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Anecdotes concernant l'abolition de l'esclavage

Publié le par Carlus

 

A l'occasion de la commémoration de l'abolition de l'esclavage, quelques anecdotes ou faits historiques curieux.


 A l'international

Si la plupart des pays ont officiellement aboli l'esclavage au 19e siècle, certains ont un peu traîné des pieds et ont attendu le 20e siècle avant de se décider. Par exemple  :

1923 - Abolition de l’esclavage en Ethiopie

1923-  Abolition de l’esclavage en Afghanistan.

1963 - Abolition de l’esclavage en Arabie Saoudite

1981 - Abolition de l’esclavage en Mauritanie

1992 - Abolition de l’esclavage au Pakistan

Rappelons que l'Etat Islamique a, pendant sa courte existence,  officiellement rétabli l'esclavage. 


 

Au niveau national

- Pourquoi évoque-t-on la date de 1848 comme date de l'abolition alors qu'elle a eu lieu en 1794 ? 

Pour une raison toute simple : parce que Napoléon Bonaparte a rétabli en 1802 l'esclavage qui avait  été aboli par la Convention huit ans plus tôt en 1794. 

En résumé, l'esclavage a été  aboli une première fois en 1794, puis rétabli par Napoléon en 1802 puis à nouveau aboli, définitivement cette fois, en 1848 ( sous l'influence de Schoelcher, notamment) 

- Joséphine de Beauharnais, la femme de Napoléon,  a-t-elle influencé Napoléon dans sa décision de rétablir l'esclavage ? 

Rien, aucun courrier, aucune rumeur, aucun ragot de l'entourage de l'époque ne permet de l'affirmer, disent les historiens.  

Les  Antillais soulignent cependant que Joséphine était une "Créole" appartenant à la caste des blancs  propriétaires d'esclaves,  caste très hostile à l'abolition et qu'elle ne peut pas ne pas avoir eu une influence sur la décision de rétablir l'esclavage. 

Mais, même s'il est très probable qu'elle approuvait le rétablissement de l'esclavage, il n'existe aucun document prouvant de façon certaine que Joséphine ait eu un rôle décisif dans cette décision. 

 

- A qui a-t-on versé les indemnisations financières suite à l'abolition ?

Cela peut paraître insensé aujourd'hui, mais ce sont les propriétaires d'esclaves qui ont été indemnisés pour le préjudice subi et non les esclaves libérés !  Un peu comme si, pour interdire la prostitution, un gouvernement indemnisait les proxénètes :

L’article 5 de la loi d'abolition précise que «l’Assemblée nationale réglera la quotité de l’indemnité qui devra être accordée aux colons ».

Il n'y a pas eu d'unanimité sur ce point, bien sûr.  La position des opposants à l'indemnisation était que "Le peuple souverain ne doit donc aucun dédommagement au maître des esclaves, de même qu’il n’en doit pas à un voleur qu’un jugement a privé de la possession d’une chose volée." (Condorcet).

Mais le législateur s'est souvenu que lors de la première abolition (celle de 1794), effectuée sans indemnisation, les propriétaires d'esclaves avaient opposé une farouche résistance, allant même jusqu'à passer sous le drapeau anglais.

En conséquence, pour "assurer la cohésion sociale et maintenir l’équilibre économique des colonies", les propriétaires d'esclaves ont été indemnisés. 

Dans le même esprit, alors que Haïti avait gagné militairement son indépendance (et donc l'abolition de l'esclavage), le pays a été contraint de verser à la France de fortes indemnités pendant plusieurs décennies.


 

 

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Non, sans dec... je suis vraiment bien-pensant !

Publié le par Carlus

Les preuves  !

Je suis un démocrate respectueux des droits de l’homme.

Oui enfin… soyons clair ! Je ne suis pas non plus quotidiennement écœuré par les mauvais traitements faits aux assassins d’enfants, aux violeurs et aux terroristes !

Je ne pleure pas sur les conditions de vie dans les camps syriens des djihadistes français partis dans ce pays  violer, torturer et massacrer des populations civiles et désarmées.

Et je ne vais pas non plus souhaiter une longue vie à Poutine. Faut pas déconner, non plus !

 

Je suis à l’écoute des gens et ouvert aux idées nouvelles.

Enfin… soyons clair ! J’écoute qui je veux, qui j’ai envie d’écouter et c’est déjà pas mal, je trouve ! J’ai l’écoute amateur, ludique, pas systématique ! J’écoute avec bonheur Finkielkrault mais pas Onfray, Fabrice Luchini mais pas Torreton, je me fais monter l’adrénaline avec Mélenchon et Zemmour et je me fais chier à écouter Macron et Christophe Barbier parce que, quoi qu'en disent certains, ils sont quand même plus intéressants à écouter que Jérôme Rodriguez ou Francis Lalanne.


Je suis révolté par l'injustice et l'oppression

Enfin… soyons clair ! Je suis solidaire des vraies victimes du racisme, de la guerre et de l'oppression. Et pour comprendre leurs révoltes, je lis Aimé Césaire, Frantz Fanon, Soljenitsyne, Anne Frank, et je regarde Shoah de Lanzmann, par exemple.

Mais alors, la révolte de ces grandes victimes de notre société que sont Joey Starr, Booba, Médine et Gims, pour être sincère,  me donne plutôt envie de leur pisser à la raie.

 

Je suis Européen convaincu.

Enfin… un pro Union Européenne pour être exact. Oui parce que… soyons clair, L’Europe des nations, l’Europe des peuples, l’Europe sociale, une autre Europe, l’Europe des schtroumpfs sont des slogans inventés par des charlatans pour baiser des couillons. Des charlatans qui veulent fermer portes, volets, fenêtres et frontières pour bâillonner tranquillement, pour torturer en silence et pour massacrer sans être dérangés, au nom du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes.

 

Je respecte les croyants

Enfin… soyons clair ! Je respecte (et même, j'admire) ceux et celles qui consacrent leurs existences à leur Dieu en s’enfermant dans des monastères ou en partageant la vie des lépreux.
Ce qui exclut, bien entendu, curés pédophiles, rabbins intégristes, imans djihadistes, ayatollahs lapideurs et mêmes gourous bouddhistes suceur de langue d'enfant ! 

Et j'avoue que j'ai parfois envie d'être Dieu. Ce Dieu tout-puissant qui a le pouvoir de régler tous les problèmes du monde. Et je vous jure que si c'était le cas, il y aurait beaucoup moins de connards qui se réclameraient de moi sur cette misérable planète !

 

 

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Poutine s'en va-t-en guerre

Publié le par Carlus

  

Poutine s'en va-t-en guerre,

 

 

 


Poutine s'en va-t-en guerre,
Pour bouter l'Otan hors d' Ukraine
Poutine s'en va-t-en guerre,
Et bientôt reviendra
Et bientôt reviendra

Ca durera une semaine
Une semaine ou bien deux semaines
Ca durera une semaine
Ou tout au plus un mois
Ou tout au plus un mois

Après un an de guerre
Un an de guerre en Ukraine
Après un an de guerre
L'armée ne revint pas
L'armée ne revint pas

Envoyez les Tchétchènes
S'écrie Poutine en colère
Envoyez les Tchétchènes
On verra c'qu'on verra
On verra c'qu'on verra

Envoyez-leur Wagner
Wagner et ses mercenaires
Envoyez-leur Wagner
Et la guerre finira
Et la guerre finira

Mais le chef de Wagner
Le grand chef des mercenaires
Mais le chef de Wagner
Voudrait bien détaler 
Voudrait bien détaler 

Il cède sa place aux tchétchènes
Les redoutables tchétchènes
Il cède sa place aux tchétchènes
Mais ceux-ci n'en veulent pas
Mais ceux-ci n'en veulent pas

Amis, pour gagner la guerre
Ne comptez que sur vous-mêmes
Amis, pour gagner la guerre
Dites Merde aux mercenaires
Dites Merde aux mercenaires

 

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Comment devenir un "mal-pensant"

Publié le par Carlus

 

Acte I, scène I

Personnage (par ordre d'apparition) 

- Belzébuth, prince des démons

- Carlus, blogueur naïf et bien-pensant

- Mélusine, Ange gardien de Carlus 


 

- Belzébuth : Allez, vas-y Carlus, tu peux le faire ! Je t'assure, ça va booster ton blog, je te promets ! Allez,  première leçon !

- Carlus : Euhh... Zelensky ? c'est un chien... un corrompu... c'est lui l'agresseur..." Non, non, je n'y arrive pas, désolé !

- Belzébuth : Mais vas-y, merde ! T’étais bien parti, là !

- Mélusine : Arrête Carlus, tu vas te ridiculiser !

- Carlus : Mais c'est même pas une question d'être ridicule ou pas ! J’y arrive pas ! Comment peut-on dire des choses comme ça ?

- Belzébuth : C'est quoi, ton problème ?

- Carlus : C'est comme si je voyais une bande de loubards en train de violer une femme et que je me mette à dire "Ouais, mais son père a détourné l'argent des Assedic, son frère a volé une moto"... JE NE PEUX PAS !!!

- Belzébuth : Calme-toi, Carlus, CALME-TOI ! On a peut-être visé trop haut pour commencer ...

- Mélusine : Trop haut, tu parles...! Trop con, oui..

- Belzébuth : (à Mélusine ) Ta gueule, toi ! (à Carlus) Bon, on va commencer tout doucement.  Il y a bien des choses qui te révoltent dans la société actuelle, comme tout le monde ?

-Carlus : Ah oui, là, d'accord ! Là, il y a de quoi faire : la misère, les petites retraites, les SDF qui meurent de froid...

- Belzébuth : (à part) Mon Dieu, qu'il est con !  (à Carlus) Mais non, merde ! On n'a pas dit qu'on voulait faire de toi une dame patronnesse, mais un Mal-pensant !!!

- Carlus : Alors, trouvez-moi un autre sujet ! Parce que franchement,  applaudir des auteurs de viols,  d'exécutions sommaires, de rapts d'enfants, c'est pas mon truc...

- Belzébuth : OK OK j'ai compris, calme-toi ! La politique intérieure, ca va mieux t'inspirer, je pense !

- Carlus : Ah oui, dans cette matière, il y a beaucoup de choses qui me hérissent le poil

- Belzébuth : OK ! Alors vas-y, je t'écoute, lâche-toi !

- Carlus : Bon alors, je voudrais dire que cette semaine, j'ai été scandalisé par la diminution de l'aide aux étudiants boursiers qui...

- Belzébuth : Stop, stop ! Ah non, non, on n’y est pas du tout ! C'est con,  c'est bien-pensant et politiquement correct ! On n’est pas du tout dans le registre "indigné révolté" ! Là, tu es juste un gentil démocrate un peu niais !

- Carlus : Il faut dire quoi, alors ?

- Belzébuth: Ben, des trucs plus vendeurs, plus percutants, plus... racoleurs, merde !  Des choses contre la démocratie parlementaires ou "anti-système", que sais-je encore ?

- Carlus : Des trucs anti-système ? Genre salut nazi ou propos racistes ?

- Belzébuth : Oui, si tu veux,  c'est plutôt dans cette direction qu'il faut aller, oui !

- Carlus :  Il faut être un nazi  pour gagner des lecteurs ???

- Mélusine : Ô mon Dieu...!

- Belzébuth : Oui, mais tu n'es pas obligé de dire les choses explicitement, p'tain !  ll y a mille façons d'honorer la mémoire du grand homme sans prononcer son nom !

Carlus : En faisant quoi , par exemple ? 

- Belzébuth : Ben , par exemple, en affirmant que le vaccin  a été créé pour tuer des millions de gens, comme... comme quoi, dis-moi ? 

Carlus : Euuhhh.. 

- Belzébuth : comme à Aushwitz, Ducon ! Comme ça, tu retournes la situation  en ta faveur : tous les médecins français sont des Docteurs Mengele et toi tu es un résistant !  Tu vois comment c'est facile ?! 

Carlus : Oui, oui.. je vois

- Belzébuth :Tu peux aussi être plus subtil en remplaçant le salut nazi par la quenelle ! Si on t'en fait le reproche, tu dis que c'était de l'humour

Carlus : Bof... tout le monde sait que...

- Belzébuth : et remplacer le racisme pur et dur ( "mort aux..." c'est ringard !) par un humour subtil qui sera compris uniquement des initiés...

- Carlus : Ah ? Subtil ? Ca m'intéresse ! Je peux avoir un exemple de cet humour anti-système subtil ?

- Belzébuth : J'ai bien aimé celui de Dieudonné " Entre Hitler et les Juifs, je ne sais pas qui a commencé... mais j'ai ma petite idée !"

- Carlus : Ah oui, je vois ! Comme les anti-système violemment anti-Zelenski et qui ajoutent "ce qui ne veut pas dire Pro-Poutine" . Eux aussi, ils ont leur petite idée sur qui a commencé.  Autre chose ?

- Belzébuth : Ben par exemple, tu peux reprendre (mais attention, sans rire et sans clin d'oeil !) le propos de Marine qui affirme que son parti est "le meilleur bouclier pour protéger les Français juifs".

- Carlus : Ah oui, je vois ! Très second degré, effectivement

- Belzébuth : Si les gens ne comprennent pas, tu peux éventuellement ajouter "D'ailleurs, c'est bien connu, Pétain a sauvé beaucoup de juifs"

- Carlus : Ah oui... Et si les gens ne comprennent toujours pas , on peut ajouter "C'est même curieux que les juifs ne lui aient pas décerné le titre de "Juste parmi les Nations" ! Quelle ingratitude !" Je commence à comprendre, c'est une figure de style... comment ça s'appelle déjà...?

- Fée Mélusine : Ca s'appelle une antiphrase, Carlus. Allez viens Carlus, on s'en va ! Tu n'es pas à ta place ici.

- Carlus : Attend, attend, j'aimerais en savoir plus sur l'humour anti-système. D'autres exemples ?

- Belzébuth : Oh le père nous avait servi une collection qui fait référence aujourd'hui encore :  Durafour... crématoire,  Mosco...vicieux, sa fille invitée à danser à Vienne une valse de Strauss... sans Khan (t'as compris, celle-là ?)

- Carlus : Bon, je vous remercie de m'avoir donné ces explications. Ca m'a permis de me rendre compte que je n'ai pas le profil exigé. Je vais donc m'excuser de vous avoir dérangé et vous...


- Belzébuth : Attend, attend, Carlus ! Ne te décourage pas si vite, enfin ! Tiens, on va faire encore plus facile : je crois qu'à la base, tu n'aimes trop pas les islamistes !

- Carlus : Ah ça, en effet je les déteste, je les hais, je les conchie...

- Belzébuth : Très bien ! Hé bien, regarde comme c'est facile : remplace "islamistes" par "musulmans" et tu deviens anti-système !

- Carlus :  Comment ça ?

- Belzébuth : Ben, quand tu as envie de dire une saloperie sur les islamistes, genre "les islamistes de Boko Haram massacrent, violent et tuent les populations civiles" tu dis "les musulmans massacrent, violent et tuent" et le tour est joué ! Et t'as pas menti : ils sont musulmans !

- Carlus : Oui, mais leurs victimes aussi sont en grande partie musulmanes !

- Belzébuth : Oui mais ça, on s'en fout ! T'as envie d'être quoi ? un gentillet genre "j'aime pas les méchants, je préfère les gentils" ou un politiquement incorrect, couillu,  révolté, patriote, quoi !

- Carlus : Au fait, je ne me souviens plus... c'est censé m'apporter quoi, cette formation anti-système ?

- Mélusine : Mais rien de bon, Carlus

- Belzébuth : Ben, c'est censé augmenter le nombre de tes lecteurs, et faire d'un connard dans ton genre un homme, un vrai, un couillu ! 

- Carlus : Non, merci, je me rends compte maintenant que suis un bien-pensant indécrottable

- Mélusine : Ouufff... Merci Carlus ! Allez, viens, rentrons !

- Belzébuth : Tu as tort ! Je t'assure que ça marche ! Tu évoques l'existence de "pédo-sataniques dans l'état profond" et c'est une cinquantaine de commentaires laudatifs

- Carlus : Non, merci vraiment ! C'est trop cher payé pour moi !

- Belzébuth : Mais réfléchis enfin...! Si tu condamnes le "lobby judéo-maçonnique ", je te garantis deux cents visites par jour ! DEUX CENTS ! Je me charge personnellement de te les amener !

- Carlus : Non, merci ! Vade retro, Satanas !

- Belzébuth : Moi c'est Belzébuth, pov' con ! Allez, casse-toi, espèce de minable ! Je me demande pourquoi je perds mon temps avec toi

- Carlus : Adieu, Prince Belzébuth 

- Mélusine : C'est bien, Carlus, tu as pris la bonne décision. Je suis fière de toi. Tu sais ? En fréquentant les méchants, on finit par devenir méchant soi-même !

 

 

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Vive l'hôpital et les soignants vaccinés !

Publié le par Carlus

Triste constat et vrai problème :

"Les soignants ne se plaignent même plus. Ils partent."

 

 

 

 

 

 

 

Ils s'en vont et on sait pourquoi : fatigués, harassés, corvéables à merci, avec des horaires trois-huit très contraignants, travaillant la nuit et les jours fériés, vivant dans l'angoisse que la plus petite erreur de leur part ait des conséquences dramatiques pour leurs patients  et tout cela pour des salaires qui ne tiennent pas compte de la charge mentale et physique qui pèse sur eux.

Alors, ils s'en vont.

SAUF, évidemment, une secte de  fanatiques antivax qui, eux, non seulement refusent de partir, mais attendent avec impatience de reprendre du service. 

L'hôpital moderne est né au moment où on a commencé à détecter les réseaux invisibles de la contamination  et compris qu'entasser ensemble des gens souffrant de différentes pathologies ne faisait que compliquer les choses. 

Aujourd'hui, on n'a pas eu le peu de détermination qu'il fallait pour refuser de réintégrer des personnes fanatisées, contestant l'existence même de certaines maladies et les bienfaits de la vaccination,  persuadées qu'elles possèdent un savoir médical supérieur à celui de toutes les autorités  nationales et internationales de santé publique et refusant de faire la moindre concession ni à leur hiérarchie, ni à la société, ni à des malades affaiblis et fragiles.


Vive l'hôpital et les soignants !

 

 

 

 

 

 

 

C'est une bonne (mais curieuse) idée d'appeler "Gabrielle d'Estrée" une salle de soins chimiothérapiques réservée aux femmes . 

Gabrielle d'Estrée est connue pour deux choses :  d'abord pour sa beauté et l'amour fou que lui vouait Henri IV (et moi aussi accessoirement)

Ensuite pour sa mort très douloureuse que l'on a d'abord attribuée à un empoisonnement avant que les scientifiques modernes ne fassent l'hypothèse, compte tenu des symptômes, qu'elle aurait plutôt été victime d'éclampsie toxique ("une intoxication par un taux élevé d'albumine dans les urines, pathologie de la femme enceinte se traduisant par une forte hypertension, allant jusqu'à des convulsions et pouvant provoquer la mort"). 

L'exemple même de maladie qui tuait il y a quelques siècles et qui ne tue plus aucune femme de nos jours. 

(PS : A condition, bien sûr, que des fanatiques aveuglés par leur idéologie ne viennent nous expliquer que l'éclampsie toxique n'existe pas et que c'est une invention de Big Pharma.)


 Vive l'hôpital et les soignants ! 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le petit poème situé dans la salle d'attente de ce centre de lutte contre le cancer de l'hôpital Saint-Louis dit "le tintement doux et léger de mon traitement terminé". Mais bien sûr, toutes celles qui actionnent la cloche croient lire "de ma maladie terminée".  Mais ce n'est pas toujours le cas. Pour le cancer, on ne parle pas directement de guérison, on parle de rémission. Et ce n'est qu'après plusieurs années de rémission, qu'on ose, timidement et avec beaucoup de réserves, parler de guérison.

 

 

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Marie la sainte ou Marie la prostituée ?

Publié le par Carlus

Une petite recherche amusante entreprise il y a très longtemps dans une UV d'histoire précolombienne à la fac.


 

Tout le monde connait le nom du navire que commandait Christophe Colomb lorsqu'il découvrit l'Amérique : il s'agit de la Santa Maria. Normal pour une mission patronnée par les rois catholiques d'Espagne.

Mais curieusement, à d'autres moments, quand on parle du voyage lui-même (donc en se plaçant un peu avant la découverte du nouveau continent) on lit que le navire de Colomb s'appelait la Maria Galante.

Et plus précisément, que Christophe Colomb était à la tête d'une flotte de trois navires nommés la Pinta, la Niña et la Maria Galante

La signification de ces trois noms est la suivante (il ne s'agit pas d'une interprétation personnelle. Tous les livres et les sites d'histoire l'attestent).

- La "Pinta", la "Peinte" c'est-à-dire la "maquillée", autrement dit la "fière putain" (c'est pas moi qui le dis, je le répète)

- La "Niña", la "Petite" dans le sens de la "fille légère".

- Et le vaisseau amiral, la "Maria Galante" c'est-à-dire "Marie la courtisane" ou "Marie la prostituée".

C'est un fait historique. Mais il est extrêmement curieux, voici pourquoi.

Le voyage a été patronné et financé (et sur leur trésor personnel, dit-on) par les Rois catholiques d'Espagne, la reine de Castille, Isabelle Ire et son époux le roi d'Aragon, Ferdinand II.

Autant vous dire tout de suite que ces deux-là ne rigolaient pas avec la religion.

D'ailleurs, le titre honorifique de "Rois catholiques d'Espagne" leur avait été attribué par le pape Alexandre VI pour leur grande piété, bien sûr, mais surtout en raison de deux grandes victoires pour  la chrétienté :

la conquête de la ville de Grenade, dernier bastion musulman en Espagne, qui mit un terme final à la Reconquista,

- mais aussi, l'expulsion des Juifs de leurs royaumes.

On voit donc qu'on n'a pas affaire à des tendres, à des tolérants, à des "qui suis-je pour juger...?"

Et voici donc le mystère : Comment les rois très catholiques d'Espagne ont-ils pu missionner et financer une expédition maritime menée sur trois bateaux aux noms de "fière putain", "petite pute" et "Marie la prostituée" ?

Il n'y a pas de réponse, que des hypothèses.

- Première hypothèse avancées par certains : Ces noms ne seraient que des surnoms grivois donnés par les marins à leurs navires : le nom du navire-amiral serait bien Santa Maria, mais les marins l'appelaient ironiquement Maria Galante.

Déjà , on peut avoir un doute que dans l'Espagne de l'époque, on puisse transformer le qualificatif de "Sainte" accolé au nom de Marie mère de Dieu en "Galante" ou "prostituée" sans courir de gros risque.

Mais ce qui va surtout à l'encontre de cette thèse, c'est que  les historiens nous racontent comment Christophe Colomb baptisait les îles qu'il découvrait.  Normalement , il n'a choisi que des noms de la Vierge (Santa Maria de Montserrat, Santa Maria de Guadalupe), de noms de saints (Saint-Martin -qui donnera Martinique-, Saint-Thomas) et du nom de la Croix (Santa Cruz), SAUF...

SAUF les deux premieres îles. La première île découverte reçoit le nom de "Dominique" car découverte un dimanche. "À la seconde île découverte, il donne le nom de Marie-Galante -en hommage à son propre vaisseau" nous disent des historiens.

La véracité de l'histoire est attestée par le fait que cette petite ile, habitée aujourd'hui par environ 3000 habitants et dépendant administrativement de Guadeloupe, a gardé le nom de Marie Galante.

Peut-on imaginer que Christophe Colomb ait donné "en hommage à son cher vaisseau qui l'avait conduit à la postérité, plutôt que le vrai nom du navire, le surnom grivois, moqueur et impie utilisé par ses marins alors que par la suite, il a donné des dizaines de noms commençant par Santa Maria de quelque chose ?

Deuxième hypothèse avancée par certains : Il y aurait eu déformation ou glissement de sens (tout cela en espagnol, bien sûr) du qualificatif "Gente" (comme dans "Gente dame") en "Galante". Les tenants de cette thèse soulignent que l'on trouve parfois l'expression "Santa Maria Galante" ce qui aurait été un blasphème puni de mort si galante avait signifié prostituée.

Mais dans cette hypothèse, le problème n'est pas réglé pour les deux autres navires. La gente sainte Marie reste entourée d'une "fière putain" et d'une "Petite pute"

Mais cette thèse est surtout infirmée par le fait que tout cela est immédiatement écrit, noté, authentifié. Quand Christophe Colomb baptise l'ile Marie Galante, c'est une prise de possession, c'est enregistré le jour même, pas des siècles plus tard comme les Evangiles. Or quand les choses sont écrites, les glissements de sens sont suivis et connus des historiens.

- La troisième hypothèse est évoquée en une ligne par Wikipédia (et partagée par de nombreux historiens) "Le navire amiral la Santa María ne prendra ce nom que lors des voyages ultérieurs de Colomb [réf. nécessaire]46). Wikipedia signale avec raison à l'auteur qu'il n'a pas donné les références ou les preuves de son hypothèse.

Je crois pourtant (avec beaucoup d'autres) que c'est l'hypothèse la plus probable : le navire amiral s'appelait Maria Galante. La reine Isabelle de Castille l'ignorait ou n'en avait cure. Et ce n'est que quelques années plus tard (1) lorsqu'ils se sont aperçus que l'importance de ce voyage dépassait de très loin tout ce qu'on avait pu imaginer au départ, que les hagiographes royaux ont dû s'exclamer : Mais enfin,  on ne va quand même pas raconter aux générations futures que le navire qui a permis de découvrir le Nouveau Monde s'appelait Maria Galante,  puta madre y santa mierda  !!! et ont donc décidé de changer dans les récits le nom de ce foutu navire en jouant sur le fait que le navire suivant a eu pour nom Santa Maria.

Trop tard, les gars ! vous pouvez réécrire l'histoire, mais  une petite île de 3000 habitants est là pour attester qu'il y a bien eu une Marie Galante qui a compté dans cette aventure et que l'Amiral Colomb l'adorait puisque c'est à elle qu'il a pensé d'abord !


  

(1) C'est un autre navigateur, Amerigo Vespucci, florentin qui comprendra, 9 ans plus tard en 1501, que le continent qu'il explorait sur les traces de Colomb n'était pas "les Indes occidentales", mais un Nouveau Monde. Les cartographes donneront au nouveau continent son nom : America

 

 

 

 

 

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Les malentendus de la petite Histoire antillaise

Publié le par Carlus

 


 1) De Gaulle

De Gaulle a-t-il dit, lors d'un visite en Martinique en 1964

"Mon Dieu, comme vous êtes foncés !!!

C'est une blague, bien sûr, que j'ai entendu pendant toute ma jeunesse.  Pour qu'elle soit drôle, il faut la raconter façon Pince-sans-rire, très sérieusement et proposer à votre interlocuteur de se faire sa propre opinion en écoutant l'enregistrement. Fou-rire garanti !

Mais, au fait, peut-être que vous aussi, vous avez envie de vous faire votre propre opinion ?  Tenez, c'est par là, vérifiez vous-même  !

NB : Les bains de foule présidentiels avaient quand même une autre gueule que ceux d'aujourd'hui


 2) Saint John Perse

Les malentendus de la petite histoire antillaiseSaint John Perse, le guadeloupéen, a-t-il écrit lui-même sa nécrologie ? 

Non, bien sûr !  Mais il a fait beaucoup mieux que ça : à l'occasion de la publication de  son œuvre dans la collection de la Pléiade,   il a réécrit, en la romançant, toute sa vie, inventé des éléments de biographie fictifs, réécrit des témoignages...

Lisez cet article du Figaro :

Enfin, la Bibliothèque de la Pléiade en 1972. L'ultime consécration. Le panthéon de son vivant et son mausolée pour la postérité... Saint-John Perse a tout fait lui-même : choisi ses textes, réinventé sa biographie, rédigé les notes et même inventé, caviardé ou réécrit certains témoignages et lettres qui constituent plus de la moitié du volume - l'œuvre étant bien trop mince à elle seule !

Alors, Alexis Leger, mythomane, manipulateur, mégalomane ? Sans doute. Mais Saint-John ­Perse, magnifique à relire, aussi. Le poète qui réussit à faire de ses vies, inextricablement mêlées à son œuvre, le plus beau des romans.

PS :  Mais bon, c'est humain, il voyait arriver la fin ...

" … Grand âge, nous voici – et nos pas d’hommes vers l’issue. C’est assez d’engranger, il est temps d’éventer et d’honorer notre aire.

 Et nos actes s’éloignent dans leurs vergers d’éclairs…

 À d’autres d’édifier, parmi les schistes et les laves. À d’autres de lever les marbres à la ville."


 3) Mac Mahon

Les malentendus de la petite histoire antillaiseMac Mahon (oui, le même qui a dit  "Que d'eau, que d'eau") a-t-il dit, en visitant l'école Polytechnique, à Camille Mortenol, un élève métis d'origine guadeloupéenne,  : 

"C'est vous, le nègre ? C'est bien, continuez !"

 (L'anecdote racontée par Umberto Eco donne ceci (piochée sur le blog ci-dessous)

- L'imbécile c'est Mac-Mahon qui passe en revue ses officiers et en voit un, couvert de décorations, de la Martinique. "Vous êtes nègre ?" lui demande-t-il. Et l'autre:" Oui mon général !" Et Mac-Mahon:" Bravo, bravo, continuez !")

Etait-ce un propos imbécile, un propos raciste ou... un compliment ? (le mot ayant eu, d'après certains, une signification spéciale chez les saint-cyriens, comme Mac-Mahon ) ?

Si vous voulez en savoir plus, c'est sur ce blog que le débat fait rage.  

Jetez-y un petit coup d'œil, et notamment sur les discussions dans les commentaires, ça en vaut la peine. Dire que j'adore ce genre de débat est un euphémisme : je suis en totale admiration devant la culture historique de certains sur des points de détails minuscules de l'Histoire de France !

 

 

 

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Peste et choléra versus Charybde et Scylla

Publié le par Carlus

 

Après avoir vu à la télé une jeune connasse expliquer qu'elle avait refusé, à la dernière présidentielle, de "choisir entre la peste et le choléra", je me suis posé une question : cette expression très ancienne est-elle toujours d'actualité ? La question est vite "répondue" (comme disent les influenceurs) sur le site de l'OMS.

"De nos jours, la peste peut être traitée facilement à l'aide d'antibiotiques et prévenue grâce à l'application de précautions standard" (OMS)

"Le choléra est une maladie facile à traiter. On peut guérir la majorité des sujets atteints en leur administrant rapidement des sels de réhydratation orale" (OMS)

Donc, aujourd'hui, les deux maladies se soignent. A condition, bien entendu, d'être dans un pays bénéficiant d'un service médical d'urgence, des bienfaits de Big Pharma et à condition, cela va de soi, de ne pas être gêné par des imbéciles affirmant que la maladie n'existe pas, que les médecins sont des menteurs et que les antibiotiques sont des poisons.
Que cette jeune connasse insoumise se rassure donc. Sa vie n'est menacée ni par la Peste ni par le Choléra.

Et puis, une expression similaire me vient à l'esprit : "Tomber de Charibde en Scylla", qui veut dire qu'en voulant éviter un malheur, on tombe sur un autre plus grand encore.  La France est-elle (ou pourrait-elle) être confrontée à un dilemme de ce genre ?

Là, la chose me semble possible si on part du principe que les deux termes de l'alternative n'ont pas la même nature de dangerosité. 

Pour comprendre, voici l'histoire que raconte Homère :

Peste et choléra ? Même pas peur !

En gros, Ulysse et son équipage doivent passer par le détroit de Messine entre deux rochers et le passage doit durer, disons pour illustrer notre exemple, une heure et demie.
D'un côté le monstre Scylla, énorme pieuvre de six tentacules se terminant par des têtes de chien. Il sort de sa grotte toutes les heures et si un navire passe à sa portée, il dévore six membres d'équipage. Six seulement, mais de façon certaine puisque la traversée du détroit dure une heure et demie et qu'il sort la tête toutes les heures

Pour éviter ce monstre, on peut passer de l'autre côté. Mais là Charybde, un gouffre marin s'ouvre de façon aléatoire et engloutit tous les navires, équipages compris, qui passent à sa portée. Donc là, on a une chance d'en sortir indemne, mais si on n'a pas de chance, on perd tout.

Ulysse passera deux fois par ce passage. Au début de ses aventures avec un équipage au grand complet et à la fin de son long périple avec un équipage composé de trois ou quatre compagnons.

Que choisit-il à l'aller ?
A l'aller, il choisit de passer du côté de Scylla, bien sûr. Il préfère perdre une partie de son équipage de façon certaine que de prendre le risque de perdre tout l'équipage et le navire.

Que choisit-il au retour ?
Au retour il choisit  de passer du côté de Charybde. En effet, ils sont moins de six hommes sur le navire. Le choix qui s'offre à lui est totalement différent. S'il choisit Scylla, ils meurent tous de façon certaine.
S'il choisit Charybde, il a une chance de s'en sortir. C'est donc en bonne logique du côté de Charybde qu'il choisira de passer.

 

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Harry, ma jeunesse

Publié le par Carlus

Harry Belafonte est mort aujourd'hui, nous apprend la presse.  A vrai dire, je pensais qu'il était déjà mort. J'ai des circonstances atténuantes, il avait 96 ans et avait disparu des médias depuis longtemps.  Sa musique a bercé ma jeunesse antillaise. 

Ses deux titres les plus connus mondialement (enfin, je crois... disons alors , par moi) sont, d'une part, le fameux  "Day-o (Banana Boat Song)", que je préfère vous offrir dans la version délirante du film "Beetlejuice "... (Attention, petite scène gore à la fin. Si nous n'aimez pas ça, stop à 1mn 48)

 

 


 

... et d'autre part, son fameux "Try to remember" que je considère comme une des plus belles chansons du monde, avec, cerise sur le gâteau, la jolie  collection de rimes en LOW)

 Try To Remember (Essaie De Te Souvenir)

Try to remember the kind of September
Essaie de te souvenir de la douceur de septembre
When life was slow and also mellow
Où la vie était lente et si douce
Try to remember the kind of September
Essaie de te souvenir de ce septembre
When grass was green and grain was yellow
Où l'herbe était verte et les grains de blé jaunes
Try to remember the kind of September
Essaie de te souvenir de ce septembre
When you were a tender and callow fellow
Où tu étais quelqu'un de tendre et inexpérimenté
Try to remember and if you remember
Essaie de te souvenir et si tu te souviens
Then follow
Alors continue
 

Try to remember when life was so tender
Essaie de te souvenir quand la vie était si tendre
That no one wept except the willow
Que personne ne pleurait à part le saule
Try to remember when life was so tender
Essaie de te souvenir quand la vie était si tendre
That dreams were kept beside your pillow
Que tu gardais tes rêves à côté de ton oreiller
Try to remember when life was so tender
Essaie de te souvenir quand la vie était si tendre
That love was an ember about to billow
Que l'amour était une braise incandescente
Try to remember and if you remember
Essaie de te souvenir et si tu te souviens
Then follow
Alors continue

Deep in December it's nice to remember
En plein décembre il est agréable de se souvenir
Although you know the snow will follow
Même si tu sais que la neige arrivera
Deep in December it's nice to remember
En plein décembre il est agréable de se souvenir
Without a hurt the heart is hollow
Que sans blessure le coeur est creux
Deep in December it's nice to remember
En plein décembre il est agréable de se souvenir
The fire of September that made you mellow
Du feu de septembre qui t'a adoucie
Deep in December our hearts should remember
En plein décembre nos coeurs devraient se souvenir
And follow...
Et continuer... ...

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Le tribun est vénère !

Publié le par Carlus

 Une petite parodie pour la route ?  Le tribun est vénère !


 

J'ai tout bouffé les socialos
Phagocyté les écolos
Et, comme un joueur de bonneteau,
J'ai fait disparaitre les cocos

J'ai recruté des intellos
Rachel Keke et Guarido
J'ai demandé à Obono
De cracher sur Charlie Hebdo


Fallait pas m'quitter, prolos
Le résultat, il est beau,
Je fais rien que des menaces,
Des menaces, quand tu te casses !

 

J'ai été au Venezuela
Promettre d'adhérer à l'ALBA
Capturé par la Bouteldja
J'ai fait applaudir Adama

Le port du voile et la pudeur 
Sont les combats du prolétaire
Et son tout nouveau cri de guerre
Est qu'Allah règne sur la Terre !

 

Fallait pas m'quitter, prolos
Le résultat, il est beau,
Je fais rien que des menaces,
Des menaces, quand tu te casses !

 

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