Vladimir : Et pour l'effet de surprise, j'ai mobilisé tous mes agents de  "public relation"  occidentaux pour convaincre le monde que je n'ai aucune intention belliqueuse.

- Sergueï : C'est qui, nos agents de relation publique occidentaux ? Je les connais ? 

- Vladimir : Non, tu les connais pas. Une bande de crétins serviles qui n'ont comme seule utilité interne que de foutre le bordel chez eux et comme seule utilité internationale celle de chanter ma gloire. Il y a une cassette sur le bureau, si tu veux rire un peu !

- Sergueï : Ah je veux bien, oui ! C'est celle-là ? 

 

- Sergueï (mort de rire) : Ah les cons ! En matière de ridicule, la réalité dépasse parfois la fiction !  Aucun humoriste n'aurait osé leur prêter de tels propos !

- Vladimir : Oui, mais bon, soyons indulgents. Ils ont fait le job qu'on attendait d'eux. On ne va quand même pas se plaindre que la mariée soit trop belle ! 

 - Sergueï : Oui... trop amoureuse, en l'occurrence ! 

 


 

 

Acte I, scène 2 :  A suivre 

 

 

 

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Les cocus de l'Histoire

Publié le par Carlus

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Poutine, pauvre imbécile, tu pensais vraiment que l'énorme puissance économique et militaire chinoise s'alignerait docilement et gratuitement derrière toi pour te permettre de réaliser tes fantasmes de grand conquérant ?

Tu croyais vraiment que la Chine serait tellement fière d'être dans le camp amical et fraternel des "anti-occidentaux" (dont tu t'imagines être devenu le leader naturel) qu'elle abandonnerait les revendications qu'elle a depuis longtemps sur une partie de ton territoire ?

Tu t'imaginais  vraiment que la troisième économie mondiale s'alignerait docilement et au détriment de ses propres intérêts,  sur la douzième économie mondiale par admiration pour le triste et médiocre leader que tu es ?

Pauvre con ! Voilà aujourd'hui que ton "ami indéfectible" anticipe déjà l'état de faiblesse militaire dans lequel tu sortiras de cette guerre d'annexion stupide et qu'il annonce la couleur : tu vas casquer, mon pote ! Payer de ta personne comme toutes les femmes vénales qui ont cru intelligent de faire appel un jour  à la protection d'un proxénète !  Payer très cher, comme tous les  pigeons qui ont cru malin d'offrir en garantie leur bagnole ou leur maison pour continuer à jouer au poker avec des caïds cyniques et sans pitié. 

Avec cette carte, la Chine met fin au fantasme de la grande solidarité "anti-occidentale" sur laquelle tu comptais tant pour te faire de nouveaux amis. Elle annonce que ses revendications territoriales concernent aussi bien des territoires russes que  Taïwan. 

Et je te pose une petite devinette, connard : Quand elle se sentira suffisamment forte, quel territoire ira-t-elle récupérer en premier ?  Pour ma part, je ne parierais pas UN kopeck, même réévalué par la banque centrale russe, qu'elle commencera par Taïwan !

 

 

 

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La passionata-a-a-a !

Publié le par Carlus

Croisé la "Garce" cet été sur le Net à l'occasion de l'anniversaire d'un ami commun. Elle est en couple. Je lui demande "Réverbère ou étoile ?" Elle m'envoie un smiley sourire mais ne répond pas. 

La formule est d'elle. Il y a quelques années, pour m'expliquer pourquoi elle était toujours seule, elle m'avait dit : "je rencontre des gens bien, mais je sais faire la différence entre un réverbère et une étoile". Elle avait vécu dans sa jeunesse une histoire d'amour passionnée et passait sa vie à chercher une autre histoire d'amour passion (ou peut-être le retour du premier, qui sait?)

Mais les hommes n'aiment pas trop les femmes passionnées, exigeantes, jalouses, possessives. 

La preuve : écoutez Guy Marchand nous parler de sa chérie.

  

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Putain d'hôpital !

Publié le par Carlus

 Il y a beaucoup de gens mécontents dans les hôpitaux. Quelques  exemples observés ou vécus.


 

Certaines imageries médicales (IRM, TEP SCAN, etc.) surtout s'il y a injection de produit, se font dans des conditions très strictes. Le patient doit donc remplir un questionnaire pour certifier qu'il ou elle ne possède pas de prothèses métalliques, de pace maker, ou n'est pas enceinte, etc.

- L'infirmière : Ah ! Attendez, Madame, vous n'avez coché aucune case à la question " Etes-vous enceinte ou susceptible de l'être ?"

- La patiente : Mais j'en sais rien, moi !!! Comment voulez-vous que le sache ??

- L'infirmière : Ah ! désolé, madame, nous ne pouvons pas pratiquer l'examen s'il y a le moindre risque que vous soyez enceinte. Faites un test de grossesse et reprenez rendez-vous. Personne suivante.

- La patiente : Non mais, je ne suis pas enceinte, merde ! Arrêtez de me faire chier, p'tain ! Je vais vous le signer, votre papier de merde !

- L'infirmière : Personne suivante, s'il vous plait !


 


Dans la salle d'attente une dizaine de personnes attendent d'être invitées à rejoindre la salle de soins pour une séance de chimiothérapie. Une grande blonde, la cinquantaine, visage et coupe au carré, tailleur de marque, à priori cadre (très) supérieur ou dirigeante d'entreprise. Elle se lève et s'adresse sur un ton furieux et hautain à l'infirmière.

- Mais c'est incroyable, enfin ! Vous m'avez donné rendez-vous à 9 heures, il est 9 heures 30 et je n'ai pas encore commencé !

- Désolé, madame, nous avons un souci. Les produits ne sont pas encore arrivés, nous avons envoyé quelqu'un les chercher. Ca ne devrait pas tarder.

- Mais enfin, c'est vous qui m'avez proposé 9 heures, vous devez respecter votre planning ! j'ai dû décaler deux rendez-vous et je maintenant je dois en repousser un troisième à cause de votre incurie !

- Désolé, il va falloir attendre que les produits arrivent

- Eh bien, moi j'en ai marre, je m'en vais ! je vais m'adresser à un autre établissement capable de tenir un planning !

Et elle s'en va, d'un pas assuré et la tête haute !

L'infirmière se tourne vers une collègue et lui dit à voix basse et sourire en coin

Oh Mon dieu, elle va passer à la concurrence...

Dans cette ambiance pourtant stressante, je ne peux pas m'empêcher de sourire en pensant aux journées de cette dame. Je suppose que c'était sa première chimio car un malade réserve en général toute la journée pour une séance de chimiothérapie même si la séance elle-même ne dure que deux heures en moyenne, ne serait-ce que pour gérer les effets secondaires comme la fatigue ou les nausées. Cette dame semble avoir calé ce rendez-vous parmi ses autres rendez-vous professionnels, ce qui est certainement une façon (très idiote) de nier la gravité de sa maladie :

- 8h 30       : Tél Brochard pour annuler commande
- 9h - 11h   : chimiothérapie hôpital Saint Louis
- 11h 30     : Rdv avec DHR pour finaliser DADS 2022
- 12h 15     : déjeuner avec DAF filiale de Reims


 


Toujours en imagerie TEP SCAN

Le service est débordé et travaille de 8 heures à 19 heures sans interruption pour gérer le maximum de malades. Il est conseillé d'arriver 30 minutes à l'avance, car le service n'a pas les moyens d'attendre les retardataires (ce qui aurait pour effet en plus de décaler tous les autres rendez-vous).

Je vois cette jeune femme (enfin jeune, la quarantaine) mince, un peu "femme libérée c'est pas si facile" qui au lieu de s'asseoir et d'attendre comme tout le monde, fait les cent pas. Ca doit être son premier TEP SCAN. Elle est anxieuse, ça ne doit pas faire très longtemps qu'elle a appris sa maladie. Elle en a marre d'être là au milieu de tous ces gens malades qui attendent. Elle n'en peut plus et quitte une première fois la salle d'attente pour aller faire les cent pas dans le hall de l'hôpital. Puis elle retourne. L'agacement se lit sur son visage. Pourquoi la fait-on attendre comme ça ? Elle ressort une deuxième fois de la salle d'attente. J'ai envie de lui dire "ne faites pas ça ! attendez ici qu'on vous appelle !" Mais Non, si je fais ça , il y a des chances qu'elle me réponde " Vas te faire foutre ! de quoi je me mêle ?"

Elle ressort une troisième fois. Erreur fatale. L'infirmière appelle une fois, une deuxième fois sur un ton plus appuyé, attend quelques secondes puis une troisième et dernière fois. Pas là. Elle appelle le patient suivant.

Elle revient plus tard, attend, attend, attend. Puis elle va voir la secrétaire qui lui dit après avoir vérifié sa liste "vous n'étiez pas à l'heure. Votre rendez-vous a été annulé". Elle se met à pleurer et à crier "Vous êtes des salauds ! C'est ignoble ce que vous me faites ! J'attends depuis ce matin ! Vous êtes tous des salauds !"

L'infirmière en chef arrive et tente de lui parler. Mais elle ne veut rien savoir. Elle se lève crie "Je sais ce qu'il me reste à faire, je vais crever et personne ne veut rien faire pour moi" et s'en va en courant. L'infirmière en chef essaie de la rattraper mais compte tenu de sa corpulence, ne peut pas courir très vite. Elle passe devant moi et (sachant que je suis un accompagnant) me dit "Monsieur, aidez-moi à la rattraper" Je cours vers elle et la rattrape presqu'à la sortie de l'hôpital. Elle se tourne vers moi. Elle est en pleurs. Je lui dis "l'infirmière veut vous parler. Ecoutez là, svp". Elle me dit entre deux sanglots "Je vais crever, je vais crever et tout le monde s'en fout". Je lui dis "Ils sont débordés, ils ne peuvent pas attendre les retardataires. Mais vous ne pouviez pas le savoir, c'est pas de votre faute". L'infirmière en chef arrive et la prend par l'épaule, lui parle sur un ton doux et maternel et l'emmène vers le service. Je les regarde s'éloigner. C'est bon, j'ai fait ma B.A. du jour.

 

 

 

 

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Lectures de vacances grivoises : Verlaine

Publié le par Carlus

 

- Qu'est-ce que tu lis en ce moment, Carlus ?

- Verlaine !

- Ah, Verlaine... Tu es un indécrottable romantique, Carlus
Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D’une femme inconnue, et que j’aime, et qui m’aime,
Et qui n’est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m’aime et me comprend.

- Oui, pour moi, la poésie romantique, il n'y a que ça de vrai !


 Extraits de Hombres (hommes) de Paul Verlaine

 Lectures de vacances grivoises : Verlaine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un peu de merde et de fromage
Ne sont pas pour effaroucher
Mon nez, ma bouche et mon courage
Dans l’amour de gamahucher.


L’odeur m’est assez gaie en somme,
Du trou du cul de mes amants,
Aigre et fraîche comme la pomme
Dans la moiteur de saints ferments.


Et ma langue que rien ne dompte,
Par la douceur des longs poils roux
Raide et folle de bonne honte
Assouvit là ses plus forts goûts,

 

Puis pourléchant le périnée
Et les couilles d’un mode lent,
Au long du chibre contournée
S’arrête à la base du gland.


Elle y puise âprement en quête
Du nanan qu’elle mourrait pour,
Sive, la crème de quéquette
Caillée aux éclisses d’amour


Ensuite, après la politesse
Traditionnelle au méat
Rentre dans la bouche où s’empresse
De la suivre le vit béat,


Débordant de foutre qu’avale
Ce moi confit en onction
Parmi l’extase sans rivale
De cette bénédiction !

Extraits de Hombres (hommes) de Paul Verlaine

 

 

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Lectures de vacances grivoises : Alfred de Musset

Publié le par Carlus

- Qu'est-ce que tu lis en ce moment, Carlus ?
- Alfred de Musset !
- Ah, Musset, le romantisme, c'est tout toi ça ! 
- Oui, pour moi, la littérature romantique, il n'y a que ça de vrai !


Alfred de Musset
Extraits de Gamiani ou Deux nuits d'excès

Lectures de vacances grivoises : Alfred de Musset

Fanny
Tu revins aux femmes ?

Gamiani
Non ! je voulus auparavant rompre avec les hommes. Pour n’avoir plus de désirs ou de regret, j’épuisai tout le plaisir qu’ils peuvent nous donner. Par le moyen d’une célèbre entremetteuse, je fus exploitée tour à tour par les plus habiles, les plus vigoureux hercules de Florence. Il m’arriva dans une matinée de fournir jusqu’à trente-deux courses et de désirer encore. Six athlètes furent vaincus et abîmés.

Un soir, je fis mieux. J’étais avec trois de mes plus vaillants champions. Mes gestes et mes discours les mirent en si belle humeur, qu’il me vint une idée diabolique. Pour la mettre à profit, je priai le plus fort de se coucher à la renverse, et, tandis que je festoyais à loisir sur sa rude machine, je fus lestement gomorrhisée par le second ; ma bouche s’empara du troisième et lui causa un chatouillement si vif, qu’il se démena en vrai démon et poussa les exclamations les plus passionnées. Tous quatre à la fois nous éclatâmes de plaisir en raidissant nos membres ! Quelle ardeur dans mon palais ! Quelle jouissance délicieuse au fond de mes entrailles ! Conçois-tu ces excès ?

Aspirer par sa bouche toute une force d’homme ; d’une soif impatiente, la boire, l’engloutir en flots d’écume chaude et âcre et sentir à la fois un double jet de feu vous traverser dans les deux sens et creuser votre chair... C’est une jouissance triple, infinie, qu’il n’est pas donné de décrire ! Mes incomparables lutteurs eurent la généreuse vaillantise de la renouveler jusqu’à extinction de leurs forces.

Depuis, fatiguée, dégoûtée des hommes, je n’ai plus compris d’autre désir, d’autre bonheur que celui de s’entrelacer nue au corps frêle et tremblant d’une jeune fille timide, vierge encore, qu’on instruit, qu’on étonne, qu’on abîme de volupté.

Alfred de Musset
Extraits de Gamiani ou Deux nuits d'excès

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Lectures de vacances grivoises : Maupassant

Publié le par Carlus

 

- Qu'est-ce que tu lis en ce moment, Carlus ?
- Guy de Maupassant !
- Waouh...vacances studieuses, dis-moi !
- Ah, la grande littérature, il n'y a que ça de vrai !


 

Extraits de A la feuille de rose de Guy de Maupassant

La feuille de rose est une "Maison turque" (un bordel, quoi)
Les personnages de l'extrait ci-dessous sont :
- Le Marseillais, un client
- Fatma et Raphaëlle : 2 prostituées du bordel
- MICHÉ: le maquereau
- Crête de Coq : garçon de bordel


 Lectures de vacances grivoises : Maupassant

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Le Marseillais
Les vits de marseillais, mon bon ! C'est comme le beaupré d'un navire. Eh couillon ! Que je ne vous plaindrais pas si vous en aviez un entre les fesses, troun de l'air !

MICHÉ
Moi non plus.

Le Marseillais
Sans compter qu'il vous faudrait un fameux cul pour le recevoir ! Un vit de Marseillais, tenez, moi qui vous parle, quand je bande, ze suis terrible, et ze bande toujours. Une fois, mon bon, j'avais couché avec une femme, la malheureuse, je la fous, je la bifous, je la trifous, ze la refous, et quand zai eu fini, à la dizoutième fois, sans débrider, couillon, je m’aperçois qu’elle était morte. Mon vit lui avait percé le ventre, et le médecin, qui a constaté le décès, a reconnu qu’elle avait été étouffé par mon vit qui lui était entré dans la gorge.

Fatma
Eh bien merci, tu peux te fouiller que je baise avec toi.

MICHÉ (blaguant)
Eh bien, et moi, et bibi, dans un incendie un jour je monte au quatrième étage d’une maison qui était en feu. Il y avait quatre personnes à sauver. Je mets le mari sur mon dos, je prends le père de la main droite, la mère de la main gauche, restait la femme, comment faire ? Je te la fous à cheval sur mon vit, et en descendant l’escalier, sans m’arrêter, je la baise quatre fois, une fois à chaque étage.

Crête de Coq
Tiens, Monsieur, il bande comme l’obélisque.

Le Marseillais
L’obélisque ! Je lui rendrais des points, pécaïre ! une fois même que je devais me marier.

Raphaële
Ah ! vous êtes marié.

Le Marseillais
Oh ! j'ai le bonheur d’être veuf. Ma future me donnait de telles tentations tout le temps que je lui faisais la cour que quand, rentré dans ma chambre le soir, je voulais pisser dans mon pot, impossible, mon vit restait en l’air. J’aurais mouillé tout le plafond, c’était gênant, qu’est-ce que vous z’auriez fait, vous ?

Crête de Coq
Moi, je sais pas. J’aurais pissé par la fenêtre.

Le Marseillais
Et les voisins, pécaïre ! Moi, je mettais mon vit dans la cheminée et je pissais par dessus les toits, troun de l’air !

 Extraits de A la feuille de rose de Guy de Maupassant

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Black list politique

Publié le par Carlus

 Ceci est un article d'humour. Mais pas que...

Après un (mini) clash (que j'espère sans conséquence) avec un vieux copain cette semaine et une sérieuse dispute avec ma chérie (qui s'est réglée, je ne vous dirai pas où) je me suis décidé à mettre en œuvre un projet que j'ai à cœur depuis longtemps : faire la liste des opinions qui me fâchent et me mettent hors de moi afin de les communiquer préalablement à toute personne qui désirerait avoir une discussion politique avec moi. Je vous soumets en avant-première l'avant-projet.


 

Ma Blacklist politique

Cher(s) ami(s),

Je suis heureux de savoir que vous envisagez d'avoir une discussion politique avec moi. Je tiens toutefois, par courtoisie, à vous prévenir que mon taux d'adrénaline peut augmenter très rapidement et mes réactions devenir imprévisibles, si :

 

- si pour vous, Cuba est un pays où il fait bon vivre ("Le multipartisme est une multicochonnerie" - Fidel Castro)

 

 - si pour vous, Chavez et Maduro n'ont aucune responsabilité dans le fait que  le Venezuela soit passé en quelques décennies sous leur gouvernance, du stade de riche pays exportateur de pétrole à celui de pays parmi les plus pauvres d'Amérique latine.  ("Cuba est une mer de félicité qui s'étend jusqu'au Venezuela." Hugo Chavez 8/03/2000))

 

- si pour vous, les pédo-sataniques ont volé l'élection gagnée par Donald Trump (gagnée "by a lot" de surcroit !)

 

- si pour vous, dans la guerre qui se déroule sur le territoire ukrainien, c'est l'Ukraine l'agresseur et Poutine la pauvre victime (les miliciens Wagner et les tchétchènes de Kadyrov étant ses "aidants" bénévoles)

 

- si pour vous, l'Occident devrait cesser d'aider l'Ukraine (puis la Pologne, puis la Tchéquie, puis l'Allemagne, puis... puis l'Occident , en fait)

 

- si vous n'avancez aucune opinion franche et clairement exprimée mais procédez par allusions, sous-entendus, questions ambigües suggérant qu'entre l'Ukraine et la Russie, entre Trump et Biden, entre De Gaulle et Pétain, entre les juifs et Hitler, on ne sait pas qui a commencé les hostilités (mais qu'on sent bien que, comme Dieudonné, vous avez  quand même votre petite idée...)

 

- si vous avez honte de citer vos sources et vos modèles, si vous considérez tout historien reconnu, et même, d'une façon générale tout intellectuel connu, comme étant un menteur au service du "système" (et si vous leur préférez les "lanceurs d'alerte" de Twitter)

 

- si dans une conversation de politique intérieure française, vous introduisez systématiquement des allusions aux juifs, ou à la famille Rothschild, ou à Israël, ou à Roland Dumas ou à Dieudonné...

 

- si vous reprochez à la France de violer ses principes en matière de liberté, de droits de l'homme, de droits des femmes, de violences policières, de droit des sans-papiers, alors que dans les pays que vous aimez (pays de naissance, "de cœur" ou que vous soutenez politiquement) ces principes sont systématiquement violés, et parfois même inexistants sans que cela vous ne vous procure le moindre état d'âme.

 

- si quand vous n'aimez pas un politique, tous les moyens vous semblent bons et légitimes y compris les plus crapuleux (insultes, calomnies, fake news, légitimation de la haine et de la violence étendues à la famille et aux enfants...)

 

Donc, voilà ! En résumé, mes amis, mes frères, compagnons de route de ma vie, ex-collègues, inconnus que je vais continuer à croiser dans une soirée de mariage ou sur un blog, sachez, mes amis, que si l'une de ces opinions est exprimée par vous, je ne peux pas vous garantir de réussir à garder mon calme.

Mais  bon, je peux quand même vous garantir qu'il n'y aura pas mort d'homme.

Sauf cas de légitime défense, bien évidemment.

 


 

 

 

 

 

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